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Le 27 janvier CAUSERIE Un courriel reçu du groupe CCI (T) Le CCI(T) organise sur Lyon une réunion politique (situation internationale, française et économique) ce mercredi 1er Février 2012 à 20h30 à la Maison des Passages. Venez nombreux et n'hésitez pas à confirmer par retour de e-mail. La Maison des Passages - 44, rue Saint Georges - 69005 Lyon - (Métro St Jean, Ligne D) Subtilité sémantique. «L’idée de progrès, c’est ça le rêve, ce n’est pas l’idée de faire rêver les Français», corrige subtilement Manuel Valls, le dircom de Hollande. (20minutes.fr 26.01) Ne rêvez pas, circulez il n'y a rien à voir ! Pour les abrutis qui ne l'auraient pas compris, parce que c'est ainsi qu'ils traitent les travailleurs (lire plus loin), ce n'est pas le progrès social qui est à l'ordre du jour, mais seulement l'idée du progrès, l'idée sans le progrès, l'idée qui se suffit à elle-même, qui se nourrit d'elle-même quoi ! A défaut d'être marxistes, ils renouent sans le vouloir avec la philosophie hégélienne, toutefois vidée de sa substance. Quand Valls dit que le rêve "ce n’est pas l’idée de faire rêver ", mais "l'idée de progrès", évidemment ce n'est pas l'idée en soi, auquel cas cela ne voudrait rien dire, mais le contenu qu'on lui donne, l'astuce consistant à lui donner précisément le contenu qu'on veut une fois élevé au rang de rêve, pour que chacun ait l'impression qu'elle figure ainsi dans le programme du PS, alors que la seule idée qui y figure réellement s'apparente au changement dans la continuité... C'est l'idée qui nourrrit son homme après une dure journée de labeur et non ce qu'il a dans son assiette, c'est bien connu. Surtout, qu'on ne nous sorte pas qu'il faudrait voter pour cette racaille au second tour de la présidentielle de 2012. Jamais, même sous la torture ! Les absents ont toujours tort. «On n’a jamais aussi peu parlé des classes populaires dans une campagne, note le politologue Luc Rouban du Centre de recherche Cevipof. Parler plutôt des classes moyennes, une notion très élastique, est une stratégie électorale qui permet aux candidats de se départir des élites sans trop parler des chômeurs.» Et de cibler un grand nombre de personnes. En effet, «70% des Français se sentent membres des classes moyennes», explique le sociologue Louis Chauvel, auteur de Les classes moyennes à la dérive (Seuil). Un panel qui va des ouvriers qualifiés aux cadres d’entreprises. Et qui permet à chaque candidat de cibler un électorat différent sous couvert d’un nom générique. (20minutes.fr 26.01) Les "classes populaires", de la chair fraîche tout juste bonne à consommer les bas morceaux et éventuellement à envoyer à la boucherie ! Quant aux classes moyennes, elles vont rapidement déchantées. Ce qui n'est pas dit ici, c'est d'une part qu'elles paient très cher ce statut, un prix ou un sacrifice de plus en plus insupportable, d'autre part que parmi elles, des pans entiers peuvent basculer du jour au lendemain dans la précarité, la pauvreté, la prolétarisation. Leurs conditions objectives d'existence ne les incitent pas encore à remettre radicalement en cause le régime, elles y viendront tôt ou tard, dans un sens ou dans l'autre, en venant grossir les rangs de l'extrême droite ou en ralliant la révolution socialiste. La gauche de la droite Albert Zennou, journaliste politique au Figaro, juge le programme du candidat Hollande «en retrait» par rapport à son discours plus à gauche du Bourget, dimanche. (lefogaro.fr 26.01) Il a raison en admettant qu'il ait pu être à gauche, et d'ici le mois d'avril il le sera encore davantage, puis, si Hollande était élu, il ne resterait plus qu'à faire un trait dessus ! Je n'invente rien c'est écrit noir sur blanc : - Son quinquennat, a-t-il expliqué, sera «organisé en deux temps»: d’abord les «réformes structurelles», notamment fiscales, qui permettront de dégager des marges de manœuvres, et «dans un deuxième temps», celui de la «redistribution», promet-il vaguement, laissant entendre que le Smic pourrait être revu à la hausse. (20minutes.fr 26.01) Une fois les marchés et les patrons servis, on verra s'il reste des miettes pour les affamés, voilà ce qu'ils appellent un "discours de gauche". Populisme. Douche froide et main tendue. Pour Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche pour 2012, les propositions avancées par M. Hollande sont comme un "filet d'eau tiède". Le candidat PS "m'aide en ce sens qu'il désenclave le propos du Front de gauche. Aujourd'hui, quand vous dites 'on va lutter contre la finance', plus personne ne vient dire : M. Mélenchon, 'vous êtes un exagéré'", a-t-il toutefois dit sur iTélé. "S'il [le candidat socialiste] veut me tendre la main, qu'il le dise, et qu'il dise de quelle manière ça va se passer", a déclaré aussi M. Mélenchon. (lemonde.fr 26.01) Parce que Hollande a annoncé qu'il allait s'attaquer à la finance, si, si, c'est sérieux, nous en concluons que le premier est un escroc et le second un charlatan ! Vous aurez compris qu'il a suffi qu'il l'affirme pour que des esprits simplets ou intéressés en concluent que tel était bien le cas, comme si cette affirmation constituait déjà en soi un acte, un acte de guerre contre la finance, or il n'en est rien évidemment. Pour mieux comprendre comment fonctionne la démagogie teintée d'hypocrisie qui vire au mensonge grotesque et que l'on nomme de nos jours populisme, je vous propose un exercice de linguistique autour du substantitif ou qualificatif performatif, qu'est-ce que cela signifie ? Voici la définition du Grand Robert de la langue française : - "Ling. Qui constitue un acte, en parlant d'un énoncé. - Phrases performatives. - N. m. Énoncé qui constitue simultanément l'acte auquel il se réfère (ex. : Je vous autorise à partir, qui est une autorisation)." On pourrait ajouter un autre exemple pris dans le langage courant quand on dit "je jure", l'acte auquel on se référe, jurer, on le commet au moment même où on le prononce, sans décalage dans le temps, de la même manière que lorsque l'on dit "je vous fais confiance" ou encore "je vous aime", le mot et l'action coïncide, quelque part il se suffit à lui même, pour ainsi dire l'identification (espace temps) est parfaite. Son recours en politique est pratique à plus d'un titre, parce qu'il fait l'impasse ou sert à faire oublier son contenu réel, ce qui ouvre la voie à toutes les interprétations possibles. On peut parler de recours abusif ou détourné de cette formule à seule fin de tromper son auditoire ou ses lecteurs. Comment cela fonction dans le cas présent ? Il a suffi d'imputer une valeur objective et positive à ce qui n'était qu'une vague intention à valeur subjective à défaut de reposer sur des éléments concrets, matériels. L'adhésion à l'énoncé se substitue à toute réflexion, dès lors toutes les manipulations sont possibles. Dans le langage populaire, on appelle cela prendre inconsidérément ou sans faire preuve d'un minimum de discernement pour argent comptant, tout ce qu'on peut vous raconter, pas forcément sous un angle avantageux. Le pendant du paranoïaque adepte de la théorie du complot à chaque coin de rue, on le trouve dans le névrosé faisant preuve d'une crédulité qui confine à un optimisme béat. D'autant plus qu'aujourd'hui pour renouer avec l'espoir que les choses vont s'arranger, on est tenté de se raccrocher à un mot ou une expression sans réfléchir davantage à sa portée réelle, bref, on est prêt à se leurrer soi-même pour se rassurer, quitte à confondre pendant un moment illusion et réalité, à défaut de comprendre en quoi la réalité consiste vraiment. Témoignant ou faisant inconsciemment ainsi l'étalage de notre propre ignorance, il s'avère qu'elle nous domine et qu'on est impuissant à la combattre, on en fait ici la démonstration. Un voeux, un souhait, une promesse, une intention devient ainsi réalité par le miracle du langage qui lui donne la valeur de fait accompli et le tour est joué, les esprits faibles ou les parasites y croient dur comme fer comme s'il s'était réalisé ou allaient se réaliser. Mieux encore, ils y trouvent ce qui en réalité n'existe pas, aveuglés qu'ils sont par leurs propres souhaits ou attentes ou encore intérêts mercantiles, carriéristes (du régime) dans le cas d'un Mélenchon. Pourrait-on mieux définir l'ignorance des masses sur laquelle repose la survie du régime ? Actualité en titres Tensions. Quand ça coince ! - Bras de fer continu sur la dette de la Grèce, les marchés … - AFP - La Pologne menace de ne pas signer le nouveau pacte budgétaire européen - AFP - Cameron critique l'Europe non compétitive et son projet de taxe financière - AFP A tout problème, un remède. - La consommation française de carburants patine face à une série d'obstacles - AFP Que cela ne tienne... - Thierry Mariani annonce des mesures en faveur du vélo - AFP - Le vélo, un nouveau remède anticrise - LeMonde.fr ...inconvénient : - Pour les voitures et les piétons, 'cohabiter avec le vélo est stressant' - LeMonde.fr Ah ben alors, quel monde ! Pitoyable ! Illusionnisme. Du marchand de sable au moulin à vent - Après le «rêve français», Hollande vend sa rigueur - 20minutes.fr C'est ce que le marché appelle : - Le rêve « lucide » de François Hollande - Public Sénat Ou la dure réalité. - La Banque publique d'investissement de François Hollande : ou comment réinventer ce qui existe déjà - Atlantico.fr Négociations fructueuses de Washington avec les talibans - Les barbus enfin bienvenus chez Disney! - Slate.fr Fin d'une horrible et regrettable méprise. - Non, les agences de notation ne sont pas le diable - L'Express.fr C'est le paradis à la Fed et à la BCE ! La palme de la désinformation. - Etats-Unis: les inscriptions au chômage en hausse, mais la tendance reste bonne - AFP INFOS EN BREF
Politique Sénégal A un mois du premier tour de la présidentielle du 26 février, la tension monte au Sénégal où le Conseil constitutionnel doit dire vendredi si la candidature contestée du chef de l'Etat sortant Abdoulaye Wade est retenue, jour choisi par l'opposition pour braver une interdiction de manifester. Signe des craintes de violences suscitées par la décision des cinq "sages" (membres) du Conseil constitutionnel, le gouvernement a interdit les manifestations politiques de jeudi, dernier jour de dépôt des candidatures, jusqu'à lundi. Mais le Mouvement du 23 juin (M23), regroupant les partis d'opposition et la société civile qui jugent la nouvelle candidature de Wade anticonstitutionnelle, a décidé de braver cette interdiction "illégale" en appelant à manifester vendredi à Dakar. "La Constitution nous autorise à manifester et ne peut pas être abrogée par un arrêté ministériel", celui du ministre de l'Intéroeur Ousmane Ngom qui interdit les manifestations, a déclaré Alioune Tine, porte-parole du M23 qui entend par ailleurs "attaquer" cet arrêté "devant la Cour suprême". Des déclarations du président Wade publiées jeudi par le site sénégalais d'information en ligne DakarActu risquent d'exacerber les tensions, puisqu'il y affirme qu'il peut "légalement" se présenter non seulement en 2012, mais également "une autre fois en 2019". (AFP 26.01) Social Espagne "Ce sont des menteurs! Ils ferment sans le dire!", lance Oscar Tierno, ouvrier de l'aciérie ArcelorMittal de Madrid, venu manifester jeudi comme des dizaines d'autres pour dire "non" à la fermeture de l'usine, un nouveau coup dur pour l'économie espagnole sinistrée. "Non à la fermeture d'Arcelor", crient les manifestants, à grand renfort de sifflets et de cornes de brume, devant les grilles du site de Villaverde, qui s'étend sur 150 hectares dans la banlieue sud de la capitale. L'aciérie qui emploie 324 personnes, spécialisée dans la production de poutres pour la construction, était à l'arrêt depuis fin octobre et son personnel au chômage partiel. L'activité devait repartir en janvier mais la direction d'ArcelorMittal a annoncé mardi l'arrêt, pour une durée indéterminée, du four électrique et de la production d'acier associée, lors d'un comité d'entreprise européen extraordinaire à Luxembourg. En cause, selon le groupe qui emploie 11.000 personnes en Espagne, "la faiblesse persistante du marché de la construction espagnole et l'absence de tout signe de redressement à court terme". "Ils nous mentent quand ils disent qu'ils vont redémarrer dans six ans. Sans maintenance, tout sera abîmé en moins d'un an et elle ne redémarrera jamais", dénonce aussi Patxi Herzog, 53 ans et père de deux enfants. Dans un pays au bord d'une nouvelle récession, où le chômage bat tous les records avec plus d'un actif sur cinq sans travail, les salariés d'ArcelorMittal ne voient aucune possibilité de reconversion. Si la direction s'est engagée à reclasser tout le personnel, "ils ne nous ont rien proposé et l'usine la plus proche est à 330 kilomètres, à Saragosse", regrette Patxi Herzog. "Moi, j'ai une maison ici et un crédit à payer pour encore 30 ans. Si je dois la vendre, je vais perdre beaucoup d'argent car rien ne se vend avec la crise", renchérit Oscar Tierno, père d'un bébé de cinq mois. Les syndicats ne croient pas non plus à l'engagement de la direction de conserver une centaine de salariés à Villaverde pour des activités de logistique et de distribution. Pour eux, la fermeture est "une décision uniquement financière" d'une multinationale qui "fait passer en premier les intérêts de ses actionnaires sans penser aux répercussions sur les emplois directs et indirects", dit Casimiro Ramirez, délégué du syndicat Comisiones obreras (CCOO). "Nous devons lutter contre la politique d'Arcelor. Ils ferment les usines les unes après les autres", après nous avoir assuré il y a quelques mois qu'il n'y avait "aucun problème" avec celle de Madrid, lance José Ramon Laso Castano, secrétaire général de la fédération de la sidérurgie de CCOO. (AFP 26.01) Economie France «Le nombre de crédits accordés devrait enregistrer une “forte chute” aux environs de 130 milliards d'euros», estime d'ailleurs Michel Mouillart, professeur d'économie à l'université Paris-Ouest. Ce qui représenterait un plongeon de près de 20%, par rapport à 2011! Si cela se confirmait, le total des crédits accordés se situerait en dessous du niveau de 2008 (140 milliards), année du début de la crise et il se situerait niveau de 2004! Ce renversement de tendance surviendrait après une explosion de ces crédits depuis le début des années 2000 qui avait contribué à la bonne tenue du marché immobilier en France: 70,8 milliards en 2001 et le record absolu de 170,2 milliards en 2007. L'an dernier, les banques ont accordé pour 160 milliards de prêts immobiliers, selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA. Un montant en baisse de «seulement» 5% par rapport à 2010. Mais, comme en 2010, de nombreux Français ont acheté un logement par «anticipation» de la fin de certaines aides immobilières le 1er janvier: fin du PTZ+ pour l'achat de logements anciens et forte baisse de l'avantage fiscal Scellier pour les investisseurs. L'important décrochage prévu cette année serait dû notamment à la fin (programmée fin 2012 pour le Scellier) de ces deux dispositifs et «à une moindre demande des emprunteurs», selon Michel Mouillart. Un dernier point que confirme une étude récente de l'Observatoire des crédits aux ménages, selon laquelle «la demande de crédits immobiliers, qui a reculé d'environ 30% depuis 2007, est au plus bas depuis la fin des années 1980». Cette frilosité est aussi renforcée par la hausse des taux des crédits immobiliers et le durcissement des conditions d'octroi par les banques. En décembre, les taux des prêts atteignaient en moyenne 3,94% (3,86% en novembre), contre 3,25% en novembre 2010! Seuls 43,2% de prêts accordés se situaient au-dessous de la «barrière psychologique» des 4%, selon l'observatoire. En ce début d'année, les taux ont déjà augmenté de 0,4% en moyenne et ils pourraient atteindre 4,25% en moyenne d'ici l'été. Une tendance que l'on constate aussi en matière de crédits à la consommation. La production a ainsi reculé de 0,5% en 2011 (par rapport à 2010) et de 14% par rapport au pic historique de 2007, selon l'Association française des sociétés financières (ASF). Là aussi, les anticipations ne sont pas très optimistes. Seuls 3,6% des ménages envisageraient de souscrire ce type de prêt cette année (4,1% en 2010 et 5,1% en 2007), selon l'Observatoire des ménages. (lefigaro.fr 26.01) Le 26 janvier CAUSERIE Un courriel du Cermtri. « Lénine à Longjumeau », une exposition à voir - "Près de 100 personnes ont assisté le samedi 21 janvier au CERMTRI au débat autour du livre de Jean-Jacques Mari « Lénine, la révolution permanente ». La discussion a été introduite par François de Massot qui a expliqué ce titre : Lénine n’a jamais été partisan de la révolution par étapes contrairement à ce qu’ont affirmé les staliniens – même si c’est Trotsky qui a développé la théorie de la révolution permanente. Ainsi, en septembre 1905, Lénine déclarait : « De la révolution démocratique nous passerons aussitôt, selon le degré de notre force et la force du prolétariat conscient et organisé, à la révolution socialiste. Nous sommes pour la révolution permanente. Nous ne nous arrêterons pas en chemin. » (p.97-98) Lénine a consacré toute sa vie à la construction d’un parti révolutionnaire, c’est ce qui explique la place qu’il a donnée à la formation des militants et le rôle qu’a eu « l’école de Longjumeau » en 1911. Vous pouvez venir voir au CERMTRI (aux heures d’ouverture du centre) jusqu’au mercredi 8 février 2012 l’exposition « Lénine à Longjumeau » qui a été réalisée par des militants de cette ville." Ce n'est pas beaucoup 100 participants à cette conférence/débat, c'est mieux que rien certes. Je n'ai pas lu ce livre. Je ne sais pas si l'auteur a fait le lien avec Marx (et Engels) qui le premier avait fait référence à la révolution permanente, Lénine et Trotsky reprenant cette stratégie à leur compte dès le début du XXe siècle. Je ne sais pas non plus s'il a fait des parallèles avec La révolution permanente de Trotsky. A propos de la "révolution par étapes", à la page 33 (version Internet en pdf), Trotsky écrivait : - "Grâce à son ampleur, l'expérience bolchevique de 1905-1917 a fermé définitivement la porte à la "dictature démocratique". De sa propre main Lénine a inscrit sur cette porte "Condamnée". Il a exprimé cette idée en quelques mots: le paysan ne suit que le bourgeois ou l'ouvrier.", ce qui signifie en la transposant à notre époque, en remplaçant la paysannerie qui a pratiquement disparu par la petite-bourgeoisie, qu'entre la dictature du capital et la dictature du prolétariat, il n'y a pas de place pour une étape intermédiaire "démocratique", aucune autre classe que la classe ouvrière n'est capable de mener à son terme le renversement du régime en place, ce qui ne veut pas dire que la révolution ne connaîtra pas des périodes plus ou moins longues de flux et de reflux avant de finalement triompher, comme ce fut le cas en 1917. Aucune autre classe que la classe ouvrière ne peut revendiquer la direction de la révolution socialiste (mondiale), car c'est la seule classe indépendante de la bourgeoisie par la position qu'elle occupe dans les rapports sociaux de production. D'autant plus qu'à notre époque de décomposition avancée du capitalisme, il est impossible de satisfaire la moindre revendication sociale collective sans remettre en cause simultanément les fondements du capitalisme. Imaginez que demain vous passiez le smic et la retraite minimum à 1700 euros nets par mois, que vous annuliez toutes les lois anti-ouvrières votées depuis 1958, que vous rendiez gratuit l'accès aux soins, à l'école et à l'université, que vous diminuiez les loyers de 40 ou 50%, etc. ce qui n'a rien d'exceptionnel ou de farfelu, et c'est l'ensemble de l'économie fonctionnant selon les lois du capitalisme qui s'écroule, les entreprises ne seraient plus compétitives, etc. d'où la nécessité de mettre fin aux rapports de production capitalistes immédiatement pour éviter le chaos qui profiterait à la réaction. L'expropriation des banquiers et des grands capitalistes (sans indémnités), la fermeture de la Bourse et le monopole du commerce extérieur réalisé par l'Etat ouvrier (notamment), sont des mesures indispensables pour à la fois satisfaire nos revendications sociales, commencer à réorganiser la production et la distribution des richesses produites sur la base des besoins réels de la population, sachant qu'il sera possible de réduire les inégalités pour les rendre supportables à tous, le chômage, la précarité et la pauvreté auront disparu, par contre il sera impossible de les faire disparaître totalement, de même que le capitalisme n'aura pas totalement disparu, ces objectifs ne pouvant être atteints qu'au niveau mondial, une fois le capitalisme totalement éradiqué de la surface de la terre, c'est aussi cela la révolution permanente : à la première étape le socialisme, à la seconde le communisme qui coïncidera avec l'extinction des classes, des Etats et des frontières, la fin du règne de la nécessité caractérisée par l'exploitation de l'homme par l'homme, enfin l'homme commencera à écrire consciemment sa propre histoire, libéré des chaînes de la servitude humaine. Tirez le rideau ! 1- Etat d'âme de La Talonnette. L'évocation par Nicolas Sarkozy auprès de journalistes de sa possible défaite à la présidentielle relève davantage d'une "opération d'intox" destinée à "rebondir" que d'un véritable "abattement", estiment mercredi de nombreux éditorialistes. (AFP 25.01) Il est battu d'avance et il le sait, sauf coup de théâtre de dernière minute, encore faut-il qu'il se représente. Car au point où il en est, à l'UMP ils pourraient envisager de présenter un autre candidat, Juppé par exemple, resterait-il encore à justifier ce forfait de dernière minute qui ne plomberait pas la candidature de Juppé. Cela ne s'est jamais vu mais pourquoi pas. A moins que leurs amis du Fouquet's jugent préférable qu'il se sacrifie au profit de Hollande, qui malgré ses incartades en direction de la finance, rentrera dans le rang comme Blum et Mitterrand une fois élu, ils se chargeront de lui faire comprendre si nécessaire, en réalité, ce ne sera même pas nécessaire, Hollande est un agent du capital. On s'en fout vous me direz, bien sûr. 2- Un extrait de ce qu'il aurait dit en "off" en Guyane. « Oui, j’en ai la certitude. J’ai 56 ans, je fais de la politique depuis trente-cinq ans, j’ai un métier, je changerai complètement de vie, vous n’entendrez plus parler de moi si je suis battu.» Cette phrase est bien de Nicolas Sarkozy, évoquant pour la première fois son possible échec à la présidentielle. C’était samedi à Cayenne, lors du déplacement du chef de l’Etat en Guyane où il présentait ses vœux à l’Outre-mer. Le président français s’est entretenu à bâtons rompus pendant trois heures avec une dizaine de journalistes. Une conversation qui devait rester « off » - cela signifie que les journalistes peuvent utiliser les propos d’une source sans en révéler l’identité - mais qui a finalement été dévoilée par l’AFP puis par Libération hier après-midi. L’après-Elysée, le président l’avait d’ailleurs déjà évoqué en 2008 : « Je fais ça pendant cinq ans et, ensuite, je pars faire du fric, comme Clinton. 150 000 euros la conférence ! » (elle.fr 25.01) T. Blair en a fait autant, ils le font tous. 3- C'est "cuit" ! Le Canard enchaîné de mercredi rapporte le désarroi de nombreux ministres après le meeting socialiste du Bourget. Et notamment celui du Premier d'entre eux. «Si Nicolas ne déclare pas tout de suite sa candidature, c'est cuit. Sa stratégie de président au-dessus de la mêlée a échoué. Il n'a que 15 jours pour renverser la tendance. Après...», aurait déclaré François Fillon. Tout est dans les points de suspension. (20minutes.fr 25.01) Pas crédible et c'est encore rien de le dire ! Sondage CSA pour 20 Minutes, BFMTV et RMC. Sur les thématiques économiques, la défiance des Français est très importante : 28 % des sondés ne font confiance à aucun des candidats ou des probables candidats dans la lutte contre le chômage (une méfiance qui atteint 30 % sur la dette ou encore 29 % sur la défense du pouvoir d'achat…). (20minutes.fr 25.01) En réalité, personne n'y croit ! Comment peut-on croire que des questions non résolues depuis bientôt 30 ans pourraient l'être par les mêmes partis ou ceux-là mêmes qui ont déjà gouverné le pays ? Si CSA avait commencé par poser cette questions aux personnes qu'ils ont interrogées, ce ne serait pas 28, 29 ou 30% qui se diraient désabusées mais 90% ou plus. Leur sondage est conçu de telle sorte que chacun ait l'illusion que la réponse à leurs problèmes existe dans le cadre de l'ordre établi que ces partis ou ces philistins représentent. C'est le but de la manoeuvre. Un véritable cauchemar ! Et "maintenant le capitalisme lui-même". Extrait d'un article de Slate.fr titré : Comment sauver une nouvelle fois le capitalisme? Au moment où s'ouvre la grand-messe annuelle du capitalisme à Davos, le magazine Time dresse un tableau très sombre du système économique mondial et affirme que sans profonde réforme le capitalisme est en danger car il s'aliène les peuples partout sur la planète. «Tandis que la crise économique mondiale entre dans sa quatrième année, tout ceux qui pouvaient être blâmés l'ont été. Les banquiers irresponsables. Les dirigeants d'entreprises avides. Les régulateurs incompétents. Les politiques incapables d'agir. Les travailleurs chinois sous-payés. Les travailleurs grecs sur-payés. George W. Bush. Ben Bernanke. Angela Merkel. Les agences de notation…» Et maintenant le capitalisme lui-même. Time souligne que c'est logique. Le capitalisme est incapable aujourd'hui d'apporter ce qu'il est sensé offrir: récompenser le mérite, donner des opportunités et rémunérer le travail et le talent. Au contraire, depuis 2008, le capitalisme a tourné le dos à la méritocratie et bénéficie seulement aux privilégiés. (le balayeur du Bronx a le salaire et les conditions de vie qu'il mérite en temps normal, de même que le parasite milliardaire qui se vautre dans la luxure. Ce qui est "logique" aussi pour le Time, c'est que le capitalisme soit déclaré indépassable et donc éternel ! - ndlr) «L'écart entre les riches et les pauvres s'est élargi partout. Dans un rapport de 2011, l'OCDE souligne que les inégalités de revenus dans les 22 pays étudiés ont augmenté de 10% en moyenne depuis le milieu des années 1980 et que la situation s'est dégradée dans 17 pays. Le libre-échange a conduit à une mondialisation qui a forgé un marché du travail international qui met en concurrence directe les étudiants américains et indiens et met sur la touche ceux qui ne peuvent pas lutter.» (le capitalisme repose sur des contradictions explosivent à terme, incompatibles avec sa survie. - ndlr) Alors bien sûr, le capitalisme n'en est pas à sa première crise. L'immoralité et la brutalité du système sont dénoncées depuis le XIXe siècle. Pour autant, le capitalisme a vaincu le communisme et inclut dans son orbite à peu près toute la planète. Son secret, c'est un système dynamique. Comme la vie, il s'adapte, encore et toujours. Et la question aujourd'hui n'est pas «s'il doit être réformé, mais comment… Les souffrances de la grande dépression ont donné naissance au mouvement pour rendre le capitalisme plus juste et plus stable avec une plus grande protection et régulation des gouvernements. Le New Deal aux Etats-Unis et l'Etat providence en Europe. La stagflation des années 1970 a conduit le capitalisme vers plus d'innovation et de productivité». (le capitalisme n'a jamais "vaincu" le communisme, puisque le communisme n'a jamais existé à l'échelle de la planète, auquel cas les frontières, les Etats et les classes, les riches et les pauvres auraient disparu, on s'en serait porté si bien qu'il ne serait jamais venu à l'idée de personne de les faire renaître. Quant aux"souffrances de la grande dépression, excusez du peu, elle s'est traduite par plus de 45 millions de morts dans le monde, davantage de blessés, plus encore de vie et de famille brisée pour toujours, le Time le minimise car finalement elle a été profitable aux capitalistes américains à qui il doit encore son existence, on pourrait ajouter toutes les autres guerres (Corée, Vietnam, etc.) qui ont marqué la période entre 1945 et le début des années 70. Mais au fait, n'était-ce pas les impérialistes français, britannique et américain qui avaient saigné à blanc l'économie allemande au lendemain de la Première guerre mondiale au titre des "réparations de guerre" imposées au vaincu ? Par la suite, pour lui éviter de sombrer totalement et d'emboîter le pas à la Russie passée sous le pouvoir du parti bolchevik, n'était-ce pas l'impérialisme américain qui avait investi des milliards de dollars dans l'économie allemande... jusqu'en 1929, date à laquelle Hitler n'était pas encore parvenu au pouvoir, avant de rapatrier ces capitaux aux Etats-Unis et de plonger l'économie allemande dans un marasme épouvantable favorisant l'arrivée de Hitler au pouvoir, on connaît la suite ? Au passage, le Time ne peut nier l'existence de la lutte des classes (Etat providence) en réaction et d'une certaine manière comme frein à la dérive totalitariste du capitalisme. L'amalgame auquel il se livre entre "le New Deal aux Etats-Unis et l'Etat providence en Europe" n'est pas anodin ou une erreur d'appréciation ou encore le produit d'une confusion dans la tête du rédacteur du Time, non, il s'agit de mettre au compte du capitalisme pour l'embellir ou lui donner un visage plus présentable, plus humain, les avancées sociales qui étaient uniquement le produit de la lutte de classe du prolétariat en Europe, et dans une certaine mesure la condition de la reconstruction des Etats et du capitalisme sur le versant occidental de ce continent. Pour finir, la situation que nous connaissons aujourd'hui est le produit de la politique mise en avant par l'impérialisme dès le début ou le milieu des années 70, relayée par la suite à des degrés divers dans chacun des Etats en Europe. Ce sont les conséquences de ce processus entamé il y a 40 ans que nous observons et que nous subissons, conclusion à laquelle le le Time ne peut adhérer, qu'il ne peut pas reconnaître et livrer à ses lecteurs, car il s'agit d'un réquisitoire à charge et sans appel possible contre le capitalisme. -ndlr) Comme au lendemain de la crise des années 1930, Time suggère que le balancier revienne vers un plus grand contrôle des excès. Il faut rétablir ce que la mondialisation a effacé, retrouver un équilibre des pouvoirs économiques et politiques et rendre les dirigeants des banques et des entreprises responsables. Les risques pris jamais sanctionnés et les rémunérations pharaoniques injustifiées «détruisent la justification morale de l'existence d'un système capitaliste construit sur le mérite». (Puisque rien ni personne ne peut justifier l'existence d'un système économique basé sur l'exploitation de l'homme par l'homme, sur le vol de la force de travail des producteurs (manuels et intellectuels), sur des conditions objectives, matérielles, palpables et vérifiables, ils inventent une valeur subjective sur laquelle chacun devrait se pencher désormais, le mérite, valeur laissée à l'appréciation de chacun, sur laquelle les opposants au capitalisme devraient discourir à l'infini tel des métaphysiciens, pendant que les capitalistes continueraient tranquillement de vaquer à leurs affaires, le monde continuant sa marche vers l'abîme, ce dont se fout le Time évidemment. L'un mériterait d'être pauvre ou miséreux bien qu'il travaille, sans exploiter personne, et l'autre mériterait d'être riche en dormant, en exploitant la planète entière. Cette "justification morale" est conforme à la doctrine de l'Eglise. - ndlr) Des idées qui sont proches de celles mises en avant par l'éditorialiste pourtant conservateur du New York Times David Brooks, qui appelle à la naissance d'un concept qui nous rappelle quelque chose en France : le «free market socialism» (le socialisme de marché). (slate.fr 25.01) (Cela pourrait très bien être aussi le "socialisme de marché" à la chinoise, la négation du socialisme ! - ndlr) Actualité en titres Cause et effet. - Nouveau record pour le chômage en France depuis 12 ans - Reuters - Les ventes de l'anti-douleurs Tramadol en hausse de 30% sur un an - Liberation.fr Frénésie ! - 377 900 par jour : le nombre d'iphones vendus au cours du dernier trimestre 2011 (plus que le nombre de naissances dans le monde) - Atlantico.fr Tout fout le camp ! - La dernière fabrique française de bérets basques en redressement judiciaire - AFP - La France a perdu un cinquième de ses vergers en dix ans AFP D'une maison close à l'autre... - Une gendarmerie de l'Essonne squattée par des Roms évacuée - Liberation.fr - Prostitution : un célèbre club libertin contraint de fermer - LeFigaro.fr Dictature américaine. - Des commandos américains libèrent deux otages en Somalie - Reuters - Le responsable de la tuerie d'Hadita, en Irak, n'ira pas en prison - LeMonde.fr INFOS EN BREF
Politique Bahreïn Des affrontements ont opposé la police et des manifestants dans plusieurs localités chiites de Bahreïn où 41 policiers et plusieurs manifestants ont été blessés, ont indiqué mercredi les deux bords. Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur a affirmé que la police anti-émeutes avait été attaquée mardi soir par "des hommes et des femmes masqués" et armés de pierres et de cocktails Molotov, notamment à Duraz, Sanabis, Dair et Al-Ekr. Ces attaques "reflètent une grave escalade dans les tactiques violentes de groupes et individus qui soutiennent l'opposition", a ajouté le ministère, faisant état d'au moins 41 policiers blessés. (AFP 25.01) Social 1- France Le chômage a poursuivi sur sa lancée, en décembre, avec une augmentation de 1% du nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A par rapport au mois précédent. Soit 29 700 personnes supplémentaires n'exerçant aucune activité professionnelle. Sur un an, ce chiffre a augmenté de 5,6%. En incluant les personnes ayant une activité partielle (catégories B et C), le chômage a crû de 0,6% entre novembre et décembre 2011. Plus de 4,2 millions de demandeurs d'emplois sont inscrits dans les trois premières catégories. Les catégories D et E, concernant les chômeurs bénéficiant d'une formation, d'un stage ou d'un emploi aidé, augmentent respectivement de 2,3% ou de 2,1%. Ce qui peut indiquer une augmentation du recours à ces de la part des pouvoirs publics, ou une conséquence de l'augmentation du nombre de plans sociaux, accompagnés de dispositifs publiques de reconversion. La hausse a particulièrement touché les plus de 50 ans, qui sont 2% de plus en catégorie A (16% sur un an). Ils représentent plus de 20% des inscrits à Pôle Emploi. Les moins de 25 ans sont aussi plus concernés que la moyenne : +1,3% sur le mois. La hausse concerne de manière égale les chômeurs de courte et de longue durée (+0,6%). Les fins de contrats précaires (CDD ou intérim) représentent toujours le premier motif d'inscription à Pôle Emploi, avec près d'un tiers des cas. Bien moins importants en nombre, les licenciements économiques bondissent néanmoins de 5,7%, de mauvais augure après les +11% du mois précédent. (liberation.fr 25.01) 2- UE. En famille. La Confédération européenne des syndicats (CES) a appelé mercredi à Bruxelles à "une journée d'action européenne" le 29 février, à la veille d'un sommet des dirigeants européens consacré au nouveau traité visant à renforcer la discipline budgétaire au sein de l'UE. "Le mot d'ordre de la journée d'action sera +Trop, c'est trop ! Les mesures d'austérité ne sont pas la seule réponse à la crise+", a déclaré Bernadette Ségol, la secrétaire générale de la CES, après une réunion extraordinaire de son comité de direction. Le "seul objectif de ce traité est de réduire au maximum les déficits publics quels qu'en soient les impacts sociaux. On ne peut pas continuer à imposer des mesures qui ne marchent pas, qui enfoncent les pays dans la crise et appauvrissent de plus en plus de monde", a dénoncé Mme Ségol. "C'est au contraire une politique de relance par l'investissement qui doit être privilégiée", a-t-elle précisé. Les principaux délégués de la CES -Brendan Barber (patron du syndicat britannique TUC), Bernard Thibault (CGT française) et Annelie Buntenbach (DGB allemande)- sont montés mercredi midi sur une tribune dressée devant le bâtiment du Conseil européen pour "démontrer l'unité des syndicats européens" sur ce dossier. Ils avaient été auparavant reçus par le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. "Le diagnostic que font tous les syndicats est unanime quant à la dégradation sociale dans l'ensemble de l'Europe", a déclaré M. Thibault, qui représentait les syndicats français membres du CES (notamment la CFDT et FO). Le choix de la forme (manifestations, grèves...) que prendra la Journée d'action du 29 février a été laissé aux différentes confédérations nationales. (Reuters 25.01) La CES est un syndicat formidable, non ? Pas vraiment. Pour vérifier que l'agence Reuters n'avait rien oublié au passage, je me suis connecté au portail de la CES. Et effectivement de la déclaration de la secrétaire générale de la CES, ils ont occulté le passage suivant qui indique clairement quel contenu politique la CES compte donné à cette journée d'action contre laquelle nous sommes évidemment : "Pour les syndicats européens, ce traité doit comporter un volet social fort. Même si l’équilibre budgétaire est nécessaire, la rigueur seule accroît les déséquilibres. C’est une politique de relance par l’investissement qui doit être privilégiée " (www.etuc.org), comme si l'UE avait eu un jour un caractère social, antisocial assurément ! Autrement dit, compte tenu du fait que "l’équilibre budgétaire est nécessaire" est incompatible avec la satisfaction des revendications collectives des travailleurs, cette journée d'action aura pour seul objectif de légitimer ce traité et la politique ultra réactionnaire adoptée par tous les gouvernement de l'UE. Comment fonctionne la colloration de classes de la CES. En associant en permanence dans ses préoccupations les intérêts des capitalistes et ceux des travailleurs, comme si la satisfaction des uns ne se faisaient pas obligatoirement au détriment des autres. Un autre exemple pour l'illustrer, il est daté du 12 janvier 2012 : Bernadette Ségol, Secrétaire générale de la CES, a déclaré : " Nous doutons sérieusement que la proposition de Traité international du Sommet de décembre dernier soit suivi d’effets positifs pour l’économie et pour les travailleurs", vous retrouvez bien les intérêts du capital sous le vocable de "l'économie" au côté des travailleurs, comme si leurs intérês étaient complémentaires au lieu d'être antinomiques et inconciliables, tout le reste n'est que du baratin pour mieux embrouiller militants et travailleurs. Question : que foutent les syndicats dans la CES créée de toutes pièces par l'UE, sinon collaborer avec l'UE. A bas la CES et l'UE ! Economie 1- Grande-Bretagne L'économie britannique s'est contractée de 0,2% au dernier trimestre de 2011, une performance pire que celle anticipée par les analystes et qui conforte les craintes d'un retour du pays dans la récession, selon une estimation officielle publiée mercredi. La croissance du produit intérieur brut (PIB) s'établit à +0,8% par rapport à la même période de l'année dernière et à +0,9% sur l'ensemble de 2011, a indiqué l'Office des statistiques nationales. Cette mauvaise performance devrait relancer les interrogations sur le bien-fondé de la politique d'austérité menée sans relâche par le Premier ministre conservateur David Cameron, accusée par ses détracteurs d'avoir "tué" la reprise. Elle intervient en outre au moment où le chômage est déjà au plus haut depuis 17 ans. Pour Vicky Redwood, du cabinet Capital Economist, "le Royaume-Uni est en fait déjà de retour dans la récession et l'économie va continuer de se contracter durant la majeure partie de cette année". De son côté, la Banque d'Angleterre a signalé mercredi qu'elle était disposée à effectuer rapidement de nouvelles injections massives de liquidités pour soutenir l'économie, une politique qui a jusque-là aidé le Royaume-Uni à emprunter sur les marchés dans de bonnes conditions pour financer sa dette. (AFP 25.01) Et faites chauffer la planche à billets ! 2- Grèce Le Fonds monétaire international (FMI) fait pression sur la Banque centrale européenne (BCE) pour qu'elle accepte de prendre des pertes sur les 40 milliards d'euros de dette grecque qu'elle détient, rapporte, mercredi 25 janvier, le Financial Times. La BCE est très fortement opposée à l'idée qu'elle subisse des pertes sur ses obligations grecques, sur le modèle des créanciers privés, selon le quotidien économique, qui cite des responsables européens qui participent aux difficiles négociations sur la restructuration de la dette hellénique. Le journal rappelle toutefois que le FMI a démenti exercer une telle pression. L'Institut de la finance internationale (IIF), qui représente les créanciers privés dans la négociation, a réaffirmé, mardi, qu'il refusait d'aller au-delà de 50 % de décote pour les titres de dette de la Grèce détenus par le secteur privé. 'Nous appelons maintenant toutes les parties à honorer cet accord', a déclaré à Zurich le directeur général de l'IIF, Charles Dallara, ce qui inclut la BCE. Démentant les espoirs d'une conclusion imminente d'un accord avec les banques et fonds d'investissement sur l'opération d'échange d'obligations censée assurer le désendettement grec, la réunion de l'Eurogroupe lundi à Bruxelles n'a accouché que d'une date-butoir, celle du 13 février, avant laquelle Athènes doit trouver une issue pour lancer, à temps, l'offre publique d'effacement. (lemonde.fr 25.01) 3- Etats-Unis. 3.1- La Fed ou la spirale infernale du rachat d'actifs pourris et de l'endettement. La président de la Réserve fédérale Ben Bernanke a déclaré mercredi que la banque centrale américaine était prête à prendre d'autres mesures de soutien à l'économie après que la Fed a annoncé plus tôt que ses taux d'intérêt resteraient proches de zéro jusqu'à au moins la fin 2014. La Fed a également décidé, pour la première fois de son histoire, de fixer un objectif d'inflation officiel - de 2% -, même si Ben Bernanke a précisé que la banque centrale devait faire preuve de flexibilité pour contenir la hausse des prix à la consommation quand le chômage est élevé. En réponse à la plus grave crise économique depuis la Grande dépression des années 1930, la Fed a ramené ses taux d'intérêt à un niveau proche de zéro en décembre 2008 - dont ils n'ont pas bougé depuis. Dans le même temps, la Fed a également plus que triplé la taille de son bilan à environ 2.900 milliards de dollars après deux programmes d'assouplissement quantitatif, consistant à racheter des obligations d'Etat, opérations qui reviennent de fait à faire tourner la planche à billets. Avec ces actions, les économistes jugent que la Fed a réussi à éviter une récession encore plus sévère, mais elle n'est pas parvenue à ramener le taux de chômage à un niveau considéré comme normal quand l'économie fonctionne bien. Beaucoup de connaisseurs de la Fed s'attendent à une nouvelle série de rachats d'obligations, avec un accent mis sur de la dette immobilière. La Fed, dans sa toute première déclaration d'"objectifs à plus long terme et de stratégie de politique", a précisé qu'il n'était pas opportun de fixer un objectif pour le taux d'emploi, parce que le marché du travail n'est que partiellement déterminé par des facteurs monétaires. (Reuters 25.01) J'ai relevé trois éléments intéressants dans cet article : 1- la Fed fixe le taux officiel de l'inflation aux Etats-Unis, c'est elle qui dirige le pays, donc les banquiers, dès lors comment le président des Etats-Unis ne serait pas le président des banquiers et comment pourrait-il mettre en oeuvre une politique qui ne serait pas favorable à ses commanditaires ou mentors, impossible ; 2- le refus de la Fed de se prononcer sur l'objectif de la réduction du chômage, parce que ce n'est pas sa priorité ; 3- si "le marché du travail n'est que partiellement déterminé par des facteurs monétaires", c'est qu'il est déterminé par un autre facteur, en dernier ressort, par le coût du travail, compétitif ou non sur le marché mondial, qui reflète le niveau de vie moyen de la population, ses besoins, la totalité de ses besoins qui dépassent de très loin les besoins élémentaires d'un travailleur pour renouveler sa force de travail dans une société basée sur la consommation ou plutôt la surconsommation et l'endettement. C'est le modèle de société américaine qui est en cause, l'existence même de l'impérialisme américain. Pourquoi ? Parce que paradoxalement tous les peuples de la planète aspirent à vivre mieux, à accéder au progrès social, à satisfaire des besoins qui ne coïncident plus avec le strict minimum qui était nécessaire hier pour survivre. Ces besoins sont devenus planétaires à la fin du XXe siècle. Ils échappent au contrôle de toute autorité ou tyran, et c'est la jeunesse qui aspire naturellement à les satisfaire qui est à la pointe du combat révolutionnaire contre le capitalisme et les régimes qui s'y opposent, de façon désordonnée certes, mais personne ne peut stopper ce processus légitime en marche qui fait partie intégrante de la révolution socialiste mondiale, reste au prolétariat mondial et à sa jeunesse à trouver la voie du socialisme qui lui permettra de prendre le pouvoir. 3.2- Ah les petites mains chinoises ! Portée par des résultats flamboyants publiés mardi soir, l'action Apple s'envole mercredi à Wall Street, permettant à la marque à la pomme de devenir la première capitalisation boursière du monde, avec une capitalisation boursière de 416,46 milliards de dollars, selon des données Reuters, reléguant le groupe pétrolier Exxon Mobil au deuxième rang (412,6 milliards de dollar). Reuters 25.01) 4- Japon Le Japon a subi en 2011 son premier déficit commercial annuel depuis 1980, à cause des perturbations liées au séisme du 11 mars, d'une facture énergétique renchérie par l'accident de Fukushima et de la vigueur du yen. Le déficit commercial de la troisième puissance économique mondiale a atteint 2.492,7 milliards de yens (près de 25 milliards d'euros) sur l'ensemble de l'année, a annoncé mercredi le ministère des Finances. Les importations ont bondi de 12,0%, à cause d'une facture énergétique renchérie par l'envolée des achats en valeur de pétrole (+21,3%) et de gaz naturel liquéfié (+37,5%). Outre la hausse des tarifs, le Japon a dû importer du gaz comme jamais pour approvisionner ses centrales thermiques, afin de compenser l'effondrement de la production nucléaire d'électricité du pays après l'accident de Fukushima. Depuis cette catastrophe, la pire du secteur depuis celle de Tchernobyl (Ukraine) en 1986, les réacteurs arrêtés pour maintenance régulière n'ont pas pu redémarrer en raison de l'obligation préalable d'effectuer des tests de résistance et d'obtenir l'approbation des autorités locales. Au 31 décembre, l'archipel ne disposait que de 6 unités en service sur un total de 54. Le Japon a aussi élevé ses acquisitions de produits alimentaires, de 12,4% en valeur. En 2011, les exportations se sont effritées pour leur part de 2,7% par rapport à celles de 2010, plombées par un recul des livraisons à l'étranger de semi-conducteurs (-14,2%) et de voitures (-12,1%). La production des fabricants d'électronique et des constructeurs d'automobiles a été très perturbée par le séisme et le tsunami qui ont dévasté la région du Tohoku (nord-est) le 11 mars. Usines endommagées, approvisionnement interrompu ou réduit pendant des semaines, ces puissants secteurs de l'économie nippone ont connu un printemps désastreux qui les a contraints à diminuer leurs ventes hors du Japon. A l'automne, des inondations historiques en Thaïlande ont en outre perturbé les circuits habituels d'échanges de pièces détachées et produits finis, alors que la situation venait à peine de revenir à la normale au Japon. Ces difficultés ont été aggravées par la vigueur historique du yen qui a renchéri leur production "made in Japan" et amoindri la valeur de leurs revenus encaissés à l'étranger. Considérée comme une devise refuge par temps économique incertain, la monnaie nippone a fait l'objet d'achats massifs d'investisseurs effrayés par les turbulences financières internationales. En deuxième partie d'année, la dégradation de la conjoncture mondiale en lien avec la crise européenne d'endettement a de surcroît réduit les débouchés des firmes nippones. Au sein de la région asiatique en croissance, le déficit commercial nippon vis-à-vis de la Chine, son premier partenaire commercial, a quintuplé et son excédent s'est notablement réduit envers la Corée du Sud et Taïwan. Le bénéfice tiré de ses échanges de biens a diminué de 8,2% face aux Etats-Unis et de 31,3% vis-à-vis de l'Union européenne à l'économie chancelante. "Le commerce japonais a été cette fois frappé des deux côtés", a résumé Satoshi Osanai, économiste à l'Institut de recherche Daiwa, rappelant que la chute des exportations observée en 2008, année du pic de la crise financière, n'avait pas été accompagnée d'une hausse des importations, à l'inverse de 2011. Les économistes soulignent que les circonstances de l'année passée furent exceptionnellement négatives pour l'archipel, mais plusieurs facteurs pesant sur son commerce pourraient néanmoins perdurer. Même si elle redémarre quelque peu, la production nucléaire du pays ne retrouvera sans doute pas ses niveaux d'antan, lorsqu'elle assurait quelque 30% de la production d'électricité locale, ce qui maintiendra la facture énergétique à des niveaux coûteux. Le yen risque pour sa part de rester élevé en 2012 et de peser encore sur la compétitivité des produits fabriqués au Japon pour l'exportation, à moins d'une brusque éclaircie sur l'économie mondiale. (AFP 25.01) Le 25 janvier CAUSERIE Démontage d'une manipulation politique. 1- François Hollande a réitéré mardi ses attaques contre le "monde de la finance" dont la démocratie doit selon lui triompher, reprenant ce qui est devenu son principal slogan de campagne. (Si tel était vraiment le cas, les médias ne le porteraient pas au pinacle après son discours du Bourget. La finance ne s'y est pas trompée, elle sait pertinemment qu'Hollande n'est pas le candidat de la démocratie, pas plus que Mitterrand ou Blum, parce qu'il revendique son attachement au marché, au capital, il ne peut pas à la fois incarner la démocratie ou seulement la démocratie étriquée qui sied si bien à la finance à défaut de pouvoir s'en passer totalement. - ndlr) A Toulon François Hollande a fustigé un "monde de la finance qui s'est octroyé toutes les possibilités de déstabiliser les Etats". (Rectifions : ce sont les Etats qui détiennent le pouvoir politique qui font les lois et qui ont ainsi fourni à la finance la possibilité d'imposer sa loi aux Etats. - ndlr) "Comment peut-on admettre que des banques en France puissent avoir des opérations dans les paradis fiscaux ?", a-t-il demandé. "Et bien, ce ne sera plus autorisé à partir du mois de mai. Les produits spéculatifs, qui n'ont aucun lien avec l'économie, seront aussi mis hors la loi." (Rappelons que l'UE est un repère de paradis fiscaux, Luxembourg, Liechtenstein, Monaco ou encore la City de Londres. Sans parler de la Suisse avec laquelle l'UE commerce. Hollande envisagerait-il de rompre avec ces Etats ou principautés ? D'un coup de baguette magique, instantanément, c'est du délire, Hollande va mettre au pas le G20, plus fort encore, se substituer à lui, farfelu, grotesque ! - ndlr) François Hollande a réaffirmé que seule une "Europe solidaire" permettra de trouver une solution à la crise "face à la spéculation et face aux marchés", prônant une nouvelle fois la mise en place d'une "agence publique de notation" pour remplacer des "agences dont nul ne connaît la fiabilité". (Faux : la fiabilité des agences de notation est bien connue, elle n'avait vu venir aucune des crises qui se sont produites au cours des décennies précédentes et pas seulement la dernière en date, Lehman Brothers était noté AAA avant son effondrement. Discussion parfaitement inutile, puisque cette crise a été en grande partie orchestrée en sous-main par ceux qui étaient censés la détecteur afin de l'éviter, les principaux bénéficiaires évidemment. Plus grave encore, c'est aussi un aveu, quand il prône la création d'une "agence publique de notation", cela signifie que le peuple n'a pas les moyens (démocratiques) d'exercer son contrôle sur l'Etat et l'économie du pays en général, et au lieu de préconiser de remédier à cette fâcheuse lacune, il préfère entériner ce hold up sur la démocratie par le biais d'un organisme aux mains de technocrates sur lequel les travailleurs n'auront aucun moyen de contrôle, ce qui confirme que dans ce pays les travailleurs ne dispose d'aucun pouvoir. - ndlr) "La démocratie doit être plus forte que les marchés, la politique plus ferme que les spéculateurs", a-t-il déclaré. (Reuters 24.01) (Foutaise, les marchés sont l'antithèse de la démocratie, il suffit d'observer ce qui se passe aux Etats-Unis pour en être convaincu. - ndlr) 2 Il n'y aura pas de croissance "si on ne s'attaque pas à la finance", a affirmé mardi sur BFMTV-RMC la première secrétaire du PS, Martine Aubry. (croissance signifie davantage de profit pour les patrons, la suite va le confirmer. - ndlr) "Cela fait au moins dix ans que la droite est au pouvoir et on ne fait rien pour que la croissance revienne. Regardez l'Allemagne où elle en est et regardez où nous en sommes!... Elle (l'Allemagne) a réussi à maintenir la croissance malgré la crise", a poursuivi la responsable du PS. (Nous y sommes, l'Allemagne avec ses contre-réformes successives favorables au patronat, qui se sont finalement traduites par la précarité généralisée, quelle référence, tout un programme ! - ndlr) "Contrairement à ce que veut nous faire croire la droite et M. Sarkozy, a-t-elle dit, il n'y a pas de fatalité à la politique qui est menée aujourd'hui". (Alors qu'elle vient d'annoncer ou de prouver que le PS poursuivra ou amplifiera encore la politique antisociale de Sarkozy. - ndlr) Mme Aubry a assuré d'autre part que le PS dans son ensemble faisait corps derrière M. Hollande, un "homme de gauche". (Tout comme Attali le banquier, DSK ex-directeur général du FMI, P. Lamy à la tête de l'OMC, la milliardaire E. Badinter (Publicis), etc. tu parles, lisons la suite qui le dément. - ndlr) "Beaucoup d'hommes et de femmes qui ne sont pas marqués à gauche dans leurs engagements peuvent s'y retrouver facilement", car François Hollande n'a pas fait de "promesses aberrantes", a-t-elle dit. (AFP 24.01) (Même quand vous êtes de droite vous êtes de gauche, merci pour cette précision qui a le mérite d'être claire, Hollande ne pouvait pas faire de "promesses aberrantes" pour la bonne raison qu'il est entièrement soumis au capital et que ce dernier ne le supporterait pas, dans le sens qu'il y est farouchement opposé, crise oblige évidemment. - ndlr) Cette vermine, qui se fait passer pour socialiste, ne pourrait pas tenir ce discours si les travailleurs en France savaient exactement quel sort le patronat allemand a réservé à leurs homologues. En voici un bref aperçu, d'autant plus crédible qu'il provient d'une personne qui n'est pas vraiment connu pour son engagement au côté des travailleurs, Hervé Gattegno, rédacteur en chef au "Point", qui intervient sur les ondes de RMC pour sa chronique politique. Voici ce qu'il en dit du "mythe" allemand cher aux dirigeants de l'UMP et du PS notamment. Par exemple ? Qu'est-ce qui vous paraît critiquable dans le modèle allemand ? Il faut se méfier de la présentation qu'en font les politiques français. Le grand mythe de la réussite allemande, c'est sa croissance économique et la rigueur de ses finances publiques. La vérité, c'est que sa croissance est presque au niveau de la nôtre (proche de zéro) et que la dette allemande est la plus élevée d'Europe - ce qui nuance la légende de la rigueur teutonne. Ce qui est souvent mis en avant, c'est la fiscalité. Il est exact que le taux d'imposition des entreprises a été réduit et qu'il est légèrement inférieur à celui pratiqué en France - mais pas pour les PME, qui sont moins taxées en France. Et pour les particuliers, il y a bien un bouclier fiscal en Allemagne (à 42 %), mais vu l'impopularité de cette mesure en France, on a peine à croire que ce soit un objet d'admiration. Là où la politique allemande produit des résultats, c'est dans la lutte contre le chômage... C'est vrai, mais les chiffres sont trompeurs. Il faut savoir que les chômeurs de plus de 58 ans sont écartés des statistiques. Ensuite, les réformes du gouvernement Schröder en 2010 ont effectivement fait reculer le chômage, mais il faut voir à quel prix. En Allemagne, il n'y a plus d'allocation chômage au bout d'un an et le demandeur d'emploi est obligé d'accepter la place qu'on lui propose, y compris des emplois sous-payés. C'est vrai aussi que le chômage partiel a permis d'éviter beaucoup de licenciements, mais le résultat, c'est qu'il y a 6,5 millions de salariés pauvres en Allemagne - et pas de salaire minimum dans les services. Sans compter une politique familiale inexistante, qui fait que les femmes doivent choisir entre travailler ou élever des enfants ; ce qui explique que la natalité soit en berne. Quelle conclusion en tirez-vous ? Que la convergence franco-allemande, que préconise Nicolas Sarkozy, est une illusion ? C'est au moins un trompe-l'oeil. Les différences entre nos deux pays sont économiques et sociales, mais aussi politiques et culturelles. Paradoxalement, les syndicats ont un poids bien plus grand en Allemagne, mais la condition des salariés est mieux préservée en France. C'est là où les clichés peuvent avoir une réalité : peut-être que les Allemands acceptent plus facilement ce contre quoi nous, Français, avons tendance à résister. Et sans doute que ce que nous envions le plus, dans le modèle allemand, ce sont les résultats qu'il produit - et non les efforts qu'il nécessite. (Lepoint.fr 24.01) Démontage d'une manipulation économique. (Dans ce genre d'articles, l'auteur commence par énoncer une affirmation qu'il va ensuite s'employer d'étayer, mais comme il n'a pas vraiment conscience de l'idéologie à laquelle il adhère, il ne va pas s'apercevoir, en tout cas pas toujours, que certains faits ou arguments qu'il avance sont en contradiction avec l'affirmation qu'il soutenait au départ. Dans le cas où il s'agira pour lui de justifier une position ou une mesure à laquelle il adhère ou qu'il soutient, il développera sa démonstration sans même s'apercevoir des contradictions qu'elle contient, mais qu'un lecteur attentif ou avisé détectera facilement. Dans le cas présent, il est convaincu mordicus à la fois qu'il est possible de réguler les produits dérivés et que les dirigeants de l'UE ont véritablement la volonté d'y parvenir. Voyons ce qu'il en est réellement, ajoutons que parfois, assez souvent tout de même, il suffit d'un seul mot pour que la totalité de sa démonstration tombe à l'eau et révèle sa véritable intention, dans quelle direction erronée il avait voulu entraîner ses lecteurs.) Les ministres des Finances des 27 pays de l'Union européenne se sont mis d'accord mardi pour réguler les produits dérivés, accusés d'avoir contribué à la crise sur les marchés financiers, suite à un compromis avec la Grande-Bretagne qui traînait des pieds. (Le cadre est posé. - ndlr) "Une étape très importante a été franchie avec cet accord unanime des ministres des Finances sur la régulation", a déclaré à la presse le commissaire européen chargé du secteur des services financiers, Michel Barnier, à l'issue de la réunion ministérielle à Bruxelles. (Le superlatif absolu employé en tout début de phrase renforcé par l'idée d'unanimité, contribue à donner aux lecteurs la conviction qu'un fait important vient de se produire, qu'une question vient d'être réglée une fois pour toute. Nous verrons par la suite qu'il n'en est rien. - ndlr) "Nous sommes dans les temps pour respecter nos engagements au sein du G20" sur ce sujet, s'est-il réjoui, ajoutant qu'il espérait parvenir "dans quelques jours" à un accord sur la question avec le Parlement européen, appelé aussi à co-décider. (Nous sommes là en présence d'un grossier mensonge implicite camouflé par une vérité sans importance. Le grossier mensonge consiste à faire croire implicitement que tous les pays du G20 accepteraient que les produits dérivés soient sévèrement réglementés ou controlés, alors que les Etats-Unis y sont farouchement opposés. C'est la raison pour laquelle Barnier a commencé par une vérité sans intérêt, ils sont "dans les temps", ce dont tout le monde se fout, les Américains en premier. L'accord probable des pantins du Parlement européen étant acquis d'avance. - ndlr) Bruxelles veut obliger tous les produits dérivés, y compris ceux échangés de gré à gré, à passer par des chambres de compensation, des organismes qui assurent le bon déroulement des opérations et jouent le rôle de fonds de garantie. (On verra ci-dessous que Bruxelles n'est pas en mesure d'"obliger" quoi que ce soit à qui que ce soit en la matière. -ndlr) "Le tout dernier point sur lequel nous devions réunir un accord était celui du rôle de la supervision de ces chambres de compensation" en Europe, a expliqué M. Barnier. (Et c'est là que le dérapage se produit. Deux éléments de sources diverses pour le prouver. - Improprement qualifiée de "chambre de compensation", Clearstream est l’un des deux organismes européens de règlement-livraison -sa principale activité- par lequel plus de 2.000 banques, institutions financières ou encore banques centrales du monde entier s’échangent leurs actions et leurs obligations. (AFP 28.01.2010 ; source : www.paradisfj.info) Je rectifie l'imprécision de l'AFP, Clearstream est bien une chambre de compensation (source : Wikipedia) - Mais une chambre de compensation ne constitue pas une panacée, et même si cela ne saute pas aux yeux, la protection qu'elle offre à ses participants s'accompagne d'inconvénients non négligeables pour ceux qui sont en dehors. (...) La chambre de compensation accroît également la transparence, parce qu'elle peut faire état de son exposition agrégée au régulateur pour qui il est plus facile de réguler une chambre de compensation centrale que toute une série de banques au fonctionnement opaque – ce qui devrait renforcer le système financier. Mais les risques, dont beaucoup sont systémiques et souvent importants, demeurent. Malheureusement, la structure même des chambres de compensation les camoufle. Autre facteur préoccupant : en équilibrant pertes et gains la chambre de compensation peut réduire les risques encourus par ses participants, mais elle ne fait souvent que les transférer aux créanciers extérieurs ; et elle ne supprime pas le risque fondamental auquel est confronté l'ensemble du système financier. (l'auteur de cet article en fait ensuite la démonstration -ndlr) Les régulateurs veulent faire davantage appel aux chambres de compensation ou même exiger que l'on passe par elles pour ce type d'accords financiers. Elles offrent beaucoup d'avantages, notamment une plus grande transparence, une meilleure fixation des prix et tendent à une meilleure régulation. Mais les régulateurs surestiment globalement leurs avantages. Trop de réduction du risque systémique se réduit à un transfert de risque. (source : http://lecercle.lesechos.fr) Pour conclure, si tel n'était pas le cas ou qu'il n'était pas possible de déroger d'une manière ou d'une autre à cette L'accord a été obtenu grâce à un compromis avec Londres qui contestait le pouvoir de l'autorité de régulation financière européenne (ESMA), étant donné que la City contrôle 75% du marché européen des dérivés et 50% du marché mondial. La chambre de compensation LCH.Clearnet, parmi les premières d'Europe, est basée à Londres. (Je ne suis pas un expert de la finance, mais compte tenu de ce qu'on a lu plus haut, on peut penser que la City liée à la Fed a accepté ce "compromis" en accord avec les financiers américains, et qu'elle procèdera au "transfert du risque" de l'autre côté de l'Atlantique, et le tour est joué ! - ndlr) Les droits de vote sur les procédures d'autorisation des chambres de compensation sont plus favorables aux Britanniques que précédemment, tout en maintenant le rôle de l'ESMA, auquel le Parlement européen est attaché. (En économie plus encore qu'en politique, c'est le plus puissant ou celui qui détient le pouvoir qui dicte sa loi et les autres s'y plient, donc nous sommes là en présence d'un euphémisme qui sert à camoufler la capitulation de l'UE devant l'impérialisme américain. - ndlr) Dans un communiqué, un responsable de l'ONG Oxfam, Marc Olivier Herman, a qualifié l'accord entre Etats européen de "bonne nouvelle", soulignant notamment que "les dérivés sur les marchés de matières premières alimentaires devraient être beaucoup plus transparents", et a appelé à un accord rapide avec le Parlement européen sur la question. (AFP 24.01) (Cet épilogue misérable est conforme à la nature et la mission des ONG, ainsi tout est dans l'ordre des choses. - ndlr) Démontage d'une manipulation syndicale. A la tête de la CGT depuis 13 ans, Bernard Thibault, artisan d'une évolution du premier syndicat français vers plus d'ouverture et d'indépendance à l'égard du politique, a annoncé mardi qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat en 2013. En 13 ans, M. Thibault a réussi à modifier l'image de la centrale qu'on appelait autrefois la "courroie de transmission du PCF", une oeuvre qu'il a poursuivie dans le sillage de son prédécesseur, Louis Viannet. Plusieurs chantiers de réforme ont été lancés dont certains plutôt couronnés de succès comme la réforme des cotisations ou le rapprochement depuis 2006 avec l'autre grand syndicat, la CFDT. (AFP 24.01) Avez-vous remarqué que chaque fois qu'on entend parler "d'indépendance à l'égard du politique" cela se traduit par une dépendance plus grande envers le capitalisme ou le régime (l'Etat), leur idéologie, cela vaut pour les syndicats, les partis comme pour la Banque de France par exemple. Que cache l'affirmation selon laquelle M. Thibault la CGT ne serait plus la "courroie de transmission du PCF" ? La CGT n'est plus la "courroie de transmission du PCF" dans sa version purement stalinienne, elle est devenue la "courroie de transmission du PCF" stalinisé reconverti sans effort au social-libéralisme, ce que confirme son rapprochement avec la CFDT, CQFD. INFOS EN BREF
Politique Syrie Le Conseil national syrien (pro-occidental) poursuit son lobbying pour que la Ligue arabe transfère le dossier syrien au Conseil de sécurité des Nations Unies. Cependant, le rapport des observateurs de la Ligue est susceptible d’infirmer la version atlantique des événements et de confirmer la version de l’administration el-Assad. C’est pourquoi le Conseil national syrien a annoncé qu’il préparait un contre-rapport que la Ligue pourrait substituer au document officiel pour saisir le Conseil de sécurité en faveur d’une intervention militaire internationale. Le Figaro a donné le signal d’un retournement complet de la presse française. Celle-ci n’accuse plus l’administration el-Assad d’avoir tendu un guet-apens au journaliste Gilles Jacquier pour l’assassiner, mais affirme qu’il a été victime d’une « bavure des insurgés ». Cette interprétation n’est pas plus étayée que la précédente et reflète uniquement la volte-face de l’administration Sarkozy. Très préoccupée par les révélations sur l’appartenance de M. Jacquier aux services de renseignement militaires et sur l’implication de la France dans l’enlèvement des ingénieurs iraniens, Paris a décidé de clore le dossier pour étouffer ces affaires. - L’armée syrienne a repris la localité de Zabadani durant la nuit. Selon la Deutsche Press Agentur, qui suit l’affaire de près, elle aurait été aidée par des combattants du Hezbollah libanais venus en renfort. Pas du tout, affirme As Safir, l’armée a expérimenté une nouvelle technique : elle a abandonné la localité le jour pour y encercler les rebelles. Elle a attendu la nuit pour que la population soit à l’abri, avant de lancer une attaque et de reprendre le contrôle du bourg. Cette méthode est efficace car les bandes armées n’ont pas de soutien dans la population. Étrangement, sur les photos des rebelles posant à Zabadani, on remarque qu’ils sont équipés de fusils d’assaut allemands. - Le Los Angeles Times n’admet pas le soutien russe à la Syrie. Son reporter à Moscou interprète cette politique comme un pur réflexe anti-occidental de Vladimir Poutine. - Alors que plusieurs attentats kamikazes ont endeuillé Damas, l’ambassade des États-Unis a souhaité, pour se protéger, que la municipalité barre la rue passante où elle se trouve. Cependant, les autorités syriennes, qui estiment que les attentats d’Al-Qaida sont commandités par les Occidentaux, ont refusé pensant que les États-Uniens étaient les seuls à ne rien avoir à craindre. Le Washington Post déplore que le personnel US soit en danger et qu’il faille donc fermer la représentation diplomatique. - Kamal al-Labwani, un opposant ayant bénéficié d’une amnistie en novembre, a participé à une manifestation anti-Assad à Amman. Il a accordé un entretien à Associated Press et au Moustaqbal. Il appelle les minorités religieuses à ne pas craindre une révolution sunnite et garantit que le prochain régime sera séculier et reconnaîtra leurs droits. - Al-Watan (Qatar) révèle que l’émir Hamad a saisi l’Organisation de la Conférence islamique pour que son secrétaire général, le Turc Ekmeleddin Ihsanoglu, invite la Ligue arabe à transmettre le dossier syrien au Conseil de sécurité de l’ONU si la répression se poursuit. L’OCI –comme le Conseil de coopération du Golfe et la Ligue arabe– avait déjà soutenu la guerre contre la Libye. (Réseau Voltaire 22.01) Social 1- Forum social mondial Le Forum social mondial, principal événement anti-capitaliste de la planète, s'ouvre mardi à Porto Alegre (sud du Brésil) avec une marche devant réunir des milliers de manifestants. Ce Forum social "thématique" doit préparer le Sommet des peuples que les mouvements sociaux organiseront en marge de la Conférence de l'ONU sur le développement durable en juin à Rio de Janeiro (Rio+20) qui réunira des chefs d'Etat du monde entier. Il se tient à la veille du Forum économique de Davos qui réunira les dirigeants politiques et industriels des pays riches. Cette année, la grande nouveauté du forum sera la participation des nouveaux mouvements de protestation comme le Printemps arabe, Occupy Wall Street, les Indignés et les étudiants du Chili. (AFP 24.01) Que dit-on de deux forums financés par les mêmes sources (les multinationales (Ford, Coca Cola notament), donc les banquiers américains) ? Qu'ils sont complémentaires, qu'ils font partie de la même famille, qu'ils appartiennent au même monde, le vieux monde pourri qu'il nous faut liquider. Le Forum social mondial et le Forum de Davos sont les deux faces de la même pièce : la contre-révolution. 2- Espagne Le groupe sidérurgique ArcelorMittal a annoncé mardi la fermeture de son aciérie de Madrid (325 personnes) au cours d'un comité d'entreprise européen extraordinaire, a indiqué à l'AFP le représentant du syndicat français CFDT à ArcelorMittal. Quelque 630 salariés sur un total de 6.000 quitteront la filiale tchèque du sidérurgiste à Ostrava (nord-est) d'ici à la fin du mois dans le cadre d'un plan de départs volontaires, lancé afin d'augmenter la compétitivité du site, a-t-on ainsi appris mardi auprès du groupe. Selon les informations communiquées mardi par le groupe sidérurgique, le marché européen aurait une capacité de production de 90 millions de tonnes alors qu'il n'en consommerait que 60 millions. En Belgique, ArcelorMittal a annoncé l'an dernier la fermeture de deux haut-fourneaux à Liège (sud-est) pour les mêmes raisons. (AFP 24.01) Economie 1- FMI Le FMI table désormais sur une croissance mondiale de 3,3% en 2012, contre 4% lors de ses précédentes prévisions. Pour 2013, le Fonds prévoit toutefois une accélération à 3,9%. Il estime toutefois qu'en cas d'aggravation de la crise européenne, son estimation pour cette année sera amputée d'environ deux points de pourcentage. Le produit intérieur brut (PIB) des pays de la zone euro devrait reculer de 0,5% cette année avant de recommencer à croître en 2013 (+0,8%). Pour la France, le FMI table sur une croissance de 0,2% cette année (révisé de +1,4%) et de 1,0% en 2013. Quant à l'Allemagne, elle devrait croître respectivement de 0,3% (révisé de +1,3%) et 1,5%. Les pays d'Europe centrale et d'Europe de l'Est, qui entretiennent des liens importants avec les économies de la zone euro, seront particulièrement affectés par un ralentissement de la croissance. Les prévisions du FMI s'élèvent pour cette région à 1,1% en 2012 contre une précédente estimation à +2,7%. Le FMI précise que l'activité économique ralentit mais ne s'effondre pas. Il maintient sa prévision de croissance de 1,8% pour les Etats-Unis cette année, mais réduit sa projection pour le Japon à 1,7% au lieu de 2,3%. L'activité économique des pays avancés devrait croître de 1,5% en moyenne en 2012 et 2013, une hausse insuffisante pour permettre un reflux marqué du chômage. En ce qui concerne les économies émergentes, le Fonds prévoit un ralentissement brutal du rythme de croissance, à 5,4% en 2012 contre 6,1% prévu en septembre. Il appelle les Etats concernés à concentrer leurs efforts sur des politiques de stimulation de leurs économies. (endettement. - ndlr) L'ensemble des pays émergents asiatiques devrait connaître une progression de 7,3% en 2012 contre 8% prévu auparavant. Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, la croissance devrait s'accélérer, notamment en Libye. (guerre=destruction=reconstruction. - ndlr) (Reuters 24.01) 2- France Incapable de faire face à des engagements financiers de 1,75 milliard de dollars (1,3 milliard d'euros) faute d'accord avec ses banques, le raffineur suisse Petroplus a annoncé mardi le déclenchement d'une procédure d'insolvabilité qui menace plus de 2.000 emplois en Europe. Les négociations menées ces dernières semaines avec les banques ont échoué, a expliqué dans un communiqué le principal raffineur indépendant en Europe, qui avait déjà mis à l'arrêt trois de ses raffineries en Suisse, en Belgique et en France, à Petit-Couronne (Seine-Maritime). (Reuters 24.01) 1- Saisie des banques décrétée par un gouvernement ouvrier révolutionnaire ; 2- Expropriation des patrons ou actionnaires de Petroplus ; 3- Continuité ou reprise de l'activité chez Petroplus sous le contrôle ou par les salariés eux-mêmes avec leurs organisations syndicales. Première objection : ce n'est pas possible. Réponse : c'est la seule réponse possible conforme aux intérêts de l'ensemble des travailleurs. Deuxième objection : argument insuffisant ou ne réglant pas la question à l'ordre du jour. Réponse : on ne prétend rien régler dans l'immédiat, par contre si l'on ne s'en donne pas les moyens maintenant, ce n'est pas seulement maintenant qu'on ne règlera rien mais toujours. Il faut donc réunir les conditions pour régler ce problème et tous les autres, autrement dit se rassembler pour construire le parti qui dirigera ce gouvernement ouvrier révolutionnaire et imposera les mesures citées plus haut... Troisième objection : on fait quoi en attendant ? Réponse : on se déclare en grève illimitée jusqu'à la reprise d'activité garantie par l'Etat puisque en dernière analyse c'est l'Etat qui détient le pouvoir, on élit nos délégués et on se constitue en comité de grève, on occupe l'usine, on en appelle aux syndicats et aux travailleurs des autres raffineries en France et en Europe pour qu'ils nous immitent, on en appelle aux syndicats au niveau national pour qu'ils appellent à la grève illimtée dans tout le pays pour nous soutenir... Quatrième objection : vous en faites quoi du mot d'ordre Interdiction des licenciememts ? Réponse: devinez ? Plus sérieusement, vous ne pensez pas que la bonne question serait plutôt : Quel gouvernement interdira les licenciements, expropriera les banquiers, prendra le contrôle de l'économie du pays ? 3- Grande-Bretagne La dette nette britannique a dépassé pour la première fois à la fin 2011 le seuil symbolique des 1.000 milliards de livres (1.200 milliards d'euros), selon des statistiques officielles publiées mardi. En outre, conformément aux règles budgétaires britanniques, cette somme est calculée en excluant les "effets temporaires" du sauvetage par l'Etat des banques lors de la crise financière de 2008/2009, qui se chiffre en centaines de milliards de livres. Hors ces interventions, la dette publique britannique représentait fin 2011 64,2% du produit intérieur brut (PIB) contre 59,4% un an plus tôt. Mais, selon les projections de la Commission européenne, dont les calculs tiennent compte d'une partie de l'argent public engagé dans le secteur financier, cette dette équivaut en fait à 84% du PIB, un pourcentage équivalent à celui de la dette de la France. (AFP 24.01) 4- Etats-Unis 4.1- Mercredi, Obama a annoncé qu’il s’opposait à la création de l’oléoduc transcanadien, Keystone XL, qui devait transporter le pétrole de l’Alberta jusqu’au Texas. Le ministre canadien du pétrole, Joe Oliver, s’est donc immédiatement tourné vers la Chine, tout en déclarant: “moins compter sur les Etats-Unis, nous aidera à renforcer la sécurité des finances canadiennes.” “Les Etats-Unis deviennent une source d’incertitude”. Si le Canada ne fait plus confiance à Washington et se tourne vers Pékin, l’Empire vacille. Jeudi, la Turquie et l’Iran ont annoncé, qu’ils allaient augmenter leurs échanges financiers et améliorer les relations de leurs Banques Centrales. Vendredi, l’Inde a annoncé qu’elle continuerait à acheter Pétrole et Gaz à l’Iran en remplaçant le Dollar par la roupie. C’est une énorme claque pour la crédibilité d’Obama, qui avait promis des sanctions sévères à ceux qui feraient des échanges avec l’Iran. La Chine, la Russie, le Japon, l’Inde, la Turquie, la Corée du Sud et l’Iran représentent un bloc financier très important, qui vient d’ouvrir une brèche énorme dans l’autorité de l’Empire américain, qui impose depuis 1973 que les produits pétroliers soient négociés en Dollar. Les accords bilatéraux Sino-brésiliens, russo-allemands, sino-japonais, turco-iraniens, russo-iraniens, etc., entre les plus gros producteurs et les plus gros consommateurs d’énergie de la Planète, mettent à mal le Dollar américain. Le perte de son statut de monnaie internationale dans les transactions financières et commerciales entre les B.R.I.C. est désormais un fait établi. Le Dollar ne peut que faiblir fortement devant cet état de fait, quelle que soit la crise obligataire actuelle à l’intérieur de l’Europe, qui est montée en épingle mais est relativement secondaire face à l’effondrement de la confiance dans le Billet Vert. Les banques américaines vont fortement ressentir les effets de cette désaffection pour la monnaie US. La politique de la canonnière On peut craindre que les Etats-Unis réagissent violemment au fait que personne n’ait suivi leurs menaces de sanctions contre les partenaires commerciaux de l’Iran. Ils pourraient lâcher la bride à Israël, les laissant attaquer les cibles iraniennes. On se souvient que le porte-avions USS STENNIS avait traversé le Détroit d’Ormuz vers la Mer d’Oman pendant une manoeuvre de la Marine iranienne simulant la fermeture du Détroit. Un général iranien avait alors interdit à ce porte-avions américain de franchir le détroit en sens inverse, pour revenir dans le Golfe Persique. Officiellement, le STENNIS a été désaffecté de la Ve Flotte et devrait être sur la route du retour vers les USA, pour être remplacé par le USS LINCOLN. Pratiquement, sur son site Face-book, vendredi dernier, le STENNIS montrait une photo où les deux porte-avions naviguent bord à bord, dans la même direction. Les Américains vont ils avoir 3 porte-avions cette semaine face à l’Iran ? Quoiqu’ils fassent, le Dollar aura perdu de sa superbe et de sa puissance financière. (liesi 22.01) 4.2- Washington (awp/afp) – La Chambre des représentants américaine a adopté mercredi une résolution symbolique désapprouvant le relèvement du plafond de la dette des Etats-Unis demandé par le président Barack Obama pour éviter un défaut de paiement après la date butoir du 27 janvier. Les élus ont approuvé par 239 voix contre 176 cette “résolution de désapprobation” du relèvement du plafond de la dette, jusqu’ici fixé à 15’194 milliards de dollars. Le président avait formellement demandé au Congrès jeudi dernier de relever le plafond de la dette car il ne restait plus que 100 milliards de dollars de marge de manœuvre avant d’atteindre la limite autorisée. En août, après des semaines de bagarre entre les républicains du Congrès et la Maison Blanche, la “loi de contrôle du budget” (Budget Control Act) avait relevé une première fois ce plafond de 400 milliards de dollars. Une deuxième augmentation de 500 milliards avait eu lieu en septembre. Un troisième relèvement de 1200 milliards de dollars est prévu pour permettre au gouvernement fédéral de financer son fonctionnement jusqu’à la fin de l’année 2012, soit après les élections. Mercredi, la Chambre a désapprouvé cette action. Mais M. Obama opposera son veto à une telle résolution, qui ne devrait de toute façon pas passer le cap de l’adoption au Sénat, à majorité démocrate. En outre, la loi budgétaire votée en août prévoit que le troisième relèvement du plafond de la dette de 1200 milliards de dollars soit effectué de façon automatique pour éviter un défaut de paiement de Washington. Le représentant Ron Paul, candidat à l’investiture républicaine pour la présidentielle de 2012, a brièvement interrompu sa campagne en Caroline du Sud pour voter contre le relèvement du plafond de la dette mercredi à Washington. Le vote de mercredi, même s’il est symbolique, marque une reprise des tensions entre les républicains et les démocrates du Congrès après plus de trois semaines de congés de fin d’année, le tout en pleine campagne pour les élections de novembre 2012. Commentaire : l’agence de notation S&P avait dégradé la note des Etats-Unis pour un problème similaire, il y a quelques mois, en arguant que la mésentente entre républicains et démocrates sur le plafond de la dette était à l’origine de cette décision… (liesi 23.01) 5- Inde La Banque de Réserve d'Inde (RBI) a ramené le taux des RO (Réserves obligatoires -ndlr) à 5,50% et maintenu à nouveau son taux d'intervention à 8,50%, un statu quo qui était attendu. La banque centrale avait augmenté les taux à 13 reprises de mars 2010 à octobre 2011. La réduction des RO libérera autour de 320 milliards de roupies (6,4 milliards de dollars) dans le système bancaire. "L'équilibre croissance-inflation de la politique monétaire penche désormais du côté de la croissance, tout en s'assurant que les tensions inflationnistes restent contenues", a déclaré Duvvuri Subbarao, gouverneur de la RBI. Le taux d'inflation annuel, mesuré par l'indice des prix de gros, a ralenti à un plus bas de deux ans de 7,47% en décembre, grâce à une forte décrue des prix alimentaires. Les répercussions du taux de change sur l'inflation sont également une préoccupation de la RBI. La baisse de 16% de la roupie en 2011 crée de l'inflation importée. La RBI a par ailleurs abaissé, comme prévu, sa prévision de croissance pour l'exercice budgétaire clos fin mars, à 7% contre 7,6%, et 8,5% constatés durant le précédent exercice budgétaire. Elle n'a pas modifié son objectif d'inflation qui est de 7%. (Reuters 24.01) Le 24 janvier CAUSERIE Grille de lecture pour comprendre la situation en Tunisie et les pays comparables. 1- Ce pays n'a d'indépendant que le nom, c'est un régime semi-colonial passé de la tutelle de l'impérialisme français à celle de l'impérialisme américain. 2- Ce pays n'est pas suffisamment développé sur le plan économique pour qu'un semblant de démocratie puisse exister. La bourgeoisie n'est pas développée au point d'assumer le pouvoir par la voie démocratique, ce sont donc les islamistes qui s'en chargent à sa place pour le compte d'une couche de la bourgeoisie et de l'impérialisme. Rappelons que le niveau juridique d'un pays (sa Constitution et ses institutions) dépend essentiellement de son niveau économique. 3- En conséquence, le prolétariat non plus n'est pas suffisamment développé, s'ajoute à cela que la paysannerie est toujours livrée à des rapports semi-féodaux. Compte tenu de la situation, de la faiblesse de la bourgeoisie, ce devrait être au prolétariat de prendre le pouvoir en entraînant derrière lui la paysannerie pauvre, mais sans parti révolutionnaire il en est incapable, du coup le pouvoir ne peut revenir qu'à un ou des pans de la bourgeoisie liée à l'impérialisme et que représentent les islamistes. Correcte, non ? Bon, je sais c'est tiré des enseignements de la révolution russe de 1917, c'est ringard, vieux, obsolète, dépassé, qui a mieux à proposer, nous sommes à l'écoute ? Enseignement du marxisme. A propos d'une "expression creuse" : le "partage équitable" Puisque certains d'entre vous n'ont pas le temps de lire, allons à l'essentiel. Extrait de la Critique du programme de Gotha de Marx (1875). Cela va ravir nos petits camarades du NPA adeptes d'un "meilleur partage des richesses". - "Qu'est-ce que c'est que le « produit du travail » ? L'objet créé par le travail ou sa valeur ? Et, dans ce dernier cas, la valeur totale du produit ou seulement la fraction de valeur que le travail est venu ajouter à la valeur des moyens de production consommés ? Le « produit du travail » est une notion vague qui tenait lieu, chez Lassalle, de conceptions économiques positives. (...) Qu'est-ce que le « partage équitable » ? Les bourgeois ne soutiennent-ils pas que le partage actuel est « équitable » ? Et, en fait, sur la base du mode actuel de production, n'est-ce pas le seul partage « équitable » ? Les rapports économiques sont-ils réglés par des idées juridiques ou n 'est-ce pas, à l'inverse, les rapports juridiques qui naissent des rapports économiques ? Les socialistes des sectes n'ont-ils pas, eux aussi, les conceptions les plus diverses de ce partage « équitable» ? Pour savoir ce qu'il faut entendre en l'occurrence par cette expression creuse de « partage équitable» (...) A toute époque, la répartition des objets de consommation n'est que la conséquence de la manière dont sont distribuées les conditions de la production elles-mêmes. Mais cette distribution est un caractère du mode de production lui-même. Le mode de production capitaliste, par exemple, consiste en ceci que les conditions matérielles de production sont attribuées aux non-travailleurs sous forme de propriété capitaliste et de propriété foncière, tandis que la masse ne possède que les conditions personnelles de production : la force de travail. Si les éléments de la production sont distribués de la sorte, la répartition actuelle des objets de consommation s'ensuit d'elle-même. Que les conditions matérielles de la production soient la propriété collective des travailleurs eux-mêmes, une répartition des objets de consommation différente de celle d'aujourd'hui s'ensuivra pareillement. Le socialisme vulgaire (et par lui, à son tour, une fraction de la démocratie) a hérité des économistes bourgeois l'habitude de considérer et de traiter la répartition comme une chose indépendante du mode de production et de représenter pour cette raison le socialisme comme tournant essentiellement autour de la répartition. Les rapports réels ayant été depuis longtemps élucidés, à quoi bon revenir en arrière ?" Mon cher professeur, vous avez mis le doigt sur l'origine du "socialisme vulgaire" toujours prisé par certains 137 ans plus tard. S'ils traitent les questions économiques et sociales sous la forme d'abstractions "comme une chose indépendante du mode de production", c'est parce qu'ils n'entendent pas liquider ou renverser le mode de production capitaliste, ils veulent juste le réformer pour le rendre plus "humain", plus supportable pour le prolétariat. On trouve parmi eux les adeptes de l'autogestion, des Scops, c'est à la mode, sur le plan politique cela donne la démocratie participative, l'unité avec des formations politiques sans principes ou défendant des principes opposés au socialisme. Une dernière citation pour enfoncer le clou. - "Je me suis particulièrement étendu sur le « produit intégral du travail », ainsi que sur le « droit égal », le « partage équitable », afin de montrer combien criminelle est l'entreprise de ceux qui, d'une part, veulent imposer derechef à notre Parti, comme des dogmes, des conceptions qui ont signifié quelque chose à une certaine époque, mais ne sont plus aujourd'hui qu'une phraséologie désuète, et d'autre part, faussent la conception réaliste inculquée à grand-peine au Parti, mais aujourd'hui bien enracinée en lui, et cela à l'aide des fariboles d'une idéologie juridique ou autre, si familières aux démocrates et aux socialistes français. Abstraction faite de ce qui vient d'être dit, c’était de toute façon une erreur que de faire tant de cas de ce qu'on nomme le partage, et de mettre sur lui l'accent." Mon cher professeur, il y en a qui se repaîssent de cadavres et en redemandent, mieux encore ou pire, ils cherchent à tout prix à les ramener à la vie parce qu'ils n'ont pas appris grand chose de vos enseignements, parce qu'ils n'y ont rien compris ou parce qu'ils les ignorent, sans l'avouer de préférence, allez savoir où va se nicher l'amour-propre chez l'homme, bien bas très souvent, à ses dépens convenons-en, car le comble de l'absurde c'est qu'il l'ignore lui-même, Molière s'en serait amusé. Nous, nous avons la modestie de penser que nous sommes incultes en la matière, que nous ne savons rien et avons tout à apprendre, après trente ans d'études, parfaitement je confirme, nous prenons le temps de vous lire et relire, de réfléchir, d'étudier, de voir dans quelle mesure on peut utiliser vos enseignements en fonction de la situation et des rapports qui existent de nos jours dans la société et le monde, nous vérifions chaque fois leur validité avant de les employer, deux précautions valant mieux qu'une, personne n'est à l'abri d'une erreur, c'est vous-même qui nous l'avait enseigné aussi. Il est apparemment plus facile d'apprendre en prétendant ne rien savoir, que de se dépouiller d'une idée fausse qui s'est incrustée dans notre cerveau pendant de longues années, ça c'est votre compagnon Engels qui me l'a soufflé et j'ai retenu la leçon... Cela prend du temps, beaucoup de temps. Cela nécessite beaucoup de courage et d'énergie, une certaine force de caractère aussi, mais à l'arrivée la récompense dépasse toutes les espérances, quel soulagement, quel bonheur ! Un de vos plus brillants élèves, tombé sous le piolet du bourreau du mouvement ouvrier au XXe siècle, a consacré une partie de la fin de sa vie malheureusement trop courte à analyser sa propre expérience, sans hésiter à admettre chez lui de "grandes lacunes" quand il était plus jeune, avoir commis des "fautes beaucoup plus graves et plus importantes" que celles qu'on lui prêtait, parce qu'il était animé par la même soif de vérité que vous monsieur le professeur, pour à son tour transmettre son enseignement aux générations de militants à venir... Le plus dramatique dans cette histoire mon cher professeur, c'est que la plupart de ces militants ne veulent rien entendre, ils sont fermés comme des huîtres à toute discussion sérieuse, il faut dire que bien souvent et on ne peut pas leur reprocher, ils n'ont pas les moyens d'y entendre quelque chose, on assiste à un dialogue de sourds ou à des monologues sans substance, presqu'irréelles. Que faire d'autre alors que persévérer, continuer encore et encore, revenir inlassablement sur chaque question en espérant qu'un délic se produira un jour, que quelque chose se débloquera dans leurs têtes, on ne les juge pas, on part d'un constat et on essaie d'aller de l'avant, c'est modeste comme objectif, on ne le choisit pas en vérité, c'est le seul endroit où pour le coup on s'adapte à la réalité au lieu de la confondre avec nos désirs. Même cela on nous le reproche, à croire qu'il faut tout reprendre à la base, acquérir les outils, la méthode qui permet de faire preuve de davantage de discernement, de faire la part des choses, de faire preuve de mesure en toute chose, etc. C'est ingrat, fastidieux, épuisant, lassant par moment, pas vraiment décourageant parce qu'on a l'entraînement et qu'on s'applique le même traitement pour ne jamais lâcher le fil, ne jamais nous écarter de notre objectif... Encourageons chaque militant à progresser tout au long de sa vie, tout en sachant qu'on ne naît pas socialiste ou communiste, que ce n'est pas un état inné chez l'homme, mais qu'on le devient à force d'expériences et d'étude du marxisme (du socialisme dira Engels) pendant souvent de longues années. On peut s'improviser révolutionnaire ou anticapitaliste sans que cela veuille dire grand chose en vérité, il en va de même en général de ce que l'on pense de soi-même, en tant que militant ou dans la vie en général, quand on a admet qu'on passe le plus clair de son temps à se leurrer (et les autres par la même occasion !) sur nous-même et la société, on a déjà réalisé un progrès considérable, on est sur la bonne voie. Cela va peut-être vous étonner, mais c'est ce que je me dis quotidiennement pour l'avoir en permanence à l'esprit quand j'actualise le site. En fait, à force cela ne me quitte plus, c'est devenu une obsession, quelque part le dénommé Coquema avait raison, je suis complètement névrosé, dommage que ce ne soit pas une maladie contagieuse ! Entre nous, c'est peut-être aussi pour cela que ce n'est pas vraiment une partie de plaisir, on se triture les neurones, c'est presque une torture, quel boulot ! Allez, bon courage à tous, il en faut ! Au fait, vous aurez reconnu Trotsky dans le rôle du brillant élève de Marx et Engels, le meilleur bolchevik d'entre nous, ça c'est du Lénine tout craché. Gloire à nos plus grands penseurs, humanistes, militants... C'est mon côté provocateur destiné à mes contradicteurs les plus malhonnêtes qui démarrent au quart de tour en lisant cela, cela marche à tous les coups, ils se plantent, se dévoilent et je me marre, rira bien qui rira le dernier, n'est-ce pas ? Un dernier mot qui me vient spontanément à l'esprit : Ni Dieu ni maître, ajoutons à l'adresse des renégats, ni esclaves ! D'un secrétaire général, d'un secrétaire national, bref, de l'ordre établi puisque finalement cela revient au même. Sauna en famille. Pour L’Humanité, Hollande a tenu au Bourget un « discours de gauche, bien loin des eaux tièdes sociales-libérales d'il y a cinq ans (…) » (Reuters 23.01) La "gauche" caviar sponsorisée par le FMI et l'OMC a son champion, quelques miettes de ce festin seront réservées à la petite-bourgeoisie, quant aux prolos ils sont appelés à débarrasser la table et à se contenter des rogatons, et qu'ils s'estiment heureux encore, on leur fait une fleur ! Vous aurez noté queles médias et agences de presse se sont empressés de saluer unanimement la prestation de cet illusionniste. Ce sera sans nous au premier comme au second tour ! Pas question de cautionner cette mascarade qui a pour seul objectif de légitimer les institutions, le capitalisme. Racket, vol légal en bandes organisées. Selon UFC-Que choisir, les crédits à la consommation dits amortissables sont proposés à un taux d'intérêt de 6-7% contre 15% pour les renouvelables. (liberation.fr 23.01) Pour l'UFC-Que choisir c'est une aubaine pour les travailleurs, alors que les parasites de la finance obtiennent des prêts auprès de la BCE à 1% d'intérêt. Chercher l'erreur. 81% du PIB en 2012, c'est insupportable, 230% en 1947 c'est supportable. (en Grande-Bretagne) Pendant la deuxième Guerre Mondiale et dans l’après-guerre, la dette publique s’élevait à 180% du PIB en 1943 et était montée à 230% du PIB en 1947. (Atlantico.fr 23.01) Levée du secret bancaire et commerciale, une revendication ouvrière. Un nouveau délit dans le code pénal: les députés ont voté lundi soir une proposition de loi UMP qui sanctionne la violation du "secret des affaires" d'une peine de trois ans de prison et de 375.000 euros d'amende afin de combattre l'espionnage économique. Le député UMP du Tarn, Bernard Carayon est ainsi devenu l'infatigable défenseur de la mise en place d'une sorte de tampon "confidentiel défense", s'inspirant notamment de la législation américaine adoptée sous l'ère Clinton en 1996. Généralement, les affaires ressemblant de près ou de loin à de l'espionnage industriel tombent sous le coup de l'"abus de confiance", du "vol" ou du "recel" lorsqu'elles sont portées devant les tribunaux. Pour le promoteur du texte, il s'agit de "protéger des emplois, des technologies sensibles, des investissements, parfois considérables". "C'est garantir notre puissance et notre indépendance dans certains cas, et lutter contre la désindustrialisation, qui n'a pas toujours été la pensée première des pouvoirs publics", a de nouveau déclaré le député à la tribune. La protection accrue des informations économiques semble faire consensus puisque la commission des Lois a adopté le texte à l'unanimité. Les informations protégées concerneront les "procédés, objets, documents, données ou fichiers" de nature "commerciale, industrielle, financière, scientifique, technique ou stratégique" qui ne présentent pas un caractère public et dont "la divulgation non autorisée serait de nature à compromettre gravement les intérêts de l'entreprise". Le secret des affaires ne sera pas opposable à la justice, aux autorités administratives, à la police, à la douane ou aux autorités de renseignement. De même, un journaliste pourra produire des documents couverts par le secret des affaires sans être poursuivi pour recel. Plusieurs syndicats avaient fait part de leurs inquiétudes, craignant pour la liberté de la presse. (AFP 23.01) Ouf, alors pourquoi cette loi ? Surtout que pendant ce temps-là ils délocalisent à tour de bras leurs technologies aux quatre coins du monde ! Pour simplement calquer la dictature américaine ? Quand j'étais technicien chez U-Bix (Konica), un jour on m'a envoyé faire l'entretien d'un gros copieur dans une place-forte de l'OTAN, à Neuilly-sur-Seine. J'y suis resté tout un après-midi. J'étais équipé d'une grosse malette plus un carton comportant un kit de pièces détachés. Je suis resté seul dans la pièce où se trouvait le copieur, en jetant un oeil aux énormes piles de copies qui figuraient sur une table, il y en a une qui attira mon attention, elle comportait au moins 2 000 pages, pour autant que je me souvienne, j'avais sous les yeux l'emplacement de tous les sous-marins de l'OTAN en mer du Nord ainsi que la stratégie qui allait avec expliquée dans les moindre détails. J'aurais facilement pu glisser dans ma malette et mon carton un exemplaire de ce document et ressortir comme j'étais entré, il n'y avait pas de fouille à l'entrée et à la sortie. Je n'y ai pas pensé. Le député UMP Bernard Carayon est un grand malade, quand la société se délite, n'importe qui est prêt à vendre n'importe quoi au plus offrant, techniciens, ingénieurs, chercheurs et scientifiques compris. Sarkozy n'a-t-il pas donné lui-même l'exemple ? Actualité en titres Lâcher les chiens : - Le «charisme du pitbull» Gingrich séduit la Caroline du Sud - Liberation.fr - Jean-Marie Le Pen voit le FN comme "le noyau de regroupement des anti-marxistes" - L'Express.fr Le terrorisme d'Etat, ce n'est pas vous mais nous et nos amis, non mais sans blague ! - Guéant dissout un groupuscule islamiste accusé de préparer 'à la lutte armée' - LeMonde.fr - L'imam d'une mosquée parisienne sous la menace d'une expulsion - 20minutes.fr - Guéant salue le fonds d'investissement qatarien pour la banlieue - Liberation.fr Le second satellite du capital est en orbite... - Hollande au Bourget: «Décollage réussi» estime la presse - 20minutes.fr ... après avoir répandu un épais nuage derrière lui... - La guerre à la finance de François Hollande relance le débat - Reuters - François Hollande à l'offensive contre la finance, érigé en "adversaire" - AFP - Hollande contre la finance: dans les pas de Mitterrand, … - AFP ... qui brouille les pistes. - Grand oral réussi pour Hollande, champion de l'égalité - AFP Après le décollage, il y a le passage en pilotage automatique, puis vient le temps de l'atterrissage... Entre le banquier et l'ouvrier... - "Pas de virage à gauche" de Hollande au Bourget, selon Hamon - L'Express.fr - Présidentielle 2012: Hollande a-t-il une diplomatie de gauche? - Slate.fr Mais, mais, qu'insinuez-vous là, Hollande, il a toujours été de gauche, on est tous de gauche au PS, attention, votre insinuation est proche de la diffamation, on pourrait porter plainte contre vous, fermez-là ! Une question de méthode. Commençons par là ! - La France va pénaliser plus lourdement la fraude fiscale - Reuters - Des faux policiers cambriolent la maison du Caviar: 100.000 euros de butin - AFP A consommer avec modération, avec de la vodka bien frappée de préférence. Bon appétit ! INFOS EN BREF
Social 1- Monde. Emploi Les perspectives de l'emploi dans le monde sont plutôt sombres et quelque 600 millions d'emplois devraient être créés sur 10 ans afin d'assurer une croissance durable et maintenir la cohésion sociale, selon le rapport 2012 sur les tendances mondiales de l'emploi de l'OIT (organisation internationale du travail) publié lundi à Genève. "Malgré les efforts acharnés des gouvernements, la crise de l'emploi ne connaît pas de répit, un travailleur sur trois dans le monde, soit environ 1,1 milliard de personnes, est chômeur ou vit sous le seuil de pauvreté", a déploré le directeur général du BIT (Bureau international du Travail), M. Juan Somavia. (Ah les braves gouvernements au service des travailleurs ! Pour qui roule OIT, la question est posée à ceux qui y participent ou soutiennent la participation des syndicats à cette agence de l'ONU. - ndlr) Ces emplois doivent provenir principalement du secteur privé, selon l'OIT, qui demande aux responsables politiques "d'agir de manière déterminée et coordonnée pour réduire les craintes et les doutes qui freinent les investissements privés, afin que le secteur privé puisse relancer le principal moteur de la création mondiale d'emplois". (Surtout pas développer les servces publics, quelle horreur ! L'OIT, la marque de fabrique du capital... - ndlr) En 2011, quelque 200 millions de personnes étaient au chômage dans le monde, soit un nombre "record", selon Juan Manuel Salazar, directeur à l'OIT en charge de l'emploi. (En réalité il y en a énormément plus. La preuve, en Inde où j'habite, il n'existe pas l'équivalent de Pôle emploi, les chômeurs ne sont pas enregistrés, il n'existe même pas une agence d'intérim ou un bureau d'embauche quelconque, c'est le désert administratif et social, donc le chiffre de l'OIT est fantaisiste. On peut ajouter qu'il n'est même pas possible de recenser combien de travailleurs ont un emploi dans le pays, puisque la plupart n'ont même pas de contrat de travail, pas de feuilles de paie, ils n'ont pas réellement d'existence pour les patrons et l'Etat, ils sont tout juste bon à être exploités et jetés si nécessaire, point barre. - ndlr) Ce nombre est encore être plus important si l'on inclut les 27 millions de "travailleurs découragés", soit ceux qui ont quitté volontairement le monde du travail, par lassitude de ne pas avoir trouvé un emploi. Il s'agit notamment des jeunes, qui ont repris des études, après avoir déjà bouclé un cycle de formation. L'OIT relève encore que 900 millions de travailleurs dans le monde vivent en-dessous du seuil de pauvreté fixé par la Banque Mondiale, soit avec moins de 2 dollars par jour. Ce sont 55 millions de plus qu'avant la crise de 2008. (Chiffre encore fantaisiste qui ne tient pas compte du nombre de personnes percevant un salaire dans un foyer ni du nombre de bouches à nourrir. Et c'est cela que les syndicats légitiment en participant à l'OIT. - ndlr) La moitié de ces 900 millions de personnes vivent sous le seuil de l'extrême-pauvreté, soit avec moins de 1,25 dollar par jour. (AFP 23.01) 2- France Les ouvrières de l'usine Lejaby, en Haute-Loire, fermée à la suite de la reprise du fabricant de lingerie par un consortium associant son sous-traitant tunisien, ont exprimé leur "indignation" lundi dans une lettre ouverte au président Nicolas Sarkozy, refusant les licenciements. "Nous sommes victimes des délocalisations des productions et de la recherche permanente de la baisse de la rémunération du travail", dénoncent les signataires de cette lettre, dont l'AFP a eu copie. "Nous refusons les licenciements et voulons continuer à gagner notre vie en travaillant", poursuivent les ex-salariés, en grande majorité des femmes, qui réclament le redémarrage de leur atelier et la "réindustrialisation du site". "Beaucoup d'entre nous ont plus de 35 ans d'ancienneté. Nous préférons être préretraités plutôt que chômeurs ou percevoir le RSA", ajoutent les signataires, demandant "la mise en place d'une préretraite à 55 ans". Dénonçant les "primes de licenciement dérisoires", les ouvrières réclament en outre "une prime de licenciement à la hauteur de la prime précarité, soit 10 % de nos salaires travaillés". "Nous resterons mobilisés jusqu'à la réponse à ces exigences", concluent les signataires, qui veulent des "réponses concrètes", assurant que leur "détermination est à la hauteur de (leur) colère contre l'injustice qui (leur) est faite". (AFP 23.01) 3- Tunisie Un an après le départ de l'ancien dictateur, les Tunisiens réclament toujours le droit au travail et à la dignité. Et l'impatience monte. Outre Makthar, durant cette semaine du 16 janvier, Jendouba a aussi été secouée par une importante vague de protestations. À Gafsa, une grève générale a été observée dans les écoles, les administrations, les banques... À Redeyef, foyer de la contestation de 2008, une trentaine de travailleurs journaliers ont fait une grève de la faim. Depuis près d'un an, ils tiennent un sit-in dans les locaux de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), réclamant une régularisation de leur situation ainsi qu'une couverture sociale. Revendications satisfaites le 22 janvier. À Sfax, des employés de British Gaz ont été pris en otages. Le sit-in a été levé le 19 janvier après un déploiement important des forces de l'ordre. Mais à peine le gouvernement éteint-il un foyer de contestation qu'un autre s'allume ailleurs. Les 19 et 20 janvier, des employés de la Banque centrale, à Tunis, ont également protesté. Même la Marsa, banlieue huppée de la capitale, n'a pas échappé à cette vague. Depuis deux semaines, les éboueurs ont cessé de travailler : des ordures jonchent le sol jusque dans les cimetières. Le palais présidentiel à Carthage est le rendez-vous des Tunisiens en colère. "C'est pratiquement tous les jours en ce moment", assure un gardien posté à l'entrée. Face à la multiplication des manifestations, Samir Dilou, porte-parole du gouvernement et ministre des droits de l'Homme, s'est adressé aux citoyens la semaine dernière à la radio : "On comprend vos revendications, mais vous devez également faire preuve de patience et de compréhension... Le pays est en crise." (lepoint.fr 23..01) Economie 1- Banques centrales. Les achats d'or réalisés par des banques centrales devraient avoir atteint un nouveau record en 2011, selon un rapport du Conseil mondial de l'or (CMO) publié lundi, tandis que la demande pour les fonds indiciels basés sur le métal jaune a chuté à près de la moitié de son niveau de 2010. Le CMO a déclaré en novembre s'attendre à ce que les banques centrales dans le monde aient accru de 450 tonnes leurs réserves en 2011, notamment en raison des achats de pays émergents désireux de diversifier leurs actifs pour réduire leur exposition au dollar américain. Le cours de l'or, qui a atteint un record à 1.920,30 dollars l'once en septembre, a fini l'année sur un gain en dollars de 10%, selon le CMO. "Les achats nets des banques centrales devraient signer une année record (en 2011) et beaucoup de ces transactions ont eu lieu pendant les troisième et quatrième trimestres", peut-on lire dans le rapport. "Les fonds indiciels basés sur l'or dans leur ensemble ont augmenté de 75 tonnes d'or sur la seule période septembre-décembre (sur un total de 153 tonnes sur la totalité de l'année)", précise le CMO. En 2010, années marquée par les renflouements de la Grèce et de l'Irlande, les premiers épisodes de la crise de la dette, la demande de fonds indiciels avait atteint 367,7 tonnes, selon des données du Conseil. (Reuters 23.01) 2- BCE Les banques françaises ont augmenté de 43,6 milliards d'euros leurs emprunts auprès de l'Eurosystème entre le 13 décembre 2011 et le 17 janvier 2012 dans le cadre de leurs opérations de refinancement à plus long terme, indique lundi la Banque de France dans ses publications statistiques. D'après ces données, les établissements bancaires français ont emprunté sur la période 107 milliards d'euros contre 63,4 milliards lors de la précédente opération de refinancement à plus long terme. Pour les analystes de la Deutsche Bank, les statistiques de la Banque de France suggèrent que les banques françaises ont emprunté près de 44 milliards d'euros auprès de la Banque centrale européenne lors de son opération inédite de prêts à trois ans. (Reuters 23.01) 3- UE Les ministres des Finances de la zone euro ont rejeté lundi l'offre faite ce week-end par le secteur privé sur sa participation au deuxième plan d'aide à la Grèce, ont indiqué plusieurs sources au sein de la zone euro. "Les ministres ont renvoyé l'offre sur la table des négociations", a déclaré l'une des sources, avant de préciser qu'ils avaient spécifiquement demandé aux négociateurs de s'entendre sur un taux d'intérêt inférieur à 4% pour les nouvelles obligations grecques. "Notre proposition (...) est la proposition maximale qui peut se faire dans le cadre d'un plan d'échange de dette dit +volontaire+", a mis en garde dimanche soir le représentant des banques et créanciers privés de la Grèce, l'Américain Charles Dallara, interviewé sur la chaîne grecque Antenna. Il négocie depuis dix jours avec le gouvernement grec au nom de quelque 450 banques ou institutions privées qui détiennent des obligations souveraines grecques, en vue d'effacer 100 milliards d'euros de dette. (AFP et Reuters 23.01)
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Un article de l'AFP du 23 janvier Angoisse au camping: une loi menace les résidents à l'année. (24.01) Audrey Dupuis (1), une retraitée de 74 ans à la situation précaire, vit depuis 13 ans au camping municipal Le Rupé, à Toulouse, mais depuis peu l'angoisse la ronge: elle craint de devoir quitter son mobil-home si est voté une proposition de loi visant à interdire la résidence au camping à l'année. Droit au logement (DAL) et Habitants de logements éphémères ou mobiles (Halem) tirent la sonnette d'alarme, avançant que de 70 à 120.000 personnes en France (étudiants, chômeurs, travailleurs pauvres) ont comme résidence principale un emplacement de camping. Le texte présenté par le député UMP de Charente-Maritime Jean-Louis Léonard, adopté mi-novembre à l'Assemblée nationale, obligera à fournir un justificatif de domicile principal pour les séjours au camping de plus de trois mois. "C'est scandaleux. L'Etat attaque ceux qui n'ont pas d'autres recours que d'habiter dans ce type de logement", s'étrangle Clément David, un porte-parole d'Halem. Le camping "est soit l'ultime recours, dit-il, soit un choix provisoire. Une conséquence de la pression foncière". La proposition de loi doit encore passer au Sénat, mais son examen n'a pas encore été programmé. "Si je peux plus vivre au camping, je sais pas où aller. Je vais me retrouver sous les ponts. Comment je vais faire avec ma retraite de 595 euros ?", s'interroge Audrey Dupuis, une ancienne monitrice d'auto-école, qui était arrivée dans le camping en pensent n'y séjourner que quelques semaines. "Je veux rester ici. Cette loi, c'est une catastrophe, on a toute notre vie ici", confie cette dame coquette, qui habite un grand mobil-home avec terrasse, jardinet et chambre d'amis, où elle peut accueillir enfants ou petits-enfants. Tous les jours, elle prend le café avec sa fidèle voisine et amie, Christine Malois (1), 69 ans. Elle-aussi est inquiète. "Ici, je suis heureuse, je ne suis pas à la rue. Si on me met à la porte, on me retrouvera morte huit jours plus tard", redoute cette Marseillaise qui vit avec 700 euros, dont 325 versés chaque mois au camping. Une trentaine de personnes, essentiellement des retraités, vivent à l'année dans ce camping situé près du Canal du Midi, d'un parc, d'une zone industrielle et d'un camp de roms. C'est un camping modeste avec une atmosphère de village. Les pensionnaires se connaissent, s'entraident et ont pris goût à ce style de vie. "C'est comme une famille", disent en choeur les deux retraitées. Contacté par l'AFP, le député UMP Jean-Louis Léonard affirme que l'objectif de sa proposition de loi est d'éviter qu'apparaissent des bidonvilles, et diverses dérives, comme les "marchands de sommeil". "Les campings n'ont pas été conçus pour l'habitat permanent", relève le député, tout en assurant que l'objectif du texte "n'est pas d'empêcher les gens d'habiter au camping". Face aux critiques, M. Léonard envisage de reformuler l'amendement incriminé par les associations de défense des mal logés. "Le camping, note Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL, ce n'est pas la bonne solution, c'est sûr, mais c'est une solution pour beaucoup. (La loi Léonard) est une disposition brutale au niveau social, qui traduit l'état d'esprit de ceux qui nous gouvernent. Ils n'ont pas d'égard pour les plus vulnérables". Dans son vieux mobil-home défraîchi, mais bien chauffé, équipé d'un téléviseur dernier cri et d'un ordinateur portable connecté au réseau Wi-Fi du camping, Jacques Susset, pilier du Rupé depuis 12 ans, "ne partirait pour rien au monde". "Moi, si vous me mettez dans un studio, dans un HLM, je meurs", dit en sirotant un vieux whisky ce Parisien de 65 ans, commercial à la retraite, un des mieux lotis du Rupé avec plus de 1.000 euros par mois. Lui vit par choix au camping et si la loi Léonard passe, il "trichera". "Qu'on ne me mette pas au 5e étage d'une cage à lapin. Vivre en appartement, affirme-t-il, c'est la dépression nerveuse assurée". (1) Les noms des deux retraitées, attachées à leur anonymat, ont été modifiés à leur demande. C'est plus fort qu'eux à l'UMP, il faut qu'ils fassent chier les pauvres, nos vieux travailleurs ! Ils préfèrent sans doute le camping sauvage avec tous les risques que cela comporte ou la clochardisation. Ils ne sont pas encore morts, hélas ! Travailler toute une vie et atteindre un âge avancé, ne pas crever plus tôt, ce n'est pas normal, avec une journée de travail plus longue sur une durée toujours plus lngue, il serait possible de remédier à ce problème de société... dans sa version barbare. |
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Un article du monde.fr du 23 janvier Partenariats publics privés : les hôpitaux britanniques n'arrivent pas à payer la facture. (24.01) C'était censé être la solution qui permettrait au secteur public de faire des investissements à moindre coût et au secteur privé de réaliser des affaires. Lancés pour la première fois en 1992, et accélérés par les gouvernements travaillistes de Tony Blair et Gordon Brown, les partenariats public-privé (PPP) sont très utilisés par les autorités britanniques. Plus de 700 sont en cours au Royaume-Uni, pour des écoles, des hôpitaux, des prisons, des routes... Vingt ans après, pourtant, le bilan n'est guère brillant. Le remboursement de ces contrats coûte très cher, et leur rentabilité est discutable. En septembre, Andrew Lansley, le ministre de la santé, tirait la sonnette d'alarme : 60 hôpitaux risquaient la faillite financière à cause de remboursements de PFI (public finance initiative, une variante du PPP) trop lourds. Un rapport assassin du comité parlementaire au Trésor le mois précédant dressait les mêmes conclusions catastrophiques. "Le coût moyen du capital d'un PFI est de 8 %, le double des emprunts de l'Etat", écrivait-il. En d'autres termes, le financement d'un projet par le secteur privé coûte deux fois plus cher que par le gouvernement. Les entreprises qui réalisent les travaux amortissent leurs avances avec des factures très salées : le comité estime qu'il faut en moyenne 1,7 milliard d'euros d'argent public pour rembourser 1 milliard d'euros de PFI. L'un des exemples les plus saisissants concerne l'hôpital Royal London. Depuis décembre 2011, cet établissement de l'est de Londres a commencé à déménager dans ses nouveaux locaux. Six ans après la signature du PFI, les nouveaux bâtiments en verre bleu ouvrent progressivement, apportant un vent de fraîcheur plus que nécessaire à la structure décrépie. Quand le contrat a été signé en 2006, l'Etat n'a pratiquement pas mis un centime des 1,2 milliard de livres nécessaires (1,4 milliard d'euros, somme qui comprenait aussi un deuxième hôpital à Londres). L'argent est venu d'un consortium de trois entreprises privées, menées par Innisfree, un groupe spécialisé dans les PPP. Mais avec l'ouverture de l'établissement, l'hôpital doit commencer à rembourser, et il n'arrive pas à faire face. Dans ces conditions, comment expliquer la multiplication des PPP depuis vingt ans ? Cela permet tout simplement au gouvernement de maquiller ses comptes, puisque les contrats public-privé n'apparaissent pas dans les dettes de l'Etat. "Les PFI permettent d'obtenir quelque chose maintenant et de payer plus tard, accuse Andrew Tyrie, député conservateur et président du comité parlementaire au Trésor. On comprend pourquoi n'importe quel ministère en devient accro. Mais on ne peut pas continuer comme cela, en espérant que la prochaine génération de contribuables paiera l'addition." Conscient du problème, et pouvant politiquement renvoyer la responsabilité sur son prédécesseur, le gouvernement britannique a lancé en novembre une grande révision des contrats de PFI, pour tenter de trouver un modèle moins cher. Mais les caisses de l'Etat étant vides, il n'est pas question pour autant d'abandonner le concept. Le CBI (patronat) le soulignait dans un rapport en août : "Le Royaume-Uni a sérieusement besoin d'améliorer ses infrastructures (...) et l'investissement devra venir de financements privés." Les PPP ne sont pas prêts de disparaître au Royaume-Uni. |
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Un article d'Atlantico.fr du 24 janvier Pourquoi l'iPhone n'est pas produit aux Etats-Unis. (25.01) Apple est la plus célèbre société américaine mais quasiment aucun des ses produits n'est fabriqué aux Etats-Unis, ce qui n'était pas le cas il y a 10 ans. Avec Steve Jobs à la barre, Apple est sans doute devenue la plus célèbre société américaine mais, paradoxalement, quasiment aucun des ses produits n'est fabriqué aux États-Unis. Alors que jusqu'en 2002, la majorité d'entre eux était "made in America" L'année dernière, l'entreprise a gagné 400 000 dollars par employé, plus que Goldman Sachs, Exxon Mobil ou Google. Mais Apple n'emploie que 43 000 personnes aux Etats-Unis et 20 000 à l'étranger. Ses sous-traitants, eux, emploient 700 000 personnes pour fabriquer et assembler iPad, iPhone et autres produits Apple. Aucun d'entre eux n'est implanté en Amérique du Nord. Ceci alors même qu'en 2002, l'usine qui fabriquait les ordinateurs iMac, était à Elk Grove (Californie), à deux heures de route du siège social d'Apple à Palo Alto. En 2004, la majorité de la production était partie à l'étranger. Un détail qui n'a pas échappé à Barack Obama. Lors d'un dîner avec les grands patrons de la Silicon Valley, en février 2011, chacun d'entre eux put poser une question au président. Mais alors que Jobs parlait, Obama l'interrompit : "Pourquoi ne pas fabriquer les iPhones aux Etats-Unis?" La réponse de Steve Jobs fut claire et nette : "Impossible de relocaliser ces emplois". Les dirigeants d'Apple n'ont aucun doute à ce sujet. D'après le New York Times, "non seulement les salaires des employés sont moins chers en Chine qu'aux États-Unis, mais surtout le chapelet d'usines disponibles outre-mer avec la flexibilité, la rapidité et les compétences industrielles des ouvriers étrangers dépassent largement leurs équivalents américains, au point que le Made In America n'est plus une option envisageable pour la majorité des produits Apple". La flexibilité a un coût social. Apple demande à ses fournisseurs de ne pas faire travailler leur employés plus de 60 heures par semaine, avec au moins un jour de repos. Mais selon l' Apple Supplier Responsibility 2011 Progress Report, sur 127 sous-traitants audités en 2010, 76 faisaient travailler leurs employés plus de 60 heures par semaine, plus de 50% de l'année. "A une époque, les entreprise se sentaient obligées de soutenir les travailleurs américains même si ce n'était pas le meilleur choix financièrement parlant. C'est fini. Le profit et l'efficacité ont remplacé la générosité" remarque Betsey Stevenson, chief economist au ministère du Travail. On trouve d'ailleurs une page Facebook (très peu fréquentée) soulignant "Apple n'est pas fabriqué aux USA, c'est fait en Chine" . Certains observateurs soulignent pourtant que le coût de la main d’œuvre est marginal dans un iPhone : s'il était assemblé aux États-Unis, l'iPhone ne couterait que 65 dollars de plus. Mais Apple estime qu'il n'y a pas assez de main d’œuvre disponible aux USA pour le faire. Exemple avec les ingénieurs. Il en fallait 8 700 pour surveiller et guider les 200 000 employés concernés par la fabrication des iPhones. Apple estimait qu'il faudrait 9 mois pour trouver un telle quantité d'ingénieurs aux USA, alors qu'en Chine il a suffi de 15 jours. Bref, Apple n'est pas prêt de coller l'étiquette Made in America sur ses produits. |
| Article de presse. |
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Un article de l'AFP du 24 janvier Le problème des Européens selon la Banque mondiale: ils travaillent trop peu. (25.01) La Banque mondiale a publié mardi une longue étude indiquant que l'un des principaux problèmes économiques des Européens était qu'ils travaillaient trop peu, ce qui leur pose des problèmes de compétitivité. "Le modèle du travail de l'Europe est marqué par une sécurité sans équivalent pour ceux qui ont un emploi, des prestations relativement généreuses pour ceux qui n'en ont pas, et la facilité à obtenir une retraite", a affirmé l'institution de Washington dans cette étude. "Ce modèle rend l'Europe non compétitive. Pour le régler le problème, la plupart des pays en Europe doivent augmenter le taux d'activité et rendre plus facile pour les jeunes d'obtenir un emploi", a-t-elle ajouté, dans cette étude intitulée "Restaurer le lustre du modèle économique européen". "Dans les années 1970, les Français avaient les plus longues heures de travail des pays développés. En 2000, ils travaillaient environ 300 heures de moins par an (un mois et demi) que les Américains", ont avancé les auteurs. Selon eux, "la vitesse à laquelle ont baissé les heures travaillées en France, en Italie et en Espagne depuis 1995 suscite des inquiétudes quand on la juxtapose aux gains modestes de productivité du facteur travail ces deux dernières décennies". Les chiffres montrent que les Européens ont eu notamment tendance à entrer sur le marché du travail de plus en plus tard et surtout prendre leur retraite de plus en plus tôt. La Banque mondiale a aussi critiqué la réforme des 35 heures en France, inefficace selon elle pour abaisser le chômage et sources de complications juridiques depuis qu'elle a été amendée. "L'Europe doit rendre sa population active plus productive et attirer des travailleurs plus productifs de l'étranger" au moment où elle "est en train de vieillir et sa population active de diminuer". Or aujourd'hui "les immigrants en Europe sont pour la plupart non qualifiés": la moitié environ de ceux de l'Union européenne ne sont allés qu'à l'école primaire. |
| Lettre aux militants. (Collectif Révolution Permanente) (23.12) |
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Le 20 janvier 2012. Chers camarades, Sans parti ouvrier révolutionnaire, les travailleurs de Grèce et des autres pays d’Europe sont fourvoyés dans les « journées d’action » en pression sur les gouvernements bourgeois et dans l’impasse du protectionnisme par les bureaucraties syndicales et les partis sociaux-chauvins. Sans parti ouvrier révolutionnaire, les étudiants et les jeunes chômeurs du Portugal, de Grande-Bretagne, d’Espagne, des États-Unis… sont fourvoyés dans le pacifisme, l’apolitisme et l’illusion d’un capitalisme sans finance par les « Indignés ». Sans parti ouvrier révolutionnaire, les jeunes chômeurs et les minorités ethniques de Grande-Bretagne sont fourvoyés dans le pillage par le lumpen. Sans parti ouvrier révolutionnaire, les femmes, les jeunes et les travailleurs salariés de Tunisie, de Libye et d’Égypte se retrouvent impuissants face à la contre-révolution islamiste. Sans parti ouvrier révolutionnaire, les masses de Syrie sont désarmées militairement et politiquement par l’opposition bourgeoise qui veut préserver l’armée bourgeoise et qui mise sur l’ONU ou la Ligue Arabe. Sans parti ouvrier révolutionnaire, les travailleurs et les jeunes d’Israël sont empêchés de se joindre à la lutte contre la colonisation sioniste par les « Indignés ». Sans parti ouvrier révolutionnaire, le capitalisme sera rétabli à Cuba par la bureaucratie castriste. Sans parti ouvrier révolutionnaire, les travailleurs et les jeunes de Russie qui se dressent contre Poutine seront dupés par telle ou telle fraction de la classe dominante. Pourtant, les conditions objectives de la révolution socialiste mondiale sont depuis longtemps réunies. La classe ouvrière n’a jamais été aussi nombreuse à l’échelle mondiale, le développement des sciences, des techniques et des moyens de production permet d’envisager une société satisfaisant les besoins de la population mondiale, débarrassée de la propriété privée, de l’exploitation, des frontières nationales, dont l’économie sera placée sous le contrôle des producteurs associés. Le capitalisme fait la preuve qu’il constitue désormais un obstacle au progrès, une entrave aux forces productives à travers la crise économique mondiale récurrente, l’impuissance de toutes les « politiques économiques » bourgeoises (tant « libérales » que « keynésiennes ») et le chômage de masse. Il apparaît de plus en plus comme une menace pour l’humanité à travers le militarisme (dont la multiplication de « puissances nucléaires »), la destruction de l’environnement, les interventions impérialistes et les conflits ethniques, les rivalités inter-impérialistes (exacerbées par la crise de l’Union Européenne, la montée de la Chine et le déclin des États-Unis), le renforcement des partis fascistes ou cléricaux (qui désignent comme cibles les minorités ethniques ou religieuses), les restrictions aux libertés démocratiques… En outre, l’autorité des directions traditionnelles sur la classe ouvrière s’est affaiblie. D’une part, le stalinisme s’est effondré. Après avoir usurpé le pouvoir des travailleurs en URSS, facilité la victoire du fascisme en Allemagne et en Espagne, détruit la 3e Internationale, sauvé le capitalisme mondial à la fin de la deuxième guerre mondiale, empêché le pouvoir des travailleurs en Europe centrale, en Chine, au Vietnam, à Cuba… écrasé les révolutions ouvrières qui tentaient d’évincer les bureaucraties privilégiées au pouvoir, il a fini par rétablir le capitalisme en Europe centrale, en Russie et en Chine. Les débris du stalinisme poursuivent leur rôle réactionnaire au sein des syndicats et sous forme de partis… Le plus souvent, rien ne différencie plus les anciens partis staliniens de la sociale-démocratie traditionnelle. Parfois, ils ont même engendré des partis bourgeois, voire fascisants. D’autre part, les liens de la sociale-démocratie internationale et de la classe ouvrière mondiale se sont distendus. Après avoir détruit la 2e Internationale par son ralliement à « l’union sacrée », sauvé le capitalisme à la fin de la première guerre mondiale et isolé la révolution victorieuse en Russie, après avoir fait faillite devant le fascisme, après avoir reconstruit avec les staliniens l’ État bourgeois en Italie et en France, après avoir mené des guerres coloniales, elle participe à des gouvernements bourgeois qui imposent l’austérité, privatisent, détruisent les conquête sociales. La prétendue « internationale socialiste » inclut des partis nationalistes bourgeois dont, jusqu’à leur chute, ceux du despote tunisien Ben Ali, du despote ivoirien Gbagbo, du despote égyptien Moubarak. La quasi-totalité des agences de la bourgeoisie au sein de la classe ouvrière (travaillistes, socialesdémocrates, ex-staliniennes) ne se réclament même plus du socialisme depuis la restauration du capitalisme dans les principaux États ouvriers. La disparition de l’URSS a également contribué à déséquilibrer les bourgeoisies qui s’appuyaient sur son existence pour mieux négocier avec l’impérialisme alors hégémonique. Les courants nationalistes petitsbourgeois et bourgeois faussement socialistes ont révélé leur faillite à grande échelle. Certains avaient pu, grâce aux trahisons de la sociale-démocratie et du stalinisme, duper les masses dans les pays dominés ou abuser les minorités nationales opprimées. Là où ils n’ont pas pu prendre le pouvoir, ils ont abandonné piteusement leurs prétentions socialistes et anti-impérialistes. Quand les nationalistes ont accédé au pouvoir, ils ont défendu la classe exploiteuse sans pouvoir vaincre l’impérialisme. Cependant, la crise mondiale de la direction révolutionnaire du prolétariat n’est aucunement résolue. En effet, aucun processus ne dispensera de la construction consciente du parti mondial de la révolution. Le centre de gravité de l'organisation de classe du prolétariat réside dans l'Internationale. (Luxemburg, La Crise de la sociale-démocratie, 1915) Or, aucun centre international n’existe depuis la destruction de la 4e Internationale, quand elle fut victime de 1948 à 1951 de la capitulation de sa propre direction (Pablo, Mandel…) devant le stalinisme et le nationalisme bourgeois La majorité de la section française et celle de la section suisse ont résisté en 1951, la majorité de la section américaine et celle de la section britannique ont résisté en 1953, une fraction internationale a été impulsée par Bleibtreu et par Cannon en 1953. Mais le Comité International de la 4e Internationale a gardé un caractère fédéral, s’est révélé incapable de combattre mondialement le centre liquidateur (le prétendu SI). Les sections « orthodoxes » de France, de Grande-Bretagne, des États-Unis, d’Argentine se sont à leur tour adaptées au nationalisme, à la sociale-démocratie et au stalinisme… La confusion est aujourd’hui à son comble. Les multiples courants centristes issus de la liquidation de la 4e Internationale bolchevik-léniniste et de la révision de son programme international capitulent devant l’islamisme, secourent les « partis ouvriers bourgeois » (dont les bureaucraties syndicales), postulent à bâtir des« partis larges » pour remplacer le stalinisme et la sociale-démocratie au service de leur bourgeoisie. Nombre de leurs directions, en outre, font régner en leur sein un autoritarisme étranger au bolchevisme pour prévenir toute mise en cause de leur opportunisme. Le discrédit jeté sur le « trotskysme » par les épigones a permis aux anarchistes et aux stalino-maoïstes de survivre ou de reprendre pied dans certains pays. Le prolétariat mondial a besoin d’air frais, d’une stratégie de révolution permanente et d’une organisation de combat, c’est-à-dire d’une internationale communiste basée sur le programme international du prolétariat révolutionnaire, dont l’axe est la dictature du prolétariat comme moyen de bâtir la société sans classe et sans frontières. L’émancipation du prolétariat ne peut être qu’un acte international. (Engels, Lettre à Paul Lafargue, 1893) Dans cette perspective, le Collectif Révolution Permanente se félicite de la volonté des trois groupes français d’explorer les possibilités de travailler ensemble et de fusionner telle qu’elle apparaît à travers la lettre du GB au CCI-T du 18 avril 2010 [annexe 1], du texte commun sur l’Afrique du Nord du 12 janvier 2011, du l’invitation du CoReP et du GR par le CCI-T à ses journées d’études des 1er et 2 octobre 2011, du courriel du groupe Révoltes du 3 novembre 2011, de la résolution du CCI-T du 11 novembre 2011 et du texte commun du 16 janvier 2012). Un accord solide se fondera sur une analyse commune des principaux événements mondiaux et de la stratégie mondiale du prolétariat révolutionnaire. Cela comprend, sans requérir l’unanimité sur une évaluation exhaustive de l’histoire, de s’entendre sur le caractère réactionnaire du réformisme et sa conséquence : pas de parti commun possible entre internationalistes et les chauvins, donc impossibilité d’une nouvelle AIT ou d’une nouvelle 2e Internationale, et aussi sur la restauration capitaliste par la bureaucratie stalinienne, le danger mortel de toute capitulation devant le nationalisme bourgeois, la dégénérescence centriste de toutes les branches issues de la 4e Internationale et l’irréversibilité de sa destruction. Les questions de tactiques nationale seront correctement abordées et résolues sur la base d’un programme international. Le parti révolutionnaire du prolétariat ne peut se baser que sur un programme international correspondant au caractère de l'époque actuelle, celle du couronnement et de l'écroulement du capitalisme. Un programme communiste n'est nullement une somme de programmes nationaux ou un amalgame de leurs traits communs. Il doit prendre directement pour point de départ l'analyse des conditions et des tendances de l'économie et de l'état politique du monde, prises comme un tout, avec leurs liens et leurs contradictions, c'est-à-dire avec la dépendance mutuelle opposant ses composantes entre elles. À l'époque actuelle, infiniment plus que pendant la précédente, le sens dans lequel se dirige le prolétariat du point de vue national doit se déduire et ne peut se déduire que de la direction prise dans le domaine international, et non pas vice-versa. C'est en cela que consiste la différence fondamentale qui sépare au point de départ l'internationalisme communiste des diverses variétés de socialisme national. (Trotsky, Critique du programme de l‘IC, 1928) Par conséquent, le Collectif soumet à la discussion en vue de l’unification des trois groupes de France ses propres efforts pour appliquer et actualiser le programme de la 3e Internationale et de la 4e Internationale face aux grands événements mondiaux de la fin du 20e siècle et du début du 21e : restauration du capitalisme de 1989 à 1991 (en Europe centrale, en Russie et en Chine), lien indéfectible entre parasitisme financier et déclin historique du capitalisme, échec de toute « politique économique » pour empêcher les crises économiques, caractère réactionnaire de l’étatisme bourgeois comme du nationalisme des États impérialistes (et de celui des nations oppressives au sein des États nationaux, même dominés), réactivation des contradictions inter-impérialistes à la suite du déclin des États-Unis et de l’émergence de la Chine, nécessité du front unique ouvrier contre le retour du fascisme et l’apparition de l’islamisme contrerévolutionnaire, défense de tout pays opprimé contre l’impérialisme quelque soit sa direction, subordination de toutes les tactiques et des mots d’ordre transitoires (dont les mots d’ordre gouvernementaux) à l’objectif de la destruction de l’État bourgeois et de la prise du pouvoir par les travailleurs [annexe 2]. Une première étape pourrait être de répondre de manière commune (CoReP + CCI-T + GR + …) aux derniers événements en Europe et en Afrique du Nord. Avec nos salutations communistes internationalistes, Le bureau du Collectif Révolution Permanente Commentaire. Je souscris à la totalité de cette déclaration que j'estime être un document, plus encore, un évènement capital pour le prolétariat et le mouvement ouvrier international et son avant-garde révolutionnaire, elle constitue la quintescence de la critique du mouvement ouvrier depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Les analyses concises et précises que nous livrent ces camarades sont en tous points fidèles au marxisme et au léninisme (le parti), aux enseignements qu'ils nous ont légués de la lutte de classe du XIXe et de la première moitié du XXe siècle en incluant l'oeuvre de Trotsky. Ainsi, ces camarades assurent la continuité du marxisme, de la révolution d'Octobre et du léninisme incarné jusqu'en 1940 par Trotsky. On ne peut que s'en réjouir et les féliciter. Je soutiens sans réserve l'initiative de regroupement entamée par le Groupe Bolchevik, CCI-T et Révolte et je mets mon site Internet à leur disposition si nécessaire ainsi que mes faibles moyens, sans rien exiger en contrepartie cela va de soi. J'appelle tous les militants du courant communiste internationaliste du POI, des courants ou tendances du NPA dans lesquels sont organisés les militants de l'ex-groupe CRI et La Commune ainsi que les militants du NPA qui ne se reconnaissent ni dans la direction de ce parti ni dans la tendance ou courant qui souhaite un rapporchement du NPA avec le Front de gauche, ainsi que les militants de LO, mais aussi tous les militants inorganisés à rejoindre le Groupe Bolchevik, le CCI-T ou Révolte. Ce qui ressort de cette déclaration et de celle du Groupe Bolchevik datée du 21 janvier, c'est l'attachement indéfectible au principe du marxisme et du léninisme qui s'exprime à la fois à travers la stratégie de la révolution permanente, la définition et le rôle du parti, qui seule peut nous guider dans l'action et nous aider à avancer vers notre objectif, la prise du pouvoir par la classe ouvrière et le socialisme. Effectivement, sans programme, sans théorie révolutionnaire, sans parti, il sera toujours impossible à la classe de vaincre. Autre qualité de ce document, c'est que leurs auteurs caractérisent l'ensemble des partis qui se réclament à tort ou à raison de la classe ouvrière, ainsi que les différents mouvements qui ont tenté ces derniers temps à se substituer au mouvement ouvrier, ce qui permet de clarifier une question qui nous empoisonnait l'existence depuis des lustres. Ils ont su analyser à leur juste mesure les positions et le rôle joués par les uns et les autres depuis que la crise du capitalisme a éclaté en 2007-2008, ainsi que les positions qu'ils ont adoptées lors de l'intervention militaire de différents impérialistes dans différents pays ou lors des soulèvements révolutionnaires de 2010. Certes, il demeure des désaccords ou des incompréhension entre nous, notamment sur la question des rapports avec les appareils des partis PS et PCF, peut-être même avec la classe ouvrière et la façon de s'adresser à elle. De mon côté, j'avais semble-t-il sous-estimé la question de l'Internationale et la nécessité pour une organisation ou même un groupe de nouer des liens avec d'autres organisations ou partis dans le monde, même à un niveau embryonnaire, je ne suis pas totalement convaincu par cet argument s'agissant d'un groupe, cependant ils ont eu raison d'inscrire leur action et leur développement dans cette perspective incontournable dès qu'il s'agit d'un parti. Ce document, qui a valeur programmatique, constitue une mise au point attendue de longue date par des milliers et milliers de militant sur des questions décisives. Pour conclure provisoirement, il permet le réarmement théorique et politique de l'avant-garde, que demander de plus. |