Le programme de la "défense de la démocratie" pour les pays avancés est un programme de réaction. La seule tâche progressiste est ici la préparation de la révolution socialiste internationale. Trotsky - Oeuvres - tome 19, page 67.

présentation
Page actualisée le 3 avril 2010.

Depuis 25 janvier 2008, date de la dernière actualisation de cette page, le site a changé de serveur et d'adresse. J'ai perdu de nombreux contacts en ne réussissant pas à transférer l'ancien nom de domaine dans le nouveau serveur, et pour tout arranger j'ai perdu trace de tous ces contacts lorsque mon ordinateur a brûlé en début d'année suite à un orage ; le disque dur a été endommagé et je n'avais fait aucune sauvegarde par manque de temps et avoir fait preuve d'une certaine désinvolture je l'avoue.

Je pense aussi que des militants se sont lassés de se connecter sur le site car ils espéraient secrètement qu'il pourrait déboucher sur quelque chose à plus ou moins brève échéance, et ne voyant rien venir ils se sont faits plus discrets. Ce n'est pas faute de les avoir mis en garde à de multiples reprises contre ce genre d'illusions, si tel était le cas, c'est leur problème et non le mien.

Personnellement je n'ai rien changé à mes habitudes, je ne fais pas de prosélythisme, je ne contacte aucun militant, cadre ou responsable de partis ou de groupes, je ne cherche pas particulièrement à me faire des relations, encore moins des amis sur lesquels j'ignore tout, mon rôle est uniquement de participer à la discussion entre militants en continuant de soulever des questions auxquelles je propose des réponses, aux militants ensuite d'en faire ce qu'ils veulent. J'ai essayé de faire fonctionner le site un peu comme un forum, cela n'a pas été possible, j'en prends acte et je n'insiste pas. J'ai l'impression d'être en présence de militants imbus de leur personne qui savent tout mieux que tout le monde ou qui ont toujours raison au point de refuser toute discussion, je ne parle pas des jeunes ou de nouveaux militants, mais de ces militants qui traînent derrière eux comme un boulet le passé peu reluisant du mouvement ouvrier depuis 1945 et dont ils sont si fiers. Vieillir n'arrange rien apparemment.

Alors que nous faisons face à la plus gigantesque crise de l'histoire du capitalisme, le mouvement ouvrier n'a pas progressé d'un millimètre ces deux dernières années par rapport aux décennies précédentes. A cette époque, disons dans les années 70 jusqu'au début des années 80, il n'y avait pas ou que peu de chômage, les salaires augmentaient au même rythme que l'inflation, quand on raconte aujourd'hui à des jeunes qu'on avait tous les ans des augmentations de 10 à 16%, voire plus, ils ont du mal à nous croire et c'est pourtant la vérité, dans ces conditions, il fallait être un arriviste forcené pour prétendre qu'une révolution serait possible, c'est pourtant ce qu'on nous expliquait le plus sérieusement du monde, et nous qui n'avions que peu d'expériences nous le croyions, naïfs et jeunes comme nous étions. Une partie des militants de cette époque et qui ont gobé comme des mouches les balivernes de leurs dirigeants sont devenus des cadres dans différents partis ou syndicats, ce sont eux qui aujourd'hui trouvent tout à fait normal que leur parti se soit transformé en paniers de crabes accueillant altermondialistes, féministes, écologistes, pour les uns, républicains, démocrates ou syndicalistes réformistes opposés à la révolution prolétarienne et à la remise en cause de la propriété privée des moyens de production pour les autres, ils ont été jusqu'à balancer le trotskisme pour les uns, réhabiliter Bakounine pour les autres, les uns au nom du socialisme du XXIe siècle, les autres au nom du marxisme, alors que Marx et Engels avaient justement viré Bakounine et les anarchistes de l'Association internationales des travailleurs, la Première Internationale, ils font feu de tout bois, au diable les principes, rien ne les arrête pour défendre leur boutique.

Empêtrés dans leurs contradictions, ils sont totalement incapables d'apparaître comme l'avant-garde de la classe ouvrière, ils sont en permanence en retard sur les masses. Un exemple suffira à l'illustrer amplement. Alors que Sarkozy et son parti sont ultra minoritaires dans les urnes les 14 et 21 mars 2010, qu'il ne se passe pas une semaine sans qu'un nouveau sondage n'indique que la popularité de Sarkozy est en chute libre, sa politique économique est rejetée par plus de 70% des personnes interrogées, aucun parti n'ose dire Sarkozy dehors ou démission, en comparaison autrefois on gueulait à bas de Gaulle, à bas Giscard, aujourd'hui ils en sont rendu à hésiter à évoquer l'existence des institutions de la Ve République, ils ne proposent aucune issue politique au prolétariat le laissant dans le plus grand désarroi, ils doivent attendre les premières émeutes pour prendre le train en marche, mais alors il sera sans doute trop tard, hélas !

Quant au socialisme, à la propagande en faveur du socialisme qui est la seule alternative possible et crédible au capitalisme, elle est également quasiment inexistante. Ils en sont encore à rabâcher le discours théorique qu'ils avaient appris par coeur un jour et dont ils ont fait un dogme. Ceux qui ont tenté de l'adapter à la situation présente, ils se sont révélés des renégats du marxisme à l'instar de (feu) Lambert ou Bensaïd par exemple, mais comme ils avaient eu le temps de bien apprendre leur leçon, ils ont pu colporter jusqu'au bout leur politique opportuniste sans que la plupart des militants s'en aperçoivent. Ce qui caractérise le POI ou le NPA, c'est avant tout leur incapacité viscérale à s'ancrer au plus profond des masses, à devenir de véritables partis ouvriers pour les ouvriers, et non des partis petits-bourgeois destinés en priorité aux fonctionnaires syndiqués et à l'aristocratie ouvrière, aux intellectuels. Cet échec est à mettre à l'ordre de leurs dirigeants depuis 60 ans, à l'époque du PCI-OCI-PCI et de la LCR

Page actualisée le 25 janvier 2008.

Vous lirez ci-dessous ce que j'ai écrit il y a un an, peu de choses ont changé en ce qui me concerne et le site que j'anime. J'ai quelques contacts fidèles, des camarades m'encouragent régulièrement à continuer et m'envoient des documents, nous conversons aussi par téléphone.

Pendant l'année qui vient de s'écouler, j'ai bossé comme un dingue pour couvrir l'actualité sociale et politique. J'ai aussi lu énormément d'ouvrages ou de textes de Marx, Engels, Lénine et Trotsky. Je me suis posé des centaines de questions pour essayer de mieux comprendre pourquoi l'avant-garde est toujours si divisée et ne parvient pas à aller de l'avant. Je me suis davantage penché sur le rôle et la place du PS, de la LCR et du syndicalisme.

J'ai enfin compris à la lumière des documents sur le syndicalisme du début du XXe siècle, que ceux qui soi-disant défendent l'indépendance des syndicats nous ont trompés et totalement mystifiés en nous faisant croire que le syndicalisme de la seconde moitié du XXe siècle correspondait à la nature des syndicats, alors qu'il était déjà plus proche du corporatisme que du syndicalisme de lutte de classe.

De la même manière, si le PS n'a jamais été à proprement parlé un parti ouvrier, son ancêtre, la SFIO, était déjà largement gangrené par le réformisme bien avant le 4 août 1914. Je n'ai pas encore eu le temps de lire des textes de Jules Guesde, je vais m'y atteler prochainement. En lisant la résolution du quatrième congrès de l'Internationale Communiste, j'ai découvert que le PCF n'avait jamais été réellement un parti communiste selon Lénine et Trotsky.

En lisant des textes écrits par Trotsky entre les années 35 et 40, j'ai découvert que les cadres qui composaient l'opposition de gauche en France étaient très faibles sur le plan théorique, qu'ils ne comprenaient pas grand chose à la situation politique en France et dans le monde. Trotsky s'en livrera notamment à F. Zeller et à J. Cannon en manifestant son exaspération parfois. Une fois Trotsky disparu, les militants qui se réclameront de la IVe Internationale après-guerre ne cesseront de se déchirer parce qu'ils seront incapables de comprendre réellement la situation. La faillite politique des dirigeants du PT, de la LCR et LO s'inscrit dans la continuité de cette période, voilà ce qu'on peut dire aujourd'hui.

Une maison qui est construite sur des fondations bancales finira un jour par s'écrouler ou ne dépassera jamais le niveau du rez-de-chaussée. Fragilisée dès le départ, il sera impossible d'édifier l'ouvrage, il restera indéfiniment en construction. Pour ne pas la fragiliser davantage car elle a tendance à s'effriter avec le temps et elle fuit de partout, on la renforcera en en bouchant les failles et toutes les issues au point de la rendre hermétique à toute attaque, cela aura pour conséquence d'en rendre l'air irrespirable et de pourrir jusqu'à ses fondations. Par analogie, voilà ce que je pense de ces trois partis.

Si l'avenir s'annonce sombre pour l'impérialisme, il l sera encore plus pour le prolétariat international.

Quand j'ai lu les ouvrages de Lénine et Trotsky, j'ai pris soin de les placer dans la perspective de la révolution mondiale. Quand ils ont formulé des hypothèses de développement du capitalisme et de la lutte des classes, ils avaient toujours en tête, d'une part, que le prolétariat n'était pas encore parvenu à la maturité nécessaire pour se doter d'une direction révolutionnaire dans la plupart des pays (pour ne pas dire dans aucun, il faut regarder les choses en face), d'autre part, qu'il y parviendrait forcément un jour ou l'autre, car dans le cas contraire, l'alternative socialisme ou barbarie ne voudrait rien dire et tout combat serait inutile puisque voué à l'échec. Les erreurs qu'ils ont commises ne sont pas celles qu'on leur attribue généralement, et j'avoue avoir été incapable jusqu'à présent d'en détecter d'importantes dans leurs écrits, elles sont plutôt la traduction de notre interprétation erronée, parce que nous ne sommes pas capables d'avoir toujours à l'esprit dans quel perspective ils ont formulé un certain nombre d'hypothèses, nous manquons encore de rigueur pour les analyser à leur juste valeur.

Par exemple quand Lénine ou Trotsky disait qu'il serait impossible aux capitalistes de réaliser les Etats-Unis d'Europe, ils ne commettaient pas une erreur, car pour eux, cette impossibilité était liée directement à la lutte des classes et particulièrement au rôle du mouvement ouvrier qui contrariait ce projet, disons à leur époque. Lénine ne pouvait pas prévoir que le prolétariat ne prendrait le pouvoir dans aucun pays après la révolution d'Octobre, même s'il avait évoqué (dès 1905) quelles en seraient les conséquences pour les conquêtes d'Octobre, quant à Trotsky, il ne pouvait pas prévoir que la caste bureaucratique installée au Kremlin tiendrait encore 50 ans et pourrirait l'ensemble du mouvement ouvrier avec l'aide des réformistes, ce qui favoriserait les plans de l'impérialisme au niveau européen (et mondial bien sûr). C'est à tort peut-être que j'ai parlé des faiblesses ou des lacunes des dernières analyses de Trotsky, je ne m'étais pas suffisamment immergé dans le contexte de la fin des années 30.

Je peux me tromper, mais je pense que l'on a négligé un facteur sur lequel Trotsky reviendra de plus en plus souvent après la liquidation de l'Internationale Communiste par Staline au début des années 30, je pense à la nécessité d'élever le niveau de conscience politique du prolétariat à un niveau supérieur à celui qui avait été nécessaire au prolétariat russe (et à la bourgeoisie française en 1789) pour prendre le pouvoir. Il ne l'a pas répété à de multiples reprises comme on répète une formule apprise par coeur, il comprenait que le prolétariat mondial ne pourrait jamais accomplir les tâches gigantesques qui l'attendaient sans avoir pris conscience de la nécessité historique d'abolir le capitalisme, que ce n'était pas une question comme une autre, une question en quelque sorte idéologique qui serait sortie un jour par hasard de la tête d'un théoricien de génie, ou une lubie quelconque appartenant à de farouches opposants aux capitalisme voulant se venger personnellement de l'humiliation subie par le vieux monde, mais que cette question revêtait une importance particulière en rapport avec les derniers développements du capitalisme et de la lutte des classes, avec les profonds changements qui avaient affecté (et à venir) la société et l'ensemble des classes sociales.

Il avait conscience que les classes dominantes disposaient d'un arsenal colossal pour maintenir le prolétariat sous le joug et dans l'ignorance, pour corrompre aussi des couches entières du prolétariat et briser la résistance de ses meilleurs éléments. Le pouvoir de la presse, de la télévision et des médias en général représente un moyen de pression énorme sur l'esprit des travailleurs et des jeunes, jamais par le passé la bourgeoisie n'a possédé de telles armes contre nous.

Pour construire le parti, il faut bien sûr partir de l'intervention directe dans la lutte des classes, dans les syndicats lorsque c'est possible, mais à cet étape on n'a même pas mis un pied dans l'antichambre qui précède l'affiliation au parti, on est encore pétrit d'illusions, il suffit que l'une ou l'autre prenne la main pour nous reconduire à la sortie avant même d'avoir franchit les portes du parti. La nécessité d'élever le niveau théorique des futurs militants du parti au-delà des objectifs immédiats, même du programme, est impérative. S'ils ne se saisissent pas de la méthode pour commencer, le matérialisme dialectique, et que dès le départ on ne les aide pas à acquérir la compréhension de la nécessité d'en finir avec le capitalisme, ce parti sera une passoire ou alors il s'agira d'autre chose que le parti que nous devons construire.

Au niveau du prolétariat en général, il faut populariser la nécessité d'en finir avec le capitalisme. Quoi que l'on pense de ceux qui se présentent comme des anticapitalistes, le fait qu'ils en parlent apporte de l'eau à notre moulin, même s'il faudra encore attendre pour passer le capitalisme au pilon.

On a tendance à s'impatienter bien sûr quand on voit la barbarie gagner du terrain. Mais là encore, on ne se bat pas contre le capitalisme pour régler des comptes personnels ou pour se libérer au niveau individuel, mais parce que l'on a pris conscience de la nécessité de ce combat dont l'issue sera une oeuvre collective ou ne sera pas, et peu importe qu'on assiste ou non de notre vivant à la victoire du socialisme, cette conscience qui nous anime en permanence contribue à donner un sens à notre vie, l'émancipation de l'exploitation à l'échelle de l'humanité est l'idéal le plus élevé qu'un être humain puisse concevoir et qu'il faut revendiquer pour être invulnérable ou périr !

Page actualisée le 2 janvier 2007.

J'ai oublié de dire dans les lignes suivantes que j'ai 51 ans, je suis marié avec Magueswary d'origine indienne depuis 16 ans, nous n'avons pas d'enfant. J'ai eu une fille avec mon ex-épouse qui aura 26 ans le 13 janvier 2007, elle prépare le concours pour entrer à l'IUFM après avoir passé une maitrise d'histoire. Mon père était menuisier en bâtiment, ma mère était handicapée. Du côté de mon père, toute la famille était d'origine ouvrière, alors que du côté de ma mère, ils étaient camelots sur les marchés à travers toute la France.

Nous avons toujours connu la pauvreté, une boite de sardines pour quatre en guise de viande le soir, pas de sorties ou loisirs en dehors des vacances en camping, notre seul luxe. Ma mère était obligée d'aller quémander quelques francs vers le 20 de chaque mois à une tante pour que nous puissions manger en attendant la maigre paie de mon père. Avec mes deux soeurs nous avons été élevés à la dure, mais dans la dignité, mes parents se sont sacrifiés pour nous tout au long de leur vie.

Mes parents n'avaient aucune conscience politique, on était plutôt athée à la maison. Ils m'ont inculqué quelques principes élémentaires comme le respect des autres, le courage et le rejet du mensonge. La vie n'a jamais été drôle à la maison, on se faisait battre tous les jours pour un rien, d'où peut être ma haine pour l'autorité en général, pour les uniformes, et ma tendance à polémiquer un peu trop facilement.

J'ai failli mal tourné à plusieurs reprises au cours de mon adolescence, mais je m'en suis sorti finalement grâce à mon engagement politique. Je ne suis pas arrivé à la politique par la voie classique, j'ai étudié la philosophie pendant deux ans avant d'arriver à Hegel, le passage à Marx n'était plus alors qu'une formalité. En fait j'ai toujours été autodidacte jusqu'en 2001, année où j'ai passé mon premier diplôme universitaire pour enseigner le français (CAPEFLE).

J'ai le défaut de toujours trop m'investir dans ce que je fais, je m'y donne à fond, que ce soit mon boulot ou autre chose. Mais cela a des avantages aussi, je découvre ainsi des choses que je n'aurais pas pu voir et comprendre autrement, donc je n'essaie pas de changer, je compte sur la vieillesse pour me calmer un peu. Je suis très sensible à ce qui m'entoure, trop, à ce qui se passe dans le monde, à la réaction des individus en général, je dois me faire violence pour contenir la haine que je porte à ce vieux monde pourri qui pourrit tout et tous. L'esclavage ce n'est pas seulement le rapport entre patron et ouvrier, c'est aussi et j'allais dire surtout, l'esclavage par rapport à des idées, des habitudes, l'incapacité ou le refus de se poser des questions. Celui qui ne lutte pas disait Freud et Marx est un homme mort, un zombi, un jeune vieux ou un vieux con.

La pire des choses ce n'est pas de crever un jour, c'est de crever con, c'est de n'avoir jamais évolué, alors que c'est la seule chose qui nous distingue des autres animaux finalement. Que l'être humain se rapproche de l'animal aujourd'hui provient de son incapacité à changer le monde justement, il régresse au stade primaire de l'animal qui sommeille en lui, en chacun de nous. Notre seule tâche c'est de nous élever au dessus de cette condition d'esclave, de nous libérer du carcan de l'ignorance dont nous avons hérité à notre naissance pour conquérir la liberté, ce qui ne peut passer que par l'émancipation de l'humanité tout entière, par l'abolition de l'exploitation de l'homme par l'homme. Tel est le sens de ma vie, de mon combat.

Page actualisée le 22 novembre 2006.

Vous lirez ci-dessous le texte de présentation du site. Vivant depuis plus de 10 ans en Inde du Sud, je suis totalement isolé. Par conséquence je ne peux pas avoir de discussions avec d'autres camarades, toutes nos relations passent par Internet. A plusieurs reprises j'ai tenté d'engager un dialogue avec plusieurs responsables de différents groupes issus du PCI, en vain en dehors de quelques échanges épisodiques et à l'exception d'un seul groupe aujourd'hui. Par contre, je reçois davantage de courriels de militants avec lesquels j'ai une correspondance, sans qu'il y ait un suivi réel. Donc, je dois me débrouiller tout seul pour me forger une opinion sur l'actualité politique, sociale et économique, ce qui réclame un travail considérable. J'y passe l'intégralité de mon temps.

Je ne suis qu'un simple militant ouvrier et non un théoricien ou un intellectuel. Je cherche la meilleure voie pour avancer vers notre objectif et rien d'autre. Bien entendu, les choses seraient plus faciles si la voie était tracée par un parti révolutionnaire, mais ce n'est pas le cas. Et je me méfie de la gangrène réformiste ou centriste qui a rongé les rangs des trotskystes. J'ai donc choisi de m'en remettre à personne pour me dicter ce que je devais penser, pour autant que l'on puisse dicter quelque chose à quelqu'un, disons que jusqu'à présent mon expérience des dernières années m'a laissé un goût amer, je préfère donc m'en remettre à mes modestes facultés intellectuelles, même si elles sont parfois défectuseuses et tout en en connaissant les limites. Cela ne veut pas dire que je puise pas des tuyaux ici ou là, je ne pense pas être sectaire ou dogmatique. D'ailleurs, je pourrais en profiter pour remercier les camarades qui m'ont parfois rendu un grand service et m'ont permis de gagner du temps par la qualité de leurs analyses et la perspicacité de leurs remarques, leur soutien aussi.

Il est évident que je ne peux pas aborder toutes les questions en même temps, je dois établir des priorités, de plus, ce n'est pas ma seule tâche, je m'efforce de lire et je dois actualiser régulièrement le site en ajoutant de nouveaux textes que je dois rédiger. Quand je suis obligé de donner ma position sur une question politique, je livre ma dernière position, ce qui ne veut pas dire qu'elle est forcément correcte. Tout cela pour dire que ma position peut évoluer et changer, car pour ne plus en changer, il faudrait que j'ai réussi à faire le tour de toutes les questions essentielles, qui sont au demeurant forts nombreuses contrairement à ce que l'on croit généralement, sans oublier celles qui le sont moins aujourd'hui et qui le seront peut-être davantage demain, ce qui signifie qu'en dehors des grands thèmes sur lesquels on peut parvenir à une clarification assez rapidement à condition de s'en donner les moyens, toutes les autres questions ne comportent pas forcément une réponse défintive ou très précise. En fait, ce travail devrait être collectif et je le réalise seul.

Ma position peut changer radicalement, aussi étrange que cela puisse paraître, mais cela me semble tout à fait normal et ce serait plutôt le contraire qui serait inquiétant, car l'on passe obligatoirement à côtés de certains faits ou détails, qui, une fois que nous nous les sommes appropriés, change du tout au tout ce que nous pensions auparavant. Pour le militant qui a en mémoire votre dernière position et qui s'aperçoit en lisant votre dernier texte que vous en avez changé, il peut s'imaginer que vous changer de position un peu vite, mais en réalité, c'est le plus souvent l'aboutissement de plusieurs mois d'études et de recherches, d'hésitations, de multiples vérifications, de nombreuse lectures, cela les camarades n'y pensent pas forcément, ils n'en voient que le résultat.

Ma position a changé par rapport au PT, je l'ai affiné au fil des mois ; j'ai abandonné l'Assemblée constituante, la Charte d'Amiens, je suis revenu sur la plupart des mots d'ordre que j'empruntais au PT et sur lesquels je m'appuyais ; sur la question du parti, j'avais imaginé à tort qu'il fallait plutôt construire un parti constitué de tendance dès le départ si nécessaire, c'était une erreur, depuis je suis revenu au parti de Lénine ; ma position sur les forces productives n'a pas changé, mais j'ai eu un doute un moment ; sur la tactique du front unique, j'ai pratiquement réussi à lui rendre son aspect d'origine, mais je ne suis pas encore entièrement satisfait.

Tout ce travail m'occupe à temps complet de 8h du matin à 23h ou minuit tous les jours, du lundi au dimanche sans interruption ni congés. Je ne peux pas remplacer la rédaction entière d'un journal, donc je n'écris rien sur des sujets importants qui sont traités par d'autres camarades des différents groupes de militants issus du PCI-PT. Je ne vais pas perdre mon temps à écrire la même chose ou presque que les autres, ce serait ridicule. Je me concentre sur ce qui me semble être l'essentiel, les questions de tactique.

La principale difficulté n'est pas de discerner les positions erronées parmi toutes les positions qui nous sont proposées, mais plutôt d'arriver à déterminer et à comprendre sur quoi chaune d'elle repose réellement, quel est leur fondement. Une autre méthode reposerait sur des a priori. A aucun moment je n'ai voulu induire en erreur les militants ni essayé de les influencer, chacun est libre d'apprécier à leur juste valeur l'ensemble des arguments proposés par les uns et les autres. Là encore, une autre méthode consisterait à leur faire adopter une position à leur insu ou à leur forcer la main, ce qui n'a jamais été mon intention.

Il ne faut pas tomber dans le piège qui consiste à confondre l'anathème et la caractérisation d'un parti, le procès d'intention et la polémique. Toute position ou caractérisation doit s'appuyer sur des arguments et des faits réels et vérifiables par les militants. Même en prenant le maximum de précautions, malgré tout il arrive que des militants confondent les deux et c'est inévitables. Le problème, c'est qu'inconsciemment leur propre point de vue se heurte à celui de l'auteur sans qu'ils sachent exactement sur quoi, sur la méthode ou sur le contenu, ce qui se traduit parfois par des insultes inutiles. Dans un cours de linguistique, j'avais lu quelque part que le propre de la communication était justement d'être imparfaite, et que dans le cas contraire, il n'y aurait pas d'échange possible puisque nous comprendrions tout immédiatement. C'est parce que notre vécu et nos expériences sont différentes que nous abordons les choses différemment et que la communication est nécessaire et peut s'établir. On le sait, on le dit, mais on n'en tient pas forcément compte à chaque instant.

En cherchant avec détermination et persévérance sur quoi reposaient certaines positions, orientations, tactiques, certains mots d'ordre, j'ai découvert des méthodes qui sont fréquemment employés pour pervertir la réalité, et parfois pour tromper sciemment les militants, dont certaines sont particulièrement tordues et presque indétectables.

- Le syllogisme construit sur une base erronée sert de base au PT pour justifier la défense de la nation au nom de la défense des statuts, etc., par exemple ;

- L'omission volontaire de certains faits ou événements, souvenez-vous lorsque Gluckstein s'est félicité dans Informations ouvrières de l'annonce par Zapatero du retrait des troupes espagnoles d'Irak, alors qu'au même moment il annonçait le renforcement du contingent espagnol en Afghanistan, ce que Gluckstein passera volontairement sous silence, l'opération consistait uniquement à apporter son soutien au PSOE sans que les militants s'en aperçoivent ;

- Dans un article d'une page dont l'orientation est apparemment correcte, il suffit de glisser un titre, un mot ou une proposition très courte pour en changer radicalement le sens, par exemple, dans un bref article sur la révolution espagnole somme toute assez insignifiant mais correct, il a suffi d'un mot pour en polluer le contenu, en écrivant que la bourgeoisie était LIEE au gouvernement de front populaire, ce qui pouvait laisser sous-entendre qu'elle y participait, alors que Trotsky avait pris soin d'écrire qu'il n'y avait que l'OMBRE de la bourgeoisie au sein de ce gouvernement, qu'elle n'avait même pas eu à se donner la peine d'y être physiquement présente, les staliniens, réformistes et anarchistes faisant très bien seuls le sale boulot, là il s'agissait de camoufler le soutien du PT au gouvernement de front populaire ;

- Une méthode plus classique consiste à employer des sous-entendus dont seul l'auteur sait à quoi ils correspondent vraiment, mais qu'il prétend abusivement partager avec ses lecteurs, ce qui lui permet de dire n'importe quoi, puisque finalement les faits auxquels chacun peut faire référence sont très souvents multiples et peuvent faire l'object d'une interprétation contradictoire, il en va de même pour les arguments contenant une part d'implicite ;

- La méthode la plus éculée consiste à reprocher aux autres un jour, ce que l'on met soi-même en pratique un autre jour, pour que l'on ne puisse pas vous reprocher ce que vous reprocher aux autres, le tout s'appuyant sur la naïveté des militants ou leur manque de mémoire, souvenez-vous de la violente critique du PT envers la LCR parce qu'elle s'était adressée à Chirac, alors que le PT a fait exactement la même chose avec de Villepin, Sarkozy ;

- Une autre méthode bien rodée consiste à tout dire et son contraire dans un laps de temps très rapproché, comme par exemple lors du mouvement contre le CPE, de cette manière les filous s'imaginent que les choses sont tellement embrouillées, que finalement plus personne ne pourra s'y retrouver, donc il sera par la suite impossible de leur reprocher quoi que ce soit ;

- Une autre méthode consiste à étendre abusivement la signification d'un événement au-delà de son domaine d'action, par exemple, lorsque le PT a affirmé qu'une "digue était tombée" au lendemain des législative en Espagne, en 2004, lorsque Aznar a été chassé, laissant entendre que la voie était désormais libre pour le mouvement ouvrier en Espagne, alors qu'au même moment, Zapatero s'engageait à faire voter la "constitution" européenne, etc.

On pourrait multiplier les exemples par centaines. Et je n'ai abordé ici que les méthodes les plus sournoises, cette liste n'est malheureusement pas exhaustive. Pas de quoi s'affoler pour autant, la vérité est révolutionnaire, donc elle finit toujours par l'emporter !

Et encore, toutes mes excuses pour les erreurs ou fautes de frappent, les liens indisponibles, les photos invisibles, etc., signalez-les moi, je corrigerai immédiatement.

Une dernière chose, je vais acheter un logiciel professionnel qui me permettra de traduire correctement les articles de la presse indienne afin de fournir aux militants des informations sur ce qui se passe dans ce pays. C'est un investissement très lourd, mais indispensable puisqu'il me servira aussi à contacter des partis à travers le monde, à traduire leurs documents. Seul problème, je ne sais pas comment je vais trouver le temps de tout faire, impossible !

Bonne lutte de classe à tous. Fraternellement.


Présentation du site

L'évolution des relations et des discussions que j'ai eu avec des militants et des travailleurs avec lesquels je suis en relation depuis plus d'un an, notamment après la reconstruction du site et la rupture de mes relations avec le PT, m'oblige à changer radicalement le texte initiale qui figurait dans cette page.

Le courant "Lutte de classe" a pour vocation d'aider à la construction d'un parti révolutionnaire en France, en dénonçant et en combattant impitoyablement et sans relache les obstacles politiques qui nous empêchent d'atteindre cet objectif essentiel.

Le courant "Lutte de classe" n'a pas vocation à construire un parti. Ses ambitions restent modestes. Il se définit comme un outil de réflexions, d'analyses et de propositions politiques, afin de participer à l'élaboration d'une stratégie et d'une tactique permettant aux travailleurs de prendre le pouvoir. Car nous visons l'objectif le plus élevé. Notre seul objectif, c'est la prise du pouvoir par la classe ouvrière, les travailleurs.

Le courant "Lutte de classe" combat pour la réhabilitation et la défense du marxisme, et nous essayons autant que faire se peut, de mettre en pratique la méthode du matérialisme dialectique et historique, en intégrant les enseignements de la lutte des classes du mouvement ouvrier international depuis le milieu du XIXe siècle jusqu'à nos jours.

Nous ne sommes ni des militants professionnels, ni des théoriciens, nous sommes quelques travailleurs et militants. Certains sont organisés dans un parti, une organisation ou un groupe, d'autres non. Nous voulons remettre à l'honneur la lutte des classes, la propagande de combat cher au mouvement ouvrier. La révolution prolétarienne est la seule méthode ou le seul moyen nous permettant d'avancer vers notre objectif : le socialisme, puis le communisme.

Notre programme, c'est le Manifeste du parti communiste de Karl Marx et le Programme de transition de Léon Trotsky. Vous trouverez l'essentiel de nos positions politiques dans les documents figurant dans le site.

Le ton volontairement polémique du site ne peut effrayer que les esprits dépourvus d'esprit critique. Nous sommes en guerre contre toute forme de dogmatisme, de rigidité et de malhonnêteté intellectuelle, de pensée unique, par conséquence, nous sommes ouverts à toute discussion politique sincère et honnête, considérant la liberté d'expression et de penser comme notre bien le plus précieux.

N'hésitez pas à nous contacter ou à nous faire part tout simplement des réflexions qu'auront pu vous inspirer ces documents et le site en général, nous vous répondrons.