Portail actualisé le 23 avril......Boycott des élections de 2017 ! ............ Une seule issue politique : Renouer avec le socialisme scientifique................ Le PS, un parti de droite, anti-ouvrier, lié au FN, sioniste d'extrême droite, bourgeois, capitaliste, colonialiste, impérialiste, réactionnaire, un siècle de mystification, de mensonges, d'impostures, de guerres, de combat contre le socialisme. A bas le PS ! Rupture avec les appareils corrompus des syndicats !........


 



Documents disponibles dans cette page


VIDÉO : DE QUOI EST CAPABLE HOLLANDE : L'AFFAIRE "CATON" -
      HISTOIRE D'UNE MANIPULATION POLITIQUE

VIDÉO : L'ÉMISSION CENSURÉE PAR MACRON SUR LCI (Version complète)
VIDÉO : PRÉSIDENTIELLE 2017 : TOUT SAVOIR (OU PRESQUE) SUR LE PARCOURS DE MACRON.
VIDÉO : LE VRAI VISAGE DE MACRON

VIDÉO : LE VRAI VISAGE DE VALLS

ONG : LES ONG HUMANITAIRES ET LA SYRIE : LES MASQUES SONT TOMBÉS !
ONG : SOCIÉTÉ CIVILE CONTRE DÉMOCRATIE.

HISTOIRE : LE SIONISME ET LE RÉGIME NAZI.

SIONISME : LE GRAND ISRAEL.

EN IMAGES : 2016

DOCUMENT : Ce que je sais de ce que fut L’Organisation Communiste Internationaliste
      par Pierre Salvaing. (2016)

DOCUMENT : Bolchevisme contre lambertisme par le GMI. (2016)


  QUELQUES ARTICLES SUR LA SYRIE. (21.04)

  Causerie. (23.04)

  Adresses utiles.  

  Articles d'actualité.  (22.04)

  Les enseignements du marxisme.    (22.12.2016)


  CAUSERIE

   2017

Avril du 1er au 18 (format html)

Mars
Février
Janvier

2016 (1127 pages)
2015 (2184 pages)
2014 (2104 pages)
2013 (2806 pages)
2012 (2377 pages)
2011 (1 728 pages)
2010 (1 075 pages)
2009 (983 pages)
2008 (312 pages)


   ADRESSES UTILES

Portail de La Tribune des travailleurs (POID)
Page Facebook de La Tribune des travailleurs (POID)
GMI
Le Réseau Voltaire (France et Moyen-Orient)
Investig’Action (Belgique)
Le Centre de recherche sur la mondialisation (Canada)
L'agence de presse russe Sputnik
L'agence de presse iranienne Press TV


   QUELQUES ARTICLES SUR LA SYRIE

    Articles à télécharger mis en ligne le 21 avril.

« L'attaque neurotoxique qui n'a pas eu lieu » rapport de T. Postol du 18 avril 2017 sur Khan Cheikhoun
      par Caroline Galactéros (20.04)

    Articles à télécharger mis en ligne le 16 et 17 avril.

Le rapport de la CIA sur l’incident de Khan Shaykhun est grossièrement faux (15.04)
Interview de Bashar al-Assad à l’AFP (texte intégral) (15.04)
L’allégation américaine d’une attaque syrienne au gaz neurotoxique : anatomie d’un mensonge
      par Patrick Martin (14.04)

Déclaration de Vladimir Poutine à la presse après une rencontre
      avec le Président italien Sergio Mattarella (13.04)

Khan Cheikhoun, grand exercice de télé-réalité. (13.04)
Peter Ford : Trump a donné 1000 raisons à Daech de lancer des attaques chimiques (12.04)
Cinq raisons pour lesquelles les frappes de Donald Trump sont une erreur monumentale
      par Alexander Mercouris (12.04)

Syrie-Washington : Gaz et mensonges à tous les étages par Jacques-Marie Bourget (11.04)

    Articles à télécharger mis en ligne le 12 avril et les jours précédents.

Le moment « Des hommes d’influence » de Trump par Robert Parry (12.04)
Trump : «un homme de paille, une girouette sans substance qui vient de devenir la risée du monde»
      par John Laughland (12.04)

Les 6 positions de l'administration Trump sur la Syrie. (11.04)
Et si Trump n'avait pas viré casaque ? par Thierry Meyssan (11.04)
Guerre en Syrie et lutte pour le pouvoir aux États-Unis par Samir Saul (11.04)
Des hommes d’influence – Al-Qaïda aurait-il manipulé Donald Trump et les médias américains ?
      par Scott Ritter (11.04)

La tragédie syrienne : droit international ou loi de la jungle ? par Michel Raimbaud (10.04)
Trump le stratège ou Trump le faible ? par Oscar Fortin (08.04)
Syrie : encore une fois, un jugement hâtif et dangereux par Robert Parry. (08.04)
Médias et propagande de guerre : « fake news » ou « fast news » ? (07.04)
Bombardement américain contre la Syrie :
      comment Donald Trump a été repris en main par l’" État profond". (07.04)

Donald Trump affirme son autorité sur ses alliés par Thierry Meyssan (07.04)
Peter Ford, ex-ambassadeur UK en Syrie : Assad n’est pas l’auteur des attaques chimiques (07.04)
« Ce sont les rebelles eux-mêmes qui ont vraiment profité de l’attaque chimique en Syrie » -
      par Charles Shoebridge (07.04)

En Syrie, agression impérialiste à visage découvert par Bruno Guigue (07.04)
Communiqué de la Présidence syrienne suite à l’agression américaine (07.04)
Bombardement US en Syrie : Trois réflexions pour inciter à la prudence par M. Collon (07.04)
Attaque chimique à Khan Cheikhoun : réponse subtile de Damas par PressTV. (06.04)
Idlib : cette étrange attaque chimique qui rappelle l’imposture de Ghouta par Karine Bechet-Golovko (06.04)

Synthèse sur l’attaque à l’arme chimique en Syrie le 21 août 2013 Par François Belliot (30.06.2015)
Les attaques chimiques de la Ghouta : Une opération sous fausse bannière appuyée par les États-Unis?
      Tuer des enfants syriens pour justifier une intervention militaire humanitaire. (07.10.2013)

Vidéo. Thierry Meyssan : Derrière l'attaque états-unienne de la Syrie (26'25")
Vidéo. Bassam Tahhan : Trump dans le bourbier syrien (22'44")


   ARTICLES D'ACTUALITÉ

    Articles à télécharger mis en ligne les 21 et 22 avril.

Élection présidentielle française 2017 : À qui profite le crime ?, Par Jean-Yves Jézéquel (21.04)
La France en prise au terrorisme de ses propres alliés de l'Otan, par Thierry Meyssan (21.04)
Emmanuel Macron, un putsch du CAC 40, par Aude Lancelin (20.04)
La fin du système des partis, par Jean-Claude Paye (20.04)
Les fenêtres de l'histoire, par Frédéric Lordon (19.04)
Trump : deux pas en avant, un pas en arrière, par Thierry Meyssan (18.04)
De Camp Darby, des armes US pour la guerre contre la Syrie et le Yémen (18.04)
Et cette fois encore, le piège du vote utile ? par Serge Halimi (18.04)
L'évolution des salaires réels depuis l'introduction de l'euro (10.04)

    Articles à télécharger mis en ligne le 16 et 17 avril.

De la Fondation Saint-Simon à Emmanuel Macron (16.04)
La politique de Trump, c’est « colossale finesse » (14.04)
12 avril 2017 : le monde bascule à nouveau dans la guerre (13.04)
Macron, le spasme du système (12.04)
Venezuela. Appuyer sur l’accélérateur, précipiter le coup de force.
      Une nouvelle tentative de Révolution de Couleur. (Mision Verdad) (12.04)

    Articles à télécharger mis en ligne le 12 avril.

[Bellingcat 3] Qui est Eliot Higgins ? (12.04)

    Articles à télécharger mis en ligne le 7 avril.

Donald Trump affirme son autorité sur ses alliés. (07.04)
Vidéo. Thierry Meyssan: Derrière l'attaque états-unienne de la Syrie (26'25")


  LES ENSEIGNEMENTS DU MARXISME.

 - Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives. -
     (L. Trotsky -1940)

 - La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement
     de la nature, de la société humaine et de la pensée.. - (F. Engels - 1878)

 - Socialisme de juristes. - (F. Engels et K. Kautsky -1886)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme . - (V. Lénine -1916)
 - Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. - (F. Engels -1877)
 - Leur morale de classe et la nôtre. - (F. Engels -1878)
 - Tendance historique de l’accumulation capitaliste. - (K. Marx - F. Engels -1867)
 - Droit de l'homme contre droit du citoyen. - (K. Marx - 1843)



Causerie

Le 23 avril 2017

CAUSERIE

Les blogs ou les portails d'information font de la politique et se comportent comme des partis ou des chapelles qui ont leurs propres dévôts auxquels elles proposent tout un catalogue d'icônes incarnant le saint dogme de l'ordre établi qui constitue leur ligne éditorialiste et auquel ils sont priés de se conformer.

Un internaute faisait remarquer que les articles qu'ils publient étaient destinés à une clientèle de gens convaincus et que c'était là leur limite pour ne pas dire qu'ils ne servaient pas à grand chose finalement, ce qui me paraît plutôt réducteur, puisque quotidiennement un tas de gens font la découverte de ces blogs ou portails. Ils y trouveront une critique de l'ordre établi ou des excès du capitalisme qu'ils dénoncent mais qui doit demeurer leur horizon indépassable, autrement dit ils servent à le cautionner tout en fournissant des arguments hypocrites à leurs lecteurs pour qu'ils puissent se donner bonne conscience.

Ces blogs ou portails ne leur offrent aucune alternative politique ni aucun idéal. On aura compris que dans ces conditions-là, en l'absence de toute issue politique à la crise du capitalisme qui ne pourrait être que collective (sous la forme d'un soulèvement des masses révolutionnaires), leurs lecteurs seront amenés à chercher des solutions individuelles à leurs difficultés, à adopter un mode de pensée individualiste qui présente l'avantage d'être inoffensif et compatible avec l'existence du régime en place ou son idéologie.

Les mêmes arguments pourraient s'adresser à ceux qui à l'instar de Mélenchon estiment que ce sont les hommes qui doivent changer pour changer la société, et non la société qui doit changer pour changer les hommes, ce qui est le meilleur moyen de ne jamais y parvenir. Les hommes, leur psychologie, leur mode de pensée, leur comportement sont dictée avant tout par les rapports sociaux en vigueur et non l'inverse. C'est la société telle qu'elle existe qui influence ou formate les consciences, d'où les maux qui en résultent parce qu'elle est le produit d'un processus inconscient. Si le contraire était vrai, cela signifierait que les hommes feraient consciemment leur propre malheur, or ce n'est pas le cas. S'ils font leur propre malheur c'est bien la preuve qu'il existe une force matérielle (ou des rapports) qui les domine et dont ils ignorent la nature, dont ils n'ont pas conscience, force matérielle qu'incarne la classe dominante dont ils doivent se débarrasser pour s'approprier leur propre destin et orienter consciemment la société dans une direction qui soit conforme à leurs besoins ou aspirations, qui sont incompatibles avec l'existence du capitalisme et plus généralement le règne de l'exploitation de l'homme par l'homme auquel ils doivent mettre un terme.

Toute prise de conscience qui ne s'accompagne pas ou qui ne se fixe pas pour objectif l'abolition du capitalisme, qui ignore ou se détourne de cette nécessité historique, demeurera partielle, partiale, inconsistante, incohérente, pire, injuste, car en ne rompant pas avec le capitalisme, cette conscience au rabais, si faible, vulnérable, inopérante, confine à l'impuissance, à la passivité face aux multiples méfaits et crimes commis par le capitalisme à travers le monde sur des peuples innocents, elle les amènera à adopter les arguments des capitalistes pour les justifier, ce qui ne sera pas le cas quand on adoptera une conscience de classe, qui sera reliée à l'objectif cité plus haut, en finir définitivement par n'importe quel moyen, coûte que coûte, le plus tôt possible avec le capitalisme, l'éradiquer de la surface de la terre. C'est aussi cela être de gauche et rien d'autre.

La conscience de classe s'attaque aux causes des maux de la société, à leurs origines, à leurs racines, aux fondements du capitalisme, alors que la conscience de l'humaniste en général ne traite que superficiellement ses conséquences afin de mieux les supporter sans les supprimer.

Parole d'internaute.

- "Cela fait des semaines que les journalistes disent que non il n'y a pas de complaisances entre patrons de presse et certains candidats, que non il n'y a pas de censure, ni de parti pris et qu’ils sont entièrement libres …Bref encore une fois seules les gens bien informés comprennent comment le système fonctionne et la majorité avale le blanc le jaune et la coquille." (Les-crises.fr)

Les "gens bien informés comprennent comment le système fonctionne", c'est beaucoup dire, partiellement seulement, ce qui ne sert pas à grand chose, hormis d'avoir l'impression d'être moins ignorant ou manipulable que la moyenne des gens, ce qui reste à démontrer, car si la majorité semble gober tout ce que les journalistes leur racontent, en réalité dans bien des cas ils n'en pensent pas moins que vous mais ils sont incapables de l'exprimer.

On pourrait en dire de même des "gens bien informés" qui semblent avoir compris beaucoup de choses, sauf l'essentiel manifestement, qui ne vont pas au bout de leur analyse de la société, et qui finissent par adopter l'interprétation superficielle qu'en donnent d'autres journalistes ou intellectuels qui s'accommodent du régime.

La "majorité avale le blanc le jaune et la coquille" sans y mettre les formes contrairement à vous, voilà tout.

Matraquage macronique jusqu'à la dernière minute.

- Les Français d'Amérique aux urnes en avance pour voter utile - AFP

- 23 avril 2017, jour J du grand effondrement de notre système politique? - Le Huffington Post

- La présidentielle vue de l'étranger : à Berlin, la gauche et la droite votent Macron - LeParisien.fr

Normal la CDU gouverne avec le SPD !

- Emmanuel Macron: Peut-on vraiment être "trop jeune" pour être un bon leader? Ce qu'en disent les experts... - Le Huffington Post

Les experts, il fallait oser, les corrompus, la tarte à la crême, la risée...

Dossier Syrie.

- Attaque chimique en Syrie : enquête préliminaire contradictoire - euronews

Le président de la commission d’enquête internationale sur la Syrie a rendu vendredi ses premières conclusions après l’attaque chimique de Khan Cheikhoun en Syrie.

Comme d’autres organisations, Paulo Pinheiro estime que des agents chimiques ont bien été ultilisés le 4 avril dans la province d’Idleb. Mais selon lui les victimes seraient surtout mortes après des blessures causées par des armes conventionnelles.

Quant à la responsabilité du régime de Bachar Al-Assad, le président de la commission d’enquête affirme ne pas pouvoir tirer de conclusion à ce stade. euronews 22.04

Lire l'article dans la rubrique Syrie : L'attaque neurotoxique qui n'a pas eu lieu » rapport de T. Postol du 18 avril 2017 sur Khan Cheikhoun par Caroline Galactéros (20.04)


Le 22 avril 2017

CAUSERIE

J'ai lu dans un article que la fusillade survenue avant-hier à Paris favorisait le camp de la guerre, donc Macron...

S'il était élu, je pourrais mettre un terme à ce portail, on verra.

News personnelles en vrac, dans la bonne humeur.

Ici tout est calme, soleil radieux, chaleur écrasante, ma compagne Selvi est fan de Prince et de Satriani, mes 11 chèvres vont bien, ma mère de 83 ans aussi, je me suis fait arracher une dent de sagesse chez le meilleur dentiste du coin, aucune infection, aucune douleur, sauf à mon porte-monnaie, j'ai dû sacrifier le bambou qui était en train de détruire le mur d'enceinte du jardin, il était magnifique, dommage, demain c'est loving Sunday morning (Scorpion), grasse matinée jusqu'à 8 heures, je rappelle que c'est notre seul jour de repos de la semaine, on vit sous un régime féodal ici, à cause du décalage horaire je vais être obligé de faire quasiment une nuit blanche en attendant le résultat du premier tour, du coup on fera peut-être une petite sieste dans l'après-midi, quoiqu'avec Selvi les siestes sont souvent courtes et agitées, je n'en dirai pas plus...

Bon week-end... quand même !

Parole d'internaute.

- "Si jamais Macron devait être élu, je considèrerais personnellement cela comme un coup d’État de la classe dirigeante. Comme le résume laconiquement Lordon : « des milliardaires possèdent la presse et entreprennent de porter un banquier d’affaire à la présidence de la République. Voilà. »

Un matraquage médiatico-sondagier qui ferait passer la passion de la presse pour Sarkozy 2007 pour une amourette de vacances ; une propagande hallucinante sur je ne sais quelle fraîcheur/dynamisme/modernité pour des recettes complètement ringardes (les vieilles lunes néolibérales qui n’ont marché nulle part) ; le feuilleton débile des ralliements quotidiens, égrenés avec gourmandise par les éditorialistes, concernant des fossiles que le commun des mortels ne calculait même plus depuis le XIXè siècle (Robert Hue, sérieusement ?!) ; aucun débat public sérieux sur le fait qu’il veut dégommer le modèle social issu de l’après-guerre…

Ça devient de plus en plus gros, signe qu’on est vraiment aux abois là-haut. Pour cette échéance, ça passera peut-être au forcing et au bourrage de crâne, mais ce sera la dernière fois."

Si Macron était élu, ce serait sans doute la dernière fois que vous auriez eu l'occasion de vous exprimer lors d'un scrutin puisqu'ensuite le pouvoir politique sera confisqué par l'oligarchie, exactement comme aux Etats-Unis.

Ce qu'on n'a pas voulu voir ou comprendre, c'est que le chef de fil du capitalisme mondial n'allait pas seulement finir par influencer profondément, mieux ou pire, imposer ses modes, goûts ou lubies dans le domaine culturel, vestimentaire, artistique, architectural, musical, cinématographique, gastronomique, etc. ou tout simplement le mode de vie et de pensée du peuple, mais aussi sur le plan politique et de la structure de l'Etat en s'appuyant sur l'UE, tout simplement parce que c'est l'économie qui domine ou détermine tous les rapports dans la société, leur contenu et leur orientation.

L'impérialisme pourrissant, le capitalisme en crise étant incompatible avec l'expression les plus élémentaires de la démocratie, la concentration de la richesse sur le plan économique devait s'accompagner obligatoirement de la domination absolue ou incontestable de l'oligarchie sur le plan politique. Non seulement aucun parti dit de gauche ou d'opposition ou censé représenter les intérêts des exploités et des opprimés même de manière déformée ou très limités ne devait plus pouvoir prétendre accéder au pouvoir, il devait être écarté coûte que coûte ou se voir interdire de concourir à une élection déterminante comme l'élection présidentiel, il fallait faire comprendre au peuple que la question du pouvoir était réservée aux élites, à ceux qui détiennent le pouvoir économique et abandonner définitivement l'espoir de changer la société par la voie institutionnelle, qu'il devrait se résigner à devoir choisir entre des candidats représentant l'oligarchie et subir en silence le sort que lui réserverait l'heureux élu.

On aura compris que dans ces conditions il ne reste plus qu'une voie aux masses laborieuses et au mouvement ouvrier pour faire valoir leurs exigences, adopter une stratégie politique ayant pour objectif de renverser le régime en place par un soulèvement révolutionnaire ou renouer avec le socialisme.

Pour illustrer mon analyse.

- La fin du système des partis par Jean-Claude Paye

Extrait - Nous nous trouvons dans une nouvelle configuration de la « scène politique » , de l’espace de la représentation politique. Nous passons d’un système organisé autour d’un parti de masse dominant ou d’une structure binaire de deux organisations « alternatives », gauche et droite, à un mode de gouvernance qui abandonne le système des partis et qui, dans les faits et dans le langage, rejette le politique.

Si hier, la crise de représentation des partis a conduit à un renforcement effectif de l’Exécutif, aujourd’hui, l’augmentation de ses prérogatives aboutit à un accroissement purement formel de son pouvoir, car il ne travaille pas pour son propre compte, mais pour celui d’organisations supra-nationales, des structures intermédiaires de l’Empire, tels que l’Union Européenne, le Conseil de l’Europe ou l’Otan. L’appareil exécutif national, dans son viol permanent du Parlement, apparaît comme un simple relais. Ainsi, parler de crise de représentation des partis politiques n’est pas suffisant. Il ne s’agit plus d’un fait lié à une conjoncture politique particulière, mais d’un événement d’ordre structurel.

Le phénomène de la candidature Macron révèle une mutation dans l’exercice du pouvoir d’État, à savoir la fin de toute médiation avec la société civile. Les différents lobby se substituent aux partis. Les grandes entreprises ont la capacité de défendre directement leurs intérêts, contre la grande majorité de la population, sans que la décision prise prenne la forme d’une défense de l’intérêt collectif.

Autrement dit, la classe économiquement et politiquement dominante devient également la classe régnante, celle qui occupe les devants de la « scène politique », de l’espace de la légitimation. La classe dominante gère directement ses intérêts et promotionne ouvertement ses candidats. Le processus de légitimation de cette procédure ne relève plus de la représentation, mais du marketing, la scène politique se confondant avec celle des médias.

La candidature Macron est ainsi le symptôme d’une société capitaliste avancée, dans laquelle les rapports sociaux sont complètement transformés en rapports entre choses, entre marchandises. Les divergences exprimées par les différents candidats se réduisent à la compétition des images, à la concurrence des marchandises. Ainsi, Macron se place hors langage. Chacun peut mettre ce qu’il veut entendre dans ce qui est dit. Il ne nous demande pas d’adhérer à un discours, mais de regarder son image et d’être en fusion avec elle.

Il n’y a plus de place pour la politique et la confrontation de points de vue divergents, mais à un abandon de sa vie privée et publique, afin de s’adapter aux changements permanents des rapports de production et à la fluidité renforcée des forces productives, c’est à dire aux exigences, constamment renforcées de la rentabilité du capital. Comme un inventaire à la Prévert ne forme pas un programme, rien n’est déterminé. Au nom de la nécessaire adaptation à la « modernité », est promue la propension à tout accepter, à renoncer à tout acquis social. Ainsi, tous les espoirs sont permis pour ses commanditaires, aucune limite n’étant fixée a priori à leurs futures exigences.

Non seulement Emmanuel Macron s’inscrit dans la continuité de l’action du gouvernement sortant, mais il la magnifie, lui donnant sa véritable dimension, celle de la « société liquide ». Cette dernière se caractérise par l’absence de projet précis, sinon de gouverner pragmatiquement. Ce type de gouvernementalité ne peut que donner une place encore accrue aux « experts », renforçant la tendance déjà bien affirmée de gestion de la chose publique par ordonnances, ainsi que par l’emploi de la procédure du 49-3 [1], déjà abondamment utilisée par le gouvernement sortant.

Ici, point d’alternative, le « hors-système » se résume à une capacité revendiquée d’adaptabilité à toute mutation sociale, quelle qu’elle soit. La fluidité exprimée se reflète dans le nom même de son mouvement « En marche ! », une injonction qui ne précise aucunement vers quoi elle se dirige, mais qui nous indique qu’il s’agit d’abandonner toute résistance à la machine économico-politique. (La fin du système des partis par Jean-Claude Paye, Réseau Voltaire 20 avril 2017)

Ce changement structurel ou de forme de gouvernance du régime a été amorcé par Jospin en renforçant le régime présidentiel ou son aspect bonapartiste en faisant précéder les élections législatives par l'élection présidentiel, de sorte que le rôle et le pouvoir des partis soient ravalés au second rang.

La mission historique du républicanisme bonapartiste étant parvenue à son terme, il devait céder la place à un régime bonapartiste oligarchique.

Le parti de l'ordre (LR, ex-UMP) achevera sa mutation néolibéral sous Sarkozy, c'était sa mission.

Et c'est Hollande qui sera chargé de liquider le PS, en deux temps, par le biais des primaires, puis faute de pouvoir se représenter et de pouvoir finaliser l'opération de l'intérieur malgré toute la bonne volonté affichée par Valls pour la mener à bien, il recourra à Macron.

Pour rappel, François Hollande en 2015 : « Il faut un acte de liquidation. Il faut un hara-kiri. Il faut liquider le PS pour créer le parti du Progrès », En Marche !

Le coup de grâce au PS et plus généralement à ce qu'il était convenu d'appeler la gauche sera donc porté par Macron avec le concours de Mélenchon, qui par son discours et son programme populiste devait attirer un grand nombre d'électeurs qui traditionnellement votait PS, contribuant ainsi à vider le PS d'une partie de ses électeurs dits de gauche, tandis que Macron attirerait ceux les plus à droite, laissant à Hamon quelques miettes ou une peau de chagrin.

Et la Constitution de la Ve République dans tout cela ? Si Macron était élu, elle survivrait à cette épreuve, la Constitution américaine qui a un siècle et demi de plus s'est très bien accommodée de Reagan, Clinton, Bush, Obama et maintenant Trump, quand on détient tous les pouvoirs, on fait ce qu'on veut ou presque, où est le problème, pourquoi poser des questions aussi stupides, franchement ?

- Les fenêtres de l’histoire, par Frédéric Lordon

Extrait - Dans un parfait contretemps politique, l’élection de Mitterrand venait fermer le cycle keynésien-fordien de l’État social : commencement de la grande régression néolibérale. Quelles mobilisations pouvait-il y avoir dans un tel contexte de recul et d’adversité idéologiques ?

Trente-six ans plus tard, c’est le néolibéralisme lui-même qui arrive en bout de course, et fait lever une contestation internationale. Les données générales de la légitimité sont sur le point de basculer. Que le capital soit plus agressivement conquérant que jamais n’empêche pas qu’il est en train de perdre la bataille du bon droit. (Les fenêtres de l’histoire, par Frédéric Lordon 19 avril)

L'orientation du capitalisme n'est pas déterminé par le droit ou des droits, mais par ses besoins pour assurer sa survie. Passons, j'ignore si c'est ce qu'il a voulu dire par là. Arrêtons-nous plutôt au premier paragraphe.

Eh oui ! et c'est ce que j'ai écrit hier, il était absolument aberrant dans le contexte social et politique de 1981 de croie un instant qu'une révolution pourrait se produire, c'était la thèse foireuse soutenue par les trotskystes lambertistes (PCI, aujourd'hui le POI et le POID) qui n'ont jamais été foutus d'analyser correctement la situation et les rapports entre les classes.

Et n'étant pas à une contradiction ou une aberration près, parmi ces militants ou ex-militants de ce courant politique il s'en trouve encore pour affirmer que l'analyse de leurs dirigeants de la situation en 1981 était correcte, mais que leurs dirigeants les auraient soudainement trahis, alors qu'en réalité leur analyse révélait leur véritable nature ou leurs réelles intentions qui n'avaient jamais été de construire un parti ouvrier révolutionnaire, mais uniquement de porter le PS au pouvoir, ce qui les conduisit presqu'aussiôt d'ailleurs à liquider leur propre parti et à abandonner le programme de la révolution socialiste histoire de le confirmer. Tout se tient, tout s'explique, mais on peut aussi tout nier d'un bloc, tout est possible, plutôt le pire que le meilleur.

«Comme une onde qui bout dans une urne trop pleine» (Baudelaire)

- À 24 heures du 1er tour, voici les tout derniers sondages - Le Point.fr

Si l'overdose sondagière vous gagne, réjouissez-vous, ce samedi sera une journée off ! Le Code électoral interdit la publication de toute nouvelle enquête d'opinion. Mais pas la compilation des derniers sondages rendus publics ce vendredi par les instituts.

OpinionWay a réactualisé ce vendredi matin peu après midi son estimation quotidienne. Le PrésiTrack OpinionWay / ORPI pour Les Échos et Radio Classique accorde désormais 23 % d'intention de vote à Emmanuel Macron, 22 % à Marine Le Pen, 21 % à François Fillon (+ 1 par rapport à hier) et 18 % à Jean-Luc Mélenchon, en recul d'un point.

Odoxa Dentus Consulting a réalisé une enquête auprès de 2 500 personnes, dont 1 000 ont été interrogées vendredi matin, c'est-à-dire après l'attentat qui a coûté la vie à un policier sur les Champs-Élysées. Emmanuel Macron conforte sa première place avec 24,5 % (en recul de 0,5 point) devant Marine Le Pen 23 % (+1). Derrière eux, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon se partagent la 3e place avec 19 % chacun. Ils perdent tous les deux 0,5 point.

Le Roling quotidien de Paris Match, Cnews et Sud radio, réactualisé à 18 heures, donne à peu près les mêmes chiffres avec le quinté suivant : Emmanuel Macron 24,5 % (+ 0,5) ; Marine Le Pen (22,5 %) ; François Fillon (19,5 %) ; Jean-Luc Mélenchon (18,5 %) et Benoît Hamon (7 %).

Enfin, l'institut canadien Filteris qui analyse la data et l'impact de chaque candidat sur les réseaux sociaux a publié deux enquêtes vendredi. Celle de 6 heures du matin plaçait François Fillon en première position (22,09 %), devant Marine Le Pen (21,75 %), Jean-Luc Mélenchon (21,11 %) puis Emmanuel Macron (19,92 %). Afin de mieux coller aux évolutions instantanées et brutales de l'opinion publique française, Filteris annonce une toute dernière étude peu avant minuit... Nous la diffuserons quelques minutes plus tard. Le Point.fr 21.04

Qui a dit ?

(Après la fusillade sur les Champs-Elysées)

- «Je souhaite que cessent les polémiques, notamment contre les responsables en place...»

Réponse : Macron, non, Mélenchon exonérant les va-t-en-guerre Hollande-Ayrault-Fabius-Le Drian d'avoir alimenté le terrorisme...

Quand ils en pincent pour l'illusionniste et le flattent...

- Jean-Luc Mélenchon est le seul choix rationnel de cette présidentielle, la preuve par la science - huffingtonpost.fr

Ce que démontrent les deux épidémiologistes Wilkinson et Pickett, c'est que, même pour les riches, il vaut mieux vivre dans une société plus égalitaire en termes de revenus. huffingtonpost.fr 21.04

- 7 actions "insoumises" qui montrent que Mélenchon a mené la meilleure campagne à gauche - huffingtonpost.fr

L'hologramme Mélenchon, la péniche "insoumise", le one-woman show politique, le tribun "youtuber", les grandes démonstrations de force en plein air, les débuts de meeting à l'extérieur de la salle ou les actions surprises chez les multinationales ont jalonné sans aucun doute la meilleure campagne à gauche. Tout cela sans compter une mobilisation extrêmement réactive et synchronisée des "Insoumis" sur les réseaux sociaux... huffingtonpost.fr 21.04

- 3 raisons pour lesquelles Jean-Luc Mélenchon pourrait être l'antidote au vote Front national - huffingtonpost.fr

Son mouvement politique, la France insoumise, est capable d'attirer les électeurs "périphériques" du Front national au premier tour de la présidentielle. huffingtonpost.fr 21.04

La soumission ou l'affrontement classe contre classe.

- A Nantes, la justice donne tort aux éboueurs en grève - Reuters

Le tribunal administratif de Nantes a donné raison vendredi à Nantes Métropole et ordonné aux éboueurs de la ville de libérer les accès aux établissements dédiés à la collecte des déchets, bloqués depuis plusieurs semaines en raison d'un mouvement social.

La CGT et Force ouvrière devront s'exécuter immédiatement, sans quoi elles seront contraintes de verser 250 euros par jour de retard, et devront par ailleurs verser chacune 1.000 euros à Nantes Métropole pour les frais de justice.

Les syndicats protestent contre la fin de ce qu'on appelle le "fini-parti", qui permettait aux agents de terminer leur journée sitôt leur tournée achevée.

Ce système "datant de l'après-guerre" est "accidentogène", selon la communauté urbaine, dans la mesure où il "encourage la précipitation" des agents.

Son abandon, déjà acté "dans la plupart des grandes villes", est aussi une "mesure d'équité vis-à-vis des autres salariés payés 35 heures", toujours selon Nantes Métropole.

D'après les syndicats, la collectivité entendait aussi profiter des nouvelles journées de travail de sept heures pour réorganiser les tournées des éboueurs et supprimer des postes.

L'avocat de la communauté urbaine avait justifié son recours en référé par la multiplication des départs de feux de poubelles, ces derniers jours, dans la ville.

L'avocat de la CGT et Force ouvrière, Rémi Bascoulergue, avait pour sa part mis en doute le fait que "40%" des agents soient "empêchés de travailler" par les grévistes, comme le soutenait la communauté urbaine. Le mouvement social est "quasi-unanime" chez les éboueurs, selon lui. Reuters 22.04

Ils osent tout. Stratégie du chaos, de la tension et de la guerre. Dérégulation de la finance

Venezuela.

- Spirale de la violence au Venezuela: 20 morts en trois semaines - AFP

Onze personnes ont péri lors de troubles dans la nuit de jeudi à vendredi à Caracas, ce qui porte à 20 le nombre de morts depuis le commencement de la vague de manifestations en avril contre le président socialiste Nicolas Maduro.

Le parquet vénézuélien a annoncé vendredi "la mort de 11 personnes" âgées de 17 à 45 ans, certaines électrocutées et d'autres tuées par balle, ajoutant que six individus ont également été blessés "lors des faits de violence survenus" dans le quartier de El Valle.

Dans cette zone du sud-ouest de la capitale, les habitants avaient décrit durant la nuit des scènes de pillages et d'affrontements violents avec les forces de l'ordre. Des images tournées par certains résidents avaient montré un véhicule anti-émeutes partiellement incendié par des cocktails Molotov.

"On aurait dit une guerre. Les militaires et la police lançaient des gaz (lacrymogènes, ndlr), des civils armés tiraient sur les bâtiments. Avec ma famille on s'est jeté par terre. C'était horrible. On a réussi à dormir jusqu'à ce que ça se termine, vers trois heures du matin", a raconté à l'AFP Carlos Yanez, habitant de 33 ans d'El Valle.

Le parquet a par ailleurs annoncé l'ouverture d'une enquête sur la mort dans la nuit d'un homme dans le quartier de Petare (est de Caracas).

Il a été tué par balle "lors de la manifestation de (jeudi) soir", a affirmé sur Twitter Carlos Ocariz, maire du quartier et membre de l'opposition, exigeant "qu'une enquête soit menée et qu'on punisse les coupables !".

Déterminée à poursuivre la mobilisation jusqu'à obtenir des élections anticipées, l'opposition a convoqué pour samedi une "marche du silence" vers les sièges de l'épiscopat vénézuélien dans tout le pays et pour lundi un "blocage national" des routes.

Ces défilés tournent souvent à l'affrontement entre manifestants et forces de l'ordre, qui échangent tirs de gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc contre jets de pierres et cocktails Molotov. Outre les vingt morts, environ 600 personnes ont été arrêtées depuis début avril, selon l'ONG Foro Penal.

Mercredi et jeudi, des dizaines de milliers de personnes ont encore manifesté dans les rues du pays.

Les violences autour de ces mobilisations ont fait trois morts mercredi et des incidents ont éclaté jeudi à Caracas ainsi qu'à Maracaibo (nord-ouest), Valencia (nord) et San Cristobal (ouest).

L'évacuation de 54 bébés d'une maternité d'El Valle pendant les affrontements a suscité une controverse entre les deux camps.

Le gouvernement a accusé "des bandes armées engagées par l'opposition" d'avoir "attaqué" l'établissement. L'opposition a rétorqué que les nouveaux-nés avaient dû être placés en lieu sûr car ils étaient "très affectés" par les tirs de grenades lacrymogènes des forces de l'ordre.

Pour l'exécutif, c'est l'opposition qui fomente les violences. "Ces délinquants veulent faire croire que le Venezuela est dans le chaos, le pays est calme", a déclaré Freddy Bernal, un dirigeant du parti socialiste au pouvoir.

Dans le camp anti-Maduro, on dénonce au contraire la répression des forces de l'ordre : "Ne lancez plus de bombes, s'il vous plaît", a crié jeudi un manifestant nu qui s'était juché sur un véhicule blindé militaire, à travers un nuage de gaz lacrymogène.

Jeudi, l'Union européenne a condamné les violences "très regrettables" survenues pendant les manifestations tandis que le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a demandé "que tous les efforts soient faits pour réduire les tensions et empêcher de nouveaux affrontements".

Neuf pays latino-américains ont jugé, dans un communiqué commun, "urgent que les autorités vénézuéliennes prennent des mesures pour garantir les droits fondamentaux et préserver la paix sociale".

M. Maduro, qui dénonce un "coup d'Etat terroriste" fomenté selon lui par les Etats-Unis - une accusation rejetée par Washington - a renforcé ces derniers jours la présence policière et de l'armée qui lui a apporté son soutien "inconditionnel".

Alors que son mandat court jusqu'à fin 2018, sept Vénézuéliens sur dix souhaitent son départ immédiat, selon un sondage Venebarometro. AFP 21.04

Syrie

- Le chef du Pentagone accuse Damas d'avoir toujours des armes chimiques - AFP

Le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis a soutenu, lors d'une visite en Israël vendredi, qu'il n'y avait "pas de doute" que le régime syrien avait conservé des armes chimiques, mettant en garde Damas contre leur utilisation.

M. Mattis a rencontré les dirigeants israéliens qui ont fermement soutenu la frappe américaine du 7 avril contre une base aérienne syrienne, en réaction à l'attaque chimique présumée du régime de Bachar al-Assad sur une localité rebelle du nord de la Syrie.

"Il ne peut y avoir aucun doute pour la communauté internationale que la Syrie a conservé des armes chimiques, en violation à son accord et à ses affirmations sur leur destruction", a affirmé M. Mattis devant la presse en présence du ministre de la Défense israélien Avigdor Lieberman.

"C'est une violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, et elle devra être traitée au niveau diplomatique", a ajouté le chef du Pentagone, estimant que le régime syrien "prendrait une mauvaise décision en essayant d'utiliser à nouveau" des armes chimiques.

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a annoncé mercredi que des tests prouvaient de manière "irréfutable" que du gaz sarin ou une substance similaire avait été utilisé à dans la localité de Khan Cheikhoun (nord-ouest de la Syrie) début avril.

Une étude israélienne a montré que le régime Assad était toujours en possession de "plusieurs tonnes" d'armes chimiques, a affirmé un responsable militaire.

Le président syrien a répété à plusieurs reprises que son régime ne possédait plus d'armes chimiques depuis leur destruction en 2013 après un accord américano-russe encadré par une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU.

Il a fermement démenti avoir utilisé des armes chimiques à Khan Cheikhoun.

Quelques heures après le départ du secrétaire américain à la Défense, l'armée israélienne a visé des positions en Syrie, en représailles à trois tirs de mortier en provenance de son voisin du nord.

Les tirs ont touché le nord du plateau du Golan occupé par Israël sans faire de blessé. Une porte-parole militaire israélienne a indiqué qu'il s'agissait "très probablement de tirs errants résultant des combats internes en Syrie".

Lors de sa visite de 24 heures, M. Mattis a également rencontré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu puis le président israélien Reuven Rivlin.

M. Netanyahu était tout sourire en accueillant le chef du Pentagone, saluant le "changement bienvenu" dans la politique américaine au Moyen-Orient depuis l'élection de Donald Trump.

Israël est particulièrement satisfait des "mots très clairs et très francs" de Donald Trump et Jim Mattis contre l'Iran et ses activités "déstabilisatrices" au Moyen-Orient, a expliqué M. Netanyahu.

Il a évoqué la possibilité de voir se constituer une sorte de front commun contre l'Iran et le groupe Etat islamique, reliant les Etats-Unis, Israël et des pays arabes.

Il y a de "grandes opportunités devant nous, parce que beaucoup de nos voisins arabes comprennent" qu'ils subissent les mêmes menaces, a-t-il déclaré.

M. Mattis s'était montré sur la même longueur d'onde un peu plus tôt.

"Notre alliance avec Israël est la pierre angulaire d'une structure de sécurité plus large qui inclut la coopération avec l'Egypte, la Jordanie, le royaume d'Arabie saoudite et nos partenaires du Golfe", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

Les relations entre Israël et les Etats-Unis s'étaient tendues sous l'administration Obama sur la question notamment des territoires palestiniens occupés par l'Etat hébreu depuis un demi-siècle.

Les désaccords avaient atteint un sommet avec l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances, fierté de Barack Obama mais farouchement combattu par M. Netanyahu.

Interrogé sur les intentions de l'administration américaine au sujet de cet accord, qualifié de "stupide" par Donald Trump, Jim Mattis s'est borné à rappeler que "les Etats-Unis ont signé" cet accord "et il continue d'être appliqué".

"En aucun cas" cela n'exonère l'Iran quant à ses "autres activités" dans la région, y compris au Yémen et en Syrie en guerre, a-t-il indiqué.

Donald Trump vient d'ordonner la réévaluation de l'accord afin d'examiner si la suspension des sanctions contre l'Iran est "vitale" pour les intérêts de sécurité nationale des Etats-Unis. AFP 21.04

- Assad: Washington permet aux terroristes délogés de Mossoul de passer en Syrie - sputniknews.com

Les membres du groupe terroriste Daech évincés de la ville irakienne de Mossoul pénètrent sur le territoire syrien en grand nombre et sapent les positions de l’armée syrienne à Deir ez-Zor, Washington les laissant faire, a déclaré le Président syrien Bachar el-Assad dans une interview accordée à Sputnik.

Interviewé par Sputnik, le Président syrien Bachar el-Assad a signalé que le nombre exact de terroristes entrant en Syrie depuis l'Irak n'était pas déterminé, mais, selon des estimations basées sur les informations fournies par les habitants des régions concernées, il s'agissait de dizaines de milliers d'individus.

« Les États-Unis passent à l'offensive contre Daech à Mossoul, ils sont contre Daech, mais dans le même temps, ils soutiennent Daech et lui permettent de traverser la frontière [et d'accéder, ndlr] depuis l'Irak en Syrie. Cela signifie qu'ils ont aidé Daech à arriver à Deir ez-Zor et à saper les positions de l'armée syrienne qui défend Deir ez-Zor », a déclaré le Président syrien.

Selon Bachar el-Assad, Washington voudrait que Deir ez-Zor soit pris par Daech et il est probable que les Américains misent sur un scénario similaire à celui de Jarablos et d'autres régions : négocier avec Daech pour qu'il quitte Deir ez-Zor et ensuite annoncer la ville libérée pour y envoyer leurs protégés pour des attaques. sputniknews.com 22.04

- Israël tire des missiles sur l'armée syrienne dans la province de Quneitra - sputniknews.com

Les positions de l'armée syrienne dans la province de Quneitra ont été la cible d'une frappe de missiles israéliens.

L'aviation israélienne a tiré vendredi des missiles sur les positions des troupes gouvernementales syriennes à Khan Arnabeh, dans la province de Quneitra, portant un préjudice, a annoncé l'agence syrienne Sana.

« Les avions israéliens ont tiré deux missiles contre une position de notre armée depuis le territoire occupé [le plateau du Golan, ndlr] à 18h45. Cela a provoqué un préjudice matériel », a précisé Sana qui cite une source militaire.

Selon la source, la frappe a eu lieu au moment où l'armée syrienne repoussait des attaques de groupes terroristes dans la province de Quneitra, leur infligeant de lourdes pertes.

« Ces actions n'arrêteront pas la lutte de nos forces armées contre les groupes terroristes qui agissent comme des alliés d'Israël dans ce secteur », a ajouté le militaire.

Le service de presse de l'armée israélienne avait antérieurement annoncé que les troupes du pays avaient pris pour cible les régions frontalières de la Syrie en réponse aux tirs de mortier contre la partie des hauteurs de Golan contrôlée par Israël. Les militaires israéliens estiment que les tirs de mortiers n'étaient pas intentionnels et qu'il s'agit d'obus de mortier tiré lors des combats entre les forces gouvernementales et l'opposition en Syrie. sputniknews.com 20.04

- Trump demande un examen du dispositif contre l'inversion fiscale - Reuters

Donald Trump va demander vendredi au département du Trésor d'examiner différentes dispositions prises au cours des 18 derniers mois par son prédécesseur Barack Obama, dont l'une vise à dissuader les entreprises américaines de déménager leur siège à l'étranger pour bénéficier d'une fiscalité plus avantageuse, a annoncé le secrétaire au Trésor Steve Mnuchin.

Le président américain va signer ces décrets à l'occasion de sa première visite dans les locaux du département du Trésor.

Prié par des journalistes de dire si parmi les dispositifs visés par cet examen figure celui concernant l'"inversion fiscale", Steve Mnuchin a répondu: "C'est l'une des choses importantes et l'une des choses que nous allons examiner."

L'inversion fiscale est un mécanisme par lequel des entreprises américaines délocalisent leur siège social dans un pays à taux d'imposition plus bas en achetant une société basée dans ce pays. Sous Barack Obama, le département du Trésor a adopté en avril 2016 de nouvelles règles destinées à lutter contre cette pratique, ce qui a notamment amené les laboratoires Pfizer et Allergan à renoncer à leur projet de fusion de 160 milliards de dollars (150 milliards d'euros).

Donald Trump va aussi demander vendredi au Trésor américain d'examiner deux prérogatives accordées après la crise de 2008 aux autorités de régulation pour maîtriser les activités des grandes institutions financières, a dit Steve Mnuchin.

Un premier décret présidentiel va interdire provisoirement aux autorités de régulation d'accroître la liste des institutions financières non-bancaires jugées d'importance systémique, et qui sont soumises à ce titre à des exigences renforcées. Ce même décret va aussi demander un examen des procédures appliquées à ces "institutions financières d'importance systémique" (SIFI).

L'autre document que signera Donald Trump va suspendre le recours à l'"autorité de liquidation ordonnée", qui sert à démanteler les institutions en difficultés financières, sauf dans les cas que le président considère comme une urgence. Là aussi, un examen du dispositif va être engagé, a dit Steve Mnuchin. Reuters 21.04

L'oligarchie est au pouvoir, elle l'était déjà, mais en présence de besoins pressants et en l'absence de toute opposition organisée, elle se sent pousser des ailes, elle y est encouragée par l'élection d'un de ses membres et c'est bien normal.


Le 21 avril 2017

CAUSERIE

Je n'ose pas vous souhaiter de passer un bon week-end, mais le coeur y est !

On ajoutera plus tard ou demain des articles d'actualités.

Un brin de causette plus pratique que littéraire, je laisse cela à Mélenchon pour embobiner les crédules, nous avons déjà fait nos preuves également en la matière, tenez, dans un registre supérieur nous avons brièvement traité de la logique de Hegel en compagnie de Lénine récemment, mais là je ne sais pas pourquoi, peut-être à cause des élections, j'ai eu envie soudainement de m'adresser plutôt au peuple qu'aux intellectuels, aux élites ou aux nantis, à chacun son milieu de prédilection que voulez-vous, on ne se refait pas.

Hélas parfois ! car je crois que visiblement je n'ai pas ciblé les bonnes personnes en réalisant ce portail qui me vaut que des inimitiés. Je l'ai compris depuis un bon moment, mais je n'arrive pas à le modifier en conséquence, peut-être parce qu'à force de penser je suis devenu davantage un intellectuel dans ma manière de m'exprimer, alors que dans mon fort intérieur je suis demeuré un ouvrier.

C'est apparemment difficile de combiner les deux, mais cela provient peut-être du fait que je continue de m'adresser aux composantes du mouvement ouvrier, alors qu'il n'y a plus rien à en tirer au stade de décomposition où il est parvenu, hormis quelques exceptions, trop peu pour former le socle d'une quelconque organisation de militants. Ce portail ne peut intéresser que de jeunes militants qui n'ont pas l'expérience et les qualités requises pour entreprendre quoi que ce soit avec moi, ils n'y sont pour rien et moi non plus. Les autres plus âgés sont fossilisés et incapables de progresser, donc il n'y a rien à en attendre. Quant aux travailleurs qui n'ont aucune expérience de la lutte de classe, mon portail doit les soûler ou ils n'y comprennent rien, hormis ceux qui ont commencé à progresser intellectuellement et qui souhaitent aller plus loin.

Les critiques des uns et des autres sont les bienvenues, à l'exception de celles des dogmatiques qui détiennent la vérité, qui savent tout mieux et avant tout le monde, même ce qu'ils n'ont jamais étudié sérieusement ou qu'ils ignorent totalement, qui s'en remettent à la parole des médias officiels et vous prennent pour un imbécile.

Si j'ai un conseil pratique à vous donner, c'est de vous en tenir aux faits, aux choses les plus simples, ensuite c'est à vous de forger votre propre conviction au lieu de ne pas en avoir ou d'adoper celle des autres.

Par exemple, j'ai encore lu ce matin quelque chose que tous les médias et responsables occidentaux censurent sur l'attaque présumée chimique survenue en Syrie à Khan Cheikhoun en Syrie, à savoir que cette attaque a eu lieu aux environs de 7 heures du matin, ce ne sont pas les Russes ou les autorités syriennes ou Trump qui l'affirment ou je ne sais qui, ce sont les barbares d'Al-Nosra qui l'ont déclaré, c'est leur version et de personne d'autres. Or il se trouve que l'armée syrienne a bien mené une attaque aérienne sur Khan Cheikhoun le même jour, mais entre 11h30 et 12 heures. A 7 heures du matin il n'y avait aucun bombardier russe ou syrien dans les airs de Khan Cheikhoun, il est donc matériellement impossible d'imputer les conséquences des faits survenus 5 heures plus tôt à l'armée syrienne ou russe, sauf à se livrer à une grotesque imposture, les choses sont donc parfaitement claires. Il n'y a donc pas de mystère ou de doute à avoir, hormis le fait qu'on ignore ce que les barbares ont fabriqué à 7 heures du matin, à la limite on s'en fout, cela ne présente aucun intérêt de savoir comment ils ont procédé pour tuer près de 90 Syriens, d'où sortent-ils ces cadavres, qu'ils aient été gazés ou non, eux seuls étaient sur place, donc ils sont les seuls acteurs et responsables de ce crime monstrueux, voilà tout.

Point barre, on en restera là, on s'en tient à la déclaration d'Al-Nosra qui innocente l'armée syrienne et russe, pourquoi faire compliqué quand les choses sont si simples. Ceux qui maintenant rédigent de longs articles sur cette affaire et qui oublient de mentionner ce fait capital pour établir la vérité, ne sont pas des gens rigoureux ou sérieux, ils n'ont que cela à faire ou ils sont payés pour, je n'en sais rien et je m'en fous. Vous allez peut-être dire qu'ils ont été cinglés d'avoir fait une telle déclaration qui les dénonçait ou que c'était une erreur monumentale, en effet, et alors, pourquoi vous en doutiez encore, et qu'est-ce que cela change puisque tout le monde censure leur déclaration ou leur fait confiance.

Il faut se réveiller, le règne de la tyrannie est passée à une autre dimension favorisée par des médias totalement corrompus. Hitler avait promis aux Allemands qu'ils auraient tous une Volswagen en échange de leur soutien, et qu'est-ce qu'ils ont eu au bout du compte ? Vous connaissez la réponse. Ne croyez pas que l'incroyable ne se réalisera jamais, sinon vous êtes perdus ! Je sais que plus personne ne croit dans le socialisme, et vous voyez où cela nous a mené. Entre nous, on ferait mieux d'y croire avant qu'il ne soit trop tard !

Bon, allez, on se détend un peu, c'est bon pour le cerveau.

On peut être satisfait de la page d'accueil de notre portail, vous ne trouvez pas ? A qui pourrait-elle faire honte hormis ceux qui refusent de regarder la réalité en face. On doit pouvoir être fier de ses idées et de son comportement, sinon cela signifie qu'on doit encore progresser pour être digne de notre idéal. Faut-il encore en avoir un... évidemment.

C'est vrai que dans le portail on n'aborde pas la vie sous l'angle le plus agréable qui soit, mais l'est-elle ? On aurait pu dire sous l'angle le plus facile, pas pour se compliquer la vie pour le plaisir, mais parce qu'elle ne l'est pas non plus. La facilité, c'est comme l'oisiveté, cela n'aide pas à progresser et on n'en tire aucune satisfaction.

En ce moment, le soir, je regarde des films tirés des nouvelles d'Agatha Christie's, et je trouve que le personnage plutôt maniaque ou précieux d'Hercule Poirot présente des qualités et une finesse d'esprit dont on peut s'inspirer et qu'il revendique "j'ai de l'ordre, de la méthode, de la psychologie", il en faut assurément, et il ne vous aura pas échappé que cette combinaison se situe au antipode du traitement immédiat et irréflléchi de l'information qu'on tente de nous imposer. Cela fait de Poirot un redoutable dialecticien que cette série de films a su mettre en scène de manière remarquable, au point qu'il m'arrive de ne pas saisir comment il a pu parvenir à certaines déductions logiques qui lui permettaient de clore les énigmes les plus ardues qui soient. Tout le mérite en revient à la romancière qui était douée d'une imagination extraordinaire.

Outre la perspicacité hors du commun du personnage, j'ai pris ces notes à chaud qui peuvent avoir valeurs de principes ou de conseils parfois :

- Prendre ses distances avec les apparences et ne jamais se laisser influencer par les émotions des personnes liées à une affaire criminelle (ou autres), qui cependant peuvent s'avérer révélatrices par la suite si elles étaient feintes, donc sans les négliger puisqu'elles peuvent comporter un indice ou un détail utile à la résolution d'une enigme.

- Affecter un air détaché pour mieux observer le comportement des différents protagonismes liés à une affaire, afin de mieux cerner leur personnalité et leur caractère parce qu'ils auront alors tendance à se lâcher en sa présence, sous-estimant son sens profondément aiguë de l'observation. Ce n'est pas de la sournoiserie, mais avoir de la présence d'esprit là où on ne l'attend pas.

- Emettre autant d'hypothèses que nécessaire sans jamais prononcer de conclusions hâtives sans preuves irréfutables.

- Prendre le temps de la réflexion, mieux, se détendre, car la pression ou l'excitation perturbe le fonctionnement des petites "cellules grises".

- Ecarter toute déduction qui défierait la logique, sans se fier à ce qui paraît logique au premier abord et peut constituer une fausse piste, car une logique peut en cacher une autre...

Quant à son aspect extérieur particulièrement raffiné et élégant, je lui laisse volontiers, vous comprendrez facilement pourquoi.

Mimétisme. Quand ils enfantèrent un monstre.

Qu'est-ce qui rapproche l'Afghanistan du Venezuela ?

Après la "mère" de toutes les bombes balancée par les Américains sur l'Afghanistan, "la mère de toutes les manifestations" lancée par les agents de l'impérialisme américain sur le président vénézuélien Maduro.

Quelques réflexions après avoir visualisé l'intégralité du meeting de Mélenchon à Toulouse.

Mélenchon et Macron ont adopté le show spectacle à l'américaine en empruntant les mêmes mimiques sur fond de drapeaux tricolores, avec sa claque et sa marionnette débitant un discours démagogique ponctué de promesses, c'est tout ce dont la Ve République pouvait être digne.

C'est un numéro de cabotin où on sent bien que les mots s'enchaînent mécaniquement sans réelles convictions ou que celui qui les prononcent à autres choses en tête. Macron a avoué débiter un texte qu'il ne comprenait pas sans que le ridicule ne l'atteigne tant il est imbu de sa médiocre personne, tandis que Mélenchon mâche des expressions préemballées qu'il peine cependant à digérer en oubliant ou en ajoutant ici ou là des prépositions qui n'ont pas lieu d'y être, trahissant le peu d'importance qu'il doit leur accorder, à moins que cela soit dû à la fatigue ou au surmenage car j'ai cru percevoir qu'il s'en apercevait mais se résignait à faire avec plutôt que déléguer une partie de sa prestation à un autre dirigeant de son mouvement, ne soyons pas cruel, nous ne lui en tiendrons pas rigueur.

Il n'a fait qu'effleurer un ensemble de problèmes auxquels sont confronter les travalleurs sans jamais remonter à leurs origines, trop compromettant semble-t-il, car il faudrait en conclure à la nécessité d'abolir le capitalisme le plus rapidement possible, or Mélenchon y est opposé.

Son exercice voué à flatter les libres penseurs et les francs-maçons dont il fait partie, accessoirement les anarchistes ou anarcho-syndicalistes très présents dans la région toulousaine, fut plus que lourd, emphatique sur la liberté qu'il a abordée sous tous les angles, sauf un, le plus essentiel, celui qui détermine tous les autres, la liberté et le droit de vivre dans une société débarrassée du règne de l'exploitation de l'homme par l'homme. Etrangement l'homme pourrait, doit, dit-il, oeuvrer pour accéder à un niveau de conscience supérieur, mais sa conscience devrait lui commander de ne pas remettre en cause les rapports sociaux en vigueurs qui sont à l'origine de tous les maux qui accablent les exploités et les opprimés de la terre entière. Il faut donc en conclure que lorsque Mélenchon fait référence au principe selon lequel la liberté de chacun s'arrête où commence celle des autres, il faut entendre par là celle des exploiteurs sur laquelle il ne faut surtout pas empiéter, apparemment entre soumis et servitude ou émancipation et liberté Mélenchon a fait son choix, en toute conscience évidemment.

Un point de vue commenté.

- Comprendre la crise politique française, par Romaric Godin

Lecture. Dans un ouvrage récent, Bruno Amable et Stefano Palombarini examinent avec précision les conditions de la désintégration de la vie politique française. Une grille de lecture pertinente qui met en lumière les limites d’une grande alliance « réformatrice » et « pro-européenne » au centre comme mode de résolution de cette crise.

Quel qu’en soit le résultat, l’épisode électoral français de 2017 apparaîtra inévitablement comme une césure majeure dans l’histoire politique du pays. L’effondrement inévitable des deux grands mouvements historiques de la Cinquième République, réduits aux derniers quartiers de leurs partisans, alors même que les institutions nées en 1958 sont bâties pour le bipartisme, est le symptôme d’une crise politique de grande ampleur. Une crise dont sortira un nouveau paysage politique, fondé sur de nouvelles césures.

(Le capitalisme en putréfaction est dorénavant en proie à une crise permanente qui se traduit logiquement par une crise sociale et politique permanente. Et son issue signera la mort de l'un des deux protagonistes, la classe des capitalistes ou celle des ouvriers ou des travailleurs.

Romaric Godin affirme que les institutions de la Ve République "sont bâties pour le bipartisme", ce qui n'est pas faux, dès lors qu'on admet que le PS était déjà un parti de droite en 1958, autrement dit qui gouvernerait pour les capitalistes s'il parvenait au pouvoir et qui ne remettrait pas en cause la Ve République. Ceux qui ont prétendu que la Ve République avait été conçu uniquement pour de Gaulle et le parti officiel de l'ordre se sont fourvoyés lamentablement, les trotskystes lambertistes notamment, parce qu'ils ont sciemment falsifié la nature du PS en le faisant passer pour un parti de gauche, ce qu'il n'était pas et ce qu'il a amplement prouvé par la suite. Il est facile de comprendre qu'un véritable parti de gauche au pouvoir aurait été incompatible avec l'existence de la Ve République, il l'aurait immédiatement abolie, or le PS s'est fondu sans peine dedans parce qu'il n'était pas un parti de gauche. C'est cette mystification qui a consisté à le faire passer pour un parti de gauche qui a brisé la détermination de plusieurs générations de militants qui ont été manipulés à poursuivre le combat pour construire un parti ouvrier révolutionnaire. - LVOG)

La politique comme rapport de force sociologique

C’est cette crise, débutée dans les années 1980, qu’analysent avec précision et recul, deux économistes, Bruno Amable et Stefano Palombarini, dans un ouvrage récent, L’Illusion du Bloc Bourgeois[*]. Une lecture nécessaire pour comprendre les événements politiques qui se déroulent sous nos yeux. Les deux auteurs entendent la politique comme un ensemble de rapport de force sociologique. « Un pays, expliquent-ils, ne choisit pas son destin à l’issue d’une délibération collective et rationnelle, pas plus qu’il ne confie son avenir à des dirigeants éclairés qui décident pur lui ». Le voile est donc d’emblée déchiré sur la réalité du choix démocratique : ce choix est déterminé par la constitution de « bloc sociaux » qui sont capables de définir des intérêts communs et, ainsi, de s’allier, pour construire des majorités.

(L'alliance de la classe des capitalistes avec les classes moyennes entraînant derrière elle les couches les plus arriérées de la classe ouvrière faciles à influencer ou l'alliance de la classe ouvrière avec les classes moyennes qui demeurent soumises au capitalisme, de sorte que ces "majorités" gouvernent sans jamais remettre en cause l'ordre établi, pour qu'il en soit autrement il faudrait une situation révolutionnaire qui se traduirait par la rupture de pans entiers des classes moyennes avec le capitalisme, un des enseignements de la Commune de Paris. - LVOG)

Le temps des deux « blocs »

Si le système bipartisan français a pu ainsi opposer dans les années 1970 – et en partie dans les années 1960 – un « bloc de gauche » à un « bloc de droite », c’est parce que chaque camp avait su trouver un compromis acceptable entre ces différentes composantes sociologiques. Les ouvriers communistes et les employés et fonctionnaires socialistes pouvaient accepter, même après la rupture de la brève « union de la gauche », une unité fondée sur des intérêts communs : celle d’une intervention accrue de l’Etat dans l’économie et d’une politique de redistribution généreuse. Ce compromis avait été construit par François Mitterrand lors du fameux congrès d’Epinay de 1971 où il parvient à réaliser une synthèse entre les principales composantes de la gauche non communistes. A ce moment, le PS – à la différence de la défunte SFIO – devenait un partenaire acceptable pour le PCF. Le « bloc de gauche » devenait sociologiquement fort et capable de l’emporter, ce qu’il fit dix ans plus tard. (Poursuivons notre commentaire précédent. Ce passage illustre tout simplement que l'arrivée au pouvoir de Mitterrand et de la majorité PS-PCF ne précéderait pas une situation révolutionnaire (L'imminence de la révolution des trotskystes lambertistes), mais qu'au contraire elle préfigurerait son enterrement. - LVOG)

En face, la droite pouvait – bon gré, mal gré – maintenir un « bloc social » autour de l’idée d’un Etat protecteur pour les entreprises, mais pas « captateur », refusant ainsi les nationalisations, ainsi que d’une politique de baisse d’impôts. Cette position permettait de rallier les cadres et professions intermédiaires, ainsi que les ruraux. Malgré les divisions UDF-RPR, ce « bloc » social restait cohérent. Globalement, ce système s’est progressivement mis en place après 1958 et s’est imposé pendant les années 1970. C’est lui qui agonise sous nos yeux.

(La crise du capitalisme et la mondialisation portent des coups terribles à toutes les classes et couches de la société, ce sont d'importants facteurs de dislocation de tous les rapports existant de sorte que tous les partis institutionnels sont conduits à se désagréger à leur tour, et toutes les combines ou "blocs" explosent. - LVOG)

La fin des deux « blocs »

Que s’est-il passé ? Pour les deux auteurs, ce bipolarisme a subi une pression interne qui l’a finalement fait éclater. Cette pression est elle-même le fruit de deux phénomènes externes : l’évolution du capitalisme vers une forme financiarisée et ultra-compétitive et la question européenne. Ces deux évolutions ont donné la main à une des composantes des deux blocs, les « modernistes », majoritairement à gauche, et les « néolibéraux » au sein du bloc de droite. Ces deux mouvements se sont imposés politiquement au sein de leurs blocs, donnant alors un poids démesuré dans la pratique politique aux classes moyennes et supérieures, les plus favorables à ces politiques. Ce phénomène a ainsi conduit à une contradiction majeure : pour se faire élire, les deux blocs continuaient à utiliser la synthèse sociologique des années 1970, mais, une fois élue, les « classes populaires » (définies par les auteurs comme ceux qui ont un lien de subordination dans le travail), qui, à droite comme à gauche, demandent la protection de l’Etat, étaient oubliées. Progressivement, ces classes ont donc abandonné leur « bloc » originel pour se réfugier dans l’abstention ou dans le vote Front National, lequel a profité du vide créé alors pour construire un discours hybride permettant d’attirer les déçus des deux blocs. Et, progressivement, une synthèse est devenue inévitable entre « modernistes » et « néolibéraux », ce que les auteurs appellent le « bloc bourgeois ».

(Cette "synthèse" entre « modernistes » et « néolibéraux » correspond à la répartition des rôles entre parti démocrate et parti républicain aux Etats-Unis qui sont traversés par la même idéologie ultra réactionnaire. Il faut préciser que d'autres facteurs décisifs sont intervenus dans l’évolution du capitalisme pour comprendre l'ancrage à droite de pans entiers des couches moyennes ou supérieures du prolétariat, qui se sont développées ou ont vu leurs statuts réhaussés à l'occasion de la révolution électronique ou informatique et du basculement vers une société de services dont les acteurs étaient relativement privilégiés par rapport au reste de la classe ouvrière. Quand un secteur économique voit le jour au détour de progrès technologiques, il manque cruellement de main d'oeuvre qualifiée, les différents concurrents vont se l'arracher à prix d'or, cela va favoriser la distribution de revenus supérieurs à la moyenne, ce qui n'est pas un problème puisqu'il réalise des profits gigantesques, ce qui influencera l'état d'esprit de ses bénéficiaires, qui s'estimeront satisfaits de leur condition et chanteront les louanges du régime, cautionneront son orientation néolibérale et européenne, mondialiste... On ne peut pas dire que les travailleurs du secteurs des nouvelles technologies, de la plupart des grandes entreprises, du secteur de l'aéronautique, de l'armement, de la chimie, des hydrocarbures, pharmaceutique, etc. soient les plus à plaindre. Les salariés des entreprises tournées vers l'exportation ou dont l'essentiel du chiffre d'affaires est réalisé à l'exportation bénéficient de rémunérations supérieures, pas tous évidemment, il vaut mieux être employé par la maison mère que par un sous-traitant. Les cadres de toutes ces entreprises bénéficient d'un mode de vie très confortable, ce qui ne les poussera pas à couper la main qui les nourrit, même parfois au prix de lourds sacrifices. - LVOG)

Le choix du « modernisme »

Selon les deux auteurs, ce phénomène n’est cependant pas un phénomène subi ou « naturel ». Il est le fruit de choix conscients. A gauche, c’est le « tournant de la rigueur » de 1983 qui a décidé de la victoire des « Modernistes ». Lesquels ont, depuis, dominé le PS. Ce choix a été justifié par la « construction européenne » dans une forme de chantage : ou l’Europe et le néolibéralisme ou rien. C’est Jacques Delors qui, selon les auteurs, incarne le mieux ce choix qui, irrémédiablement, devait mener à un divorce entre le PS et les classes populaires, et donc à l’implosion du « bloc de gauche ». Les référendums européens de 1992 et surtout celui de 2005 ont été les deux moments fondateurs de cette rupture. (En 1983 le PS a assumé publiquement sa rupture avec le socialisme qui en réalité datait de 1914, sauf qu'au lieu d'en tirer la signification politique qui s'imposait, les différents courants du mouvement ouvrier ont continué de le caractériser de gauche, ils ont fait comme si finalement rien ne s'était passé, ils se sont enfermés dans un déni permanent dont on paie le prix fort aujourd'hui. Vous pouvez en déduire que tous nos dirigeants étaient censés en être conscients et qu'ils nous ont délibérément trahis au lieu de rompre à ce moment-là avec le PS. - LVOG)

François Hollande et la mort du PS

Dès 2002, le bipartisme français montrait des signes d’essoufflement. Le « 21 avril » avait été la preuve que le PS ne pouvait plus réaliser l’union des classes populaires et des classes moyennes. François Hollande avait cependant pu en 2012 réussir une dernière fois la synthèse d’Epinay. En tenant un discours de refondation de l’Europe et de combat contre la finance, il était parvenu à rallier les classes populaires. Les deux auteurs expliquent cette persistance du bloc de gauche par la capacité du PS à se concentrer sur « des réformes néolibérales qui n’entamaient pas immédiatement le potentiel d’unification du bloc de gauche », comme par exemple celle des marchés financiers ou des marchés des biens. Mais une fois élu, François Hollande a atteint les limites de cette stratégie, il lui a fallu toucher au cœur du système, à la relation salariale avec les lois Macron et El-Khomri. Ceci a fait apparaître la contradiction du PS qui a perdu le soutien des classes populaires. Parallèlement, pour les classes sociales favorables aux réformes, le PS, enfermé dans sa contradiction, n’apparaît plus comme capable de « poursuivre les réformes nécessaires ». Sa pertinence a donc disparu et c’est ce qui explique le renoncement de François Hollande à briguer un nouveau mandat et l’incapacité de Benoît Hamon à convaincre.

(Ce passage ou cette période confirme ce qui a été dit plus haut. Et pourquoi on parle d'embourgeoisement, de corruption du prolétariat, du mouvement ouvrier, parce qu'il faut que la réalité les rattrape ou les frappe durement pour qu'ils veuillent bien admettre l'évidence qu'ils n'ont cessé de nier. Et pour avoir refusé d'admettre pendant des décennies que la réalité ne correspondait pas à celle qu'on leur dépeignait, et avoir continué à s'encanailler avec le PS et ses satellites ou à se bercer d'illusions, ils se retrouvent livrés à eux-mêmes, sans direction pour affronter le régime, ils ne comprennent rien ou pas grand chose à la situation et ils sont prêts une nouvelle fois à s'en remettre à un sauveur suprême ou un bonimenteur les 23 avril et 7 mai prochains. Le PS n'était pas en proie à une contradiction, je m'élève vigoureusement contre cette affirmation. Il y avait sa véritable nature et l'interprétation frauduleuse qu'en faisaient les différents acteurs du mouvement ouvrier qui ont induit volontairement en erreur les travailleurs et les militants. Le PS il est comme il est, il n'a pas une double nature, et nos dirigeants non plus, en réalité ils partagent la même, le jour où on sera parvenu à le comprendre, on pourra enfin envisager de refonder le mouvement ouvrier sur de nouvelles bases, pas avant... - LVOG)

La tentation du « bloc bourgeois »

Désormais, l’ambition « modernisatrice » ou « réformatrice » doit nécessairement assumer sa base sociologique. C’est ce qu’une partie du PS tente de faire depuis plusieurs années en revendiquant le « divorce » avec les classes populaires définies comme désormais « intellectuellement de droite » puisqu’elles rejettent la construction européenne. En réalité, cette identité est bien là aussi le fruit de ce choix de l’identification de la construction européenne avec le néolibéralisme. Alors que les classes populaires n’ont d’abord rejeté que ce dernier, et les orientations néolibérales de l’Europe, elles ont fini par accepter cette identification imposée par les « modernistes » et sont devenues eurosceptiques.

(Rectifions, les classes populaires subissent cette identification qui leur a été imposée, et c'est la raison pour laquelle elles rejettent l'UE, à juste titre. On a voulu les dresser contre l'UE, alors qu'ils fallaient les dresser contre le néolibéralisme qui incarne le capitalisme, pour conforter ou alimenter leur rejet du capitalisme, toutes les institutions qui l'incarnent, dont l'UE, mais avant tout la Ve République. - LVOG) Ce divorce oblige désormais les « modernistes » à trouver des alliés ailleurs, principalement sur leur droite où une partie de la classe moyenne accepte les « réformes » et l’Europe telle qu’elle est. C’est celle alliance que les deux auteurs appellent le « bloc bourgeois ». Ce « bloc » est aujourd’hui clairement incarné par Emmanuel Macron qui a appelé à « dépasser le clivage droite-gauche » et qui tente la synthèse entre les « modernistes » des deux camps. Pour les auteurs, ce bloc bourgeois n’est cependant pas la solution, car sa base sociologique est assez faible, de l’ordre d’un quart de l’électorat. Elle doit donc s’élargir par des promesses envers des couches sociales qui vont se retrouver « victimes » de la politique menée. D’où de futures déceptions.

(Quel aveu ! C'est parce que "sa base sociologique est assez faible" qu'ils ont appelé les médias à la rescousse pour décrédibiliser et censurer tous ceux qui s'opposent à Macron ou plus généralement à la politique néolibérale et impérialiste impulsée par l'oligarchie anglo-saxonne, pour que des pans entiers des masses populaires y adhèrent ou n'y soient pas franchement hostiles au point de se mobiliser, ce qui leur fera une force d'appoint pour obtenir une majorité et gouverner tant bien que mal. D'où notre combat acharné pour briser nette cette manoeuvre. - LVOG)

Le clivage gauche-droite persiste

Dans la logique du « bloc bourgeois », la vie politique se restructurerait autour de la seule question de la souveraineté, comprise comme la quintessence de tout le reste. On aurait donc des pro-européens favorables aux « réformes » s’opposant à des souverainistes favorables au maintien de l’Etat-providence. On voit, au reste, au sein des équipes d’Emmanuel Macron, comme au sein des milieux proches du FN, cette volonté de tout réduire à la souveraineté et d’organiser un face-à-face de ce type dès le premier tour. Mais, estiment les auteurs, la division droite-gauche est encore pertinente. Les souverainistes de droite ne rejettent en effet nullement les « réformes » libérales, ce qui leur aliènent leurs homologues de gauche. Même au sein du FN, la conversion à l’Etat-providence, qui nie l’essentiel de l’histoire du parti, semble surtout relever d’un « transformisme », nom italien de l’opportunisme politique pur. Même chose au sein du pôle pro-européen où une partie de la gauche n’a pas renoncé à changer ou refonder l’Europe. La primauté donnée à la question de la souveraineté ne règle pas le problème social.

(En effet, la question n'est pas la rupture ou non avec l'UE, mais la rupture avec le capitalisme et ses institutions nationales notamment. Et c'est bien pour cette raison que Mélenchon n'y est pas favorable. Il a déclaré qu'il n'était pas communiste, il est donc pro-capitaliste, c'est clair, net et précis. - LVOG)

Jeu complexe à quatre

L’offre politique française s’organise donc autour de quatre pôles a priori irréconciliables : le souverainisme de gauche ; le souverainisme de droite ; l’européisme de gauche et l’européisme de droite. Certes, l’offre politique peine encore à s’organiser autour de ces pôles au cours de cette élection présidentielle. Si le « bloc bourgeois » vise à fusionner le deux dernières composantes, la distance entre Benoît Hamon, François Fillon et Emmanuel Macron, tous trois, « pro-européens » prouve les limites de l’exercice. Pour autant, à droite comme à gauche, la question européenne empêche toute reformation des anciens « blocs ». L’avenir du pays dépendra de la capacité de ces quatre pôles à trouver une base sociale suffisante pour former une majorité stable dans le pays, autrement dit une majorité qui ne soit pas une majorité de circonstance, comme en 2002, ni une majorité éphémère comme en 2012. Tant qu’une telle base ne sera pas trouvée, la crise politique perdurera.

(Elle est faite pour durer jusqu'à la chute du régime. Quant à l'UE, elle cristalise la crise du capitalisme en proie à la résistance des masses exploitées qui refusent d'être vouées à une régression sociale sans fin, le sort que lui réserve l'UE. Ce qu'il faut comprendre également, c'est que pour sortir de sa crise le capitalisme devrait réaliser le socialisme à l'échelle mondiale, c'est inconcevable évidemment, c'est à cette contradiction que le capitalisme se cogne la tête contre les murs, ce n'est pas sa raison d'être, sa mission, d'où la fuite en avant dans les guerres et les machinations destinées à déstabiliser les Etats qui résistent à l'emprise de l'impérialisme américain sans jamais aller jusqu'à rompre avec le capitalisme, etc. - LVOG)

Les faiblesses du « bloc bourgeois »

Il n’est pas certain que le « bloc bourgeois » d’un Emmanuel Macron soit capable de relever seul un tel défi. Certes, la France a connu un tel bloc sous la quatrième république, lors, pour bloquer les voies du pouvoir aux Communistes comme aux Gaullistes, Socialistes, Radicaux et Chrétiens-démocrates pouvaient s’allier. Mais la base sociale de ce « bloc bourgeois » d’alors était bien plus large et elle se définissait dans une vision également plus large : celle de la « défense du monde libre » dans un contexte de guerre froide et de persistance à l’ouest de régimes autoritaires. La fonction sociale du « bloc bourgeois » du 21e siècle qu’examinent les auteurs est très différente et c’est ce qui explique qu’il pourrait bien n’être qu’illusion. (Parce qu'il ne peut-être que foncièrement antisocial ou incarner la réaction sur toute la ligne. - LVOG)

Une grille de lecture utile

Ce petit livre est en tout cas d’une densité qui invite à la réflexion sur la situation actuelle de la politique française. Il rend limpide quelques réalités de cette campagne comme l’échec du PS ou le caractère impossible de la reformation du « bloc de gauche » derrière une alliance entre Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon. Il est aussi un élément de réflexion nécessaire pour ce qui suivra cet épisode électoral et qui sera, sans aucun doute, un moment crucial de la crise politique française. La grille de lecture proposée ici pour la France mériterait, du reste, d’être élargie à d’autres pays européens où l’évolution du capitalisme moderne a provoqué des décompositions politiques avancées, toutes singulières, mais assez souvent marquées par la disparition de la social-démocratie et l’affaiblissement de la droite traditionnelle.

(Le "capitalisme moderne" se caractérise par la confiscation ou la tentative de confiscation du pouvoir politique par l'oligarchie et l'élite qui est à son service, parce que tous les gouvernements qui se sont succédés depuis les années 70 lui ont permis de concentrer le pouvoir économique dans des proportions telles qu'il est devenu impossible à un gouvernement quel qu'il soit de lui résister sous peine de subir ses représailles, voire d'entraîner sa chute. Aucun parti au pouvoir n'a osé l'affronter au cours des 5 dernières décennies, seul un véritable parti socialiste ou communiste pourrait relever ce défi, mais malheureusement il n'existe pas, il reste à construire. - LVOG)

[*] B. Amable et S. Palombarini, L’Illusion du Bloc Bourgeois, Ed. Raisons d’Agir, 176 pages, 8 €.

Un internaute a précisé ceci : A noter que B. Amable et S. Palombarini ont signé l’appel à voter pour Jean-Luc Mélenchon.

Un attentat à la rescousse d'une scrutin incertain. La Ve République où le coup d'Etat permanent

A qui doit profiter le crime ?

- L'Etat islamique revendique une attaque contre des policiers à Paris - Reuters

Vous aurez remarqué que l'ensemble des médias ont spontanément accordé le même traitement à cet évènement, en le consacrant uniquement à la réaction des différents candidats au premier tour de l'élection présidentielle de dimanche. Pure coïncidence ou une aubaine...

- L'équipe Macron redoute la semaine de trop dans l'Obs - Atlantico.fr

- Valeurs Actuelles - Emmanuel Macron "patine dans les sondages" ....et "a perdu sa superbe". (Source : Atlantico.fr21.04)

- Hollande appelle "tous les Français à aller voter" - AFP

- Présidentielle: la CFDT met en garde contre l'abstention - AFP

- Présidentielle : entre "déception" et "dégoût", les Français à l'heure du choix - Franceinfo

Le contexte.

Le message est clair et il correspond à la partition du candidat Macron : Maintenant ce n'est pas sur un programme que vous devez allés voter, mais pour un sauveur suprême, moi en l'occurence, l'autre moi de moi Président !

C'est marrant, je me suis dit hier qu'une attaque terroriste tomberait à point parce que les sondages ne sont pas favorables à leur candidat, Macron. Quelques jours plus tôt ils avaient annoncé avoir déjoué un attentat terroriste à Marseille. Puis simultanément on apprenait que Macron et Le Pen étaient talonnés par Fillon et Mélenchon dans les sondages.

Voilà qui avait aussi de quoi les inquiéter.

- Entrepreneur dans la Silicon Valley, je rentre en France si Jean-Luc Mélenchon est élu - huffingtonpost.fr

Je pensais être minoritaire dans mon milieu, mais étonnamment, plus j’en parle, plus j’apprends que mes connaissances entrepreneurs votent aussi Mélenchon. huffingtonpost.fr 20.04

- Présidentielle: Pamela Anderson soutient Mélenchon - AFP

Une tragédie peut en cacher une autre.

- Présidentielle : quand Mark Ruffalo, Danny Glover et Noam Chomsky appellent à voter pour Jean-Luc Mélenchon huffingtonpost.fr

La dynamique autour de Jean-Luc Mélenchon prend une ampleur internationale. Aux Etats-Unis, les acteurs Mark Ruffalo, Danny Glover et le professeur de linguistique Noam Chomsky ont lancé une pétition pour appeler à voter en faveur du candidat de la France insoumise à l'élection présidentielle. L'objectif ? Ne pas répéter la "tragédie" du choix Clinton/Trump.

L'acteur qui interprète Hulk dans Avengers et celui qui incarne Roger Murtaugh dans L'Arme fatale refusent que l'élection présidentielle française ne se limite à un choix entre le candidat "de l'establishment libéral" et "le populisme de la droite xénophobe". Une critique à peine voilée d'Emmanuel Macron, François Fillon et Marine Le Pen. "C'est le scénario qui a entraîné l'élection du président Donald Trump aux Etats-Unis", expliquent les célébrités américaines. Elles appellent donc à soutenir le candidat de gauche le mieux placé dans les sondages : Jean-Luc Mélenchon.

Pour sa porte-parole, Jean-Luc Mélenchon peut gagner, car il n'a pas été "englué dans le piège des primaires", comme Bernie Sanders aux Etats-Unis. huffingtonpost.fr

Macronique hystérique... avant la débâcle ?

- Emmanuel Macron, les vieilles gloires du jeune premier - Liberation.fr

A des années-lumière de l’image de trentenaire moderne qu’il s’est forgée, le candidat d’En marche s’entoure dans ses meetings comme dans ses dîners de people un rien dépassés. Un tropisme qui devient stratégique pour atténuer son côté hors-sol et le rapprocher du peuple.

- Le plaidoyer de "The Economist" en faveur d'Emmanuel Macron - LePoint.fr

L'hebdomadaire britannique, qui s'effare de la possibilité d'un second tour Le Pen-Mélenchon, explique pourquoi il choisit le candidat d'En marche !

- Emmanuel Macron s'est entretenu avec Barack Obama au téléphone - Le Huffington Post

- Présidentielle : pourquoi Dominique de Villepin choisit Emmanuel Macron - LeParisien.fr

Quand on est dans le déni permanent, on peut tout se permettre ou presque.

- Cambadélis ne tirera "aucune leçon" en cas de défaite du PS - Le Huffington Post

De cette élection présidentielle, il n'y aura "aucune leçon" à tirer ni "aucune conséquence" pour le Parti socialiste. C'est en tout cas ce dont semble convaincu Jean-Christophe Cambadélis, comme il l'a expliqué dans l'émission "C à vous" ce mercredi 19 avril. Le Huffington Post 20.04

Merci, on l'avait déjà compris !

Ils osent tout .

- «Je laisserai un pays en bien meilleur état que celui que j’ai trouvé.» - Liberation.fr

- Le chef du Labour prépare une campagne résolument de gauche - Reuters

- Des spécialistes de la santé mentale américains assurent que Donald Trump souffre de "narcissisme malfaisant" - francetvinfo.fr

- Un institut lié au Kremlin auteur d'un plan pour l'élection US - Reuters

- Cent ans après, deux des petits bergers de Fatima seront canonisés - AFP

- La Turquie est-elle devenue une dictature? - LeFigaro.fr

- Venezuela : de nouvelles violences éclatent entre manifestants et forces de l'ordre lors d'un rassemblement contre Nicolas Maduro - Franceinfo

- La reine Elizabeth II fête ses 91 ans, toujours bon pied bon oeil - AFP

Dossier Syrie.

Ils prononcent un verdict avant toute enquête ou sans posséder la moindre preuve, puis ils fabriquent les preuves pour le légitimer. On a envie de dire : le coup classique.

Lisez bien, ils le disent eux-mêmes.

Tous les rapports sur l'attaque chimique survenue en 2013 à la Ghouta ont conclu à l'impossibilité de l'attribuer de façon catégorique à l'un des protagonistes, ce qui n'empêche pas les puissances occidentales et leurs chiens de garde médiatiques de continuer de l'attribuer à l'armée syrienne 4 ans plus tard. C'est là qu'on s'aperçoit qu'effectivement ils sont à l'origine des plus dangereuses et violentes "fake news" ou fausses informations.

Utilisation "irréfutable" de gaz sarin en Syrie - AFP

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a annoncé mercredi que des tests prouvaient de manière "irréfutable" que du gaz sarin ou une substance similaire avait été utilisé lors d'une attaque chimique présumée en Syrie début avril.

La France apportera "dans quelques jours (...) la preuve que le régime syrien a bien organisé la frappe chimique" sur la ville de Khan Cheikhoun, qui a fait 87 morts le 4 avril, a déclaré le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault, mercredi 19 avril. "Nous ne sommes pas les seuls. L'OIAC (l'organisation pour l'interdiction des armes chimiques) va poursuivre son enquête", a-t-il ajouté. AFP 19.04

Reuters - "Nous avons des éléments qui nous permettront de démontrer que le régime a sciemment utilisé l'arme chimique", a dit le ministre français des Affaires étrangères dans le cadre de l'émission "Questions d'info" diffusée mercredi sur LCP, en collaboration avec l'AFP, Le Monde et franceinfo.

"C'est une question de jours, nous apporterons la preuve que le régime a bien organisé ces frappes", a-t-il ajouté, précisant que "les services de renseignement français et le renseignement militaire" menaient une enquête. Reuters 19.04

Commentaires d'internautes.

1- "Et pourrions nous savoir qui a donné les échantillons, svp ? Dans la mesure où aucun expert de cette organisation ne s'est rendu sur le terrain."

Il a raison, à ce jour absolument personne n'a pu se rendre sur les lieux, ce qui signifie que les chefs d'Etat des puissances occidentales et l'UE ont une confiance absolue dans les barbares d'Al-Nosra, remarquable, non ?

2- "Les bonnes âmes sont scandalisées pour des morts "gazés" , mais pas du tout lorsqu'ils s'agit de morts, même plus nombreux, par voitures ou camions kamikazes. Et encore moins s'agissant de morts "collatéraux" des bombardements américains. Très logique !"

En effet, vous avez le droit d'en déduire que tous ces chefs d'Etat ne valent pas mieux que ces barbares puisqu'ils en font eux-mêmes la démonstration.

3- "Et pour les responsables de l'attentat à la bombe pendant l'évacuation des assiégés syriens, il a aussi des preuves à nous montrer ?"

- Lavrov à Ayrault: l’attaque chimique présumée d’Idlib est une provocation - sputniknews.com

La situation en Syrie et notamment la récente attaque chimique présumée de Khan Cheikhoun ont été au centre d’un entretien entre les ministres russe et français des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov et Jean-Marc Ayrault. Le chef de la diplomatie russe a qualifié l’incident d’Idlib de provocation.

Moscou considère l'intoxication des habitants de Khan Cheikhoun, qui a fait au moins 80 morts et 200 blessés dans la province syrienne d'Idlib, de provocation, a déclaré mercredi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors d'un entretien téléphonique avec son homologue français Jean-Marc Ayrault.

« Évoquant la situation en Syrie, Sergueï Lavrov a tenu à souligner que la Russie considérait l'incident du 4 avril avec des armes chimiques comme une provocation fragrante destinée à saper le régime de cessez-le-feu et le processus politique en Syrie », a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué publié à l'issue de l'entretien.

« La Russie a toujours préconisé le respect du droit international, jugeant notamment d'inadmissible l'ingérence dans les affaires des États souverains. Elle insiste sur une enquête objective et indépendante de l'incident à Khan-Cheikhoun », a conclu le ministère. sputniknews.com 19.04

En complément

- Des soldats irakiens victimes d'armes chimiques en Irak - AFP

Plusieurs soldats irakiens ont dû être soignés après une attaque à l'arme chimique perpétrée samedi par le groupe Etat islamique (EI) dans la ville de Mossoul, a rapporté mercredi un responsable américain. AFP 19.04

Mais aussi des militaires américains, notamment. Chut ! ces armes chimiques ont été livrées par les puissances occidentales à leurs alliés du Golfe ou à la Turquie, qui les ont ensuite transmises à l'armée de barbares qu'ils emploient en Irak et en Syrie pour le compte des mêmes puissances impérialistes... On sait que le gaz qui a servi à l'attaque chimique de la Ghouta en Syrie en 2013 provenait de Turquie membre de l'OTAN




INFOS EN BREF

POLITIQUE

Grande-Bretagne

Coup d'Etat thatchérien.

Comment cela ? La Première ministre conservatrice britannique Theresa May s'est engagée à réaliser le Brexit, il n'y a donc pas de raison pour que ceux qui y sont favorables ne votent pas pour elle ou les candidats du parti conservateur, et elle est assurée d'emporter le vote des opposants au Brexit qui figurent majoritairement parmi l'électorat de son parti et qui ne vont pas voter pour les travaillistes.

Législatives anticipées au Royaume-Uni, le pari de Theresa May - AFP

Dans une annonce surprise, la Première ministre conservatrice britannique Theresa May a appelé mardi à la tenue d'élections législatives anticipées le 8 juin, un pari destiné à renforcer sa majorité en vue des négociations du Brexit.

Les divisions au parlement de Westminster "menacent nos chances de faire du Brexit un succès. Tenir ces élections est l'unique moyen d'assurer la stabilité pour les années à venir", a-t-elle expliqué dans une déclaration solennelle devant sa résidence officielle du 10, Downing Street.

Pour valider la tenue du scrutin, trois ans avant sa date prévue, Mme May doit encore obtenir mercredi l'aval du parlement à la majorité des deux tiers. (C'est fait. - LVOG)

Cela ne devrait poser aucun problème puisque le leader de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, a immédiatement "accueilli favorablement" l'annonce.

La perspective d'élections anticipées et le scénario possible d'une Première ministre confortée par le vote populaire a aussitôt fait grimper la livre sterling qui a atteint son plus haut en deux mois face au dollar.

Côté UE, le scrutin anticipé "ne change pas les plans" des 27, a réagi un porte-parole du président du Conseil européen, alors que les négociations devraient commencer fin mai/début juin pour un divorce effectif prévu fin mars 2019.

Mme May compte tirer profit de l'extrême faiblesse des travaillistes dans les sondages pour asseoir son autorité et conforter sa majorité.

Elle a pris les rênes de l'exécutif, sans être élue, quelques jours après le coup de tonnerre du référendum du 23 juin 2016 où les Britanniques se sont prononcés à près de 52% pour un Brexit, conduisant son prédécesseur David Cameron à la démission.

Les prochaines élections législatives n'étaient prévues que pour 2020. Mais Theresa May, dont la popularité est au zénith, a estimé que c'était le bon moment pour renforcer sa légitimité et avoir les coudées franches.

"Nous avons besoin de nouvelles élections et nous en avons besoin maintenant. Nous avons une opportunité unique de le faire avant d'entrer dans le vif des négociations" avec l'UE, a-t-elle déclaré.

Actuellement, le parti conservateur ne dispose que d'une courte majorité de 17 députés au parlement de Westminster et le gouvernement n'est pas à l'abri d'une rébellion dans son propre camp susceptible de freiner son action.

La tentation était grande d'accroître cette majorité avec des sondages qui prédisent tous un boulevard aux Tories face aux travaillistes et leur leader radical Jeremy Corbyn en cas d'élections anticipées.

Deux enquêtes d'opinion publiées au cours du week-end par les instituts YouGov et ComRes donnent 21 points d'avance aux conservateurs.

"Elle est au plus fort politiquement et elle a tout intérêt à empocher ce soutien politique aujourd'hui" avant que cela ne devienne "extrêmement difficile pour elle", a commenté une source diplomatique d'un pays européen. "La bonne nouvelle côté européen c'est que du coup elle sera moins fragile pour encaisser toutes les concessions qu'elle devra faire", a ajouté cette source.

Un mandat renforcé permettrait également à Mme May d'aborder plus sereinement la question de l'Ecosse qui s'est engagée sur la voie d'un nouveau référendum d'indépendance en réponse au Brexit, rejeté par une majorité d'Ecossais.

Réagissant à l'appel à des élections anticipées, la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a dénoncé "un des revirements les plus spectaculaires de l'histoire politique récente" destiné à "forcer un Brexit dur et imposer de nouvelles coupes budgétaires en chemin".

Le risque -considéré comme faible par les analystes- pour Theresa May, qui a longtemps écarté le scénario d'élections anticipées, est que les europhiles se mobilisent fortement contre elle.

Le leader du parti libéral-démocrate, Tim Farron, a d'ores et déjà appelé les pro-UE à saisir "cette chance pour changer la direction de notre pays" et "éviter le désastre d'un Brexit dur", qui verrait une sortie du pays du marché unique.

"Chaque vote pour les conservateurs rendra les choses plus difficiles pour l'opposition qui veut nous empêcher de faire le boulot", a insisté Mme May.

Si elle a fini par se résoudre à ce scrutin "avec réticence", c'est seulement parce que "c'est l'unique moyen d'apporter de la stabilité pour les années à venir", a-t-elle assuré. AFP 18.04

Il y en a encore qui n'ont toujours pas compris que c'est la Grande-Bretagne qui a façonné les Etats-Unis tels que nous les connaissons aujourd'hui, qui ignore que les banquiers britanniques qui ont conçu la Banque d'Angleterre et la Fed appartenaient aux mêmes familles, que la City est une antenne ou peut-être même le siège social de Wall Street, etc.

Au cas où personne ne l'aurait remarqué, si En Marche! et son satellite le PS ainsi que LR sont la réplique des partis démocrate et républicain américains, avant eux, les partis conservateur et travailliste britanniques en étaient déjà des clones. J'avoue que cette interprétation est étrangère à celle adoptée par les dirigeants du mouvement ouvrier qui en sont restés à la conception du monde et de la lutte des classes de la première moitié du XXe siècle, signalez-leur au passage que nous sommes en avril 2017...

On vous a fait croire que le Brexit serait une aubaine pour les travailleurs britanniques, en réalité, c'est tout le contraire qui allait se produire. Encore une fois nos dirigeants ont fait preuve d'un remarquable sens de l'observation ou de perspicacité. J'avais envie d'ajouter que cela les perdra, en attendant, c'est nous qui trinquons !

Venezuela

- Venezuela: un soldat tué par des manifestants, selon le pouvoir - AFP

Un des principaux responsables du pouvoir du président vénézuélien Nicolas Maduro a affirmé mercredi qu'un militaire, membre de la Garde nationale du Venezuela, avait été tué par des manifestants de l'opposition.

"Ils viennent d'assassiner un garde national à San Antonio de los Altos, les "pacifiques"", a déclaré dans son émission télévisée hebdomadaire ce responsable, Diosdado Cabello, accusant les opposants de la mort du militaire.

San Antonio de los Altos se trouve dans la périphérie de Caracas.

Le parquet a confirmé à l'AFP la mort du militaire.

M. Cabello n'a pas précisé les circonstances du décès mais en a accusé le dirigeant de l'opposition Henrique Capriles et ses partisans. "Ils peuvent être sûrs que justice sera faite", a-t-il lancé.

La mort de ce militaire porte à trois le nombre des personnes décédées pendant les vastes manifestations contre le président Maduro qui ont eu lieu mercredi à Caracas et dans plusieurs autres villes du Venezuela.

Un adolescent est décédé de ses blessures après avoir été touché à la tête par les tirs d'un groupe d'inconnus à moto qui visaient un rassemblement d'opposants à San Bernardino, dans le nord-ouest de Caracas, a déclaré à l'AFP Amadeo Leiva, directeur de la clinique où il avait été transporté.

Une jeune femme de 23 ans a, elle aussi, "reçu un tir dans la tête" à San Cristobal, dans l'ouest du Venezuela, a indiqué à l'AFP une source du parquet sous le couvert de l'anonymat. L'ONG Provea a précisé que sa mort était survenue "dans le cadre des manifestations".

Au total, huit personnes ont été tuées depuis le début de l'actuelle vague de manifestations anti-Maduro, le 1er avril.

Des foyers de violence subsistaient mercredi en fin de soirée dans plusieurs secteurs de la capitale et dans d'autres villes.

L'opposition, qui veut que M. Maduro quitte le pouvoir et réclame des élections anticipées, a convoqué de nouveaux rassemblements pour jeudi. AFP 21.04

Russie

- Les Témoins de Jéhovah interdits en Russie - euronews

Les Témoins de Jéhovah sont désormais considérés en Russie comme une organisation “extrémiste” : leurs 395 organisations locales doivent être liquidées et leurs biens confisqués.

La décision a été prise par la Cour suprême de Russie qui faisait suite à une demande du ministère de la Justice.

Les Témoins de Jéhovah revendiquent en Russie 175 000 membres. euronews 21.04


ECONOMIE

Multinationale

- Une multinationale pétrolière poursuit l’Italie pour avoir protégé son littoral - bastamag.net

C’est au tour de l’Italie d’être trainé en justice par une multinationale pétrolière. Son crime : vouloir protéger son littoral des risques d’une marée noire. L’Italie est poursuivie devant un tribunal d’arbitrage international par Rockhopper Exploration, une compagnie britannique pétrolière et gazière qui lui réclame des dommages et intérêts. En cause : l’interdiction votée par le Parlement italien en janvier 2016 de toute nouvelle activité d’exploration et de production à moins de 12 mille marins de la côte, soit une vingtaine de kilomètres [1].

Or, Rockhopper a obtenu en 2015 les autorisations pour exploiter un gisement sous-marin, situé dans l’Adriatique à environ dix kilomètres au large de la côte des Abruzzes. Le gisement est estimé à 40 millions de barils de pétrole et 184 millions de m3 de gaz. Après s’être vu refusé la concession en février 2016, suite à l’interdiction votée par le Parlement italien, Rockhopper fait aujourd’hui valoir que cette décision viole le traité de la charte européenne de l’énergie de 1998 censé « fournir une plateforme stable pour les investissements dans le secteur de l’énergie » [2]. La multinationale a déclaré poursuivre l’Italie devant un tribunal d’arbitrage international pour « des dommages financiers très importants » sur la base de ses potentiels futurs profits et non des investissements passés [3].

Ce type de demandes de compensation de la part de multinationales se multiplient, en particulier sur le pétrole, le gaz ou l’exploitation minière, des secteurs que tentent d’encadrer les législations environnementales et de protection des travailleurs. En Europe, le géant suédois de l’énergie Vattenfall réclame plus de 3,7 milliards d’euros à l’Allemagne en compensation de sa décision de sortir du nucléaire. La compagnie canadienne Lone Pine Ressources réclame également 250 millions de dollars au Canada, suite au moratoire sur la fracturation hydraulique mis en œuvre par le Québec, sous le fleuve Saint-Laurent. La société civile s’inquiète de voir le Ceta, l’accord de libre échange entre le Canada et l’Union européenne soutenu par François Hollande, occasionner de nouvelles mises en cause des règlementations environnementales dans les années à venir. bastamag.net 03.04


Le 19 avril 2017

CAUSERIE

Médias dits alternatifs : Mystification ou arnaque.

Examinons en titres (le 19) le blog Les-crises.fr de monsieur Olivier Berruyer.

Pour bien comprendre à quel genre d'entreprise foncièrement malhonnête et intéressée de surcroît nous avons à faire, prenons le cas du traitement qu'il accorde à la Syrie.

Les jours suivants l'attaque présumée chimique survenue le 4 avril dernier à Khan Cheikhoun, il a publié plusieurs articles qui concluaient tous à l'absence de preuves permettant d'affirmer que l'armée syrienne aurait utilisé ce genre d'arme.

Et ne voilà-t-il pas que le 19 avril, n'ayant manifestement pas trouvé d'articles plus récents et respectables pour faire passer le président syrien pour un horrible tyran, il publie un article d'Amnesty International datant du 7 février Syrie : L’horrible prison de Saidnaya accusant l'armée syrienne de se livrer un massacre sur des prisonniers, de sorte que Bachar el-Assad mérite le qualificatif de "boucher" employé par Trump pour justifier le bombardement de la Syrie le 17 avril. Or, il s'agissait d'une vulgaire machination ou d'un rapport à charge contre Assad entièrement fabriqué.

Vous avez saisi l'astuce minable, n'est-ce pas ?

Si Assad est capable de torturer et de pendre des dizaines de milliers de prisonniers, alors pourquoi ne serait-il pas capable de gazer son propre peuple, de noyer son chien, d'égorger son épouse en proclamant son innocence, franchement ? Il s'agit d'installer le doute dans le cerveau des gens par n'importe quel moyen, afin de les empêcher de se forger une conviction qui contreviendrait à l'ordre établi ou à la stratégie politique de la classe dont monsieur Berruyer représente les intérêts.

Dans l'article que j'ai rédigé et publié (1) suite au rapport d'Amnesty International je suis remonté jusqu'à la source de son commanditaire en fournissant des preuves irréfutables et sourcées que chacun pouvait vérifier : Le milliardaire américain Georges Sorros qui travaille de concert avec la CIA pour déstabiliser tous les régimes qui refusent de se soumettre à la dictature de l'impérialisme américain.

On aura compris que monsieur Berruyer a publié cet article d'Amnesty International uniquement dans le but de se couvrir de toute accusation ou pour ne pas apparaître comme un suppôt de Assad, auquel cas il serait grillé dans les médias, il ne veut pas se mouiller, il ne veut pas prendre partie, ce type sournois est un péteux, la vérité des faits l'importe peu contrairement à l'image qu'il veut donner de lui-même, seule la notoriété de son blog et de sa petite personne l'intéresse.

L'art de tout dire et son contraire est très répandu comme vous avez pu le constater vous-mêmes. Il a pour origine : soit un manque de conviction pour assumer ses idées, soit plus généralement des intentions inavouables que l'on maquille en se servant d'éléments extérieurs comme caution pour brouiller les pistes pour tromper les esprits faibles ou crédules.

Note.

1- Qui a commandé le rapport d'Amnesty International sur la Syrie ? (12.04) (La voix de l'Opposition de gauche)

Pour le reste, ce blog sert à cautionner l'ordre établi ou à distraire, à détourner les travailleurs des questions essentielles qu'ils ont à résoudre en mettant en scène ou en instrumentalisant leurs illusions, tout en feignant de s'y opposer à l'aide de critiques parfois acerbes pour se distinguer des médias institutionnels, dont il copie finalement les méthodes détestatables puisqu'il recourt également à la censure quand un lecteur tente d'insérer un commentaire incompatible avec sa ligne politique, je fais référence ici à ma propre expérience ces derniers jours.

Quand monsieur Berruyer publie un article qu'il a rédigé ou son équipe et qu'il a signé, ce n'est qu'une suite de copier/coller d'extraits de documents ou de twitts soigneusement sélectionnés qu'il a été péché sur Internet et qu'il aligne les uns à la suite des autres, autrement dit il n'analyse rien, il n'apporte rien à ses lecteurs, puisque le procédé qui consiste à mettre bout à bout des faits et d'en déduire certaines conclusions est à la portée du premier venu, ce qui ne l'empêche pas de se faire passer pour un intellectuel qui compte... et engrange les dons !

C'est aussi l'art consommé du lieu commun en guise de révélation comme nous allons le vérifier tout de suite.

Non, il n'était pas prévu qu'un oligarque gouvernerait en faveur de l'oligarchie ou qu'il se fondrait dans les institutions en place !

- [Vidéo] Quand Donald Trump mange son chapeau…

Dollars, monnaie chinoise, taux bas, Fed, Janet Yellen : dans l’entretien qu’il vient de donner au Wall Street Journal, Donald Trump fait un virage à 180 degrés avec tout ce qu’il a pu affirmer pendant sa campagne présidentielle.

Un relais d'une officine spécialisée dans la diffusion de la propagande de guerre Pentagone-OTAN-Bruxelles contre la Syrie.

- Syrie : L’horrible prison de Saidnaya, par Amnesty International

Parce que lutter contre la propagande de nos médias ne signifie pas non plus oublier les crimes du gouvernement en Syrie…

Avec les compléments de Trump et Obama réunis !

Comment alimenter une polémique fabriquée de toutes pièces sur la base du principe qu'il n'y a pas de fumée sans feu.

- Seymour Hersh critique les médias pour avoir mis en avant l’histoire de hacking russe sans regard critique, par Jeremy Scahill

Un article économique totalement obsolète.

[GEAB] Amérique de Trump : la levée du tabou du défaut de paiement US.

Macron ceci, Macron cela...

Une dizaine d'articles en quelques semaines, pour démontrer quoi ? Rien que l'on sache déjà !

Se soumettre ou se suicider, pas d'autres alternatives au capitalisme.

[ Vers le Grexit ?] – Grèce : l’impasse économique, par Olivier Delorme

Alors que Les-crises.fr emploie les mêmes méthodes, par exemple en censurant les données qui contredisent la version du 11 septembre 2001 de monsieur Berruyer.

- Dérives du journalisme, naufrage d’une « journaliste » du Monde, par Jacques Sapir

Cela vaut pour absolument tous les médias dits alternatifs, anti-impérialistes, etc. Donc vigilance, à consulter ou lire en sachant que vous ne trouverez pas ici les réponses aux questions fondamentales que vous vous posez légitimement.

Le saviez-vous ? En oligarchie tous les coups sont permis.

- En Caroline du Nord, un proviseur punit les élèves à coups de planche en bois - slate.fr

Il est courant de rappeler qu’aux États-Unis, les châtiments corporels sont toujours autorisés dans vingt-et-un états. Une enquête avait révélé qu’au cours de l'année scolaire 2013-2014, 110.000 étudiants ont été punis physiquement, notamment dans le Mississippi, l’Alabama, l’Arkansas, ou le Texas. Une pratique approuvée par 75% des parents.

Mais ce système n’était pas plus remis en question qu’on ne s’intéressait réellement à la façon dont ces punitions étaient appliquées. Une école de Caroline du Nord semble désormais cristalliser le débat, explique le site NPR. C’est son proviseur, David Matheson, qui pratique lui-même la punition: à coups de planches en bois. Selon la gravité des actes, l’élève doit choisir entre une ou plusieurs journées d’exclusion, et un ou plusieurs coups. Du propre aveu d’une élève, sanctionnée pour n’avoir pas rangé son téléphone, son père a choisi pour elle: «Vous n’avez qu’à la taper.»

Ce proviseur est pourtant régulièrement alerté des effets des châtiments corporels par les associations de défense de droits de l’enfant. L’association NC Child transmet aux chefs d’établissements concernés des documents prouvant que les châtiments corporels entraînent mauvais résultats, phobie scolaire, décrochage, violence et toxicomanie. Des collectifs appellent à mettre fin à cette pratique.

Mais ni les proviseurs, ni les parents n’en ont cure: «Je pense que si plus d'écoles faisaient comme nous, la société serait bien meilleure», affirme Matheson.

Au Texas, un juge spécialisé dans la protection des mineurs avait été filmé en train de donner des coups de ceinture à sa fille. Et n’a d’ailleurs pas été poursuivi. Plusieurs autres cas de violences graves perpétrés sur des enfants ont été signalés ces dernières années aux États-Unis. Les parents, disaient avoir été inspirés par la méthode Michael Pearl, un pasteur prônant l’usage systématique de la baguette et de la fessée. Méthode qui s’est largement développée auprès de familles chrétiennes, notamment de celles pratiquant l’école à la maison. Le pasteur conseille de frapper les enfants avec un tuyau en plastique… dès l’âge de 6 mois. slate.fr 18.04

Voilà ce qu'il en est réellement de la puissance occidentale qui veut imposer son modèle à la terre entière, démocratique cela va de soi. Terrifiant, non ?

En complément : Infrastructures : les États-Unis se délabrent - Franceinfo

Des graviers et de la terre à la place du goudron. Nous sommes pourtant au cœur d’une grande ville américaine, Omaha, dans le Nebraska. Depuis trois ans, les habitants n’ont plus ni trottoir, ni bitume. "Un jour, nous avons appelé la mairie pour qu’elle rebouche des nids de poule. Des employés sont venus et ont retiré le bitume. On s’est dit ‘chouette, on va enfin avoir une route toute neuve’. On a attendu, attendu, attendu, et finalement, la mairie nous a dit que ça resterait comme ça…", raconte Joanne Amoura, une habitante de la ville.

Comme dans le Nebraska, une trentaine d’États a renoncé à bitumer les routes, pour faire des économies.

D’après une enquête nationale, un pont sur neuf est délabré, faute d’investissements. Les besoins des États-Unis se chiffreraient à 2 000 milliards d’euros, c’est cinq fois le budget de la France. Franceinfo17.04

A croire qu'on est mieux loti en Inde ! Quel monde gouverné par des dingues ! Tenez justement.

- Goldman Sachs plonge à Wall Street - latribune.fr

Perplexité à Wall Street. Goldman Sachs n'a pas du tout réalisé la performance attendue au premier trimestre : si ses bénéfices ont bondi de 80% à 2,1 milliards de dollars, le produit net bancaire (PNB) des emblématiques activités de marchés a reculé de 2,4% à 3,3 milliards, son plus bas niveau depuis cinq trimestres. Or ces activités de courtage avaient dopé ses résultats les trimestres précédents et constituent la vitrine de la banque d'affaires pour attirer institutionnels et grandes fortunes.

En outre, ces résultats en demi-teinte contrastent avec ceux de ses concurrentes, notamment JP Morgan Chase et Bank of America, dont les activités de trading ont grimpé de 14% et 21% respectivement, et encore plus sur les marchés obligataires (+17% et +29%). On attend les résultats de sa principale rivale, Morgan Stanley, ce mercredi.

Reflétant cette déception, l'action Goldman Sachs plonge de plus de 5,7% ce mardi à la mi-séance à Wall Street, dans les 213 dollars.

« L'environnement opérationnel a été contrasté », a expliqué le Pdg, Lloyd Blankfein, invoquant la concurrence dans les activités de liquidité sur les marchés et une toile de fond plus favorable pour la garantie d'opérations dans la banque d'investissement.

La première banque d'affaires mondiale au classement des fusions et acquisitions, et cinquième banque américaine par le total des actifs, justifie sa performance terne sur les marchés de taux et matières premières (revenus tout juste en hausse de 1%) par les incertitudes politiques, l'attentisme des clients et la faible volatilité. Autant d'éléments qui ont pourtant affecté l'ensemble des banques actives sur les marchés... latribune.fr 18.04

Pour un changement de régime aux Etats-Unis. Rupture des relations économiques, commerciales, politiques, diplomatiques et militaires avec les Etats-Unis !

Vive la croissance ! Le vieux monde voué à finir à la décharge et nous aussi si on ne balaie pas toutes ces ordures.

- Éboulement mortel au Sri Lanka: les ordures s'accumulent à Colombo - AFP

Des centaines de tonnes d'ordures s'accumulaient mardi dans la capitale du Sri Lanka, après l'effondrement d'une décharge vendredi qui a fait au moins 31 morts.

La décharge à ciel ouvert de Kolonnawa, à la limite nord-est de la capitale Colombo, où s'entassent 23 millions de tonnes d'ordures et où 800 tonnes de déchets solides supplémentaires étaient déversées chaque jour, est désormais inutilisable. Elle s'était écroulée en détruisant 145 habitations d'un bidonville.

Les autorités ont relogé temporairement 1.700 personnes du bidonville dans des écoles publiques voisines. De nombreux bâtiments ont étés endommagés dans l'éboulis et menacent de s'effondrer. AFP 18.04

- Un gigantesque éboulement dans une décharge d’Addis-Abeba fait une centaine de morts - lemonde.fr

Au moins 113 personnes ont été tuées et des dizaines blessées par un immense éboulement d’ordures dans la plus grande décharge d’Ethiopie, en périphérie d’Addis-Abeba, que les riverains attribuent à des travaux d’aplanissement sur la partie supérieure du site.

Le bilan de cette catastrophe, survenue dans la soirée de samedi 11 mars au sud-ouest de la capitale éthiopienne, est désormais de 113 morts, selon un bilan officiel du mercredi 15 mars. Les autorités Addis-Abeba ajoutent que des enfants figuraient parmi ces victimes.

Mme Moges a précisé que la plupart des personnes tuées étaient des « squatteurs » habitant sur cette décharge et fouillant quotidiennement les hauts amoncellements de déchets à la recherche d’objets susceptibles d’avoir de la valeur.

Des témoins et rescapés interrogés par l’AFP ont affirmé qu’un flanc de la principale montagne de déchets s’était subitement détaché samedi soir et avait emporté des habitations de fortune des résidents de la décharge de Koshe, qui signifie « saleté » en argot amharique, la principale langue du pays.

Koshe est depuis plus de quarante ans le principal lieu d’entreposage des ordures d’Addis-Abeba, capitale de 4 millions d’habitants à la croissance démographique galopante. Selon les résidents interrogés par l’AFP, la décharge compte environ 300 habitants vivant dans une cinquantaine d’abris de fortune, dont quelques-uns ont été épargnés par l’éboulement. lemonde.fr 12.03.2017

En complément : A Bangkok, les vendeurs de rue chassés des grandes artères - AFP

Les vendeurs de rue seront à l'avenir bannis des grands artères de Bangkok, a annoncé mardi la municipalité de la capitale thaïlandaise, qui poursuit une grande croisade pour faire place nette, au grand dam de nombreux habitants.

Avec leurs étals ambulants qui proposent aussi bien de la soupe de nouilles que des fruits ou des sex toys, ces milliers de vendeurs représentent pour beaucoup le charme de la grise mégalopole d'Asie du Sud-Est. Ils donnent un aspect provincial à cette tentaculaire agglomération de plus de 12 millions d'habitants.

Mais les élites de Bangkok et la municipalité comptent suivre le modèle de Singapour qui, dans les années 80, a nettoyé ses rues des stands ambulants.

"Tous les types d'étals -les vêtements, les produits contrefaits et les stands d'alimentation- seront interdits dans les principales rues de la ville", a expliqué à l'AFP Wanlop Suwandee, conseiller du gouverneur de Bangkok.

"Ils ne seront plus autorisés pour des raisons d'ordre et d'hygiène", a-t-il ajouté.

Les fonctionnaires insistent sur la gêne occasionnée par les vendeurs ambulants de la ville qui bloquent les trottoirs et laissent peu d'espace pour les piétons.

Mais les petits stands de nourriture de rue sont très populaires auprès des touristes et de beaucoup d'habitants de Bangkok qui cuisinent rarement. Et cela représente une option bon marché: un bol de nouilles au poulet ne coûte que 35 bahts (moins de un euro), tout comme une brochette de porc grillé avec un peu de riz.

"Supprimer tous les vendeurs de rue, c'est comme se débarrasser de notre culture elle-même", a regretté Chiwan Suwannapak, qui travaille pour une agence de tourisme de Bangkok.

Et beaucoup craignent que cela soit dommageable pour le tourisme.

Certaines rues symboliques, comme Khao San road, le quartier des petits hôtels prisés des routards étaient jusqu'ici le paradis des vendeurs de CD piratés et sacs imitant les marques de luxe.

Il y a deux ans, la mairie de Bangkok affirmait que quelque 20.000 vendeurs de rue étaient enregistrés, mais une étude de 2000 en recensaient plus de 400.000. AFP 18.04

France. Mystification électorale.

En famille. Ils sont des nôtres... A qui Mélenchon a-t-il adressé ce MSM "républicain" ?

- "Que notre campagne et notre opposition républicaine soit la démonstration de l'échec du projet des violents."

Réponse : Le candidat officiel de l'oligarchie financière, Emmanuel Macron, qui sans rire incarnerait les valeurs républicaines selon Mélenchon. Il faut donc en déduire selon Mélenchon qu'il partage les mêmes valeurs que Macron, s'il le dit, on ne va pas le contredire ou prétendre qu'il ne l'aurait pas dit. Vous comprenez pourquoi on ne peut pas partager ces valeurs avec lui, ce serait se compromettre... Et puis, que valent des principes ou des valeurs qui n'auraient pas un contenu de classe ? Il ne faut jamais oublier de se poser cette question.

Le HuffPost - C'était juste après son apparition sur scène et en hologramme dans six autres salles. Jean-Luc Mélenchon a débuté son meeting ce mardi 18 avril par une référence à la tentative d'attentat déjouée dans la matinée à Marseille avec l'arrestation de deux jeunes hommes.

"Je veux solennellement dire à Monsieur Fillon, Madame Le Pen et Monsieur Macron que je leur envoie ma solidarité personnelle la plus totale", a lancé le candidat de la France.

Avant cet appel lors de son meeting, Jean-Luc Mélenchon avait déjà fait part de sa solidarité auprès de François Fillon et Emmanuel Macron de manière plus privée. En milieu de journée, il leur avait adressé un SMS à chacun, avec contenu personnalisé, dont le contenu a été révélé par BFMTV. Le HuffPost 19.04

Quel ignoble charlatan ! Non mais, vous imaginez un instant exprimer votre "solidarité personnelle la plus totale" avec cette pourriture ? Comme dans toute expérience, l'essentiel réside dans sa signification politique.

Qui maintenant aurait la moindre illusion sur les véritables intentions de Mélenchon, qui se traduiraient s'il parvenait à l'Elysée par sa totale soumission à l'ordre établi ? Tout comme avec Tsipras, les uns et les autres hurleraient à la capitulation, à la trahison, alors que Mélenchon n'aura cessé de démontrer qu'il n'a jamais eu l'intention d'affronter le régime pour appliquer ne serait-ce que le 10e de son programme. Mais pourquoi n'en ont-ils pas tenu compte ? S'ils l'ont sciemment occulté c'est parce qu'ils étaient de la même veine que lui, ils ne valaient guère mieux, ce sont tous des fripouilles, des mystificateurs professionnels qui n'ont qu'un seul ennemi : le socialisme.

Tiendrais-je ici un discours outrancier sur cet illusionniste ? Vérifions-le immédiatement en citant quelques extraits du discours qu'il a tenu hier, il y a de quoi largement confirmer ce que j'affirme.

Mélechon : « Nous n’avons pas l’intention de faire un putsch ! » (Traduisez : pas question de faire table rase du passé, on garde tout. Patience, il va le dire lui-même plus loin. - LVOG)

Lors d'un meeting à Dijon retransmis dans six autres villes par hologrammes, le candidat de La France insoumise a décrit sa méthode de gouvernement s'il était élu à l'Elysée le 7 mai.

Une fois l'Assemblée constituante élue par des élections organisées après un référendum les autorisant, "le gouvernement gouvernera dans le cadre des institutions de la Ve République", a expliqué le candidat. (Cela commence très mal ! Précisons ce qu'a rapporté Le Parisien : s’il était élu il procèderait à "l’organisation d’un référendum pour convoquer une assemblée constituante, qui aura la charge de tirer un trait sur la Ve République, et de dessiner les contours de la Vie" (LeParisien.fr 19.04) ou l'art de n

"Ne croyez pas ce qu'ils vous disent: "il veut sortir de l'Europe, de l'euro" (...), allons, un peu de sérieux", a d'ailleurs déclaré le candidat "insoumis". (Prenons-le au "sérieux" : pas de sortie de l'UE et de l'euro. - LVOG)

Attaqué par ses concurrents sur sa volonté d'appliquer immédiatement son plan B consistant à sortir des traités européens avec les pays qui souhaitent accompagner la France, M. Mélenchon s'est dit "sûr" de parvenir à négocier une modification des traités. AFP 19.04 (Cela impliquerait que les 26 autres chefs d'Etat et les 26 autres Parlements nationaux de l'UE accepteraient cette "modification des traités" : ridicule, grotesque ! - LVOG)

La popularité de Mélenchon s'explique par le fait qu'il a droitisé son discours ou évacué toute rupture avec le régime au fur et à mesure qu'il obtenait le soutien d'une frange de plus en plus large des couches les plus nantis du prolétariat qui sont loin d'être des révolutionnaires, et qui espèrent ainsi conserver leurs statuts ou leurs privilèges au détriment du reste de la classe ouvrière dont ils n'ont que faire, il faut dire les choses telles qu'elles sont.

Et s'il était élu, quand demain il subirait de plein fouet l'énorme pression de la réaction qui ferait tout ce qui serait en son pouvoir pour l'empêcher de gouverner et obtenir sa chute, il irait encore plus loin dans le reniement de son programme ou de ses promesses électorales, puisqu'il n'appellerait pas les masses à se mobiliser ou à se soulever pour imposer aux capitalistes les quelques mesures qu'il avait un temps envisagées d'appliquer, sans vraiment y croire ou sans aucune conviction.

Matraquage macronique.

- Cazeneuve met en garde contre un vote Le Pen, Fillon ou Mélenchon - AFP

Quelle question ! Bien sûr que non...

- "Flou", "creux", "vide"... Les critiques contre Emmanuel Macron sont-elles justifiées ? - Franceinfo

Depuis le début de la campagne, le candidat du mouvement En marche ! cultive lui-même une forme d'ambiguïté. Franceinfo 19.04

- Entrepreneur Français dans la Silicon Valley depuis 10 ans, je soutiens Emmanuel Macron - Le Huffington Post

Je suis devenu entrepreneur par envie de changer le monde, par esprit révolutionnaire. Le Huffington Post 19.04

On a trouvé un fanatique de Hollande.

Cela existe, ce n'est pas un canular ! Ayez la patience de lire cet article (extrait). Assurément, il va vous donner la nausée, mais c'est très instructif, car cela donne une idée assez précise de jusqu'où ils sont capables d'aller dans l'imposture et la manipulation des cerveaux. La suite après cette lecture.

- Pourquoi voter Hamon, c'est voter utile - Le Huffington Post

"Macron n'est pas de Gauche!". Mais qu'est-ce qu'être de Gauche aujourd'hui ?

Malik Lounès, ex-dirigeant de SOS Racisme et de la Licra, président de l’association LOLitik, rédacteur du blog de la Bise de Malik.

Plus d'Europe à moins de pays pour mieux d'Europe, voilà la voie ouverte par l'Allemagne, l'Espagne la France et l'Italie, prêts à partager plus de souveraineté en matière fiscale, sociale, de défense, de culture, d'enseignement et de recherche. Vive François Hollande, ce Président à l'envers qui finit par faire quand il est sur le départ ce qu'il n'a pas su impulser à son arrivée. Finalement et contre toute attente, voilà qu'il nous laisse un héritage qui rentrera peut-être dans l'Histoire comme la première pierre de futurs Etats-Unis d'Europe.

Et, toi pauvre électeur-trice de Gauche, que vas-tu faire de ton vote, alors que ton candidat désigné par la primaire se voit promettre une Bérézina électorale sans précédent? Vas-tu voter pour Emmanuel "Konservator", le beau gosse sympa qui va réduire à peau de chagrin les droits des salariés et qui demain t'expliquera que la meilleure façon de partager le travail, c'est de supprimer le salaire minimum garanti? Ou pour le bourru Méluche, notre "Archaos" au puissant chant de coq gaulois qui gonfle sa poitrine pour faire rempart à la mondialisation ultra-libérale? Nous aimerions rêver d'une souveraineté soudainement libérée de la mondialisation, mais nous savons tous qu'un coq n'impressionne que ses poules. (...) Mélenchon, ce grand défendeur de la liberté de la presse qui traite les journalistes comme des chiens et boycotte les médias de son électorat, France Inter, Médiapart ou Libération, pour ne citer qu'eux...

La question, c'est l'emploi, le problème, c'est la mondialisation, la solution, c'est l'Union qui fait la Force. Allemagne, Espagne, France, Italie, c'est un marché dont aucun acteur de taille mondiale ne peut se passer, aucune multinationale, banque, assurance, fond d'investissement, aucun Gafa (Google-Apple-Facebook-Amazon), aucune puissance économique d'aucun continent ne peut être absent, car à seulement quatre pays, nous sommes quasiment le 2 ème PIB mondial, à égalité avec la Chine. (...)

Nos quatre pays peuvent constituer un nouvel super-Etat doté d'une masse critique politico-économico-culturelle suffisante pour imposer à la mondialisation des règles du jeu en adéquation avec nos valeurs. Il n'y a pas deux gauches irréconciliables, seulement deux offres de gauches irréconciliables. Nuance. À nous de savoir créer une troisième offre politique de Gauche à la hauteur du défi qu'est la mondialisation, en mettant nos pas dans la voie ouverte par François Hollande à la fin de son mandat pour aller vers les Etats-Unis d'Europe.

Electrices et électeurs de Gauche, la vraie, celle qui ne se résigne pas à ce monde dominé par l'argent, sans pour autant verser dans une insoumission lyrique qui nie la réalité, il nous faut revenir aux fondamentaux. Nous n'élisons pas une Reine ou un Roi qui fera de nous ce qu'il voudra, mais un-e Président-e de la République dont le pouvoir dépendra de sa majorité à l'Assemblée Nationale. L'élection présidentielle se gagne sur un programme politique associé à une personnalité, les législatives sur la base d'un projet de mandature porté par des collectifs, alias les partis politiques. huffingtonpost.fr 18.04

Un cauchemar, n'est-ce pas ?

Vous avez lu ou entendu différents dirigeants du PS dont Cambadelis affirmer que, si Macron était élu il devrait gouverner avec le PS, car sinon il lui serait impossible d'avoir une majorité à l'Assemblée nationale.

Maintenant lisons ce qu'il a écrit au tout début de son article sur Macron.

Malik Lounès - Macron n'est pas de Gauche parce que c'est un candidat de la conservation du système, et donc de "l'adaptation" des individus au dit système. La force du capitalisme néolibéral, c'est de faire croire qu'il n'y a pas d'autre système qui ne reposerait pas sur l'absolue loi du marché et sa fameuse main invisible, partout, et pourtant temps nulle-part, puisque quotidiennement violée par ses meilleurs zélateurs, ceux qui nous la chantent, la clament, l'acclament pour mieux nous la claquer dans la gueule, tout en nous mangeant la laine sur le dos. (Fin de l'extrait)

Autrement dit le PS a bien l'intention de continuer à nous tondre en gouvernant éventuellement avec Macron et ils en ont parfaitement conscience.

D'ailleurs comment comprendre que le PS pourrait présenter une "troisième offre politique de Gauche" si Macron n'est pas gauche, car à part Hamon et Mélenchon on ne voit pas quel autre candidat se revendiquerait de gauche. Finalement, mettre ses "pas dans la voie ouverte par François Hollande" pour présenter une "troisième offre politique de Gauche", cela ne signifierait-il pas marcher dans les pas de Blair qu'incarne par excellence le clone de Hollande, Macron ?

Le PS serait la caution de gauche d'un parti de droite, comme les sociaux-démocrates américains au clan Clinton et le tour est joué. Se débarrasseront-ils ensuite ou un jour du PS ? Avec ces gens-là tout est une question d'opportunité, peu importe tout le monde a désormais compris sa véritable nature.

On peut ajouter, que, comme aux Etats-Unis, ceux qui refuseront de l'admettre et continueront de prétendre que le PS serait un parti de gauche, couvriront cette combine pourrie qui a fini par achever le mouvement ouvrier américain, parmi eux, certains courants qui s'intitulent trotskystes qui ont tissé des liens avec le PS (et ou le PCF) via les appareils vendus des syndicats.


Le 18 avril 2017

CAUSERIE

Ils l'ont constaté, et vous ?

Carnage en Syrie - Au moins 126 personnes, dont 68 enfants, ont été tués samedi à Rachidine, une localité proche d'Alep, dans le nord de la Syrie. Les habitants venaient de sortir de leurs villages, assiégés depuis cinq ans.

Commentaire d'un abonné du Figaro :

- "Peu de bien-pensants sur les plateaux et les ondes pour condamner ce carnage perpétré par des djihadistes quand ces mêmes accusent Assad d'utiliser des gaz toxiques sans la moindre preuve ! Formatage de l'opinion... comme pour la présidentielle française !"

Les "bien-pensants" qui sont les VRP de la propagande de guerre du Pentagone et de l'OTAN, et qui ont pour fonction de formater les esprits, soutiennent les barbares et font campagne pour Macron, normal.

Parole d'internaute.

Commentaires d'internautes suite à l'article du GEAB Amérique de Trump la levée du tabou du défaut de paiement US publié par Les-crises.fr

- "Moi je suis toujours sidéré de lire ce genre d’analyse incomplète. (...)

Maintenant au sujet de cet article , ce qu’il ne dit pas , et là ou s’arrête le traitement incomplet de ce sujet , est que plus vous faites de planche à billet , de QE et d’endettement , plus les inégalités se creusent et plus les tensions augmentent au sein du corps social.

Le revers de l’argent facile c’est la dislocation d’une nation et plus largement du monde.

Loin de moi l’idée de vouloir mettre tout le monde au même revenu et de tenir des propos communistes ce n’est pas mon discours. Mais lorsque un système ne profite que toujours plus à un petit nombre toujours plus restreint , alors il y a danger. Et c’est bien cela que l’argent facile engendre.

Depuis un bon moment je me suis fais mon idée sur ce qui va probablement se passer et les prémices déjà bien avancés sont déjà là sous nos yeux. (Sauf pour ceux qui sont aveuglés par leur dogmatisme et qui par nature ont réponse à tout. - LVOG)

Il n’y aura pas de défaut, pas de catastrophe biblique de la finance ou de la bourse. (Des journalistes, des scientifiques, des dirigeants politiques ont parfois fait toute leur carrière sur la base de pronostics bidons ou de conclusions chimériques annonçant une multitude d'évènements qui ne se sont jamais produits, l'imminence de la révolution, la chute de la Ve République, de la Bourse, du dollar, la troisième guerre mondiale et j'en passe. Ils furent à la hauteur de leur statut de faussaire généralement grassement rémunéré. Les générations se succédant, ils étaient assurés de toujours trouver un public suffisamment nombreux et crédule pour croire leurs sornettes, c'était une forme de rente à vie en somme. Ils ont même des partisans, des disciples qui colportent leurs niaiseries auprès des travailleurs après les avoir théorisées, contribuant à amplifier la confusion à laquelle le peuple est en proie. Voilà comment à peu de frais le régime dispose de toute une armée de propagandistes à son service. Et ils continuent de sévir sous nos yeux. - LVOG)

Car depuis 2008 , il a été décidé de mettre tout le fric nécessaire en face pour l’éviter. (Depuis 2008, tout ce fric comme vous dites dépasse 40.000 milliards de dollars (Fed, BCE, Banque centrale du Japon, Banque centrale d'Angleterre, etc. En fait on n'en connaît la montant exact, c'est une estimation basée sur les chiffres que nous avons en tête. - LVOG ) Evidemment le fric à crédit j’entends, du faux argent sorti du chapeau qui ne correspond à rien de réel. (Un facteur nouveau et de type mafieux sur lequel personne ne veut se pencher. Pourquoi ? Parce qu'il faudrait réviser notre analyse du capitalisme, donc notre conception de la lutte des classes, notamment, et comme apparemment personne n'y tient ou est capable de mener à bien ce travail, on continue comme avant comme si ce facteur n'existait pas, ensuite il ne faut pas s'étonner du résultat, nul évidememnt. - LVOG)

De la funny money comme on dit.

Et que se passe t il depuis 2008 ?

Il y a toujours plus de précaires et de pauvres et de chômeurs de part le monde , il y a des tensions qui montent de partout et des discours qui s’extrèmisent sans cesse.

Donc ce n’est plus du côté des financiers qu’il faut regarder depuis un bon moment mais c’est bien dans la rue que ça se passe désormais.

C’est là ou est le vrai danger et c’est là qu’on voit arriver des gros ennuis à venir. (Tout dépend de l'orientation politique des gens qui descendent dans la rue. Tous les mouvement sociaux ou politique qui ont un penchant corporatiste ou nationaliste sont successibles un jour d'être récupérés par l'extrême droite, il est là le véritable danger, dans le refus de rompre avec le réformisme bourgeois, le social-impérialisme, l'opportunisme, bref avec le PS et le PCF et leurs satellites ainsi que les appareils corrompus des syndicats, avec les institutions.

Les militants ne sont pas des dialecticiens. La plupart ne comprennent pas que le régime de Vichy et la guerre étaient inscrits dans le Front populaire, que la Ve République fut engendrée par la IVe République, que le corporatisme est le produit du réformisme, ils louent le Front populaire, ils sont nostalgiques de la IVe République, du capitalisme des années 50-60 auquel ils attribuent des vertus démocratiques, alors qu'il était colonialiste, impérialiste, guerrier, un moindre mal comparé à notre époque et aux méfaits du néolibéralisme prétendent-ils, bref, on aura compris que ces militants sont réactionnaires et ne peuvent pas se revendiquer du socialisme. On nous rétorquera que le socialisme repose bien sur le capitalisme, sur le plan économique effectivement, mais pas sur le plan politique puisqu'il en est la négation, or bien des militants font cette confusion, ce qui les amène à s'accommoder du capitalisme et à sombrer dans l'opportunisme. Vous avez saisi ? - LVOG)

La finance n’existe plus depuis lors ou il a été décidé d’injecter de l’argent artificiel sorti de nulle part et les marchés libres sont devenus des marchés administrés qui indiquent tous de fausses valeurs. (Précisons. Non, la finance existe toujours, à ceci près qu'elle s'est emparée de tous les rouages du pouvoir, législatif, exécutif, judiciaire, médiatique, et c'est elle qui fixe les règles, dicte les lois, fomente les guerres, élit les présidents, etc. Elle contrôle les monnaies, les taux de change, les instruments financiers, les matières premières, partant de là s'il y a quelqu'un qui administre les marchés, c'est bien elle, l'oligarchie financière. Son problème, c'est l'hétérogénéité du monde, des continents, des pays, des nations, des peuples, des classes qui réagissent en fonction d'autres critères ou intérêts que les siens, et leurs réactions peuvent être imprévisibles, violentes. D'où la nécessité de les contrôler ou surveiller davantage, de les infiltrer, de les corrompre, de les conditionner pour qu'ils ne soient plus en mesure de s'opposer à sa politique et à ses besoins. - LVOG)

En gros le capitalisme comme on l’entend dans le sens premier du terme a disparu depuis 2008. (Pas tout à fait, mais ce n'est pas totalement faux, disons que désormais il utilise à fond tous les moyens dont il disposait déjà depuis longtemps, la Fed a été créée en 1913 et ce sont les mêmes banquiers depuis cette date qui possèdent la planche à billets ou qui détiennent le pouvoir monétaire, le nerf de la guerre. En plaçant à la tête de l'Etat un oligarque, le capitalisme a indiqué par là qu'il estimait désormais n'avoir plus aucun concurrent susceptible de rivaliser avec lui, qu'il revendiquait tout le pouvoir et qu'il n'admettrait pas que quiconque ose lui contester, il était seul juge de ce qu'il devait en faire, le peuple étant ravalé au rang de serf... - LVOG)

Donc ces analyses de type GEAB sont dépassées et depuis bien longtemps."

Cette analyse rejoint en partie la mienne.

Ce qui déboussole les bureaucrates indéboulonnables et faillis des partis ouvriers, c'est que le capitalisme ne s'est pas effrondré brutalement, alors qu'il l'aurait dû depuis près d'un demi-siècle, ils n'en tiennent pas compte et ne cherchent pas à comprendre pourquoi ou qu'est-ce qui s'est passé, ils s'accrochent désespérément à la version du capitalisme du XIXe et XXe siècle, du coup ils produisent des analyses erronées qui se traduisent par des stratégies foireuses pour un résultat nul.

Les institutions de la Ve République dans le registre farces et attrapes.

Faites vos jeux. Le bleu, le blanc, le rouge gagnant à tous les coups !

Le Pen-Macron
Le Pen-Fillon
Le Pen-Mélenchon
Macron-Fillon
Macron-Mélenchon
Fillon-Mélenchon

Les chroniqueurs paniquent, quel casse-tête ! Et demain, ils deviendront hystériques, quel cauchemar !

Ils amusent la galerie qui joue à se faire peur, alors que quel que soit le résultat, cela ne changera absolument rien, disons que pour eux les choses seront plus ou moins compliquées, ils devront adapter leur discours, voire se contredire ouvertement, cela ne les changera guère... Un moment de flottement ou de confusion, puis tout rentrera dans l'ordre (établi) puisqu'il sera préservé à l'issue de cette élection, n'est-ce pas cela l'essentiel ?

- Présidentielle: l'écart se resserre au sein du quatuor de tête - AFP

L'écart se resserre entre Marine Le Pen (22%), Emmanuel Macron (22%), François Fillon (21%) et Jean-Luc Mélenchon (18%), selon un sondage OpinionWay/Orpi mardi pour Les Echos et Radio Classique. AFP 17.04

- Étude des réseaux sociaux: Fillon en avance de 2,1% sur Macron - sputniknews.com

Si le candidat Les Républicains François Fillon stagne autour des 24% dans les intentions de vote au premier tour, prévu le 23 avril, l'écart entre lui et Emmanuel Macron s'accentue et dépasse déjà la barre de 2%, témoigne une récente étude de Brand Analytics basée sur l'analyse des réseaux sociaux.

À moins d'une semaine du premier tour de la présidentielle, François Fillon cumule 24,4 % des intentions de vote. Et si au cours de ces derniers jours il n'a pas enregistré d'importante progression et continue d'osciller autour des 24 %, l'écart entre lui et Emmanuel Macron (22,3 %) a augmenté et est désormais de 2,1% contre 0,9 % le 14 avril, révèle une étude de la société de monitorage des réseaux sociaux Brand Analytics.

Crédité de 19,9 % des intentions de vote, le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, vient clore le peloton de tête.

Marine Le Pen, donnée favorite de la course présidentielle par Ipsos et Opinionway, ne recueille que 16,3 % des intentions de vote, témoigne l'étude.

Viennent ensuite avec un important écart Benoît Hamon du Parti socialiste (7,1 %), Philippe Poutou du NPA (5,0 %) et Nicolas Dupont-Aignan de Debout la France (1,4 %).

La société Brand Analytics est le leadeur en termes de monitorage des réseaux sociaux, selon le classement AdIndex 2016. Elle recueille les données sur les compagnies, produits, données, personnes ou événements sur les réseaux sociaux et dans les médias, définit la tonalité des messages et détermine les tendances. sputniknews.com 17.04

Le matraquage macronique.

- Macron et Le Pen en duel à Paris pour lancer le sprint final - AFP

- Porté par l'euphorie de ses partisans à son meeting de Bercy, Emmanuel Macron se voit déjà à l'Elysée - Le Huffington Post

- Macron à Bercy: un public de novices enthousiastes - AFP

- Macron : "Est-ce que vous entendez le murmure du printemps ?" - LePoint.fr

- Présidentielle : Macron, une semaine pour ne pas décrocher - LeParisien.fr

Le PS En Marche ou l'art d'accommoder les rogatons.

- Législatives : la petite manœuvre du PS pour épargner En marche ! - LePoint.fr

Selon "Le Parisien", le PS aurait trouvé la solution pour ne pas avoir à investir de candidats contre ses propres "transfuges" qui ont rallié Emmanuel Macron.

En coulisses, le PS prépare déjà le coup d'après. Conscient, que les chances de Benoît Hamon d'accéder aux plus hautes fonctions de l'État sont désormais infimes, le Parti socialiste a décidé de la jouer stratégique pour les législatives. Comme le révèle Le Parisien, un accord électoral (qui doit encore être avalisé par un vote d'Europe Écologie-Les Verts) aurait été acté la semaine dernière avec les écologistes : parmi les 42 circonscriptions qui leur ont été promises, une dizaine sont tenues par des députés PS sortants, ralliés au candidat d'En marche !, révèle le quotidien.

« Habile, la manœuvre permet au Parti socialiste de se dispenser d'investir des candidats au mois de juin contre ses propres transfuges ayant rallié Emmanuel Macron », explique Le Parisien, qui affirme que la même méthode a été employée avec les autres partenaires du PS, l'Union des démocrates et des écologistes (UDE) et le Parti radical de gauche (PRG). Le PS ne présenterait ainsi aucun candidat dans les quatre circonscriptions de Lyon, ville de Gérard Collomb, proche d'Emmanuel Macron. Un exemple parmi d'autres.

« C'était couru d'avance. Cambadélis envoie les partenaires à la casse pour avantager Macron », fulmine Danielle Auroi, député EELV sortante, dans les colonnes du quotidien. « On comprend pourquoi le PS n'a pas condamné ceux partis à En marche !. » Il est vrai que depuis plusieurs semaines, si les mots sont fermes, les sanctions elles, se font attendre pour les socialistes qui ont lâché Benoît Hamon, le candidat officiel du parti. Jean-Christophe Cambadélis a beau multiplier les menaces, le fait est que des ténors du PS, dont l'ex-Premier ministre Manuel Valls et le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, ont déjà clairement pris position en faveur d'Emmanuel Macron, et qu'il paraît compliqué de les sanctionner. Le candidat d'En marche ! symbolise pour une partie de la gauche le vote « utile » visant à faire barrage à la candidate frontiste, une priorité pour beaucoup.

Du côté d'En marche ! le geste ne semble pas émouvoir. Emmanuel Macron revendique d'ailleurs depuis le début de sa campagne l'absence « d'accord d'appareil » qui participe à son image de candidat du renouveau. En marche ! présente d'ailleurs des candidats dans des circonscriptions où l'on retrouve des ténors du PS, notamment celle de Jean-Christophe Cambadélis.

« Ras-le-bol », « dindon de la farce »… Du côté des partenaires PS, la pilule semble en revanche avoir du mal à passer. Ceux qui sont restés fidèles au parti et au candidat investi par les militants pourraient bien se retrouver le bec dans l'eau en cas de victoire d'Emmanuel Macron à la présidentielle. De nouvelles divisions en perspective qui s'ajoutent au chaos global qui règne aujourd'hui au sein de la gauche. LePoint.fr 17.04

Commentaire d'un internaute

- "Pour ceux qui n'avaient pas compris.

On constate, pour ceux qui en doutaient encore, que le vrai candidat du PS et de M. Hollande est bien M. Macron. M. Hamon, ce qui est injuste puisqu'il a gagné la primaire, n'est là que pour jouer les utilités.

Il est trahi par ceux qui auraient du le soutenir, au premier rang desquels M. Valls et M. Hollande, qui devrait se souvenir qu'il a été si longtemps le premier secrétaire du PS.

Toute cette élection n'aura été qu'une vaste manipulation, d'abord pour éliminer le candidat de la droite avec des procédés de basse police et ensuite pour introniser le dauphin, M. Macron, dont on voit bien qu'il n'a pas plus de convictions que M. Hollande.

Commencer comme "ennemi de la finance" pour finir en installant le candidat des banques, c'est un parcours assez exceptionnel pour un homme de gauche. "

Comme quoi ni Hollande ni le PS n'étaient de gauche.

Pour pouvoir résoudre un problème, il est préférable ou fortement recommandé de commencer par se poser les bonnes questions. Comment s'aperçoit-on qu'on se pose les bonnes questions ? Quand une question en appelle une autre et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'on atteigne l'origine ou la "substance" d'un problème. Ce n'est qu'après qu'on sera en mesure de le relier à l'ensemble de la situation ou de le saisir dans son contexte historique, et éventuellement d'en comprendre la portée.

Exercice pratique.

Partez de l'hypothèse que ni Hollande ni le PS n'étaient de gauche et imaginez ou cherchez tout ce que cela impliquerait, en principe un tas de questions devraient surgir spontanément à votre esprit, questions auxquelles vous devrez trouver des réponses cohérentes ou satisfaisantes. Si ce n'était pas le cas, recommencez l'exercice autant de fois que nécessaire pour y parvenir, en vous demandant si à un moment ou à un autre vous ne vous êtes pas posé de mauvaises questions.

Une mauvaise question, c'est une question à laquelle on ne peut pas répondre ou généralement une question qui n'en suscite pas une autre immédiatement. Car ce n'est que lorsqu'on est parvenu à la source de notre problème que les questions se tarissent. En fait, ce n'est pas tout à fait exact, ensuite on se posera de nouvelles questions mais elles se situeront sur un plan plus élevé, et ainsi de suite jusqu'à obtenir une vision universelle...

Quand vous vous serez livré à ce genre d'exercices des milliers de fois avec des questions très diverses, y compris de votre vie quotidienne, vous commencerez seulement à maîtriser les bases élémentaires de la dialectique. Continuez ensuite jusqu'à la fin de votre vie et vous serez assuré de mourir conscient, serein et moins idiot. C'est aussi une façon de donner un sens à sa vie, de la rendre plus supportable sans avoir à se compromettre. Vous y gagnerez en dignité, car vous en tirerez une certaine satisfaction sans attenter aux intérêts de vos semblables et en servant votre cause ou idéal.

Attention, cet exercice n'est pas recommandé aux personnes présentant de graves déséquilibres mentaux ou atteintes de troubles de la personnalité prononcés. Je dis cela très sérieusement.

Cette expérience nous conduit à remettre en cause une partie des idées qui ont façonné plus ou moins consciemment notre personnalité, elle est similaire à une auto-analyse psychanalytique et présente donc les mêmes avantages et dangers, car elle peut libérer au passage à notre insu ou inconsciemment des pulsions plus ou moins incontrôlables. Puisque cette expérience agit sur la structure de notre personnalité, elle peut la modifier ou la destructurer provisoirement, la destabiliser, avant qu'elle ne se stabilise à nouveau sur la base de nouveaux rapports, il est donc recommandé de maîtriser pas à pas ce processus.

Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'à l'arrivée on va adopter un nouveau mode de pensée, on ne sera plus le même homme ou la même femme, nos rapports au monde extérieur s'en trouveront profondément modifiés... Maintenant on ne passe pas brutalement ou d'un coup de baguette magique de l'idéalisme au matérialisme, d'un état de conscience inférieur à un état de conscience supérieur, il ne faut pas exagérer non plus les risques que comporte cette expérience, c'est à chacun de la mener à son rythme, tranquillement, sereinement.

Cet état peut être comparé à celui d'une personne qui s'adonne à l'alcool ou à certaines drogues, et qui demeure pendant une période plus ou moins longue dans un certain état de conscience avant de redescendre sur terre, parce que même lorsqu'on a atteint un degré de conscience supérieur on n'est jamais conscient 24h/24, de la même manière qu'on ne passera pas notre temps à observer nos faits ou gestes en permanence, ni même à interpréter tout ce qu'on voit ou entend, il y a des moments où nous saisissons le monde extérieur avec davantage d'acuité que d'autres, de même que nous avons des instants de lucidité, tandis que le reste du temps nous ne prêtons pas une attention soutenue à ce qui nous entoure et c'est bien normal, c'est naturel.

Conscience et inconscience se côtoient sans forcément s'affronter ou poser problème, notre cerveau ou notre mental a besoin de ce relâchement, de cette liberté de vagabondage pour respirer ou s'épanouir, l'exercice ou l'épreuve finale réside dans notre capacité à mobiliser notre conscience quand cela est nécessaire. L'homme est perfectible, ce qui signifie qu'il n'est pas parfait et qu'il ne le sera jamais, il peut se perfectionner, progresser, devenir meilleur, sinon quel sens aurait son existence ? Soyons donc modeste, mais déterminé à progresser, pas pour en tirer profit personnellement, ce qui serait mesquin ou vulgaire, même si on en tire une grande satisfaction sur le plan individuel, parce que notre sort est lié au reste de l'humanité, à celui de notre environnement, de notre planète. Si on ne peut pas être heureux au détriment des autres, on ne peut pas progresser non plus sur le dos d'autrui. Rien ne vaut qui ne peut pas être partagé par le plus grand nombre. A suivre

Ils osent tout

- Fillon: "36 ans au service du pays me donnent plus d'autorité morale" que Macron - AFP

- Suicide. Sauvé par un flash-ball - Liberation.fr




INFOS EN BREF

POLITIQUE

Venezuela

- Venezuela: l'armée soutient Maduro avant une nouvelle manifestation - AFP

A deux jours d'une nouvelle grande manifestation de l'opposition, le président socialiste du Venezuela, Nicolas Maduro, a reçu lundi le soutien "inconditionnel" de l'armée, acteur incontournable du jeu politique dans ce pays en crise politique et économique.

"Les forces armées nationales bolivariennes (...) ratifient leur loyauté inconditionnelle envers Monsieur le président", a assuré le chef des armées et ministre de la Défense, Vladimir Padrino Lopez, lors d'un rassemblement de milliers de membres de la milice civile, organisé en présence de M. Maduro, face au palais présidentiel de Miraflores, à Caracas.

M. Maduro est un "président véritablement chaviste (du nom de Hugo Chavez, président de 1999 à son décès en 2013, ndlr) que les forces armées admirent profondément", a affirmé le général Padrino Lopez, balayant ainsi les fissures apparues ces dernières semaines dans le clan présidentiel, avec notamment de dures critiques formulées par la procureure générale de la Nation.

Coiffé d'une casquette militaire, M. Maduro l'a remercié pour cette marque de confiance: "La loyauté se paie avec de la loyauté", a-t-il lancé face aux miliciens qui l'ovationnaient.

Cette force civile armée, créée par M. Chavez en 2010, compterait 500.000 membres aujourd'hui.

Peu avant, le chef de l'Etat avait annoncé le déploiement de soldats dans tout le pays, en amont d'une nouvelle manifestation d'opposants mercredi - date anniversaire de la révolution de 1810 qui a conduit à l'indépendance du Venezuela.

C'est aussi la date choisie par l'opposition, majoritaire au Parlement et portée par le mécontentement populaire, pour appeler à "la mère de toutes les manifestations" afin d'exiger des élections anticipées. Le gouvernement appelle pour le même jour à "la marche des marches", laissant craindre de nouvelles échauffourées.

Depuis début avril, une vague de manifestations antichavistes, marquées par de violents heurts avec la police qui ont fait cinq morts et des centaines de blessés, est organisée à travers le Venezuela pour mobiliser la population, étranglée par la crise économique de ce pays pétrolier ruiné par la chute des cours du brut.

"Fini le temps des traîtres, des trahisons, fini le temps des hésitations, que chacun se définisse: on est avec la patrie ou on est contre elle", a lancé le président vénézuélien.

L'opposition promet, elle, que la manifestation de mercredi sera "le début de la fin" pour le chavisme, qu'elle souhaite voir éjecté du pouvoir, unique moyen, selon elle, de sortir de la crise politique et économique.

Lundi, onze pays latino-américains ont demandé au Venezuela de "garantir" le droit de manifester pacifiquement. Dans leur communiqué commun, ils "réitèrent leur refus de la violence" et expriment leur "profonde tristesse" après la mort de cinq personnes lors des dernières manifestations.

Cette vague de protestations avait été déclenchée le 1er avril, par la décision du Tribunal suprême, réputé proche de Maduro, de s'arroger les pouvoirs du Parlement, déclenchant un tollé diplomatique qui l'a poussé à faire machine arrière 48 heures plus tard.

L'opposition crie à la tentative de coup d'Etat, mais le chef des armées l'a accusée lundi de s'appuyer sur des groupes d'"extrême droite" pour mener un "programme criminel" qui incluerait "des actes terroristes, des émeutes, des pillages, du vandalisme et diverses formes de violence".

L'armée au Venezuela - 165.000 hommes et 25.000 réservistes - est un acteur crucial du rapport de force politique, comme le reflète son poids au sein du gouvernement: sur 32 ministères, 11 sont dirigés par des militaires ou d'anciens militaires.

L'opposition l'accuse d'être l'unique soutien assurant le maintien au pouvoir du chavisme.

"Chavez avait intégré les militaires dans la gestion du gouvernement et la tendance s'est approfondie avec Maduro", explique à l'AFP l'analyste Luis Vicente León.

L'armée contrôle la production et la distribution d'aliments de première nécessité, actuellement frappés par une grave pénurie, mais aussi une société pétrolière, une télévision, une banque, une usine d'assemblage automobile et une entreprise de construction.

La précédente vague de manifestations ayant secoué le Venezuela en 2014 avait fait 43 morts, selon le bilan officiel. AFP 18.04

Palestine occupée

- Plus de 1.000 Palestiniens détenus par Israël en grève de la faim - AFP

Plus d'un millier de Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes ont entamé lundi une grève de la faim collective, un mouvement de protestation inédit depuis des années lancé par Marwan Barghouthi, leader de la deuxième Intifada condamné à la perpétuité.

Cette grève de la faim vise à "mettre fin aux abus" de l'administration pénitentiaire, a indiqué Marwan Barghouthi, figure de la résistance palestinienne à l'occupation israélienne, dans une tribune envoyée au quotidien New York Times depuis sa prison de Hadarim, dans le nord d'Israël.

Dans de nombreuses villes de Cisjordanie et de la bande de Gaza, des milliers de manifestants ont défilé en solidarité avec les grévistes, tant la question des prisonniers incarcérés par l'Etat hébreu --actuellement 6.500-- est centrale pour les Palestiniens.

Depuis 1967 et l'occupation par l'armée israélienne des Territoires palestiniens, plus de 850.000 d'entre eux ont été emprisonnés par Israël, selon leurs dirigeants.

Ces dernières années, plusieurs Palestiniens se sont lancés dans des grèves de la faim individuelles pour protester contre des abus. Elles les ont mené au bord de la mort et se sont conclues par des accords sur leur libération. Certains ont toutefois été arrêtés de nouveau ensuite.

Ces initiatives individuelles ont suscité de vifs débats dans la société palestinienne, de nombreuses voix dénonçant des actes dangereux pour ceux qui les mènent et sans impact sur les conditions de l'ensemble des prisonniers.

Cette fois-ci, pour la première fois depuis des années, il a été décidé d'un mouvement collectif, pour porter "des demandes humanitaires prévues dans le droit international et reconnues comme faisant partie des droits de l'Homme", a indiqué à l'AFP Fedwa Barghouthi, l'épouse de Marwan Barghouthi, lors d'une manifestation à Ramallah.

Les prisonniers demandent entre autres des téléphones publics dans les prisons, des droits de visite élargis, la fin des "négligences médicales" et des mises à l'isolement, ainsi que l'accès à des chaînes télévisées et de la climatisation.

La présidence palestinienne a appelé le gouvernement israélien à répondre à ces demandes pour "la liberté et la dignité des prisonniers".

La dernière grève massive dans les prisons israéliennes remonte à février 2013, lorsque 3.000 Palestiniens avaient refusé de se nourrir, durant une journée, pour protester contre la mort en détention d'un des leurs.

Marwan Barghouthi, grand rival du président Mahmoud Abbas au sein de son parti du Fatah et régulièrement en tête dans les sondages sur une hypothétique présidentielle palestinienne, est à l'origine de ce mouvement, une "première" depuis son incarcération il y a 15 ans, selon son épouse.

"Les prisonniers palestiniens souffrent de torture, de traitements dégradants et inhumains et de négligence médicale, certains ont été tués en détention", a-t-il dénoncé dans sa tribune au New York Times.

Il a pointé du doigt "un apartheid judiciaire qui garantit une impunité pour les Israéliens ayant commis des crimes contre des Palestiniens et criminalise (...) la résistance palestinienne".

Environ 1.300 prisonniers participent au mouvement "et ce chiffre pourrait augmenter dans les heures à venir", a déclaré à l'AFP Issa Qaraqee, chargé de la question des prisonniers au sein de l'Autorité palestinienne. Le Club des prisonniers a évoqué le chiffre de "1.500" grévistes.

Le porte-parole de l'administration pénitentiaire israélienne Assaf Librati a parlé d'"environ 1.100" détenus dans huit prisons israéliennes. "L'administration pénitentiaire israélienne ne négocie pas", a-t-il prévenu.

Selon le Club des prisonniers, "l'administration pénitentiaire a confisqué tous les biens qui se trouvaient dans les cellules des grévistes".

Cette grève de la faim illimitée est lancée à l'occasion de "la journée des prisonniers", observée chaque année par les Palestiniens depuis plus de 40 ans. Elle est observée et relayée par des membres de tous les mouvements politiques et les messages se sont multipliés durant la journée venus tant du Fatah que du Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza. La branche armée du mouvement islamiste a promis en soirée que "l'ennemi pliera et les portes des prisons se briseront" avec cette grève.

Parmi les 6.500 Palestiniens actuellement détenus par Israël, figurent 62 femmes et 300 mineurs. Environ 500 d'entre eux sont sous le régime extra-judiciaire de la détention administrative qui permet une incarcération sans procès ni inculpation. Treize députés sont aussi emprisonnés. AFP 17.04


Le 17 avril 2017

CAUSERIE

Pondichéry dimanche 21h55.

J'ai corrigé l'avant-propos de la causerie d'hier que j'ai mis en ligne rapidement hier sur les coups de 14h. Nous étions dimanche, notre seul jour de repos et je devais encore préparer notre salade de crudités, Selvi dormait , épuisé par sa semaine de travail et la chaleur, il faisait 43°C à l'ombre.

La causerie de lundi matin.

Nos causeries ne rencontrent pas d'écho et nous en sommes désolé.

A croire que nos lecteurs préfèrent la compagnie des bonimenteurs et autres charlatans qui les flattent. Il faut dire que l'on ne ménage personne, le ferait-on qu'on nous le reprocherait, à juste titre, donc ne changeons rien. On n'est pas là pour se faire plaisir ou se raconter des histoires.

Quelques réflexions politiques.

Puisque obtenir votre consentement semble impossible, autant s'en passer.

La droite officielle prétendait nous imposer un modèle de société.

La droite officieuse ou la gauche si vous préférez, une fois au pouvoir y a ajouté l'arrogeance et le mépris des masses laborieuses en faisant dans le déni ou l'imposture permanente.

L'extrême droite "ni gauche ni droite" va plus loin encore et ose en recourant à la désinformation, au mensonge grossier et vous fait un bras d'honneur en prime !

Ces trois étapes vers le totalitarisme coïncident avec une plus grande concentration du capital et la main mise sur le pouvoir politique et les médias par l'oligarchie.

"La gauche qui permet de gouverner" : C'est la droite, Hollande vient de le prouver une fois de plus.

- Présidentielle : "Jean-Luc Mélenchon ne représente pas la gauche qui permet de gouverner", estime François Hollande - Franceinfo

"La gauche qui permet de gouverner", cela signifie la gauche qui se fond dans les institutions pour gouverner, qui est compatible avec les institutions, qui s'y soumet donc ce n'est pas la gauche, puisque par nature elle lutte pour renverser les institutions et le régime, l'ordre établi pour instaurer de nouveaux rapports sociaux entre les classes ou les inverser en faveur de la majorité des exploités au détriment de la minorité des exploiteurs.

On pourrait ou plutôt on devrait traduire "ni gauche ni droite" de Macron et Le Pen par extrême droite.

Contradiction du capitalisme.

La baisse tendancielle du taux de profit qui se matérialise par l'"érosion continue du poids des salaires dans l’économie depuis le début des années 1980 au sein des pays riches" (FMI), se traduit par un chômage de masse et un nombre toujours croissant de travailleurs employés à temps partiel, précarisés, et par conséquent qui vont consommer moins, qui vont être rejetés du marché ou devenir insolvables. Ce processus alimente la surproduction et la concurence que se livrent les multinationales pour conserver ou accroître leurs parts de marché pour écouler leurs marchandises.

L'art de brasser du vent pour qu'il continue de souffler dans la même direction.

Certains se gossent des perles des médias, alors qu'ils ne sont pas en reste. On pourrait prendre une multitude de sujets et faire le même constat. Les articles suivants ont également été publiés tels quels par d'autres blogs ou portails.

La tactique de Tsipras pour résister aux pressions de la mafia financière (legrandsoir.info) (01.07.15) De nouveau, la Grèce peut sauver l’Occident (mondialisation.ca) (03.07.15) Syriza donne une leçon magistrale de démocratie au monde (mondialisation.ca) (04.07.15) Tsipras ne capitule pas, il poursuit sa stratégie (legrandsoir.info) (10.07.15)

Peu de temps après, ils publieront de nombreux articles sur la Grèce où on pourra lire exactement l'inverse, toujours tels quels.

Les sociaux-démocrates et le staliniens accompagnent le capitalisme, les appareils des syndicats font de même, et ceux qui se présentent comme des anti-impérialistes les imitent.

Les médias dits alternatifs colportent des illusions dans ceux qui prétendent contester le régime tout en le préservant, contradiction qui se traduit par des désillusions douloureuses sans que cela les gêne le moins du monde.

Ceux qui rédigent ces articles ne sont pas directement concernés par les conséquences désastreuses ou tragiques de la survie du capitalisme, ils bénéficient d'un statut supérieur à la majorité des exploités, ils les analysent comme ils commenteraient une course hippique ou un défilé de mode ou de majorettes.

La seule chose qui distingue ces médias dits alternatifs réside dans les faits qu'ils portent à notre connaissance et que les médias institutionnels censurent. Il ne faut pas leur en demander ou en attendre davantage. Il faut prendre les différents analyses qu'ils proposent comme autant d'hypothèses et rien d'autres, ensuite c'est à chacun en recoupant les faits de réaliser sa propre interprétation ou de se forger sa propre conviction, de sorte que par la suite si nous nous étions trompé nous puissions déterminer quel élément de la situation nous avons négligé, sur ou sous-estimé, ce qui nous permettra d'aiguiser notre esprit critique et de progresser.

Ce matin j'ai fait une expérience intéressante. J'ai lu les commentaires à la suite d'une recette d'aubergines. Une personne l'a testé et l'a trouvé très bien, une autre a estimé qu'elle comportait trop d'épices, une autre qu'il n'y en avait pas assez ! Cette recette présentait une lacune, elle indiquait des quantités d'épices pour 3 aubergines, alors qu'une aubergine peut avoir une taille et un poids qui varie du simple au triple ou davatage encore, j'entends en prenant la même variété d'aubergine, donc j'en suis arrivé à la conclusion que la première personne avait préparé cette recette en employant la quantité d'aubergines correspondant à la quantité d'épices indiquée, la seconde a dû employer des aubergines de petites tailles et la troisième de grandes tailles.

Tout cela pour dire que le moindre détail pour peu qu'on le négilge peut aboutir à un résultat ou une conclusion complètement différente de celui ou de celle auquel on s'attendait. Dans le cas de notre recette les internautes étaient induits en erreur dès le départ sans le savoir, parce que la quantité d'épices indiquée correspondait manifestement à de très grosses aubergines, car une cuillère à café de graines de cumin et de paprika était une quantité importante, et effectivement avec de petites aubergines ce plat devait être immangeable, tout juste passable avec des aubergines de taille moyenne, et plutôt fade avec de très grosses aubergines.

Ces trois personnes n'ont pas interprété différemment la même recette, elles n'ont pas forcément des goûts différents, elles ont été induites en erreur par celui qui a rédigé cette recette, et celle qui s'est régalée a eu plus de chance, à moins qu'elle ait fait preuve de plus de perspicacité que les deux autres.

En voilà une faculté qui fait cruellement défaut à nos dirigeants et qui est particulièrement révélateur. Une exemple tout frais.

Certains ont appelé ou appellent à voter Hamon qui était voué à être laminé sur sa droite et sur sa gauche, du coup pour essayer de sauver les meubles ou conserver un minimum d'électeurs correspondant à la droite et à la gauche du PS, il devait faire preuve de zèle dans tous les sens et accentuer encore les contradictions auxquelles était en proie le PS, de sorte que son discours en deviendrait encore plus inaudible, au risque de mettre encore plus en lumière la véritable nature et fonction de ce parti lié organiquement au régime. Bref, c'était manifestement misé sur le mauvais cheval, qui n'avait aucune chance de figurer à l'arrivée parmis les deux partis qui seraient en lice pour le second tour.

Cela ressemble à un suicide politique de la part de ces dirigeants, car cela met en lumière la médiocrité de leurs facultés intellectuelles, leur manque de discernement ou de perspicacité, notamment, bref, cela témoigne qu'ils n'ont pas les qualités requises pour diriger un parti ouvrier.

Sur la Syrie, ils ont été aussi médiocres ou pire encore puisqu'il s'agit là d'une guerre, en ne dénonçant pas immédiatement une machination des Américains pour justifier le combardement de la Syrie. De qui ne veulent-ils pas se couper en adoptant cette attitude, du régime, des institutions et des médias ou des masses ?

Un cuisinier amateur peut réussir un plat et passer pour un grand cuisinier en suivant à la lettre une recette, mais dans le cas de la lutte de classe il n'en existe pas de prête à l'emploi, tout repose sur les qualités, les capacités, les facultés de ses dirigeants, plus que sur leur expérience puisqu'ils peuvent très bien s'avérer incapables d'en tirer les enseignements leur permettant de progresser ou de comprendre la situation pour définir une stratégie politique.

Un cuisinier amateur qui a acquis une solide expérience en réalisant des dizaines de fois les mêmes recettes qui lui étaient suggérées, pourra par la suite se lancer et modifier les ingrédients qui entrent dans la composition d'un plat pour finalement créer une nouvelle recette. Autrement dit, c'est comme s'il allait agir sur certains facteurs qui composent la situation pour créer une nouvelle situation ou de nouveaux rapports. Encore faut-il qu'à la base il ait compris comment se comportaient ces facteurs dans une situation donnée, qu'il maîtrise ses facteurs, qu'il connaisse ses réactions et comment ils réagissent les uns sur les autres, sinon il prendra le risque de créer une situation qui n'aura rien à voir avec l'objectif qu'il se sera fixé, sa recette sera pour ainsi dire insipide, incomestible.

On se lasse de manger toujours les mêmes recettes, aussi avec l'expérience nous serons amené à en créer de nouvelles qui seront tout aussi excellentes que celles des meilleurs livres de cuisine. Parfois elles sont plus ou moins réussis, on rectifie et on arrive à un résultat satisfaisant, bien qu'il soit différent de celui qu'on escomptait, on a aussi parfois de bonnes surprises.

En ce qui concerne la lutte de classe, il n'existe pas de recettes, parce qu'il n'existe pas deux situations parfaitement identiques, il faut donc adapter les ingrédients au fur et à mesure que la société ou le monde se transforme pour que la sauce prenne, la seule chose que l'on sait ou sur laquelle on peut s'appuyer, c'est la nature des différentes classes qui entrent dans la composition des rapports sociaux, il suffit de s'y tenir pour trouver la bonne recette.

Le matraquage macronite.

- Présidentielle : Macron, une semaine pour ne pas décrocher - LeParisien.fr

- Macron-Le Pen, une semaine pour ne pas tout perdre - Le Huffington Post

Syrie

- L'armée syrienne reprend une ville de la province de Hama - Reuters

L'armée syrienne et ses alliés ont repris dimanche la ville de Soran, près de Hama, capitale de la province du même nom dans le centre-ouest de la Syrie, grâce à un soutien aérien massif de la Russie, ont déclaré des rebelles et des habitants. Reuters 16.04

Présentation fallacieuse laissant entendre que les Syriens marcheraient avec les barbares rebaptisés rebelles contre l'armée syrienne.


Le 16 avril 2017

CAUSERIE

Avant-propos du premier sujet de cette causerie sur la Syrie et les Etats-Unis.

C'est tellement évident, grotesque, que cela nous interpelle forcément. La première question qu'on se posera, c'est comment avons-nous pu en arriver là tellement cela paraît à peine croyable, on ne veut pas le croire et pourtant c'est bien la réalité, le totalitatisme est en bonne voie pour devenir la forme de gouvernance mondiale.

Effectivement, ils agissent comme si les peuples n'existaient pas, normal leurs dirigeants, principalement ceux du mouvement ouvrier ont abdiqué face à la tyrannie, ils ont renié le socialisme.

C'est dialectique, la quantité se transforme en qualité.

On a refusé de caractériser le régime en place de dictature quand il comportait encore des failles permettant de le combattre pour en atténuer les conséquences ou lui attribuer un vernis démocratique trompeur ou illusoire avec lequel on s'est accommodé au lieu d'inscrire notre combat dans la perspective de le renverser, nous leur avons accordé le temps nécessaire et nous leur avons fournit les moyens de combler ces failles, qui se sont refermées comme un noeud coulant passer autour de notre cou ou de nos droits politiques, de telle sorte que nous nous retrouvons littéralement asphyxiés, tétanisés, incapables de nous dresser contre la tyrannie.

On lira des dizaines et dizaines d'articles rédigés par des gens très sérieux et publiés aux quatre coins du monde sur ce qui vient de se produire en Syrie, où finalement les faits sont dillués dans une masse de considérations individuelles sans intérêt, qui ont la vertu de nous faire perdre de vue l'essentiel ou de nous écarter des faits. Pourquoi ? Pour la raison qui a été évoquée plus haut, parce qu'on a à faire à des gens, des intellectuels qui se complaisent dans le monde dans lequel nous vivons actuellement.

Vous avez le droit de prendre pour des ignares ou des manipulateurs tous ceux qui concluent leurs articles ou analyses en affirmant que Trump ne savait pas ce qu'il faisait, qu'il aurait commis une erreur, qu'il aurait agi à la légère, qu'il serait influencé contre son gré, qu'il mentirait sans en avoir conscience, qu'il ne serait pas celui qu'on croyait, qu'il cacherait ses véritables intentions, qu'il disposerait du pouvoir, qu'il gouvernerait, etc. tout cela n'est qu'un ramassis d'inepties ou le plus souvent se mêlent vérités et contrevérités de sorte que personne ne sait quoi en penser, à croire que c'est leur objectif ou qu'ils ne le savent pas eux-mêmes. Par principe, un intellectuel sait de quoi il parle même lorsqu'il n'en sait rien, parce qu'il se croit supérieur au reste de la population.

Trump vient de menacer la terre entière de connaître le même sort que la Syrie, et quel chef d'Etat, quel parti politique en réponse s'est engagé à rompre toute relation avec les Etats-Unis ? Aucun, absolument aucun.

J'en profite une nouvelle fois pour m'adresser aux lecteurs et leur demander leur soutien, ensuite nous verrons en fonction des réponses ce qu'on pourrait envisager de faire ensemble. Y en a-t-il qui ont réellement pris conscience du danger qui nous menace ? C'est une façon de le vérifier. Sans autre engagement de leur part je précise, c'est-à-dire sans que cela signifie qu'ils partageraient mes idées par ailleurs.

Contexte et chronologie des faits survenus en Syrie entre le 4 et 7 avril 2017.

Khan Sheikhoun et sa région est sous le contrôle du front Al-Nusra, qui est une branche d’Al-Qaïda. Pas un soldat syrien, pas un journaliste, pas un étranger n'y était présent au moment des faits.

- Le 4 avril à 4 heures du matin les barbares ont annoncé par l'intermédiaire de leurs médias et Twitter qu'une attaque chimique allait avoir lieu.

- Le même jour entre à 6h et 6h30 du matin ils annoncent que cette attaque chimique vient d'avoir lieu.

- Ce n'est que 5 heures plus tard, entre 11h30 et 12h que l'armée syrienne lancera une attaque aérienne sur Khan Sheikhoun et sa région.

- Plus tard et les jours suivants ces barbares déguisés en casques blancs vont diffuser des vidéos censées relater cette attaque chimique, où on pourra les voir sur les lieux de cette attaque sans masque ni tenue appropriée, sans gants comme s'ils étaient imunisés contre les armes chimiques, notamment le gaz sarin.

- 72 heures plus tard sur la base des déclarations unilatérales de ces barbares, les Etats-Unis saisiront ce prétexte pour bombarder une base aérienne syrienne où est présente l'armée russe allié de la Syrie.

En conclusion, le front Al-Nusra a annoncé qu'une attaque chimique venait de se produire à Khan Sheikhoun et va l'attribuer à l'armée syrienne plusieurs heures avant que celle-ci lance une attaque aérienne sur Khan Sheikhoun et sa région.

Questions que les Américains et leurs vassaux ainsi que leurs médias ne se sont pas posés :

- Comment le front Al-Nusra a-t-il pu avoir connaissance d'une attaque chimique plusieurs heures avant qu'elle ait lieu ?

- Comment déguisés en casques blancs ont-ils pu se rendre sur les lieux d'une attaque chimique sans aucune protection et sans être eux-mêmes atteints ou emportés par ces substances chimiques ?

- Comment l'armée syrienne pourrait être responsable d'une attaque chimique s'étant soi-disant produite plusieurs heures avant son attaque aérienne ou sachant qu'elle n'était pas présente sur les lieux ?

Les réponses à ces questions permettent d'affirmer sans l'ombre d'un doute qu'on est en présence d'un scénario en deux actes fabriqué de toutes pièces par les Américains et leurs alliés du front Al-Nusra, pour justifier le bombardement de la Syrie au moment où l'armée syrienne remporte victoire sur victoire sur l'armée de barbares supplétive du Pentagone et de l'OTAN en Syrie.

Un commentaire.

- Quant au prétexte de l’attaque chimique, il n’était évidemment qu’un habillage de fin de série, mais ça, on le savait déjà. Toutefois, le fait qu’on n’ait pas éprouvé besoin de lui insuffler une once de crédibilité, sans pour autant que les masses rechignent, en dit long sur le niveau d’apathie populaire face au mensonge d’État d’une démocratie intrinsèquement falsifiée. Mais les officiers du Pentagone s’en moquent. Les militaires n’ont pas vocation à vivre en démocratie, ils se contentent de gérer et faire durer leur propre royaume, toujours plus puissant, robotisé, impersonnel et clos. (Antipresse n°72)

Le complément naturel de l'attaque américaine du 7 avril.

- Syrie : Des centaines de morts après le bombardement d’un dépôt de produits chimiques (Ministère de la Défense) - legrandsoir.info 13.04

Selon une déclaration officielle du ministère syrien de la Défense, la coalition dirigée par les Etats-Unis ont effectué une frappe aérienne contre des positions de Daech à Deir Ezzor, en visant un dépôt de produits chimiques appartenant au groupe, provoquant la mort de centaines de militants ainsi que de civils.

Selon cette déclaration, « Hier, entre 17h30 et 17h50, des avions de combat de la dénommée coalition anti-Daech ont frappé une position de Daech dans le village de Hatla à l’est de Deir Ezzor. Suite à l’attaque, un énorme nuage blanc s’est formé – qui a plus tard viré au jaune – après l’explosion d’un dépôt de produits chimiques. Une énorme incendie a éclatée jusqu’à 22h30. On compte des centaines de morts – y compris des civils – suite à la dispersion de produits toxiques ».

La déclaration affirme que cet incident confirme sans aucun doute que « des groupes terroristes, en particulier Daech et Jabhet al-Nosra, possèdent déjà des armes chimiques, et ont la capacité d’obtenir, transporter, stocker et employer de telles armes avec l’aide de certains pays de la région. Cela souligne aussi que ces groupes terroristes se coordonnent avec leurs soutiens pour accuser l’Armée Arabe Syrienne d’employer des armes chimiques ». (Source : https://www.almasdarnews.com/article/breaking-civilians-killed-us-jets-bomb-isis-chemical-depot-deir-ezzor-syrian-mod/)

- Attaque contre un convoi d'évacuation à Alep: le bilan s'alourdit à 118 morts - sputniknews.com

L'attaque terroriste, qui a visé ce dimanche un convoi d'évacuation à l'ouest d'Alep, a fait 118 morts et 224 blessés, indiquent des sources médicales. Le bilan précédent faisait état de 70 victimes et une cinquantaine de blessés. L'opération d'évacuation a repris récemment, d'après l'agence Sana.

Le bilan de l'attentat terroriste, perpétré ce samedi après-midi dans le quartier de Rachidine à l'ouest de la ville syrienne d'Alep et ayant visé un convoi de cars évacuant de la province d'Idlib les habitants des villages chiites d'Al-Foua et de Kefraya, s'est alourdi à 118 morts et 224 blessés, a appris l'agence Sputnik auprès de sources médicales.

Rappelons qu'un terroriste-kamikaze à bord d'un véhicule s'est approché de la colonne de cars garés dans le quartier contrôlé par l'opposition armée syrienne avant d'actionner sa charge explosive. Les personnes évacuées, dont beaucoup de femmes et d'enfants, attendaient leur transfert ultérieur vers un camp de réfugiés. L'explosion s'est produite près d'une station-service ce qui a déclenché un puissant incendie.

À l'heure actuelle, l'opération d'évacuation a repris, annonce l'agence d'informations syrienne Sana, et ce en dépit de cette attaque meurtrière. La première partie de cars, transportant des centaines de personnes évacuées, est arrivée à Alep.

Se référant à son correspondant sur place, l'agence Sana précise que 15 cars sont arrivés dans le quartier de Ramoussa, avant de mettre le cap sur Jibrine où les personnes évacuées seront placées dans un camp provisoire. La colonne a été précédée par des ambulances transportant des victimes de l'attentat.

Rappelons aussi qu'un accord intervenu entre l'armée syrienne et des chefs de certains groupes terroristes par le biais de médiateurs a permis de commencer l'évacuation des combattants de deux villes proches de Damas en échange de celle des habitants des villages chiites assiégés d'Al-Foua et Kefraya.

En vertu de l'accord conclu entre les belligérants, les djihadistes déployés à Zabadani et Madaïa devraient se rendre dans la province d'Idlib et plusieurs milliers d'habitants de localités chiites bloquées auront la possibilité d'aller à Alep.

Vendredi matin un convoi composé de 60 cars transportant des combattants sont partis de Zabadani. Dans le même temps, 75 cars et 20 véhicules mécanisés ont quitté Al-Foua et Kefraya avec 5 000 civils à bord.

Les localités d'Al-Foua et de Kefraya sont assiégées par des combattants depuis plus de trois ans. Environ 20 000 habitants restent encerclés dans des circonstances dramatiques, puisque l'on parle même de morts de faim. Depuis le début du siège, 2 000 habitants, dont 400 enfants, ont été tués par les terroristes. sputniknews.com 15.04

Faites tomber les masques. Quand ils se croient tout puissants, ils commettent l'erreur d'en dire trop ou pas assez.

- Quand Christophe Barbier écrit un éditorial sur les éditorialistes, la situation devient hors de contrôle - Le Huffington Post

L'ancien directeur de l'Express a eu des mots discutables sur la relation lecteurs - éditorialistes. Et les internautes ne l'ont pas loupé.

"Se confronter au terrain pollue l'esprit de l'éditorialiste." Interrogé vendredi 14 avril, sur le rôle de son métier par les lecteurs du Journal du Dimanche, Christophe Barbier donne très rapidement le ton d'un échange... étonnant.

Une interview durant laquelle l'ancien directeur éditorial de la rédaction du magazine l'Express enchaîne les petites phrases et les prises de positions discutables sur le statut de "l'éditorialiste."

"Se confronter au terrain pollue l'esprit de l'éditorialiste. Son rôle est de donner son opinion, d'affirmer ses certitudes, par essence improuvables", déclare-t-il pêle-mêle avant d'évoquer les lecteurs dans une tirade assez surréaliste, les comparant à du "lierre rampant", s'élevant grâce aux "éditorialistes" dans le rôle du "tuteur": "L'éditorialiste est un tuteur sur lequel le peuple, comme du lierre rampant, peut s'élever."

Des mots qui n'ont pas franchement plu à tout le monde, à commencer par les internautes, qui se sont allègrement moqués de la vision sociétale de Christophe Barbier.

Sur le site de l'Opinion, le blogueur Jérôme Godefroy répond lui aussi à l'éditorialiste à l'écharpe rouge. Et comme sur les réseaux sociaux, il en prend pour son grade. "Christophe Barbier passe autant de temps à réfléchir qu'à se faire maquiller avant d'entrer sur un plateau de télévision. Il réfléchit donc beaucoup", écrit notamment Jérôme Godefroy.

Régulièrement accusés - à tort ou à raison - d'être déconnectés de la réalité, nul doute que cette intervention de Christophe Barbier ne va pas arranger la vision qu'ont les Français des éditorialistes. "Et l'on s'étonnera, devant tant de vanité, que les journalistes soient à ce point détestés...", conclut pour sa part Godefroy. Le Huffington Post 15.04

Sous la dictature de fer de l'oligarchie, l'éditocrassie consiste donc non pas à informer, mais à asséner des certitudes "improuvables" que le peuple incrédule et servile est destiné à adopter sans broncher.

On a à faire à de dangereux psychopathes. Et dire que cela laisse indifférent nos dirigeants...

Terrifiant, non ?

Régime, institutions et élections en quête de légitimité.

Matraquage macronique.

- Le 23 avril, assisterons-nous à la mort du clivage gauche-droite? - Le Huffington Post

- Macron, le trentenaire qui veut s'offrir l'Elysée pour premier trophée - AFP

- Emmanuel Macron, un jeune surdoué qui bouscule les usages - AFP

- Le Pen passe derrière Macron dans notre compilateur de sondages de l'élection présidentielle - Le Huffington Post

- Seul Emmanuel Macron s'adresse à la France plurielle - Le Huffington Post

- Ils marchent derrière Macron et ont soif de changement - AFP

- Dumontet - Macron, c'est le cœur et (en même temps) la raison - LePoint.fr

Emmanuel Macron est le seul à porter un espoir dans cette campagne. LePoint.fr

- Sens commun au gouvernement ? François Fillon "perdu, isolé" "radicalise sur la droite extrême" - Franceinfo

- Le coup de gueule du dessinateur Joann Sfar trollé par des mélenchonistes - L'Express.fr

Après avoir publié un message critique à l'égard du candidat de la France Insoumise, le dessinateur a été la cible de commentaires contradictoires sur les réseaux sociaux. L'Express.fr

- 3 fragilités du programme de Jean-Luc Mélenchon qui pourraient enrayer sa dynamique dans la dernière semaine - Le Huffington Post

- Présidentielle : Mélenchon, l'homme idéal pour... Marine Le Pen - LeParisien.fr

Un second tour Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen ? C'est le (nouveau) scénario rêvé par les équipes de campagne de la candidate FN, alors que sa dynamique connaît un léger tassement. LeParisien.fr

Propagande USA-OTAN

- Hongrie: contesté dans la rue, Viktor Orban maintient le cap - AFP

Le Premier ministre Hongrois Viktor Orban, contesté dans la rue pour ses projets de loi visant les universités étrangères et les ONG... AFP 15.04

- A peine libéré, l’opposant Alexeï Navalny candidat à la présidentielle - euronews.com

Alexeï Navalny ne renonce pas. L’ennemi numéro un du Kremlin est entré en campagne pour la présidentielle de 2018. Le blogueur anticorruption compte défier Vladimir Poutine, il a installé ses bureaux à Chelyabinsk. Des QG comme celui-ci, il espère en ouvrir 77 en Russie. Mais s’opposer au maître du Kremlin euronews.com 15.04


Le 15 avril 2017

CAUSERIE

Il y en avait qui avaient formulé des doutes sur notre orientation politique, sur notre état mental, psychologique. Cette causerie devrait les rassurer.

On ajoutera demain de nouveaux articles sur la Syrie et les Etats-Unis.

L'espoir irraisonné témoigne de l'ignorance des peuples, mais il est objectivement justifié, parce que les peuples aspirent à un autre sort que celui épouvantable auquel les destine le capitalisme.

Mais qu'est-ce qui fait tourner l'économie capitaliste à l'époque de l'impérialisme pourrissant ?

Pardi, la machine de guerre avec les gigantesques destructions de forces productives qu'elle entraîne, accessoirement parce que tout le monde ou presque s'en fout, d'innombrables souffrances imposées à des peuples innocents qui n'aspirent qu'à une chose, vivre en paix.

Ca y est, tout le monde réalise enfin que Trump va poursuivre la politique belliqueuse adoptée par G.W. Bush au lendemain du 11 septembre 2001, qui s'inscrivait d'ailleurs dans le prolongement de celle de ses prédécesseurs depuis des lustres, puisque les Etats-Unis n'ont jamais cessé d'être en guerre depuis le début du XXe siècle, c'est même leur marque de fabrique depuis que les anglo-saxons se sont emparés de ce continent en massacrant sa population indigène ou en la chassant de ses terres, ce qu'il réitéreront près de deux siècle plus tard en Palestine.

Trump est un tyran, nous n'en avions jamais douté et l'avions affirmé avant qu'il soit élu. Et je n'ai eu aucun mérite pour être parvenu à cette déduction, puisque l'administration américaine, l'ensemble des institutions de ce pays ont été infiltées ou sont passées sous le contrôle des néoconservateurs depuis les années 70, l'époque de Reagan ou même avant, donc on ne voyait pas comment par miracle en 2017, soit près d'un demi-siècle plus tard, les néoconservateurs auraient pu céder la place ou auraient abdiqué les positions ou le pouvoir qu'ils avaient acquis ou encore un changement de régime aurait pu se produire, qui plus est en ayant un oligarque à sa tête. Voilà pourquoi nous n'avons pas suivi les analyses des géopoliticiens ou géostratèges qui nous annonçaient une ère nouvelle avec Trump. Et puis, qui plus est, le capitalisme en crise ne peut se passer de l'économie de guerre.

Et demain, quel que soit le candidat qui sera élu Président de la République en France, il en ira de même.

Pourquoi ? Quelle question, mais parce que seul un soulèvement révolutionnaire du prolétariat pourrait imposer un changement de régime et de politique ! Ah ben ouais, c'est con de ne pas y avoir pensé ! Vous êtes excusé, car il faut être marxiste ou socialiste pour avoir cela à l'esprit et par les temps qui courent les marxistes ou socialistes se comptent sur les doigts de la main, allez les deux si vous y tenez vraiment. Ce n'est pas prétentieux de ma part, il faut bien que quelqu'un le dise puisque c'est vrai.

Il y a quelques jours nous brocardions le manque de rigueur de la plupart des travailleurs et des militants, leur incohérence ou inconsistance qui consiste à faire preuve d'amnésie, à oublier les expériences passées qui sont si instructives, à faire preuve de mémoire sélective, à ne conserver à l'esprit que ce qui leur est agréable ou leur procure un réconfort psycholique désuet ou superficiel qui parce qu'il ne correspond pas à la réalité qui est une et indivisible volera un jour ou l'autre en éclats.

C'est quand même extraordinaire qu'on n'ait jamais cessé de vivre dans un monde en guerre et qu'on ne s'en soit jamais soucié jusqu'à présent ou si peu, entre le fromage et le dessert. Il faut que le bruit des canons se rapprochent et parviennent jusqu'à nos oreilles pour qu'on daigne s'en inquièter enfin, quoique en espérant seulement ne jamais y être confrontés directement, donc on ne peut pas parler d'une véritable prise de conscience.

On en arrive à croire n'importe quoi, y compris les contes les plus absurdes ou grotesques pour se rassurer ou se donner bonne conscience. Si on croit s'en sortir à bon compte de la sorte, on se fait de graves illusions, car cet état d'esprit va profondément influencer et modifier notre mode de pensée et notre comportement au point de nous rendre méconnaissable quand on se regardera dans un miroir, non seulement on aura perdu tout repère extérieur pour s'orienter, mais on aura aussi perdu toute notion des principes fondamentaux qui avaient accompagné l'essor de la civilisation humaine, on en arrivera au stade où on ne sera même plus capable de réagir en présence d'une imposture puisqu'on ne sera plus en mesure d'en reconnaître les symptômes, parvenu ainsi à un tel niveau de confusion il ne nous restera plus qu'à subir servilement notre misérable existence.

On a tout supporté en réalité, qu'on l'admette ou non. On a vécu dans une société économiquement développée, on s'est élevé intellectuellement pour en arriver là, c'est pitoyable, indigne, on devrait être en proie à un sentiment de honte insupportable pour avoir autant manqué de volonté ou de courage. Bien entendu ceux qui parlent en notre nom en portent la lourde responsabilité.

On a vécu dans le déni permanent, exactement comme ces trois primates qui se bouchent les yeux, les oreilles et la bouche, on n'est guère plus évolué en somme, même ou surtout avec un bac +7.

Le premier déni a consisté à refuser d'admettre notre propre ignorance, en refusant de l'assumer on ne pouvait guère trouver le moyen d'y mettre un terme, c'était le meilleur moyen pour ne jamais progresser. Quand on a progressé, ce fut pour ainsi dire malgré nous, par exemple on nous a dit qu'il fallait aller à l'école, et nous sommes allés à l'école, on nous a expliqué pourquoi et nous nous sommes contentés de ces explications qui n'en étaient pas en réalité, un ramassis de lieux communs ou de banalités consternantes sur lesquels nous ne nous sommes jamais penchés par la suite, car nous devions nous laisser vivre ainsi ou balloter tout au long de notre existence sans même nous en apercevoir pour ne l'avoir jamais étudiée.

Vivre ou profiter de la vie en se laissant guider par une société qui était le produit d'un processus historique inconscient pour le meilleur et le pire selon qu'on avait eu l'opportunité de naître au bon ou au mauvais moment et endroit. C'est le sort ou la fatalité qui devait déterminer le cours de notre existence dès notre naissance, alors pourquoi aurait-il dû en être autrement par la suite, pourquoi chercher à y changer quoi que ce soit. Jusqu'à présent nous n'avons fait que vivre et surtout travailler, que pour reproduire un modèle de société déjà existant, nous adaptant à ses transformations ou à son évolution sans nous demander vers quoi elle nous entraînait puisque de notre naissance à notre mort tout était déjà écrit, programmé ou semblait l'être.

C'est de la sorte que vivent la plupart des peuples. Ce sont des reproducteurs ! Oui, car sinon l'espèce s'éteindrait ! C'est très primaire en somme, comme la guerre ! C'est plus l'instinct animal de survie des hommes qui continue de guider leurs activités, plutôt que l'idéal de s'émanciper de cette condition d'esclave envers la nature et les hommes qui détiennent le pouvoir. Que leurs besoins les plus élémentaires soient satisfaits ou qu'ils tirent certaines satisfactions artificielles de leur condition et les voilà comblés ! On a même créé à leur attention une multitude de nouveaux besoins plus ou moins inutiles ou même nuisibles pour eux sur lesquels ils se sont jetés.

Mais ils ont fait plus fort encore, et là on va aborder un facteur que je n'ai jamais traité à fond, compte tenu que la consommation de biens matériels stagnait ou progressait trop lentement, que la population occidentale était équipée ou suréquipée en biens d'équipement qui se consomment lentement parce qu'ils ont une durée de vie de plusieurs années ou davantage encore, ils ont mis le paquet sur la consommation des services qui présentent les mêmes avantages que l'industrie militaire en temps de guerre, aussitôt acquis, consommés et renouvelés et ainsi de suite, le téléphone, Internet par exemple, la bagnole aussi qui si elle ne consomme pas d'essence ne sert à rien, et même que l'essence s'évapore rapidement sous l'effet de la chaleur, c'est magique, c'est merveilleux, quelle rente ! Voyez les imprimantes, dorénavant on vous les donne pratiquement (en Inde en tout cas), par contre le prix des cartouches est exorbitant, au bout de la troisième cartouche (couleur), vous avez dépensé la même somme que pour cette machine ! Personnellement je n'en achète plus, je vais faire imprimer un fichier dans un copie service en noir et blanc et je ne dépense qu'une roupie, alors qu'avec une cartouche d'encre qui vaut 350 roupies on peut imprimer 50 pages environ et l'encre est sèche au bout de quelques mois, la cartouche couleur vaut 850 roupies, l'imprimante 2200 roupies. Bref, mon imprimante jet d'encre HP va finir à la poubelle.

Plus fort encore, ils ont même réussi à imposer ces services dans les pays où la population peine à acquérir les biens d'équipement élémentaires (Mobylette ou scooter, ventilateur, réfrigérateur, table, etc.) ou peine même à se nourrir, à se vêtir, à survivre dans le dénuement le plus extrême. Le téléphone portable, de préférence sytle smartphone et Internet priment sur l'alimentation, l'éducation, la santé, l'habillement. Ici des miséreux qui portent des vêtements en lambeaux possèdent un portable ! Ils vont recharcher leur téléphone au lieu de s'acheter des légumes ou une chemise.

Bon, l'Inde et les pays semblables sont une caricature qui illustre bien ce qui se passe inconsciemment dans les pays occidentaux. Je suis certain qu'il y a autour de vous un tas de gens qui prétendent ne pas avoir de temps pour faire un tas de choses ou s'occuper de leurs gosses par exemple, et qui passent des heures sur Internet ou pendus à leur smartphone (ou devant leur téléviseur). Heureusement qu'ils existent pour ceux qui nous gouvernent ! Autre avantage, ces services sont à usage individuel, donc chacun veut y accéder...

Ou est là-dedans l'ébauche d'une prise de conscience de la société, nulle part. Mais alors les gens qui en parlent, ils parlent de quoi ? De ce qu'ils ne connaissent pas ou de ce qu'ils n'ont jamais appris par eux-mêmes. Leur connaissance se limite à leurs expériences qu'ils n'ont jamais analysées ou étudiées, dont ils n'ont tiré aucun enseignement. Le contenu de leur connaissance repose généralement sur les expériences ou les enseignements des autres, les élites qui sont censées avoir acquis des connaissances, surfaites ou frelatées généralement, qui bénéficient d'un statut supérieur dans la société, et qui pour cette raison n'ont pas envie d'en changer et n'aideront pas le peuple à saisir sa condition ou à en prendre conscience, elles figurent elles-mêmes parmi les services auxquels fait appel le régime pour les conditionner.

On arrêtera là pour aujourd'hui.

Tout s'explique, rien ne se produit sans qu'il y ait une ou des causes à l'origine et ainsi de suite. C'est logique. Ne dites pas que c'est banal puisque la plupart des gens igorent cette logique ou n'en ont pas conscience. Et puis ce qui compte, ce n'est pas le savoir ou d'avoir accumulé des connaissances, mais ce qu'on en fera par la suite, et si on ne les partage pas elles n'auront servi à rien au bout du compte, c'est ce qui arrive quand on croit posséder la vérité, j'espère avoir démontré au passage que ce n'était pas mon cas, car cet état d'esprit m'est étranger.

Cette causerie m'a été en partie inspirée par la lecture des notes de Lénine sur la Science de la logique de Hegel dont j'ai relu des passages hier soir. En voici quelques extraits commentés.

- "La logique est la théorie non des formes extérieures de la pensée, mais des lois de développement de « toutes les choses - matérielles, naturelles et spirituelles » - c'est-à-dire des lois de développement de tout le contenu concret du monde et de la connaissance de celui-ci, c'est-à-dire le bilan, la somme, la conclusion de l'histoire de la connaissance du monde."

Ce passage est remarquable car Lénine considérait à juste titre que les lois de développement s'appliquaient également aux choses spirituelles et qu'elles avaient un contenu concret, ce qui signifie que les choses spirituelles jouent aussi un rôle objectif dans le développement de la société, ce que niaient effectivement les marxistes à l'époque de Lénine (lire plus loin) mais de nos jours également qui attribuent aux expériences intellectuelles ou aux mécanismes psychologiques ou mentaux un rôle subjectif ou négligeable sur lequel il n'est pas nécessaire de se pencher ou dont il ne faudrait pas tenir compte dans notre conception de la lutte de classe, ce qui est une gravissime erreur. Quand j'insiste sur la nécessité de lutter également contre la guerre idéologique et psychologique que mène la classe dominante contre les masses pour les conditionner et les dissuader de résister, on me rit au nez, on me prend pour un crétin qui n'a rien compris à la nature humaine ou à la lutte de classe.

La théorie est le produit d'une observation, elle est pour ainsi la prise de conscience de ce qui existe, c'est un constat et non une création sortie du cerveau de l'homme, elle est conforme à la réalité, et quand ce n'est pas le cas, c'est que la faculté d'observation de l'homme était défectueuse ou qu'il a substitué sa propre réalité à la réalité existante, qu'elle soit fantasmagorique ou qu'elle ait été conçue à des fins inavouables.

Plus généralement, la théorie recense les conditions ou les causes qui produisent les mêmes effets, les facteurs qui se traduiront par les mêmes rapports quand le contexte est similaire, les lois qui déterminent le comportement de la matière dans des circonstances particulières...

La théorie recense, traduit, exprime quelque chose qui existe indépendamment de celui qui la conçoit, elle est donc la propriété de personne. Le théoricien découvre ce qui existe déjà, il n'invente rien, il dévoile les relations qui sont à l'origine de l'évolution

Saisir ces lois de développement, c'est acquérir la véritable connaissance du monde, tout autre procès relève de l'obscurantisme.

- "« Pas seulement abstraitement un universel, mais l'universel qui englobe en soi la richesse du particulier, de l'individuel, du singulier » (toute la richesse du particulier et du singulier !) ! ! Très bien."

L'universalité devrait être le principe le plus préciseux partagé par tous les hommes ou les unir, toutes les formes de discrimination et les guerres impérialistes en sont la négation.

- "L'absolu et le relatif, le fini et l'infini=parties, degrés d'un seul et même univers."

Ils ont pour origine l'inorganique qui donne naissance à l'organique ou à toutes les espèces vivantes, l'un et l'autre sont inclus dans la matière à l'état primaire.

- "( C'est très profond : la chose en soi et sa transformation en chose pour les autres (Engels - Ludwig Feuerbach et la fin de la philosophie classique allemande.). La chose en soi est de façon générale une abstraction vide et sans vie.

Dans la vie en mouvement tout et toute chose est aussi bien « en soi » que « pour les autres » par rapport à l'autre, et passe d'un état dans l'autre."

Toujours et encore la dialectique. La vie en mouvement ou l'ensemble de ses manifestations qui ne sont ni vides ni sans vie, sauf quand on procède par abstraction, d'où la nécessité de la concevoir en mouvement et de considérer l'ensemble de ses manifestations. L'abstraction a son utilité pour identifier ou isoler un élément du reste du monde, mais ce n'est qu'en le replaçant dans le monde et en observant son comportement ou les différents états par lesquels il passe qu'on peut cerner sa substance.

- "La dialectique est la théorie de la façon dont les contraires peuvent être et sont habituellement (dont ils deviennent) identiques — des conditions dans lesquelles ils sont identiques en se changeant l'un en l'autre — des raisons pour quoi l'esprit humain ne doit pas prendre ces contraires pour morts, figés, mais pour vivants, conditionnés, mobiles, se changeant l'un en l'autre. En lisant Hegel..."

La dialectique est la théorie de la transformation de la matière, qui permet de saisir les différents états par lesquels elle passe, et partant de là on peut dans bien des cas pronostiquer son orientation et son devenir. Cela s'applique à la société. La dialectique c'est l'ensemble des lois qui président à la transformation de la matière. Elle existe indépendamment des hommes qui sont régis par les mêmes lois ainsi que leur histoire, ce dont ils n'ont pas conscience.

La dialectique, c'est la loi des lois, la loi suprême à laquelle sont subordonnés la nature, les hommes, la société, l'univers. L'étudier, en comprendre le fonctionnement, c'est parvenir à la conscience universelle ou tout du moins tenter de s'en rapprocher. Cela devrait être l'objectif, l'idéal des hommes qui aspirent à la liberté, parce que pour exister réellement elle ne peut se concevoir et se réaliser qu'à l'échelle universelle.

- "L'idée de la transformation de l'idéal en réel est profonde : très importante pour l'histoire. Mais dans la vie personnelle de l'homme également, il est clair qu'il y a là beaucoup de vrai. Contre le matérialisme vulgaire."

Heureusement ! La théorie intègre les conditions qui permettent de réaliser l'idéal quand les circonstances s'y prêtent. Se passer de la théorie en politique, c'est se priver des moyens pour réaliser notre idéal.

- "D'une part, il faut approfondir la connaissance de la matière jusqu'à la connaissance (jusqu'au concept) de la substance afin de trouver les causes des phénomènes. D'autre part, connaître réellement la cause c'est approfondir la connaissance en allant de l'aspect extérieur des phénomènes à la substance."

La substance renferme potentionnellement les phénomènes auxquels elle va donner lieu ou auxquels elle sera liée, qui détermineront son devenir. La matière est périssable, même si elle réapparaît sans cesse sous une autre forme, elle ne disparaît jamais réellement. Elle change d'état au fur et à mesure que notre connaissance progresse, telle qu'on la perçoit, qu'on la conçoit, qu'on la façonne, mais son unité demeure inchangée.

- "La cause et l'effet ne sont ergo que des moments de l'interdépendance universelle, de la liaison (universelle), de l'enchaînement réciproque des événements, ils ne sont que des maillons dans la chaîne du développement de la matière."

C'est la définition de la dialectique. Qu'il manque un maillon à cette chaîne, et notre vision de la réalité s'en trouvera faussée.

- "Les concepts sont les produits les plus élevés du cerveau, produit le plus élevé de la matière."

C'est la définition par excellence du matérialisme.

- "Sur le fond, Hegel a entièrement raison contre Kant. La pensée, en s'élevant du concret à l'abstrait, ne s'éloigne pas — si elle est correcte (et Kant, comme tous les philosophes, parle de la pensée correcte) — de la vérité, mais s'approche d'elle. L'abstraction de la matière, celle de la loi naturelle, l'abstraction de la valeur, etc., en un mot toutes les abstractions scientifiques (justes, sérieuses, non creuses) reflètent la nature plus profondément, plus fidèlement, plus complètement. De l'intuition vivante à la pensée abstraite, et d'elle à la pratique — tel est le chemin dialectique de la connaissance de la vérité, de la connaissance de la réalité objective. Kant rabaisse le savoir pour faire place nette à la foi : Hegel place haut le savoir, assurant que la connaissance, c'est la connaissance de Dieu. Le matérialiste place haut la connaissance de la matière, de la nature, renvoyant Dieu et la canaille philosophique qui le défend dans la fosse aux ordures."

Ce passage est remarquable. C'est bien que ce soit Hegel et Lénine qui expliquent que la pensée est liée à la matière et qu'elle influe sur son devenir, car lorsque c'est moi qui l'affirme on me rétorque que cela n'a pas d'importance. A force de farfouiller dans "la fosse aux ordures" de la franc-maçonnerie et de traiter avec dédain cet aspect fondamental de la connaissance, on voit où cela a mené bon nombre de nos dirigeants.

- "La vérité la plus simple obtenue par la voie la plus simple, celle de l'induction, est toujours incomplète car l'expérience est toujours inachevée. Ergo : lien de l'induction avec l'analogie — avec la supposition (la prévision scientifique), relativité de tout savoir et contenu absolu dans chaque pas en avant de la connaissance."

Il faut peut-être entendre ici déduction par induction. Ergo signifie donc ou en conclusion. Le savoir est à la fois relatif et absolu parce que la matière apparaît stable alors qu'elle est sans cesse en mouvement. En revanche le mouvement à bien une existence absolue, dans le cas contraire on ne pourrait le saisir, sauf à le nier.

- "Aphorisme : On ne peut pas comprendre totalement « le Capital » de Marx et en particulier son chapitre I sans avoir beaucoup étudié et sans avoir compris toute la Logique de Hegel. Donc pas un marxiste n'a compris Marx ½ siècle après lui !"

Et un siècle et demi après non plus ! On s'en est même plutôt éloigné.

- "Très profond et intelligent ! Les lois de la logique sont le reflet de l'objectif dans la conscience subjective de l'homme."

Mais comme la conscience subjective de l'homme est imparfaite ou perfectible, le reflet de l'objectif dans son cerveau correspondra plus ou moins à la réalité, il sera le plus souvent partiel et partial. Dit autrement, sans étudier à fond l'objectif, ce qui nécessite au préalable d'avoir développé certaines facultés intellectuelles et de se trouver dans des dispositions mentales ou psychologiques appropriées ou favorables pour mener à bien une telle expérience, les lois de la logique demeureront un mystère pour la plupart des hommes qui seront condamnés à subir leur condition, elles donneront lieu à des polémiques sans fin que seul le développement des faits départagera, encore faudra-t-il qu'ils en prennent conscience, comme quoi nous ne sommes pas au bout de nos peines !

- "En fait, les fins de l'homme sont engendrées par le monde objectif et le supposent, elles le trouvent comme un donné, comme un existant. Mais il semble à l'homme que ses fins sont prises en dehors du monde, sont indépendantes du monde (« liberté »)."

On aura compris que l'homme ne peut saisir ses fins et agir dessus ou déterminer son destin (son orientation) de manière consciente qu'en partant du monde objectif ou de ce qui existe.

- "Remarquable : à l' « idée » en tant que coïncidence du concept et de l'objet, à l'idée en tant que vérité, Hegel arrive par l'activité pratique, orientée vers une fin de l'homme. Sur le bord de : c'est par sa pratique que l'homme prouve la justesse objective de ses idées, de ses concepts, de ses connaissances, de sa science."

Cela devrait interpeler bien des hommes dont le comportement est contradictoire avec les valeurs ou les principes, les idées qu'ils prétendent avoir adoptés. Il semblerait qu'ils aient renié ces valeurs ou principes ou qu'ils peinent à les mettre en pratique lorsqu'on observe leur comportement ou qu'on en tire le bilan. Quant à leurs idées, si on les juge au regard des résultats calamiteux qu'elles ont produits en pratique, on est bien forcé d'en déduire qu'elles étaient erronées ou que leur conception de l'objet était défectueux.

Les hommes généralement ne jugent pas les autres sur leur comportement ou la manière dont ils mettent en pratique leurs idées, auquel cas ils ne seraient pas aussi injustes et ils ne manqueraient pas tant de discernement. J'écris cela en connaissance de cause parce que c'est parfois pénible à supporter.

On arrêtera là ces citations. (page 46, version Internet) Vous avez de quoi vous occuper le week-end !

Comment s'exprime la soumission à l'ordre établi ou le légitimisme ?

- "Certes, on peut s’abstenir. Pour autant, l’abstention n’est pas la solution la plus efficace car elle ne porte aucune exigence politique, elle n’est qu’un retrait, un abandon, elle est passive, ce n’est pas un engagement." Pardem.

L'abstention ou plutôt le boycott - une expression qui brûle la langue de ces légitimistes, exprime le rejet des institutions, si cela n'exprime pas une "exigence politique", l'abolition de ces institutions, qu'est-ce qui peut en exprimer une alors, voter pour le candidat du Pardem sans doute, pas de bol ses pairs ont estimé qu'il n'avait aucun rôle à jouer dans cette farce, tous les rôles étaient pris apparemment !

Du coup Nikonoff sombre dans l'infantilisme et adresse "un carton rouge" aux institutions... avec lesquels il ne peut pas rompre, car c'est la réelle signification politique du boycott.

Pour qui ou quoi roulent-ils ? Idiot utile ou agent du régime ?

- Grèce : l’impasse économique, par Coralie Delaume publié par Les-crises.fr le 15 avril

Commentaires d'internautes inspirés par la lecture de cet article :

- "On ne dira jamais assez la gravité de la trahison de Tsipras.", qui en réalité est resté fidèle à lui-même...

- "La faute de Tzipras est la faute commune à la plupart des politiciens : promettre ce qu’on est incapable de tenir. promettre la fin de l’austérité et les lendemains qui chante aux grecques c’étaient vraiment les prendre pour des gogos ou des abrutis."

Vous aurez compris que les Grecs (ou d'autres peuples) ne pouvaient pas échapper à l'austérité parce qu'il n'existerait aucune alternative au capitalisme, qu'on se le dise.

La fonction de ce type de blog ou portail est de conditionner les travailleurs pour qu'ils en arrivent à la conclusion que l'horizon du capitalisme est indépassable pour l'éternité. Ils roulent pour le régime en place, leurs propriétaires sont des mystificateurs qui n'ont rien à envier au "télévangéliste" Macron.

Régime, institutions et élections en quête de légitimité.

Dernière manipulation sondagière

- Le Pen (23%) devance Macron (22%) et Fillon (20%), selon un sondage Opinionway - Reuters

Marine Le Pen est en tête des intentions de vote au premier tour de l'élection présidentielle, avec 23%, devançant Emmanuel Macron (22%), François Fillon (20%) et Jean-Luc Mélenchon (17%), selon le sondage quotidien Opinionway-Orpi pour Les Echos et Radio Classique publié vendredi. Reuters 14.03

Je ne m'aventurerai pas à un pronostic. Peut-être qu'on avance vers un duel Mélenchon - Le Pen parce que Macron est une baudruche, Fillon trimballe trop de casseroles, Hamon est cassé et les autres comptent pour du beurre. Le vote "utile" à "gauche" devrait jouer en faveur de Mélenchon, tandis que les voix de droite vont se disperser.

Vous me direz alors : pourquoi ne pas soutenir Mélenchon ? Je me suis posé la question évidemment.

Parce que les faux espoirs et les désillusions qui les accompagnent se reportent toujours sur ceux qui les ont colportés, ils n'ont jamais servi notre cause, cela s'apparente à vouloir forcer le destin, ce qui peut être envisageable uniquement quand l'enjeu est décisif, ce qui n'est pas le cas ici. Imaginez plutôt ce qui se serait passé et à quoi cela aurait servi si nous avions soutenu Syriza ou Tsipras, où nous en serions aujourd'hui, on nous accuserait d'en avoir été les complices et rien d'autres.

Est-ce qu'il ne serait pas préférable que Fillon ou Macron remporte cette élection ? Ce n'est pas de cette manière qu'il faut poser la question et ce n'est pas de cette manière que je la pose. Si vous suggérez que je favoriserais l'élection de Fillon ou Macron, vous n'avez rien compris à la lutte des classes ou parce que vous vous situez sur le terrain électoraliste.

Si l'un ou l'autre était élu, cela signifierait simplement que les conditions n'étaient pas réunies pour qu'il en soit autrement, voilà tout. Dès lors c'est sur ces conditions qu'il faut travailler, par pour faire élire un sauveur suprême en 2022, mais pour préparer les travailleurs à affronter le régime pour le renverser, prendre le pouvoir. C'est la seule voie.

Mimétisme Francois Emmanuel Gattaz.

- Présidentielle : Macron, le choix implicite de François Hollande - L'Opinion

François Hollande le dit sans le dire, à sa manière, mais il apporte bien son soutien - implicite - à Emmanuel Macron dans le Point et dans le Monde. L'Opinion 14.04

- En visite dans des entreprises, Hollande éreinte les programmes de Mélenchon, Le Pen et Hamon - AFP

- Présidentielle : Gattaz s'en va-t-en guerre - LePoint.fr

Le numéro 1 du Medef a accusé Hamon, Mélenchon et Le Pen d'être des "aprentis sorciers de l'économie"... LePoint.fr

Quand Libération ménage Macron et falsifie l'histoire des Frères musulmans

- La droite manipule un off de Macron pour l'accuser de sympathies «islamistes» - Liberation.fr

- Frères musulmans : les faits derrière les fables - liberation.fr

Serait-il déjà élu ?

- Pourquoi le handicap sera une priorité du prochain quinquennat de François Fillon - Le Huffington Post

Intention inavouable. Pourquoi lui font-ils de la pub ?

- Nathalie Arthaud : comment s'organise sa campagne ? - francetvinfo.fr

La France a cette particularité d'avoir plusieurs candidats à la présidentielle qui incarnent l'extrême gauche, dont Nathalie Arthaud qui n'hésite pas à cibler Jean-Luc Mélenchon. francetvinfo.fr 14.04

Soudain ils ne peuvent plus retenir l'intérêt qu'ils portent à Poutou et Arthaud... Si à eux deux ils prennent 2 à 3% à Mélenchon ou plus si possible, cela pourrait s'avérer suffisant pour qu'il ne figure pas au second tour de la présidentielle...

Qu'ils se rassurent, Mélenchon leur donne des gages de bonne conduite s'il était élu.

- Mélenchon: "je n'ai pas l'intention de faire Cuba en France" - AFP

Interrogé dans l'édition du quotidien Ouest-France à paraître samedi sur son éloge des héritages des anciens présidents Hugo Chavez (Venezuela) et Fidel Castro (Cuba), il s'est défendu des critiques de ses rivaux à la présidentielle d'être un "communiste": "C'est un signe d'extrême désarroi intellectuel de m'affronter sur un terrain pareil avec une telle caricature".

"Je les ai défendus, s'est-il justifié, dans des circonstances où ils étaient attaqués" et "Cuba a défendu tous les mouvements de libération nationale d'Amérique latine et dû subir l'embargo des États-Unis pourtant condamné par l'ONU". (Mais Mélenchon ne s'est pas empressé de défendre la Syrie, l'Irak, la Lybie, le pays le plus développé d'Afrique sous Kadhafi il faut rappeler... - LVOG)

M. Mélenchon a encore récusé que la politique menée par Hugo Chavez au Venezuela ait conduit le pays à la ruine: "Le Venezuela avait une politique social-démocrate. Personne n'a été exproprié. Il n'y a pas eu de nationalisations non plus. J'ai soutenu Chavez contre l'agression des Américains. Et aujourd'hui, le problème de ce pays, c'est d'abord la baisse du prix du pétrole. Je n'y suis pour rien". AFP 15.04

Que Maduro le nationalise, cela lui évitera de dire comme Mélenchon, "je n'y suis pour rien" !

Merci à monsieur Mélenchon de caractériser la politique de Chavez. Et pour n'avoir exproprié "personne", Maduro se retrouve confronté (tout comme Chavez) à une situation de tentative de coup d'Etat permanent qui un jour ou l'autre se terminera mal...

Demain s'il était élu, pour refuser de rompre avec le capitalisme, il ne pourrait pas appliquer sa politique social-démocrate, il vous sortira "je n'y suis pour rien". Du Tsipras tout craché. Vous voulez voter pour un type qui n'est pas capable d'assumer ses responsabilités, qui se fout ouvertement de vous ?

Psychologie de la peur et grandes manoeuvres.

- Jean-Luc Mélenchon : l'inquiétude des marchés financiers - Franceinfo

- Jean-Luc Mélenchon : un programme fiscal dur envers les plus aisés - Franceinfo

- Présidentielle : la CFDT cible la vision « assez totalitaire » de Mélenchon - LeParisien.fr

- Refus de François Fillon d'aller chez Jean-Jacques Bourdin: le candidat dénonce "un mensonge", le journaliste riposte - Le Huffington Post

- Franc-maçonnerie: sept obédiences lancent un appel au vote, contre le FN - AFP

- Front national : la menace des hauts fonctionnaires - LePoint.fr Le président de la Cour d'appel de Versailles annonce dans "L'Obs" qu'il démissionnera en cas de victoire du parti d'extrême droite à la présidentielle. LePoint.fr

- FN : incendie criminel au QG de campagne de Marine Le Pen - Franceinfo

Dossier Syrie.

- “La Maison-Blanche a publié un rapport de renseignement manifestement faux, trompeur et amateur” par Theodore Postol (MIT) - Les-crises.fr 13.04

Analyse du rapport de renseignement de la Maison-Blanche du 11 avril 2017, par Theodore Postol

Une évaluation rapide du rapport de renseignement de la Maison-Blanche publié le 11 avril 2017 à propos de l’attaque à l’agent neurotoxique à Khan Cheikhoun, en Syrie.

Theodore A. Postol, Professeur émérite en science, technologie et politique de sécurité nationale, Massachusetts Institute of Technology (version pdf d’abord, et en texte dans l’article après) (https://fr.scribd.com/document/344995943/Report-by-White-House-Alleging-Proof-of-Syria-as-the-Perpetrator-of-the-Nerve-Agent-Attack-in-Khan-Shaykhun-on-April-4-2017#from_embed)

Cher Larry :

Je réponds à ce que vous me transmettez que je comprends être un communiqué de la Maison-Blanche affirmant avoir découvert des informations à propos de l’attaque à l’agent neurotoxique le 4 avril 2017 à Khan Cheikhoun, en Syrie. Ce que je comprends de votre note est que le résumé des renseignements de la Maison-Blanche vous a été communiqué dans la journée du 11 avril.

J’ai examiné le document avec soin, et je crois qu’on peut montrer, sans aucun doute, que le document ne fournit aucune preuve d’aucune sorte que le gouvernement des États-Unis ait eu une connaissance concrète que le gouvernement syrien ait été la source de l’attaque chimique de Khan Cheikhoun, en Syrie, à approximativement 6 à 7 heures du matin le 4 avril 2017.

En fait, une preuve principale citée dans le document porte à croire à une attaque qui aurait été exécutée par des individus au sol, et non pas depuis un avion, le matin du 4 avril.

Cette conclusion se fonde sur une hypothèse faite par la Maison-Blanche lorsqu’elle cite la source de l’émission de sarin et les photographies de cette source. Ma propre analyse est que la source a très probablement été falsifiée ou mise en scène, donc aucune conclusion sérieuse ne pourrait être tirée des photographies auxquelles la Maison-Blanche a fait référence.

Cependant, si l’on suppose, ce que fait la Maison-Blanche, que la source du sarin venait de ce lieu et que cette localisation n’a pas été falsifiée, la conclusion la plus plausible est que le sarin a été répandu par un engin de dispersion improvisé fabriqué à partir d’une section d’un tube de roquette de 122 mm remplie de sarin et bouchée des deux côtés.

Le seul fait incontestable énoncé dans le rapport de la Maison-Blanche est l’affirmation qu’une attaque chimique utilisant un agent neurotoxique s’est produite à Khan Cheikhoun, en Syrie, ce matin-là. Bien que le communiqué de la Maison-Blanche répète ce point de nombreuses fois dans son rapport, celui-ci ne contient absolument aucune preuve que cette attaque ait été le résultat d’une munition lâchée depuis un avion. En fait, le rapport ne contient absolument aucune preuve qui indiquerait qui est le coupable de cette atrocité.

Le rapport accumule au contraire les observations d’effets physiques dont souffrent les victimes qui indiquent sans aucun doute un empoisonnement par un agent neurotoxique.

La seule source que le document cite comme une preuve que l’attaque ait été perpétrée par le gouvernement syrien est le cratère qu’il affirme avoir identifié sur une route au nord de Khan Cheikhoun.

J’ai localisé ce cratère en utilisant Google Earth et il n’y a absolument aucune preuve que le cratère ait été créé par une munition conçue pour disperser du sarin après avoir été larguée d’un avion.

La carte Google Earth en image 1 à la fin de ce paragraphe montre le lieu de ce cratère sur la route au nord de Khan Cheikhoun, comme décrit dans le communiqué de la Maison-Blanche.

Les données citées par la Maison-Blanche sont plus conformes à la probabilité que les munitions étaient placées sur le sol plutôt que lâchées depuis un avion. Cette conclusion suppose que le cratère n’a pas été falsifié avant les photographies. Cependant, en se référant à la munition dans ce cratère, la Maison-Blanche indique que c’est la source inexacte des données qu’elle a utilisée pour conclure que la munition provenait d’un avion syrien.

L’analyse des débris visibles sur les photographies citées par la Maison-Blanche indique clairement que la munition était très certainement placée sur le sol avec un explosif de détonation externe sur le dessus qui a écrasé le conteneur afin de disperser la présumée charge de sarin.

Puisque le temps semble être essentiel ici, j’ai assemblé un résumé des preuves que j’ai que le rapport de la Maison-Blanche contient des conclusions fausses et trompeuses dans une série d’images à la fin de cette discussion. Chacune des images a une description en dessous, mais je vais résumer ces images ci-dessous et attendre d’autres questions sur la base des conclusions que je propose ici.

L’image 1 montre une capture de Google Earth du coin nord-est de Khan Cheikhoun où se trouve le cratère identifié comme la source de l’attaque au sarin et mentionné dans le rapport de la Maison-Blanche.

La capture Google Earth affiche également la direction du vent depuis le cratère. À 3 heures du matin, le vent allait directement vers le sud à une vitesse d’environ 1,5 à 2,5 m/s. À 6 heures du matin, le vent se déplaçait vers le sud-est de 1 à 2 m/s. La température était également basse, de 10 à 13°C près du sol. Ces conditions sont absolument idéales pour une attaque à l’agent neurotoxique.

Lorsque la température près du sol est faible, qu’il n’y a pas de soleil et des vents très lents, l’air frais et dense reste près du sol et il n’y a presque aucun mouvement vers le haut de l’air. Ces conditions impliquent que les particules, les gouttelettes ou les nuages de gaz dispersé restent près du sol lorsque l’air environnant se déplace sur le sol. Nous percevons ce mouvement comme une douce brise dans un matin calme avant le lever du soleil.

On peut se représenter un nuage de sarin comme un nuage d’encre généré par une pieuvre qui s’échappe. Le nuage d’encre flotte dans l’eau, et à mesure que l’eau se déplace lentement, le nuage se déplace aussi. Comme le nuage est déplacé par l’eau, il se propagera lentement dans toutes les directions à mesure qu’il se déplace. Si la couche d’eau où l’encre est incorporée se déplace de manière à rester près du fond de l’océan, le nuage couvrira les objets alors qu’il se déplace avec l’eau.

C’est la situation qui se produit lors d’une nuit fraîche avant le lever du soleil lorsque les vents ne se déplacent que doucement.

Les images 5 et 6 montrent des tableaux qui résument la météo à intervalles de 3 heures à Khan Cheikhoun le jour de l’attaque, le 4 avril, la veille de l’attaque, le 3 avril et le lendemain de l’attaque, le 5 avril. La caractéristique frappante de la météo est qu’il y avait des vents relativement élevés dans les heures du matin à la fois les 3 avril et 5 avril. Si l’attaque par gaz avait été exécutée le jour précédent ou le lendemain matin, l’attaque aurait été très inefficace. Les vents beaucoup plus élevés auraient dispersé le nuage d’agent neurotoxique et le mouvement de vents d’altitudes plus élevées aurait élevé l’agent neurotoxique dans les airs. Il est donc absolument clair que l’heure et le jour de l’attaque ont été soigneusement choisis et n’étaient pas un hasard.

L’image 2 montre une photographie de haute qualité du cratère identifié dans le rapport de la Maison-Blanche comme la source de l’attaque au sarin. En supposant qu’il n’y avait pas de falsification de preuves au cratère, on peut voir ce que la Maison-Blanche prétend être un diffuseur de l’agent neurotoxique.

Le diffuseur ressemble à un tube de 122 mm similaire à ceux utilisés dans la production de fusées d’artillerie.

Comme le montre le gros plan du tube dans le cratère de l’image 3, le tube semble être scellé à l’avant et à l’arrière. Il est également à noter que le tube est aplati dans le cratère, et a également une ligne de fracture qui a été créée par une rupture fragile de l’enveloppe métallique lorsque le tube a été soudainement écrasé vers l’intérieur depuis le dessus.

L’image 4 montre la configuration possible d’un dispositif de dispersion de sarin improvisé qui aurait pu être utilisé pour créer le cratère et la carcasse écrasée de ce qui était à l’origine un tube cylindrique. Une bonne estimation de la façon dont ce mécanisme de dispersion a fonctionné (encore une fois, en supposant que le cratère et la carcasse n’aient pas été mis en scène, comme l’a supposé le rapport de la Maison-Blanche), est qu’un bloc d’un puissant explosif a été placé sur une extrémité du tube rempli de sarin et a détoné.

L’explosif a agi sur le tube comme si un maillet l’avait écrasé. Il a conduit le tube dans le sol tout en créant le cratère. Étant donné que le tube était rempli de sarin, qui est un fluide incompressible, lorsque le tuyau a été aplati, le sarin a agi sur les parois et les extrémités du tube, provoquant une fissure sur toute la longueur du tube et également la rupture du bouchon à l’extrémité arrière. Ce mécanisme de dispersion est essentiellement le même que le fait de frapper un tube de dentifrice avec un gros maillet, ce qui entraîne une rupture du tube et le dentifrice est soufflé dans de nombreuses directions selon la manière exacte de la rupture de l’enveloppe du tube de dentifrice.

Si c’est bien le mécanisme utilisé pour disperser le sarin, cela indique que le tube de sarin a été placé sur le sol par des individus au sol et qu’il n’a pas été largué par un avion.

L’image 8 montre le diffuseur de sarin improvisé avec une fusée d’artillerie typique de 122 mm et la fusée d’artillerie modifiée utilisée dans l’attaque au sarin du 21 août 2013 à Damas.

À cette époque (le 30 août 2013), la Maison-Blanche d’Obama a aussi publié un rapport de renseignement contenant des inexactitudes évidentes. Par exemple, le rapport indiquait sans équivoque que la fusée d’artillerie contenant le sarin utilisée à Damas avait été tirée depuis une des zones contrôlées par le gouvernement syrien. Il s’est avéré que la munition particulière utilisée dans cette attaque ne pouvait pas aller plus loin qu’environ 2 km, donc très loin d’une zone contrôlée par le gouvernement syrien à cette époque. Le rapport de la Maison-Blanche à l’époque contenait aussi d’autres erreurs cruciales et importantes que l’on pourrait convenablement qualifier d’amateurs. Par exemple, le rapport affirmait que les lieux de lancement et l’impact des pointes des roquettes d’artillerie avaient été observés par des satellites des États-Unis. Cette affirmation était absolument fausse et n’importe quel analyste du renseignement compétent l’aurait su. On pouvait voir les fusées depuis le Space-Based Infrared Satellite (SBIRS) mais le satellite ne pouvait absolument pas voir les points d’impact parce que les points d’impact n’ont pas été accompagnés d’explosion. Ces erreurs étaient des indicateurs clairs que le rapport de renseignement de la Maison-Blanche avait en partie été fabriqué et n’avait pas été vérifié par des experts du renseignement compétents.

La même situation semble se répéter avec l’actuel rapport de renseignement de la Maison-Blanche. Aucun analyste un tant soit peu compétent ne se prononcerait sur le fait que le cratère présenté comme la source de l’attaque au sarin soit une preuve que le projectile proviendrait d’un avion. Aucun analyste un tant soit peu compétent ne pourrait se prononcer sur le fait que la photo de la carcasse de la cartouche de sarin soit effectivement une cartouche de sarin. N’importe quel analyste compétent aurait des doutes quant à savoir si les débris dans le cratère sont réels ou une mise en scène. Aucun analyste compétent n’aurait laissé passer le fait que la cartouche de sarin a été écrasée avec force par le dessus, plutôt que explosée à l’aide d’une charge explosive à l’intérieur. Toutes ces grossières erreurs d’amateurs montrent que ce rapport de la Maison-Blanche, tout comme le précédent rapport de la Maison-Blanche sous l’administration Obama, n’a pas été examiné correctement par la communauté du renseignement, comme cela a été rapporté.

J’ai travaillé avec la communauté du renseignement par le passé et je m’inquiète gravement de la politisation du renseignement qui semble arriver de plus en plus fréquemment ces derniers temps ; mais je sais que la communauté du renseignement possède des analystes très compétents. Et si ces analystes avaient correctement été consultés sur les déclarations du rapport de la Maison-Blanche, ils n’auraient pas approuvé ce document.

Je suis disponible pour développer substantiellement ces commentaires. Je n’ai eu que quelques heures pour examiner rapidement le rapport de la Maison-Blanche. Mais une lecture attentive rapide montre sans beaucoup d’analyses que ce rapport ne peut pas être correct, et il semble que ce rapport n’a pas été correctement vérifié par la communauté du renseignement.

C’est un problème vraiment très grave.

Le président Obama a été initialement mal informé sur les supposés indices du renseignement selon lesquels la Syrie avait perpétré l’attaque à l’agent neurotoxique à Damas, le 21 août 2013. C’est une information qui est désormais publique. Le président Obama a indiqué que sa compréhension initialement fausse était due au fait que les renseignements montraient clairement que la Syrie était la source de l’attaque à l’agent neurotoxique. Cette information fausse a été corrigée lorsque le Directeur du renseignement national d’alors, James Clapper, a interrompu le Président durant un exposé des renseignements. D’après le président Obama, M. Clapper a dit au Président que les renseignements selon lesquels la Syrie était l’auteur de l’attaque n’étaient pas un truc facile à faire avaler.

La question à laquelle doit répondre notre nation est comment le Président a-t-il été initialement induit en erreur sur des conclusions aussi profondément importantes ? Une deuxième question, tout aussi importante, est comment la Maison-Blanche a produit un rapport de renseignement manifestement incorrect et amateur, qui a été rendu public et jamais rectifié ? La même information fausse dans le rapport du renseignement publié par la Maison-Blanche le 30 août 2013 a été solennellement fournie par le Secrétaire d’État John Kerry dans sa déposition au Comité des affaires étrangères du Sénat !

Nous faisons de nouveau face à une situation où la Maison-Blanche a publié un rapport de renseignement manifestement faux, trompeur et amateur.

Il est tard dans la soirée pour moi, donc je vais arrêter mon examen ici.

Je suis prêt à fournir à mon pays toute analyse ou toute aide qui relève de ma compétence. Ce que je peux dire de façon certaine ici, c’est que ce que raconte maintenant la Maison-Blanche au pays ne peut pas être vrai et le fait que cette information a été fournie dans ces conditions pose les questions les plus sérieuses sur la gestion de notre sécurité nationale.

Sincèrement vôtre, Theodore A. Postol

Professeur émérite en science, technologie et en politique de sécurité nationale

Massachusetts Institute of Technology

Theodore Postol est professeur de Science, Technologie et de Stratégie en Sécurité Nationale dans le programme de Science, Technologie et Société du MIT (Massachusetts Institute of Technology). Il a fait ses études de premier cycle en physique et de deuxième cycle en ingénierie nucléaire au Massachusetts Institute of Technology. Après avoir obtenu son doctorat, le Professeur Postol a rejoint l’équipe du Laboratoire National Argonne, où il a étudié la dynamique microscopique et la structure des liquides ainsi que des solides amorphes à l’aide de la diffusion de neutrons, de rayons X, et de lumière, en parallèle avec des techniques informatisées de dynamique moléculaire. Par la suite, il s’est dirigé vers le bureau du Congrès d’Évaluation Technologique pour étudier les méthodes de déploiement des missiles MX, et, plus tard, il a travaillé comme conseiller scientifique auprès du chef des opérations navales.

Après avoir quitté le Pentagone, le Professeur Postol a participé à la mise en place d’un programme à l’Université de Stanford pour former les chercheurs en milieu de carrière à étudier les développements dans les technologies d’armement relatives à la défense et à la stratégie de contrôle des armes. En 1990, la Société Américaine de Physique remet le prix Leo Szilard au Professeur Postol. En 1995, il reçoit le prix Hilliard Roderick des mains de l’Association Américaine pour l’Avancée des Sciences, et en 2001 le prix Norbert Wiener remis par Les Professionnels de l’Informatique pour la Responsabilité Sociale pour avoir débusqué un grand nombre d’affirmations fausses sur les défenses par missiles.

- Erdogan et Poutine soutiennent l'enquête sur Khan Cheikhoune - Reuters

Le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue russe, Vladimir Poutine, sont convenus jeudi de soutenir l'enquête de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) sur l'attaque de Khan Cheikhoune, rapportent des sources présidentielles turques. Reuters14 avril

- Ayman Soussan à l’opinion occidentale: vos dirigeants vous mentent sur la réalité syrienne - sputniknews.com

Dans une interview accordée à Sputnik, le ministre adjoint des Affaires étrangères syriens Ayman Soussan évoque la diabolisation de l’État syrien et du Président Bachar el-Assad, ainsi que d’autres «grands mensonges» colportés par les dirigeants occidentaux à leurs peuples à l’encontre de la réalité syrienne.

Lorsqu'on parle de la guerre qui est en cours en Syrie, on parle du monde entier, puisque les évènements dans ce pays constituent « le sort du monde », explique à Sputnik le ministre adjoint des Affaires étrangères syriens Ayman Soussan.

Il a fait remarquer que, dans les médias français, il y avait « un grand manque d'informations » et, au contraire, un important afflux de clichés qui imposent une répartition des rôles, selon laquelle l'État syrien serait le méchant. D'après M. Soussan, « on a besoin de plus d'efforts pour que l'opinion publique connaisse la réalité ». Ainsi, il s'adresse à l'opinion occidentale :

« Vos dirigeants vous ont menti sur la réalité de ce qui se passe en Syrie. [Ils] savent réellement ce qui se passe en Syrie. […] L'histoire jugera bien ce que les dirigeants et les chancelleries occidentales ont joué et ont fait dans cette affaire syrienne ».

La liste des sujets contrefaits par l'Occident commence par une note des renseignements américains portant sur l'incident récent survenu à l'aérodrome de Shayrat, notamment sur l'utilisation de l'arme chimique par la Syrie. M. Soussan qualifie cette note de « pire mensonge ». Et d'expliquer :

« Je le nie catégoriquement et je suis devant les auditeurs, sûr, certain et sincère de ce que je dis. […] Les Américains eux-mêmes, au milieu de 2014, ont annoncé que l'arsenal chimique syrien était démantelé. Ce sont les Américains qui le disent, pas nous ».

À la déclaration de François Hollande affirmant qu'il était satisfait des frappes américaines contre la base de Shayrat, M. Soussan a lancé qu'il « aurait mieux fait de laisser un bon souvenir et changer de cap, qui a été un fiasco total, pour la sécurité de la France, de l'Europe et du monde ».

Cependant, d'après M. Soussan, le principal résultat de la coalition dirigée par les États-Unis est la multiplication par deux des territoires contrôlés par Daech :

« Ça veut dire que les États-Unis ne sont pas sérieux dans leur combat contre le terrorisme, pour une seule raison : parce que ce sont les Américains qui ont créé Daech », estime-t-il.

En outre, il a déclaré que Daech était également soutenu par de grandes puissances, des pays limitrophes comme la Turquie et les monarchies pétrolières, qui payent sans compter.

Malgré 90 courriers envoyés à l'Onu par la Syrie portant sur l'interdiction des armes chimiques ainsi que sur l'effort des organisations terroristes pour s'en procurer, « il n'y a eu aucune, aucune mesure », estime le ministre adjoint des Affaires étrangères syriens. Concernant les renseignements sur les réseaux terroristes en Europe, M. Soussan estime que selon leurs statistiques, il y a 5 000 terroristes venant de pays de l'Union européenne :

« Imaginez si ces 5 000 [djihadistes, ndlr] reviennent en Europe, ce qu'ils peuvent faire. Déjà, à Bruxelles et à Paris, avec une petite poignée de terroristes ils ont créé le désordre, la pagaille et la peur », poursuit-il.

Ensuite, le ministre adjoint des Affaires étrangères syriens revient sur la définition des soi-disant « rebelles modérés » et pour bien illustrer l'absurdité de cette notion, il compare la situation à l'Europe :

« Qu'est-ce que "rebelle modéré" veut dire ? Quelqu'un qui porte les armes et vous tue, comment peut-on l'appeler modéré ? Imaginez un Basque porter les armes pour son indépendance. Peut-on le qualifier d'opposant modéré ? […] L'opposition modérée, pour nous ça veut dire opposition qui a un agenda national, avec qui l'on peut discuter ».

D'après M. Soussan, la déclaration des médias occidentaux selon laquelle il est difficile d'évaluer les pertes à Alep-Est est un autre exemple de manipulation et de diabolisation de l'État syrien :

« Pendant trois ans, les terroristes ont retenu des personnes en otage ! Personne ici n'a parlé des 12 000 victimes des mortiers et des bombonnes de gaz lancées à Alep-Ouest. Le gouvernement syrien a libéré Alep des 7 000 terroristes qui tenaient en otage 300 000 habitants ».

Ce qui est aussi important, d'après le ministre adjoint des Affaires étrangères syriens, ce sont les informations diffusées dans les médias occidentaux selon lesquelles la ville d'Alep a été complètement rasée, ce qui est aussi un grand mensonge.

Suite à l'invitation de Ayman Soussan à Paris, Jean Marc Ayrault s'est dit « indigné » qu'« après l'ignoble attaque chimique, des députés LR invitent un vice-ministre d'el-Assad, à Paris, au centre culturel russe ». M. Saussin a également fait part de son opinion à cet égard :

« J'ai l'impression que M. Ayrault n'a fait que condamner, être indigné, être choqué, depuis qu'il est là. Il n'a rien fait. »

Et de conclure :

« Je pense, comme ministre des Affaires étrangères d'un pays civilisé, qu'il aurait mieux fait de m'inviter à prendre un café pour parler et discuter afin de sortir de cette crise. Dans des temps pareils, le dialogue, ce n'est pas un luxe, c'est une nécessité. C'est comme ça que les gens civilisés se comportent ». sputniknews.com 13.04

- Syrie: Bachar al-Assad se défend après l'attaque chimique présumée - AFP

Le président syrien Bachar al-Assad a accusé les pays occidentaux d'avoir monté l'attaque chimique présumée à Khan Cheikhoun, qualifiée de "crime de guerre" par Washington.

Dans un entretien exclusif accordé à l'AFP à Damas, M. Assad a affirmé que son armée n'était pas responsable de l'attaque présumée qui a provoqué selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) la mort de 87 civils dans cette ville rebelle du nord-ouest syrien le 4 avril.

"Il s'agit pour nous d'une fabrication à 100%", a déclaré le chef de l?Etat syrien qui s'exprimait, mercredi, pour la première fois depuis cette attaque qui a suscité un vif choc dans le monde.

"Notre impression est que l'Occident, principalement les Etats-Unis, est complice des terroristes et qu'il a monté toute cette histoire pour servir de prétexte à l'attaque" menée le 7 avril par les Etats-Unis contre une base aérienne du régime syrien, a-t-il ajouté.

Cette attaque chimique présumée a provoqué une brusque montée des tensions autour du conflit en Syrie. Dénonçant une attaque "très barbare", le président américain Donald Trump a ordonné le bombardement de la grande base d'Al-Chaayrate, la première frappe américaine contre le régime depuis le début du conflit en 2011.

"Notre puissance de feu, notre capacité à attaquer les terroristes n'a pas été affectée par cette frappe", a affirmé M. Assad à l'AFP.

Pour l'administration américaine, il n'y a "pas de doute" que le régime de Damas est responsable de l'attaque chimique présumée. Et M. Trump a jugé "possible" que la Russie, principal allié de Damas, ait été au courant de cette attaque.

Cette attaque est un "crime de guerre", a jugé jeudi la diplomatie américaine en dénonçant le contenu de l'entretien exclusif qu'a accordé le chef de l'Etat syrien à l'AFP.

"Malheureusement, c'est du Assad typique. Il tente de balancer des fausses informations, de semer la confusion", a condamné le porte-parole du département d'Etat Mark Toner. "Ce n'est pas seulement une violation des lois de la guerre, mais c'est, nous le pensons, un crime de guerre", a-t-il insisté à propos de l'attaque à Khan Cheikhoun.

Dans l'entretien à l'AFP, le président syrien a assuré que son régime ne possédait plus d'armes chimiques depuis leur destruction en 2013. "Il y a plusieurs années, en 2013, nous avons renoncé à tout notre arsenal.

Le regain de tension entre Américains et Russes a été palpable durant la première visite du secrétaire d'Etat Rex Tillerson à Moscou où il a rencontré mercredi le président Vladimir Poutine après le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

M. Tillerson a déploré le "faible niveau de confiance entre (nos) deux pays".

"A l'heure actuelle, nous ne nous entendons pas du tout avec la Russie", a reconnu Donald Trump à Washington, en évoquant une "relation peut-être au plus bas (niveau) de tous les temps". Mais jeudi, il s'est dit convaincu que les choses "vont s'arranger" avec la Russie.

M. Poutine a, lui, estimé que les relations bilatérales s'étaient détériorées depuis l'arrivée à la Maison Blanche de M. Trump qui avait pourtant prôné au début de sa présidence un rapprochement avec Moscou.

Mais M. Lavrov a indiqué jeudi au sujet de sa rencontre avec M. Tillerson que les deux hommes étaient "arrivés à la position commune qu'une situation semblable ne doit pas se répéter", en allusion à la frappe contre la base.

- 'Hystérie occidentale' -

"Sur fond d'hystérie occidentale, il est fondamental de ne pas succomber aux provocations et de ne rien permettre qui puisse casser les efforts entrepris dans le cadre des processus (de paix) de Genève et d'Astana", a ajouté M. Lavrov qui a rencontré jeudi à Moscou son homologue syrien Walid Mouallem.

Dans une autre illustration des divisions internationales sur la Syrie, la Russie a mis mercredi à New York son veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité présenté par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni et réclamant une enquête sur l'attaque de Khan Cheikhoun.

Interrogé par l'AFP, M. Assad a affirmé qu'il n'accepterait "qu'une enquête impartiale" sur Khan Cheikhoun, en s'"assurant que des pays impartiaux y prendront part pour être sûr qu?elle ne sera pas utilisée à des fins politiques".

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques a annoncé avoir ouvert une enquête et a dit jeudi que l'attaque chimique présumée était "une allégation crédible", selon des évaluations préliminaires de ses experts.

A Moscou, M. Tillerson, qui avait semblé s?accommoder fin mars d'un maintien au pouvoir du président syrien, a réclamé le départ "organisé" de M. Assad dans le cadre d'une transition politique.

Mais M. Lavrov a rappelé les précédents chaos provoqués selon lui par les chutes des "dictateurs" irakien Saddam Hussein ou libyen Mouammar Kadhafi.

Moscou intervient militairement en soutien à Damas depuis septembre 2015 et les Etats-Unis pilotent depuis septembre 2014 une coalition internationale luttant contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI). AFP 14.04

Commentaire d'un internaute

- "Plus personne ne croit les mensonges même pas subtils des gouvernements occidentaux désireux de renverser la seule autorité légitime de Syrie et plonger sa population dans un chaos total. Nous ne sommes plus en 1960. Nous ne gobons plus de tels mensonges."

- Attaque d’Idlib: Lavrov dénonce la réticence des pays occidentaux à envoyer des experts sputniknews.com

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a qualifié de «faux prétextes» l'absence de volonté des pays occidentaux d'envoyer des experts sur les lieux de l'attaque chimique perpetrée à Idlib.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a commenté l'absence de volonté des pays occidentaux d'envoyer des experts sur les lieux d'une frappe aérienne sur la ville de Khan Cheikhoun dans la province d'Idlib, en Syrie, qui a été suivie par l'intoxication aux produits chimiques de nombreux habitants.

« Pour répondre à la question de nos collègues américains, français et britanniques — pourquoi ferment-ils les yeux sur le fait qu'il est nécessaire de visiter non seulement l'aéroport (en Syrie), qui, selon leurs soupçons, aurait été l'endroit où des avions auraient été chargés avec des armes chimiques, mais aussi l'endroit où ces obus auraient été tirés », a déclaré Sergueï Lavrov.

Et d'ajouter: «Ils ont dit qu'ils ne savaient pas qui contrôlait cette région, qu'il était dangereux d'y envoyer des inspecteurs. Ce ne sont que de faux prétextes ».

Selon le ministre, « tous savent parfaitement que la région où l'aviation syrienne a porté des frappes est contrôlée ces six derniers années par Daech, et que des armes chimiques produites dans cette région ont été utilisées en Irak et en Syrie ». sputniknews.com 13.04

- «Les USA mènent un double jeu dans la région syrienne d’Idlib» - sputniknews.com

La région d’Idlib est au cœur de la guerre en Syrie. Les États-Unis, la Turquie, l’opposition syrienne et les groupes radicaux y cherchent à atteindre leurs objectifs qui ne sont pas toujours compatibles, selon un expert turc interrogé par Sputnik.

Les États-Unis mènent un double jeu dans la région syrienne d'Idlib, point névralgique de la guerre en Syrie, a déclaré à Sputnik Fehim Tastekin, analyste politique et expert turc du Proche-Orient, commentant la situation en Syrie après la frappe américaine contre la base aérienne de Shayrat.

« D'une part, les Américains luttent contre Daech aux côtés des Kurdes, d'autre part, la CIA essaie de soutenir les groupes d'opposition radicaux par tous les moyens, parce que la Syrie est loin d'être un pays que les États-Unis considèrent comme leur ami », a indiqué M. Tastekin.

Selon l'analyste, les États-Unis ont profité de la discussion sur l'emploi présumé d'armes chimiques et tiré une soixantaine de missiles contre une base syrienne afin de se créer une marge de manœuvre en Syrie sur fond de relations tendues avec Moscou.

« On ne peut pas dire que les États-Unis ont renforcé leur position par leur frappe […]. Mais les États-Unis se posent comme objectif d'évincer la Syrie et l'Iran de la région en tant qu'acteurs géopolitiques. Ils poursuivront leurs tentatives de le faire », a estimé M. Tasketin.

Les actions turques déstabilisent aussi la situation en Syrie, d'après lui. La Turquie, qui aide les forces radicales et l'opposition syriennes, a déjà atteint le point de non-retour. Elle comprend que si les groupes armés qu'elle soutient essuient une défaite en Syrie, ils se retireront sur son territoire.

« La Turquie s'est mise dans une position où elle ne peut plus renoncer à ses objectifs en Syrie », a-t-il noté.

Les enjeux sont de poids pour tous les acteurs compte tenu de la situation imprévisible en Syrie.

« La région d'Idlib sera le théâtre où se jouera le dernier acte de la tragédie baptisée Guerre en Syrie. Ici, on assistera aux affrontements les plus violents, tant sur le plan militaire que politique, entre les acteurs principaux de la région », a conclu M. Tastekin. sputniknews.com 14.04

Xénophobie ordinaire au service de la propagande de guerre. Il faut bien justifier l'économie de guerre auprès des peuples.

- Assad, un autocrate honni par l'Occident, défendu par la Russie - AFP

Commentaires d'internautes sur la Russie et les Etats-Unis.

1- ""Honni " par la classe politico-mediatique occidentale , pas par les peuples Européens . Nuance ! Ce mépris affiche par les médias, de l'opinion générale des citoyens qui " pensent mal " va se payer très cher , bandes de terroristes intellectuels manipulateurs ."

2- "L'occident préfère s'allier avec le très démocrate- roi d'Arabie Saoudite qui coupe des têtes, lapide des femmes, fouette à tout de bras, l'Occident préfère voir la Syrie sous la coupe des terroristes djihadistes, les fameux égorgeurs "modérés"....... Honte et déshonneur sur l'Occident!"

3- "Les médias ont vite zappé sur la manifestation des étudiants syriens, condamnant l’intervention américaine sur leur pays le journal de 20 H. G.bouleau : pas même un mot ."

J'ai trouvé un article qui relatait cette manifestation, mais pas dans un média occidental.

- Les étudiants de Damas manifestent contre les frappes US à Shayrat - sputniknews.com

Les étudiants syriens sont descendus dans les rues de Damas pour protester contre le bombardement de la base aérienne de Shayrat, une agression qui, selon eux, atteste de la politique de deux poids deux mesures des États-Unis.

Indignés par la récente agression des États-Unis contre leur pays, les étudiants ont marché le 12 avril dans les rues de Damas. Les manifestants se sont rendus près du bâtiment de l'Onu en brandissant des pancartes montrant leur gratitude à l'armée syrienne, à la Russie et à l'Iran pour leur lutte contre le terrorisme. Le chef de la branche syrienne de l'Union des étudiants à l'Université de Damas Iyad Talab a expliqué à Sputnik le sens de cette manifestation.

« Avec cette manifestation, les étudiants ont condamné l'attaque des États-Unis contre l'aérodrome de Shayrat. Pour justifier l'attaque contre l'Armée arabe syrienne, qui chaque jour gagne des batailles contre les organisations terroristes, les États-Unis utilisent comme prétexte les images truquées par les Casques blancs », a déclaré le militant.

Les étudiants syriens sont descendus dans les rues de Damas pour protester contre le bombardement de la base aérienne de Shayrat, une agression qui, selon eux, atteste de la politique de deux poids deux mesures des États-Unis.

Indignés par la récente agression des États-Unis contre leur pays, les étudiants ont marché le 12 avril dans les rues de Damas. Les manifestants se sont rendus près du bâtiment de l'Onu en brandissant des pancartes montrant leur gratitude à l'armée syrienne, à la Russie et à l'Iran pour leur lutte contre le terrorisme. Le chef de la branche syrienne de l'Union des étudiants à l'Université de Damas Iyad Talab a expliqué à Sputnik le sens de cette manifestation.

« Avec cette manifestation, les étudiants ont condamné l'attaque des États-Unis contre l'aérodrome de Shayrat. Pour justifier l'attaque contre l'Armée arabe syrienne, qui chaque jour gagne des batailles contre les organisations terroristes, les États-Unis utilisent comme prétexte les images truquées par les Casques blancs », a déclaré le militant. sputniknews.com 13.04

4- "Là où l'Occident est hypocrite, c'est qu'il dit défendre les droits humanitaires mais si'il n'avait pas donner à tour de bras des armes à la rebellion, il y aurait longtemps que la guerre serait terminée .. .Tous ces morts, un programmes bien planifié !

- En 1964, on vous a raconté que le Nord-Vietnam avait attaqué la flotte US dans le Golf du Tonkin. C’était faux.
- En 1967, on vous a raconté que L’Égypte avait attaqué Israël. C’était faux.
- En 1991, on vous a raconté que l’armée de Sadam Hussein débranchait les couveuses dans les maternités de Koweit City. C’était faux.
- En 2001, on vous a raconté que les afghans étaient derrière le 11 Septembre.
- En 2003, on vous a raconté que l’Irak possédait des armes de destruction massive. C’était faux.
- En 2011, on vous a raconté que Kadhafi massacrait son peuple. C’était faux.
- En 2014, on vous a raconté que les ukrainiens avaient tout seuls pacifiquement renversé leur gouvernement démocratiquement élu.
- Aujourd’hui, on vous raconte le même genre de salade sur la Syrie et la Russie et vous y croyez toujours !”

5- "Toutes les preuves de l’agression américaine contre la Syrie sont sur les sites officiels américains, et ils osent nous faire croire que ce n’était pas prévu ? Déjà il y a eu la signature par Bush de “l’accountability syrian act” en 2003 vraie déclaration de guerre contre ce pays souverain :

https://www.congress.gov/108/crpt/hrpt314/CRPT-108hrpt314.pdf

Etude pour “régime change” en Syrie :

https://www.brookings.edu/wp-content/uploads/2016/06/0315_syria_saban.pdf

Les blocus, les accusations non fondées sur l’attentat qui a tué Hariri et juste après avoir agressé l’Irak. Quoique ce projet de faire tomber les Assad remonte loin dans l’histoire, car dès 1983 il y a eu les Frères Musulmans qui ont servi selon un plan pré-établi : http://www.informationclearinghouse.info/46846.htm

La partition de la Syrie ou son dépeçage en plusieurs régions sur la base religieuse et ethnique méthode bien éprouvé pour l’Usarmy :

https://www.ruor.uottawa.ca/bitstream/10393/31052/1/ASSALY,%20Tania%20Assaly%2020141.pdf

Reconfigurer le moyen-orient pour mieux exploiter ces ressources précieuses, voilà le projet américain du PNAC déjà connu. Combien de pays en guerre depuis 2001 ? Des millions de réfugiés convergent de ces pays bombardés, agressés par des escadrons de la mort sous bannière islamiste, encadrés, entrainés, financés par nos grands pays soit disant “démocratiques” voleurs et pilleurs depuis le colonialisme."

6- "Selon la déclaration du commandement militaire syrien, hier le 12 avril de 17h30 à 17h50 (heure de Damas) la soi-disant « coalition internationale » a porté plusieurs frappes sur les positions de Daech à Djalta, à l’est du province Deir ez-Zor, en faisant exploser le dépôt d’armes chimiques des terroristes, ce qui a causé la mort aux centaines de gens, des terroristes comme des civils.

Un grand nuage blanc est monté, devenu ensuite jaune. L’incendie durait jusqu’à 22h30, plusieurs sont morts d’étouffement.

Le ministère russe de la défense vient d’annoncer l’envoi sur place des drones de renseignement pour estimer les dégâts."

7- "Votre source ?"

8- "Ca commence à être repris par la presse française, notamment ouest-france. Sinon RT, sputnik … http://www.ouest-france.fr/monde/syrie/syrie-damas-fait-etat-d-un-bombardement-de-depots-de-gaz-toxique-4926866

9- "Ce que vous dites est une des thèses permettant d’expliquer ce qui s’est passé, une deuxième étant son abdication devant l’« état profond », mais on peut en trouver d’autres.

Quelle que soit la raison, comme je l’ai déjà dit, les conséquences sont désastreuses pour lui, pour les États-Unis (qui s’en moquent) et pour la paix mondiale.

Trump passe désormais pour quelqu’un absolument imprévisible, faisant une chose et son contraire à une ou deux semaines d’intervalle. Il a violé la constitution des États-Unis en agissant sans l’aval du Congrès. Il a violé le droit international en attaquant un pays ce qui constitue le crime suprême pour l’ONU et en fait, désormais, un criminel de guerre.

Ceux qui pensent qu’il va sortir un lapin de son chapeau pour se tirer de ce bourbier me rappellent un peu les défenseurs inconditionnels de Tsipras qui, face aux actions de plus en plus douteuses de celui-ci, nous expliquaient qu’on allait voir ce qu’on allait voir.

Pour bien montrer où nous en sommes arrivés, Tillerson a quasiment posé un ultimatum aux Russes. En substance, soit avec nous et contre Assad, soit avec Assad et contre nous."

Guerres et stratégie du chaos, déstabilisations des Etats par les Etats-Unis et l'UE.

Afghanistan

- Afghanistan: les Etats-Unis larguent "la mère de toutes les bombes" - AFP

Les Etats-Unis ont largué jeudi contre le groupe Etat islamique en Afghanistan la plus puissante bombe non-nucléaire qu'ils aient jamais employée, surnommée la "mère de toutes les bombes", pour la plus grande fierté du président américain.

"Je suis tellement fier de nos militaires. C'est un nouveau succès", a déclaré Donald Trump à la presse.

"Je leur ai donné carte blanche. (...) Franchement, c'est pour cela qu'ils ont autant de succès ces derniers temps. Si vous comparez ce qu'il s'est passé ces huit dernières semaines à ces huit dernières années, vous verrez qu'il y a une énorme différence", a-t-il ajouté.

La frappe avec la bombe GBU-43, représentant environ onze tonnes de TNT, a visé vers 14h30 GMT une "série de grottes" dans la province de Nangarhar (est de l'Afghanistan), où un soldat américain a été tué dans une opération contre les jihadistes le week-end dernier.

Cette énorme bombe guidée par GPS, longue de plusieurs mètres et larguée par la porte arrière d'un avion de transport C-130, n'avait jamais été utilisée au combat auparavant.

Elle a été lâchée en soutien aux forces afghanes et américaines opérant dans la région, selon le Pentagone.

"C'est la plus forte explosion que j'ai jamais vue. L'endroit a été envahi par des flammes très hautes", a déclaré à l'AFP Esmail Shinwari, gouverneur du district d'Achin où la munition a été larguée.

"De lourdes pertes ont été infligées à l'ennemi", a relevé Shahhussain Murtazawi, un porte-parole de la présidence afghane, sur Facebook.

La bombe est connue sous l'acronyme MOAB (Massive Ordnance Air Blast), ou bombe à effet de souffle massif. Elle détonne juste avant de heurter le sol, créant une onde de choc destructrice.

Selon Hans Kristensen, expert de la Fédération des scientifiques américains spécialisé dans la surveillance de l'arsenal militaire américain, elle a une puissance égale à environ 1/30ème de celle de la plus petite bombe nucléaire américaine actuelle, la B61-12.

Selon l'US Air Force, le dernier test de la bombe GBU-43 en 2003 avait provoqué un panache de poussière et de fumées visible à plus de 32 kilomètres. AFP 13.04

Méga-bombe larguée en Afghanistan: Snowden dévoile la véritable cible - sputniknews.com

En réalité, la bombe américaine larguée hier dans l'est de l'Afghanistan visait les tunnels des terroristes dont la construction avait été financée par la CIA, a écrit Edward Snowden sur son compte Twitter.

Pour appuyer ses propos, M. Snowden a publié un article du journal américain New York Times où il est écrit noir sur blanc que la construction des tunnels de Tora Bora, un réseau de cavernes situées dans les montagnes de Safed Koh (est), a été « financée en partie par la Central Intelligence Agency (CIA) » dans les années 1980, quand la CIA soutenait les djihadistes face à l'URSS.

« Tora Bora était une base fortifiée (…) un complexe construit pour les moudjahidines (combattants engagés dans le djihad, ndlr), qui a été en partie financé par la CIA », d'après le New York Times. sputniknews.com 14.04

Iran

- Washington prend des sanctions contre le frère du commandant des GRI - Reuters

Les Etats-Unis ont mis en place des sanctions contre le frère du commandant des Gardiens de la révolution (GRI), Qassem Soleimani, pour son implication présumée dans des violations des droits de l'homme dans des prisons iraniennes, a annoncé jeudi la Maison blanche.

Russie

- Prise d'otages de Beslan: la Russie condamnée pour défaillances - AFP

La Russie aurait pu empêcher la prise d'otages de Beslan en 2004 et a fait preuve de graves défaillances dans sa gestion, a jugé jeudi la Cour européenne des droits de l'Homme, une décision qualifiée d'"inadmissible" par Moscou.

- La Russie ne participera pas à l’Eurovision 2017 - sputniknews.com

L'Union européenne de radio-télévision a confirmé que la Russie ne participerait pas à l’Eurovision 2017 qui se tiendra à Kiev. Ioulia Samoïlova, candidate russe qui a été interdite d’entrer en Ukraine, a fait part de sa réaction suite à cette nouvelle.

Cette année, la Russie ne prendra pas part au Concours Eurovision de la chanson qui aura lieu à Kiev. La chaîne de télévision russe Pierviy Kanal a également refusé de diffuser l'évènement suite aux sanctions imposées par l'Ukraine à la candidate russe, sanctions qui l'interdisent d'entrer dans le pays pendant trois ans.

Le président du comité de contrôle de l'Eurovision Frank-Dieter Freiling a fait remarquer que les organisateurs du concours condamnaient l'interdiction imposée à Ioulia Samoïlova d'entrer en Ukraine par les autorités locales :

« Nous condamnons fermement la décision des autorités ukrainiennes d'interdire à Ioulia Samoïlova d'entrer [dans le pays, ndlr], puisque nous croyons que cela sape l'intégralité et le caractère non-politique de l'Eurovision et sa mission d'unifier tous les peuples dans le cadre de la concurrence amicale », a-t-il déclaré.

Le 22 mars, la porte-parole du Service de sécurité d'Ukraine (SBU) a fait savoir que les services secrets ukrainiens avaient interdit à Mme Samoïlova, la candidate russe à l'Eurovision, d'entrer en Ukraine pour une période de trois ans, en l'accusant de s'être produite en 2015 en Crimée, péninsule rattachée à la Russie en 2014. Un déplacement que Kiev a qualifié de « violation de la législation ukrainienne » et en raison duquel les autorités ukrainiennes ont appelé la Russie à changer de candidat. sputniknews.com 13.04

Venezuela

- Venezuela: nouveaux heurts après le décès d'un 5e manifestant - AFP

De nouveaux incidents ont éclaté jeudi au Venezuela après le décès d'une cinquième personne lors des manifestations contre le président socialiste Nicolas Maduro dont l'opposition demande le départ.

La police a fait usage de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc pour disperser une manifestation d'un millier de personnes jeudi à Caracas, a constaté l'AFP. Une deuxième marche de 1.500 personnes s'est déroulée sans incidents dans la capitale.

Dans la journée, une source au parquet national avait annoncé à l'AFP la mort d'un homme de 32 ans qui avait été touché par un tir mardi soir au cours d'une mobilisation dans la ville de Cabudare (nord-ouest).

"Il est effectivement mort à l'aube dans l'Etat de Lara" (nord-ouest), a déclaré cette source souhaitant rester anonyme. Il s'agit du cinquième mort depuis le début de la vague de manifestations lancée par l'opposition le 1er avril. Le parquet à ouvert une enquête.

Déjà dans ce même Etat, un adolescent de 13 ans et un homme de 36 ans avaient été tués mardi soir lors de ces manifestations, avaient annoncé les autorités mercredi.

Deux étudiants de 19 ans sont morts le 6 et le 11 avril après avoir été blessés par balle dans des conditions similaires.

Des dizaines de personnes ont été blessées et plus d'une centaine arrêtées au cours de la semaines lors d'affrontements avec la police, selon les autorités.

Le député de l'Etat de Lara Alfonso Marquina (opposition) a dénoncé sur Twitter "une nouvelle victime de la dictature". Il accuse les "colectivos", ces groupes de civils armés proches du gouvernement, d'en être responsables.

Les morts sont le produit "de la violence d'un gouvernement qui renie la Constitution", a déclaré jeudi le président du Parlement, où l'opposition est majoritaire, Julio Borges.

Des protestations sporadiques (blocages de route, rassemblements) continuent d'avoir lieu régulièrement à travers le pays.

Les antichavistes (du nom de l'ancien président Hugo Chavez, 1999-2013), qui appellent à défiler massivement lors de la "mère de toutes les manifestations", le 19 avril à Caracas, avaient également demandé à leurs partisans de se mobiliser localement ce jeudi.

L'opposition est très en colère depuis les 15 ans d'inéligibilité décidés vendredi contre l'un de leurs leaders, Henrique Capriles, principal rival de Nicolas Maduro qui l'avait battu de peu lors de la présidentielle de 2013. AFP 14.04

Serbie

- La Serbie subit-elle une attaque diplomatique de l’Occident? - sputniknews.com

L’élection présidentielle à peine achevée, des poids lourds politiques des États-Unis et de l’UE se sont déjà élancés à Belgrade, tout d’abord le sénateur américain John McCain et ensuite le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel, situation évaluée différemment par des experts serbes dans un entretien avec Sputnik.

La Serbie a des possibilités politiques pour regrouper autour d'elle certaines forces au Monténégro, en République serbe de Bosnie et en Macédoine et, avec le soutien de la Russie, renforcer la coopération avec la Bulgarie, ce qui peut compromettre les plans à long terme des centres d'influence atlantiques dans cette partie de l'Europe, a déclaré à Sputnik Dusan Prorokovic, du Centre des alternatives stratégiques.

« La politique extérieure de Belgrade se distingue de celle de ses voisins, ce qui est notamment illustré par ses relations avec Moscou, ainsi que sur l'exemple de la Syrie. La Serbie a été l'unique pays européen qui a répondu à l'appel de la Russie, en y envoyant une aide humanitaire en 2016. À mon avis, Belgrade a donné ainsi un signal politique explicite à Assad. La Serbie est aussi un partenaire stratégique de la Chine dans cette région », a relevé l'interlocuteur de l'agence.

Et de conclure que les visites à Belgrade de John McCain et de Sigmar Gabriel pourraient être considérées comme une tentative d'instrumentaliser la politique extérieure serbe dans l'intérêt de l'Otan et de l'Union européenne.

Or, le politologue Dragan Djukanovic interprète différemment ces visites.

Après l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, la politique américaine sur le volet balkanique ne change pas. Pour les États-Unis, l'adhésion de certains pays à l'Otan reste toujours une priorité. À l'heure actuelle, c'est le Monténégro qui est au centre de leur attention, et je ne vois pas que la Serbie soit soumise à une puissante pression, pour qu'elle change de position sur sa neutralité », a souligné M. Djukanovic.

Selon lui, les visites à Belgrade du sénateur américain et du ministre allemand s'expliquent tout simplement pas le fait que la Serbie ne cesse de pratiquer une politique dans plusieurs directions, en s'appuyant à la fois sur Washington, Bruxelles et Moscou. sputniknews.com 14.04

On a laissé de côté la Hongrie provisoirement en attendant d'en savoir davantage sur la situation.

Ils osent tout. AFP

- A Toulouse, Fillon se pose en défenseur des travailleurs - Franceinfo

Le candidat de la droite à la présidentielle François Fillon s'est posé en défenseur des travailleurs, jeudi à Toulouse, accusant ses adversaires d'avoir "capitulé sur l'industrie". Franceinfo

- Marion Maréchal-Le Pen dézingue Philippe Poutou : "un crasseux, mal rasé, mal élevé" - Closer

- Les mille et un mensonges de Bachar el-Assad - LePoint.fr

- Oui, on skie en Afghanistan ! - Franceinfo

- Le pape François va laver les pieds de détenus repentis de la mafia - AFP

- La Corée du Nord aurait "placé un engin nucléaire dans un tunnel prêt à servir dès samedi matin" - Le Huffington Post

- «[L’Otan] n’est plus obsolète. […] C’est un rempart pour la paix internationale.» - Liberation.fr

- Attaque chimique en Syrie : des écoutes américaines prouvent la responsabilité du régime - europe1.fr


Le 13 avril 2017

CAUSERIE

J'ai laissé de côté un tas de sujets par manque de temps (Guyane, Venezuela, Russie), car je dois aussi m'occuper de mes affaires, un homme au foyer travaille 7 jours sur 7 en Inde, de 6 heures du matin jusqu'à 19 ou 20 heures, cela inclut le temps que je passe à actualiser le portail. Je suis hyper actif, donc je n'arrête jamais, mais quand il fait plus de 40°C à l'ombre.

Une autre fois, demain peut-être je vous parlerai de l'impression que je ressens en regardant des films français des années 30 à 60. C'est étrange, je les avais adorés quand j'étais jeune, maintenant il me semble désuets, superficiels, bourés de clichés, nuls pour la plupart d'entre eux. Il y aurait beaucoup de choses à dire sur les acteurs et leurs personnages... A croire que la société a beaucoup changé et nous aussi en vieillissant, c'est étrange, quand on observe les partis ouvriers on a l'impression qu'ils sont totalement sclérosés, non, vous ne trouvez pas ? Loin de moi l'idée que le parti serait dépassé, au contraire, il n'a jamais été aussi indispensable, la question n'est pas là.

Cela dit, si je ne savoure plus ces films comme autrefois, je prends un grand plaisir à en analyser le contenu et à revoir le pays de mon enfance, surtout Paris où j'ai grandi, c'est si loin d'ici...

Sous nos yeux.

- Famine : le cri d'alarme du Nigéria, du Yémen, du Soudan et de la Somalie - Franceinfo

L'ONU lance un cri d'alarme, 20 millions de personnes meurent de faim en ce moment au Nigéria, au Yémen, au Soudan et en Somalie. Les Nations unies redoutent une famine plus meurtrière qu'en 2011. Franceinfo 12.04

Une victime n'importe où dans le monde de la survie du capitalisme, est une victime de trop, une terrible injustice, un crime.

Ils s'émeuvent volontiers sur le sort de ces malheureux enfants, ces "mignons petits bébés" gazés par le soi-disant horrible dictateur Assad, sur ces milliers de mignants qu'ils ont encouragés à risquer leur vie pour rejoindre l'eldorado occidental en train de couler et qui périssent par dizaines de milliers lors de cette folle aventure, sur les centaines de milliers de morts causés par leurs guerres impérialistes ou de rapine en Syrie, en Irak, en Libye, en Afghanistan, mais quand des dizaines de millions d'innocents crèvent de faim du fait de leurs guerres leurs canaux lacrymaux sont soudainement desséchés ou taris, leurs cordes vocale sont désespérément muettes, leurs oreilles complètement bouchés, à croire que les profits du complexe militaro-indutriel auraient un pouvoir paralysant ou anesthésiant sur leur capacité à s'émouvoir de la misère du monde avec laquelle finalement chacun s'accommode plus ou moins hypocritement pour ne pas combattre pour y mettre définitivement un terme.

Je vis dans un pays (Inde), où les gens guidés par un vieille instinct ou un réflexe inconscient demande toujours à la personne qui entre chez eux si elle a mangé, même au téléphone c'est la première chose qu'ils demandent à la personne qu'ils ont au bout du fil.

Le spectre de la faim, de la famine hante toujours les esprits parce qu'il y a des dizaines de millions d'Indiens qui quotidiennement ne mangent pas à leur faim. Avoir le ventre plein, ici c'est déjà le début du bonheur !

Avant-hier la soeur de ma compagne est arrivée très tard alors que nous avions fini de dîner. Il n'y avait plus de riz, alors Selvi en a fait cuire. Adi n'a pas voulu manger sur place, il était déjà 22h30. Elle a demandé à sa soeur de lui mettre du riz et deux portions des trois currys (pommes de terre, aubergine, poulet) dans un récipient qu'elle emporterait pour elle et une vielle indienne qui n'a plus de famille et de toit et qu'elle héberge la nuit dans sa minuscule pièce de 10 m², vielle dame décharnée qu'elle nourrit également apparemment ainsi que d'autres personnes du village qui doivent lui donner des restes de temps en temps, sinon elle n'a rien à manger. Cela se passe à 50 mètres de chez moi.

En France, la pauvreté ou la misère est plus ou moins dissimulée, on ne l'a pas sous les yeux en permanence, mieux ou pire, on peut même facilement éviter de la voir ou d'y penser, l'oublier. En Inde elle vous saute littéralement à la gueule, elle vous bouffe les tripes, elle vous ronge les nerfs dès qu'on la traduit sur le plan politique, car là le spectacle est plus que navrant, pitoyable, on enrage, pas particulèrement en écoutant les candidats à l'élection présidentielle qui ne sont que des misérables pantins dont on n'a rien à attendre de bon, mais en observant qu'on ne parvient pas à rassembler nos forces pour combattre ensemble et construire le foutu parti qui nous fait tant défaut.

Se coltiner cette misère omniprésente et être réduit à l'impuissance pour la combattre, c'est le pire cauchemar qui pouvait nous échoir en somme, et je dois avouer que je le supporte très mal, d'où parfois mes emportements. C'est un puissant facteur pour vous pousser à essayer de comprendre comment on a pu en arriver là. Cela m'obsède, car je ne peux pas me résoudre à accepter les explications qui nous ont été fournies puisqu'elles n'ont pas contribué à résoudre nos problèmes politiques, bien au contraire la décomposition et la dislocation de l'avant-garde se sont encore amplifiées au cours des dernières années ou décennies.

Dans ce domaine, on a cru à plusieurs reprises qu'on avait touché le fond ou qu'on avait atteint les limites précédant un rebond, un nouveau départ sur de nouvelles ou bonnes bases, pour hélas constater qu'on s'embourbait toujours plus dans l'opportunisme ou qu'on ne parvenait pas à renouer avec le fil du socialisme, qui sinon se serait traduit par d'autres rapports avec l'ensemble des travailleurs et les différents acteurs politiques, parce qu'on refuse toujours d'admettre nos erreurs passées qu'on reproduit à l'infini.

Disons qu'en principe nous partageons tous les mêmes objectifs et les mêmes méthodes pour les atteindre, nous interprétons tous plus ou moins de la même manière la société et le monde dans lesquels nous vivons, quelles sont leur orientation, ainsi que celle du capitalisme, nous sommes tous d'accord qu'il faut se débarrasser du capitalisme et ses institutions, cependant il y a quelque chose qui ne colle pas quelque part.

Il me semble que nous ignorons encore comment vivent et pensent les travailleurs dont les conditions sont très diverses ou hétérogènes. Nous semblons méconnaître leurs relations au capitalisme et aux institutions, aux autres classes ou alors nous n'en tenons pas compte et il faudrait savoir pourquoi, quant à savoir comment cela se traduit, ce n'est pas bien difficile, il suffit d'observer que nous ne parvenons pas à regrouper les travailleurs et les membres des classes moyennes les plus avancès ou conscients dans un parti, j'en déduis donc que nous n'avons toujours pas trouvé la bonne formule et le discours approprié pour s'adresser à eux.

On peut aborder les travailleurs en leur disant ce qu'ils ont envie d'entendre sans forcément être un démagogue ou imiter Mélenchon. Et pourquoi cela fonctionne-t-il, parce que dans ce cas-là les travailleurs ont l'impression qu'on les écoute, parce qu'on part de leurs préoccupations, on les aborde sous un angle qui leur est familier et ils se reconnaissent dans le discours qu'on leur tient. Ensuite on peut aller plus loin ou étayer leur pensée en développant la nôtre qui en est la suite ou le complément logique sur le plan politique. C'est autre chose que de se lancer dans un grand discours qui présuppose qu'ils se situent d'emblée sur le même plan politique que nous, alors que ce n'est pas le cas. On n'a jamais pris le temps de leur expliquer notre politique, on leur impose et on pense que parce qu'elle est juste ils vont nous rejoindre et cela ne fonctionne pas, c'est normal car en réalité les choses sont beaucoup plus compliquées que cela.

Voyez Mélenchon, c'est un cabotin, il joue un personnage, il peut obtenir l'adhésion à sa candidature de millions de travailleurs dans le cadre d'une élection, mais le même personnage n'a jamais pu rallier plus de quelques milliers d'adhésions à son parti qui n'a pas un seul député à l'Assemblée nationale, parce que pour construire un parti la propagande ou les discours ne suffisent pas, il faut aller au bout de ses analyses, il faut que se produise réellement une modification qualitative de l'état d'esprit des travailleurs, ce qui est impossible quand on s'en tient à des analyses superficielles de la situation, cette inconsistance est incompatible avec un engagement politique sérieux et durable. C'est seulement quand on s'est forgé une solide conviction et qu'on s'y tient, qu'on aura envie de la partager avec le plus grand nombre.

Un grand nombre de travailleurs apprécient que Mélenchon affiche une détermination sans faille, occultant son passé et son inconsistance légendaire avec laquelle s'identifie sa carrière politique se réduisant à manipuler des mots ou des idées creuses, vides, et si cela fonctionne, c'est parce que son auditoire est incapable par lui-même de remplir ce vide, Mélenchon a adopté l'attitude du flatteur qui vit au dépend de ceux qui l'écoutent et auxquels finalement il n'apporte rien. Ils ignorent ses véritables intentions, ils lui attribuent une détermination sans faille sans savoir au juste ce qu'elle recouvre, tout comme ils remplissent ses idées creuses ou vides d'illusions, c'est une baudruche qui se gonfle au moment des élections et qui se dégonfle aussitôt après, cela fait penser à toutes les campagnes ou batailles que mènent les différents partis et auxquelles participent des centaines de milliers de travailleurs, qui parviennent chaque fois à recruter quelques centaines de militants et qui les reperdent par la suite, parce qu'il en faut beaucoup plus pour réellement construire un parti. A suivre.

Rapporté par un internaute.

- « Depuis la fin de la guerre froide, […] on assiste à une décadence vertigineuse de la démocratie, à tous les niveaux et dans toutes les sphères de la vie publique des pays occidentaux, témoignant d’une tendance très puissante au totalitarisme généralisé. J’appelle cela le totalitarisme occidental. […] La course du monde occidental vers le totalitarisme est occultée par le voile épais de la désinformation, de la propagande idéologique et du mensonge qui surpassent ceux de l’époque hitlérienne et stalinienne, tant par leurs moyens techniques et leur ampleur que par leur pénétration intellectuelle et leur hypocrisie. Le totalitarisme belliqueux de l’Occident s’avance sous le déguisement de l’humanisme, de la démocratie, de la lutte pour les droits de l’homme, de la justice. Mais par sa nature, ses actes et ses conséquences, ce totalitarisme est plus terrible et plus dangereux que ses précédents hitlérien et stalinien. En effet, il ne se dévoile pas, il est plus profond et ne rencontre aucune opposition sérieuse […]. » (Alexandre Zinoniev, « Une guerre contre l’Europe »)

Allez donc raconter à nos dirigeants que la "tendance au totalitarisme" ou le néolibéralisme et la "désinformation", la "propagande idéologique et du mensonge" ou la guerre psychologique que mène la classe dominante contre les masses sont indissociables, ils vous riront au nez. Du coup, ils ne pouvaient pas comprendre pourquoi elle avait adopté le "déguisement de l’humanisme, de la démocratie, de la lutte pour les droits de l’homme, de la justice", la preuve en est qu'ils ont continué de tenir le même discours devenu totalement inaudible, à défaut de le rejeter ou de pouvoir en changer pour demeurer sur un terrain de classe indépendant, glissant un peu plus vers l'opportunisme.

Si nos dirigeants ont largement adopté ce "déguisement", c'est parce qu'ils ne voulaient pas caractériser le régime et ses représentants, dont Hollande et le PS, nous, nous avons rejeté ce "déguisement" et nous les avons caractérisés. Nous n'avons participé à aucune campagne initiée par Hollande ou le PS, nous les avons combattues, nous n'employons pas ou plus ces expressions trompeuses et inappropriées, nous évoquons l'humanisme du socialisme, nous ne prétendons pas avoir vécu un jour ou l'autre en démocratie, nous estimons vivre en oligarchie, nous ne défendons pas les droits de l'homme mais ceux du citoyen, les droits politiques des exploités et des opprimés, nous n'avons jamais prétendu qu'il existerait une justice en régime capitaliste, hormis lorsqu'il s'agit de servir les intérêt des nantis.

Nous n'avons jamais alimenté la moindre illusion dans le régime, nous ne l'avons jamais ménagé, nous lui livrons une lutte à mort en nous inspirant de la méthode et du combat de Lénine qui fut inflexible envers le capitalisme et ses représentants.

Institutions en quête de légitimité.

Glissement avant l'effondrement final ?

- Présidentielle: Le Pen et Macron cèdent du terrain à Fillon et Mélenchon - AFP

Toujours en tête des intentions de vote au premier tour de la présidentielle, Marine Le Pen et Emmanuel Macron cèdent du terrain à François Fillon et Jean-Luc Mélenchon à moins de deux semaines du scrutin, selon un sondage Ifop-Fiducial diffusé mercredi.

Avec 23,5% d'intentions de vote suivant le calcul de l'institut, la candidate du Front national perd 1,5 point sur une semaine, et le candidat d'En Marche! est en repli de 2 points sur la même période, à 22,5%.

L'écart se resserre entre le duo de tête et ses poursuivants, qui gagnent un point à 19% pour le candidat de la droite François Fillon et 2,5 points à 18,5% pour celui de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, selon ce sondage pour Paris Match, Cnews et Sud Radio.

Avec 8,5% (-1) d'intentions de vote, le socialiste Benoît Hamon semble faire les frais de l?ascension de Jean-Luc Mélenchon. Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan recule d'un point à 3,5%, le trotskiste Philippe Poutou en gagne un à 2% et le centriste Jean Lassalle grignote 0,5 point à 1,5%.

Les autres candidats sont crédités de moins de 1%.

L'indice de participation est évalué à 68% du corps électoral, sans changement sur une semaine, dans ce "rolling".

Et 70% des électeurs ayant exprimé une intention de vote se disent sûrs de leur choix. C'est le cas de 84% des électeurs potentiels de Marine Le Pen et de 80% de ceux de François Fillon, de 66% de ceux de Jean-Luc Mélenchon, de 65% de ceux d'Emmanuel Macron et de 55% de ceux de Benoît Hamon. AFP 12.04

Emmanuel Hollande

- Présidentielle : François Hollande soutient timidement Emmanuel Macron - Franceinfo

À 11 jours du premier tour de l’élection présidentielle, François Hollande sort du silence qu’il s’était imposé. Le chef de l’État s’inquiète de la montée des extrêmes et soutient Emmanuel Macron à demi-mot.

Un soutien, là encore, implicite : "La politique a besoin de renouvellement, dit le président au Point. Je n'ai pas découragé Emmanuel Macron quand il a voulu lancer son mouvement, un pari 'audacieux'." François Hollande n’en dira pas plus.

Emmanuel Macron serait donc "son héritier" ? Dans une autre confidence présidentielle, cette fois au site d'info ludique et décalée Kombini, François Hollande indique qu'il "faut aller vers ceux qui sont plutôt dans la suite" et qu'il a "plusieurs" héritiers... histoire de bien tout compliquer. Franceinfo 12.04

Parole de suppôt de barbares. Péril en la demeure...

- François Hollande met en garde contre "le péril Jean-Luc Mélenchon" - Franceinfo

Ça y est François Hollande est en campagne. Jean-Luc Mélenchon réussit l'exploit de faire sortir de sa réserve le président de la République. Ce dernier avait jusqu’ici concentré son tir sur le seul Front national, et c'est pour ça qu'une petite phrase tirée d'un entretien au magazine Le Point, à paraître ce jeudi (article payant), fait beaucoup de bruit. "Il y a un péril face aux simplifications, aux falsifications, qui fait que l'on regarde le spectacle du tribun plutôt que le contenu de son texte", y affirme François Hollande. "Le tribun", c'est Jean-Luc Mélenchon. Qu'importe si le président pense effectivement à lui, son entourage embraye : "Le danger populiste ne se limite pas à Marine Le Pen, il y a un péril extrémiste de gauche comme de droite". Franceinfo 12.04

Hollande, c'est du Joseph Goebbels (ministre de la Propagande de Hitler), quoi !

- Quarante économistes apportent leur soutien à Emmanuel Macron - AFP

Quarante économistes ont signé mercredi une tribune dans Le Monde pour soutenir le candidat à la présidentielle Emmanuel. AFP 12.04

- Berger (CFDT) juge "scandaleux" les propos du bras droit de Mélenchon en faveur de Chavez - AFP

Dossier Syrie

Parole d'internaute

- Le professeur Theodore Postol, professeur émérite de Science, Technologie et Politique Nationale de Sécurité au Massachussets Institute of Technology démonte en long et en large la thèse d’une attaque aérienne à Khan Sheykhun lors de la dispersion de gaz toxique. Il critique vertement le “rapport des renseignements” produit par la maison blanche pour justifier son bombardement de rétorsion.

Son argument principal est que les débris supposés de la bombe au sarin témoignent d’un écrasement par un souffle d’explosion vertical extérieur, incompatible avec la dynamique d’une bombe s’écrasant au sol. Il est très ferme dans ses propps, conclut à la mise en scène volontaire, s’inquiète d’abord et avant tout de la falsification et de l’instrumentalisation des données des renseignements à des fins politiques. En passant, il rappelle le cas de l’épisode de la Ghoutta.

Très éloigné en qualité et consistance du pathos dégoulinant de Kareem Shaheen dans le Guardian qu’il faudrait croire sur parole.

https://drive.google.com/file/d/0B_Vs2rjE9TdwR2F3NFFVWDExMnc/view

La Russie oppose son veto à l'Onu à une résolution sur la Syrie Reuters13 avril La Russie a comme prévu opposé son veto à l'adoption d'un texte présenté par les Etats-Unis, le Royaume-uni et la France pour faire avancer l'enquête sur l'attaque chimique du 4 avril en Syrie. La Chine, qui a opposé son veto à six précédentes résolutions sur la Syrie depuis le début du conflit, s'est cette fois abstenue, comme l'Ethiopie et le Kazakhstan. Dix pays ont voté en faveur du texte, contrairement à la Russie et la Bolivie qui ont voté contre. Au cours de cette réunion, l'ambassadeur adjoint de la Russie, Vladimir Safronkov, a assuré les 15 membres du Conseil de sécurité qu'ils se trompaient en accusant Bachar al Assad. "Je suis stupéfait par cette conclusion. Personne ne s'est rendu sur le site du crime. Comment savez vous cela ?". Les puissances occidentales estiment qu'il s'agit d'une attaque au gaz sarin et qu'elle est imputable aux forces du président Bachar al Assad, ce que Damas dément.

- Trump veut s'entendre avec la Russie malgré des relations "au plus bas" - AFP

Le président américain Donald Trump a plaidé pour une entente entre les Etats-Unis et la Russie, malgré une rencontre glaciale à Moscou entre les chefs des diplomaties des deux puissances nucléaires dont les relations sont "au plus bas".

La guerre en Syrie demeure le contentieux le plus lourd entre Washington et Moscou, Donald Trump traitant son homologue syrien Bachar al-Assad de "boucher" et d'"animal" et jugeant "possible" que la Russie ait été au courant de l'attaque chimique du 4 avril, imputée au régime de Damas.

Signe des divergences patentes entre Occidentaux et Russes, ces derniers ont opposé à l'ONU leur veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité réclamant une enquête internationale sur cette attaque chimique présumée à laquelle Washington a répondu par une frappe punitive le 6 avril.

M. Trump avait prôné tout au long de sa campagne et au début de sa présidence un rapprochement avec son homologue russe Vladimir Poutine.

"Ce serait merveilleux (...) si l'Otan et notre pays pouvaient s'entendre avec la Russie", a-t-il lancé mercredi lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche avec le secrétaire général de l'Alliance atlantique Jens Stoltenberg.

Mais "à l'heure actuelle, nous ne nous entendons pas du tout avec la Russie", a reconnu Donald Trump, parlant même d'une "relation peut-être au plus bas (niveau) de tous les temps".

Le président américain s'exprimait à l'issue d'une visite très tendue à Moscou de son secrétaire d'Etat Rex Tillerson, lequel a vu le président Poutine et son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Dans une ambiance glaciale, les deux pays ont étalé leurs divergences sur la Syrie et la défiance qui prévaut entre ces anciens adversaires de la Guerre froide. Rex Tillerson, ex-PDG d'ExxonMobil et qui avait été décoré par Vladimir Poutine en 2013, a déploré le "faible niveau de confiance entre nos deux pays".

"Les deux plus grandes puissances nucléaires ne peuvent pas avoir ce genre de relations", a-t-il souligné, lors d'une longue conférence de presse avec M. Lavrov, où les deux hommes se sont à peine regardés.

Ils ont toutefois plaidé pour une "lutte implacable contre le terrorisme", en allusion au combat contre les jihadistes.

Mais les Etats-Unis et la Russie restent aux antipodes sur la Syrie. Tant sur la responsabilité du régime dans l'attaque du 4 avril sur la localité syrienne de Khan Cheikhoun (87 morts, dont 31 enfants), que sur le sort du président Assad.

Donald Trump a jugé qu'il était "temps de mettre fin à cette guerre civile brutale, de vaincre les terroristes et de permettre aux réfugiés de revenir chez eux", en Syrie où la semaine dernière les Etats-Unis ont frappé pour la première fois le régime après l'attaque chimique.

"Des jeunes enfants qui meurent. Des bébés qui meurent. Des pères qui tiennent leurs enfants morts dans leurs bras. Des enfants morts. Il n'y a pas pire à voir et ça ne devrait pas être permis. C'est un boucher. C'est un boucher. C'est pourquoi nous devions faire quelque chose à cet égard", a tonné M. Trump à propos du dirigeant syrien.

Dans une interview à la télévision Fox Business diffusée mercredi matin, le président américain avait estimé que "quand on balance du gaz, des bombes ou des barils d'explosifs (...) au milieu d'un groupe de gens (...) on est un animal".

Donald Trump avait paru ébranlé la semaine dernière au lendemain de l'attaque chimique présumée. Mercredi, il a même jugé "possible" que la Russie, alliée de la Syrie, ait été au courant de ce raid, en précisant que le Pentagone se penchait sur cette question.

Au même moment à New York, la Russie opposait son veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité présenté par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni et réclamant une enquête sur l'attaque.

C'est la 8e fois depuis le début de la guerre en 2011 que Moscou bloque toute action de l'ONU contre son allié syrien.

Washington, Londres et Paris ont protesté avec force. "Le jour du Jugement dernier pour Assad", a tweeté l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley.

A Moscou, Rex Tillerson - après avoir semblé s?accommoder fin mars d'un maintien au pouvoir du président syrien - a réclamé son départ "organisé" dans le cadre d'une transition politique.

Mais M. Lavrov a rappelé les précédents chaos provoqués selon lui par les chutes des "dictateurs" Saddam Hussein ou Mouammar Kadhafi.

Et avant de recevoir M. Tillerson, M. Poutine a déploré que les relations russo-américaines se soient détériorées depuis que M. Trump est à la Maison Blanche. A un niveau pire même que sous la présidence de Barack Obama.

Rare signe de détente, M. Lavrov a indiqué que "le président Poutine (était) prêt à rétablir" l'accord de prévention des incidents aériens en vigueur en Syrie jusqu'à la frappe américaine du 6 avril.

Moscou intervient militairement en soutien à Damas depuis septembre 2015 et les Etats-Unis pilotent depuis septembre 2014 une coalition internationale anti-jihadistes.

"Malgré tous les problèmes, il existe des perspectives considérables pour travailler ensemble", a toutefois assuré le chef de la diplomatie russe. AFP 12.04

- Poutine: deux versions possibles sur l'attaque chimique en Syrie - sputniknews.com

Le président russe Vladimir Poutine a admis l'existence de deux versions possibles dans l'affaire de l'attaque chimique à Idlib.

Deux versions existent concernant l'attaque chimique perpétrée près d'Idlib: la chute d'un missile syrien sur un site clandestin contenant des matières toxiques, et une provocation intégralement mise en scène, a déclaré le président russe Vladimir Poutine.

« Ici plusieurs versions sont possibles. Je crois qu'on peut en relever deux principales parmi elles », a déclaré le président russe.

La première version, selon le président russe, « c'est la chute d'un missile syrien sur un site clandestin contenant des matières toxiques ».

« C'est tout à fait possible, car les terroristes y ont à maintes reprises eu recours, et personne ne le conteste. Soit dit en passant, des armes chimiques ont été utilisées en Irak contre la coalition internationale et l'armée irakienne », a indiqué Vladimir Poutine.

Et d'ajouter: « Mais tous essaient de ne pas s'en apercevoir, et personne cherche à ne pas faire de bruit sur cette question, bien que tous se soient mis d'accord sur le fait que les terroristes avaient utilisé des matières toxiques (…). Alors, ils en possèdent. Et si c'est ainsi, alors pourquoi ne peuvent-elles pas se trouver en Syrie? C'est une seule et même bande ».

« Et la deuxième version, c'est tout simplement une mise en scène, autrement dit, une provocation. Ceci est spécialement conçu pour faire du bruit et créer les conditions préalables, un prétexte pour exercer une pression accrue sur les autorités syriennes légitimes », a déclaré le président russe.

Vladimir Poutine a noté qu'auparavant on avait déjà parlé de l'attaque à Idlib comme d'une provocation.

« Mais pour donner une réponse définitive, il faut mener une enquête approfondie sur cet incident. Et il n'y a pas d'autres options. Voilà ce que nous proposons de faire », a conclu Vladimir Poutine.

« Ce qui pourrait être encore plus simple serait de venir dans cet aéroport, contre lequel on a porté les frappes et depuis lequel des avions chargés d'armes chimiques auraient décollé, et de tout contrôler. Si nos partenaires nous disent que des civils auraient été touchés par les frappes, alors que ces civils laissent passer les observateurs de l'Onu, les organisations internationales sur ces lieux, et il faudra tout vérifier », a indiqué le président russe.

Les autorités russes demandent une enquête impartiale sur cette affaire avec l'implication de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC). En l'absence d'une telle enquête, l'origine de l'intoxication aux produits chimiques des habitants de Khan Cheikhoun reste donc controversée. sputniknews.com 12.04


Le 12 avril 2017

CAUSERIE

Hier soir je me suis livré à un exercice avec ma compagne Selvi qui est ultra arriérée.

Elle est partie se coucher avant moi après avoir donné à manger à sa soeur qui était arrivée très tard. Je suis passé derrière elle, elle avait laissé un torchon sur une chaise, un sac plastique sur la table, le ventilateur allumé alors qu'il n'y avait plus personne dans la pièce, les chaises étaient dans tous les sens et pour finir elle n'avait pas fermer le gaz à la bouteille, je passe quelques détails insignifiants.

Je lui ai fait remarquer en rigolant, en lui disant : "tu vois Selvi, quand je dis que tu n'as pas de tête, c'est vrai". Elle ne l'a pas mal pris. Plus tard je lui ai dit que son attitude révélait un manque d'attention à ce qu'elle fait, un manque d'attention en général du fait qu'elle n'a jamais été entraînée à réfléchir à l'enchaînement des faits tel qu'on peut l'apprendre à l'école en pratiquant un tas d'excercices qui font appel à divers mécanismes mentaux ou logiques, mais aussi pour avoir toujours vécu dans un milieu relativement fermé, uniforme, peu ouvert au monde extérieur ou recroquevillé sur lui-même, ce qui ne favorise pas l'épanouissement des facultés intellectuelles, dans ces conditions même le développement de l'observation s'en trouve altéré.

Chez moi, c'est spontanément que je range les chaises à leur place, j'éteins le ventilateur, etc. parce que je suis développé, j'ai eu la chance d'aller à l'école, d'apprendre à lire et d'étudier. Mes facultés d'observation, d'attention, de concentration ne se sont pas développées toutes seules, il a fallu que je les alimente, et si je ne les mets pas à contribution, elles vont avoir tendance à diminuer ou vont présenter de graves carences, j'ai pu le constater sans un certain effroi, car c'est indispensable pour progresser, c'est mon obsession depuis 43 ans.

Pendant les deux décennies où j'ai cessé de militer, j'ai régressé, mais par chance comme j'ai continué à lire puis je me suis lancé dans des études de linguistique, j'ai pu limiter la casse et ne pas revenir à l'état d'arriération profond de mes 19 ans. Je possédais les bases pour ne pas sombrer en Inde, mais cela aurait pu être possible, je dois peut-être mon salut au 11 septembre 2001, quel paradoxe, n'est-ce pas ? puisque c'est le jour où j'ai renoué avec le militantisme et le socialisme. Vous aurez observé que je n'ai pas porté de jugement sur ma compagne, de quel droit j'aurais pu franchement. Je me suis borné à étudier son comportement qui m'a rappelé le mien autrefois, en essayant de l'aider à progresser mais pas seulement. J'ai aussi voulu lui faire prendre conscience que j'étais plus apte qu'elle à juger certaines situations et à prendre des décisions, et qu'en aucun cas elle ne devait en prendre seule qui engageraient notre avenir et pourraient nous causer de graves désagréments, ce dont nous n'avons vraiment pas besoin parce que notre vie est déjà suffisamment difficile ou compliquée pour ne pas en rajouter. On arrive tout juste à nous en sortir et je ne voudrais pas que notre mode de vie se dégrade davantage, car nous n'avons plus de marge de manoeuvre, on a atteint le stade de la pauvreté, descendre plus bas et notre vie deviendrait rapidement insupportable.

Elle a plus ou moins conscience de cela, mais parfois elle l'oublie, donc un rappel en douceur est nécessaire pour que nos rapports ne se détériorent pas non plus, j'essaie de la préserver autant que moi, sachant que je partirai avant elle puisqu'elle est plus jeune que moi, elle a 15 ans de moins que moi, aussi j'essaie de lui donner un enseignement qui lui sera utile plus tard, quand je ne serai plus là.

Je pourrais très bien m'en foutre et me dire que je vis ma vie de mon côté et qu'elle vit la sienne de son côté, mais je ne suis pas fait ainsi. Hormis ces petits rappels ou cet enseignement à petite dose, elle vit sa vie à sa façon, je n'interviens jamais dans ses affaires, je lui donne mon avis quand elle me le demande, sinon je m'abstiens, et quand elle s'avise de s'immiscer dans mes affaires, ce qui arrive fréquemment, je lui dis de s'occuper des siennes et elle n'insiste pas.

Chacun vit sa vie à sa manière, comme il peut, progresse à son rythme, et je tiens le même discours aux personnes qui se connectent sur ce portail depuis le premier jour, je ne change pas de personnalité ou de personnage, de discours, qu'on s'adresse à des gens ultra arriérés ou illettrés ou à des gens développés, qui ont fait des études supérieures, entre nous tout est clair et net et doit le demeurer, tel est mon principe. La différence qui existe entre moi et ma compagne et mes lecteurs, c'est que pour ma compagne ce qui nous unit prime sur ce qui nous éloigne ou nous sépare, tandis qu'avec mes lecteurs c'est l'inverse.

Cela m'a inspiré la réflexion suivante ce matin.

La pire attitude qui soit ici comme en général dans la vie, c'est le laxisme, la fainéantise intellectuelle, le dilettantisme, l'éclectisme, le manque de rigueur, de principes, de valeurs, l'absence de discipline, de mémoire, le relativisme absolu qui se satisfait de définitions ou de caractérisations approximatives ou aussi lâches qu'un élastique, et qui empêchent d'accéder à la connaissance de sorte qu'on est réduit à la passivité, à subir le sort qu'on nous a réservé ou à se faire manipuler par manque d'audace, de volonté, de détermination, de courage, car finalement l'absence d'idéal se paie très cher un jour ou l'autre.

Institutions de la Ve République en quête désespérément de légitimité.

La nausée. Un "dégoût" ou une "colère" légitime.

- Election présidentielle : 67% des Français ressentent de la déception, du dégoût ou de la colère face à la campagne, selon notre sondage Ipsos / Sopra Steria - Franceinfo

Ce sont des chiffres pour le moins inquiétants, à douze jours du premier tour. Si deux Français sur trois déclarent s'intéresser à l'élection présidentielle, selon une enquête Ipsos / Sopra Steria* publiée mardi 11 avril, 67% affirment aussi que la campagne leur fait d'abord ressentir de la déception, du dégoût ou de la colère, et 64% assurent qu'elle ne leur a "pas appris grand-chose sur les programmes et les personnalités" des onze candidats.

Autant d'indicateurs qui expliquent pourquoi, à moins de deux semaines du jour J, seuls 66% des Français ont l'intention de se rendre aux urnes le 23 avril pour aller voter. Si ce chiffre se confirmait, le record historique de 2002 – 28,4% d'abstention au premier tour – serait largement battu. Franceinfo11 avril

Quels que soient le taux de participation et le candidat élu, dors et déjà ces élections sont marquées du sceau de l'illégitimité. C'est de là qu'il faudra partir ensuite...

Et il y a de quoi... Entre ceux qui sont incapables de s'assumer...

- "Ce n'est pas une agression !" : échange tendu entre Alexis Corbière et Patrick Cohen dans "C à vous" - Franceinfo

Le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon et le journaliste se sont écharpés, lundi, sur la question de l'Alliance bolivarienne, qui figure dans le programme du candidat de la France insoumise. Franceinfo 11.04

... et ceux qui regrettent que les médias ne leur soient pas (plus) favorables...

- Violences dans ses meetings: Fillon renvoie les journalistes à leurs "propres responsabilités" - Le Huffington Post

"Je condamne toutes les violences. Simplement j'invite ces journalistes à se poser la question: pourquoi est-ce que dans les meetings il y a une crispation à leur égard? Chacun doit se poser des questions...", a plaidé le candidat LR.

Interrogé sur sa rancoeur à l'égard des médias, François Fillon a regretté "l'absence de recul" de la presse. "Le coeur du débat politique, ce ne sont pas les sondages ni ce que pensent les analystes de la vie politique française", a-t-il précisé en rappelant que "pendant la primaire, les médias avaient décidé que je n'avais aucune chance".

"Il faut que les médias réfléchissent à leur responsabilité dans la construction du jugement politique des Français", plaide-t-il. Reprenant une critique chère à Marine Le Pen, François Fillon porte un jugement sévère sur France2 et son Emission politique, dénonçant un programme "à charge" et critiquant une "mise en scène" de la chaîne lors de son face à face peu flatteur face aux infirmières.

"On a vu la différence cette semaine avec l'émission de M. Macron. Il y a un problème. Je pose la question: est-ce que c'est le rôle du service public d'être dans cette forme de déséquilibre. Qu'un grand journal choisisse son candidat ça fait partie des traditions mais pas le service public". Le Huffington Post 11.04

En famille. Ceux qui osent tout et vous prennent vraiment pour des cons !

- Mélenchon surpris par "le virage à droite complètement inouï" de Macron - AFP

Jean-Luc Mélenchon s'est déclaré surpris mardi par "le virage à droite complètement inouï" d'Emmanuel Macron, critiquant sa volonté de vouloir recourir aux ordonnances pour réformer le marché du travail.

"Il veut gouverner pendant l'été à coup d'ordonnances pour annuler le code du travail mais à mon avis, cela ne va pas lui porter chance de parler comme ça, car les gens savent l'importance du code du travail pour leur vie", a estimé le candidat à la présidentielle pour la France Insoumise (LFI) à Villeneuve-d'Ascq (Nord).

"C'est bien, il vaut mieux qu'il scie lui-même la planche sur laquelle il est assis, cela me fait moins de travail à faire!", a ironisé M. Mélenchon, en marge d'une visite à Lilliad, un bâtiment de l'Université de Lille à caractère scientifique, basé sur l'Innovation. AFP 11.04

Non mais, parce que voyez-vous, jusqu'à hier Mélenchon ignorait qu'une brochette d'oligarques, de milliardaires, de banquiers, etc. bref, de réactionnaires en tous genres, Valls, Attali, BHL soutenaient Macron, y compris Gattaz qui doit cependant ménager Fillon, ces "gens savent l'importance du code du travail pour leur vie" dorée que Mélenchon préservera, faisons-lui confiance sur ce point au moins...

Quand La Médiasphère devient la Macronsphère.

- Pourquoi LCI a supprimé le replay de La Médiasphère - lefigaro.fr

«Trou noir», «neuneu», «kiki qui fait de la politique»... Lundi, sur LCI, les chroniqueurs de l’émission La Médiasphère n’avaient pas de mots assez durs pour qualifier le candidat d’En Marche!, Emmanuel Macron. Les invités de Christophe Moulin, animateur de l’émission, ont notamment fustigé le dernier meeting de l’ancien ministre, qui se tenait à Marseille le 1er avril dernier.

Après avoir consacré une bonne partie de l’émission à critiquer Emmanuel Macron, les journalistes ont changé de cible, s’attaquant à la candidate du Front national, Marine Le Pen, actuellement visée par une enquête pour soupçons d’escroquerie et recel d’abus de biens sociaux.

Problème, comme le révélait mardi le journal Libération , le replay de l’émission, mis en ligne la veille, n’était plus disponible sur le site de la chaîne mardi. Selon le quotidien, qui indiquait dans son article une source interne de la chaîne d’info du groupe TF1, «deux candidats se seraient sentis attaqués injustement». Selon le site internet du journal, le replay de l’émission aurait ainsi été supprimé pour «protéger la chaîne et ses intervenants sur le plan juridique».

Invité ce matin sur Europe 1, le directeur général de LCI, Thierry Thuillier, est revenu sur la polémique, et a démenti avoir retiré la vidéo à la demande d’un candidat: «Lorsqu’on est saisi via notre service politique, on regarde de quoi il s’agit. (...) Hier, il y avait de quoi dire! Nous avons estimé qu’à la fois sur le plan éditorial et quand on aborde les histoires judiciaires, il faut un peu de rigueur.»

Selon le patron de la chaîne, les équipes de l’émission n’ont pas «su cadrer» et qu’il «était important de rappeler les contextes». «On est à trois semaines d’une élection présidentielle, on parle de candidats sur le terrain judiciaire. Nous avons pensé que nous n’avions pas été assez rigoureux», a conclu Thierry Thuillier. lefigaro.fr 05.04

Vidéo. L'émission censurée par Macron sur LCI ! (Version complète)
https://www.youtube.com/watch?v=jsqP5SrrOBA

En famille, c'est naturel.

- Le ministre allemand des Finances soutient Macron face à Fillon - AFP

Le ministre allemand des Finances a rompu mardi la neutralité officielle de mise concernant l'élection présidentielle française, en indiquant qu'il préférait le centriste Emmanuel Macron à François Fillon, pourtant proche de lui sur le plan politique. AFP 11.04

Dossier Syrie.

L'info fournie par Thierry Meyssan a été confirmée.

- Seuls 23 missiles américains auraient atteint la base précise la Russie. - leparisien.fr 07.04

- Seuls 23 missiles américains ont atteint la base d'al-Chaayrate, a déclaré à la presse le porte-parole de l'armée russe Igor Konachenkov. - 20minutes.fr 07.04

Voilà ce qui arrive quand on privilégie la version officielle : On ne comprend plus rien à la situation.

Quelques commentaires d'internautes laissés sur le blog Les-crises.fr

- Oui, un revirement à 180° qui ne peut s’expliquer par la manipulation.

- Trump n’est qu’un crétin redneck sans cervelle qui ne fonctionne que sur le pathos. Ce type est très dangereux.

- Trump, après son effort surhumain pour décrocher son poste, est prêt à tout pour le conserver.

- Je me fous de savoir si Trump a été trompé par son entourage. Le fait est qu’il a agi de façon débile.

- Le plus grave dans cette affaire, outre le fait d’être passé très près d’une guerre entre puissances nucléaires...

- Ce type est un mégalo dangereux qui est arrivé au pouvoir par accident.

- Le pire est de se dire que Clinton aurait fait exactement la même chose.

Les 6 positions de l’administration Trump sur la Syrie - Réseau Voltaire 11.04

En deux semaines, l’administration Trump a défendu 5 positions différentes sur la Syrie :

- Jusqu’au 30 mars 2017

Elle considérait que le président Bachar el-Assad avait été élu par ses concitoyens et était donc légitime au pouvoir. Le 30 mars 2017, son ambassadrice aux Nations unies, Nikki Haley, confirmait que la priorité des États-Unis n’était plus de renverser le président syrien.

- Les 5 et 6 avril 2017

Après l’attaque chimique de Khan Sheikhoun, le président Trump et son secrétaire d’État Rex Tillerson considéraient que Damas en était responsable, qu’il avait « franchi la ligne rouge » et que Bachar el-Assad devait partir. Ce faisant ils reprenaient la position des néo-conservateurs et précisément celle d’Hillary Clinton.

- Du 6 au 10 avril 2017

Pour le conseiller national de Sécurité, HR McMaster, et le secrétaire à la Défense, James Mattis, les États-Unis ne s’intéressent pas à savoir si le président el-Assad doit rester ou partir, mais comment empêcher l’usage d’armes chimiques en Syrie et ailleurs.

- Le 9 avril 2017

Lors de diverses interview de ce dimanche, Rex Tillerson revint à sa position antérieure. Pour lui, la priorité était de détruire Daesh. Le sort du président el-Assad ne sera envisagé que par la suite avec la Russie. Ce point de vue était confirmé par HR McMaster. Nikki Haley déclarait pour sa part que les États-Unis ont de multiples priorités en Syrie et que la paix ne peut pas survenir avec le président el-Assad.

- Le 10 avril 2017

Le porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer, indiquait que la décision de bombarder un aéroport syrien avait été prise à la fois à cause de l’attaque chimique de Khan Sheikhoun et parce que Damas utilise des bombes artisanales. Tandis que James Mattis publiait un communiqué reliant explicitement et exclusivement le bombardement de Chayrat à l’attaque de Khan Sheikhoun.

- Le 11 avril 2017

À l’issue d’une réunion avec les ministres des Affaires étrangères du G7, Rex Tillerson affirme que la Russie doit choisir son camp : avec Washington ou avec Damas. Il n’est plus question de ce que pourrait être l’action de l’administration Trump vis-à-vis de la Syrie en cas de désaccord avec l’administration Poutine.

Alors que la presse interprète les événements comme un revirement à 180° de la position de Donald Trump, son conseiller adjoint, Sebastian Gorka, contacte des sites internet qui avaient fait campagne pour Trump et qui hurlent à la trahison. Il les rassure : selon lui, malgré les apparences, le président n’a pas changé de position.

“What’s Trump’s plan for Syria ? Five different policies in two weeks”, Spencer Ackerman, The Guardian, April 11, 2017.

Source : « Les 6 positions de l’administration Trump sur la Syrie », Réseau Voltaire, 11 avril 2017, www.voltairenet.org/article195943.html

Et si Trump n’avait pas viré casaque ? par Thierry Meyssan - Réseau Voltaire 11.04

Donald Trump, qui avait été élu sur son programme de fin de l’impérialisme et de service des intérêts de son peuple, a-t-il brusquement changé de bord, trois mois seulement après son arrivée à la Maison-Blanche ?

C’est l’interprétation ultra-majoritaire du bombardement de la base de Chayrat, le 6 avril 2017. La totalité des alliés des États-Unis a approuvé cette action au nom de principes humanitaires. La totalité des alliés de la Syrie l’a condamnée au nom du Droit international.

Pourtant, lors du débat au Conseil de sécurité des Nations unies, l’argument d’une attaque chimique perpétrée par Damas n’était pas soutenu par le représentant du secrétaire général. Au contraire celui-ci soulignait l’impossibilité à ce stade de savoir comment cette attaque avait pu avoir lieu. La Bolivie a même mis en doute l’existence de cette attaque qui n’est connue que par les Casques blancs, c’est-à-dire un groupe d’Al-Qaïda que le MI6 encadre pour les besoins de sa propagande. Au demeurant, tous les experts militaires soulignent que les gaz de combats doivent être dispersés par des tirs d’obus et jamais, absolument jamais, par des bombardements aériens.

Quoi qu’il en soit, l’attaque états-unienne contre la base de Chayrat s’est caractérisée par sa brutalité apparente : les 59 missiles BGM-109 Tomahawk avaient une puissance cumulée presque deux fois équivalente à la bombe atomique d’Hiroshima. Pourtant, l’agression s’est aussi caractérisée par son inefficacité : s’il y a bien eu des martyrs tentant d’éteindre un incendie, les dégâts sont si peu importants que la base fonctionnait à nouveau le lendemain.

Force est de constater que soit l’US Navy est un « tigre en papier », soit cette opération n’est qu’une mise en scène.

Dans ce cas, on comprend mieux que la défense anti-aérienne russe n’ait pas réagi. Ce qui suppose que les missiles anti-missiles S-400, dont le fonctionnement est automatique, aient été volontairement désactivés au préalable.

Tout s’est déroulé comme si la Maison-Blanche avait imaginé une ruse visant à emmener ses alliés dans une guerre contre les utilisateurs d’armes chimiques, c’est-à-dire contre les jihadistes. En effet, à ce jour, selon les Nations unies, les seuls cas établis d’usage de ces armes en Syrie et en Irak leur ont été attribués.

Au cours des trois derniers mois, les États-Unis ont rompu avec la politique du Républicain George Bush Jr. (qui signa la déclaration de guerre du Syrian Accountablity Act) et de Barack Obama (qui soutint le « printemps arabe », c’est-à-dire la réédition de la « Grande révolte arabe de 1916 » organisée par les Britanniques). Cependant Donald Trump n’était pas parvenu à convaincre ses alliés, notamment allemands, britanniques et français.

Sautant sur ce qui paraît être un changement radical de la politique US, Londres a multiplié les déclarations contre la Syrie, la Russie et l’Iran. Son ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson, a annulé sa visite à Moscou.

Seulement voilà : si Washington a changé de politique, pourquoi donc le secrétaire d’État Rex Tillerson a-t-il, au contraire, confirmé son déplacement à Moscou ? Et pourquoi donc le président Xi Jinping, qui se trouvait être l’hôte de son homologue états-unien durant le bombardement de Chayrat, a-t-il réagi si mollement, alors que son pays a fait par 6 fois usage de son veto pour protéger la Syrie au Conseil de sécurité ?

Au milieu de cet unanimisme oratoire et de ces incohérences factuelles, le conseiller adjoint du président Trump, Sebastian Gorka, multiplie les messages à contre sens. Il assure que la Maison-Blanche considère toujours le président el-Assad comme légitime et les jihadistes comme l’ennemi. Gorka est un ami très proche du général Michael T. Flynn qui avait conçu le plan de Trump contre les jihadistes en général et Daesh en particulier.

Source : « Et si Trump n’avait pas viré casaque ? », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie), Réseau Voltaire, 11 avril 2017, www.voltairenet.org/article195918.html

- Syrie: "pas de doute" que le régime est responsable de l'attaque, selon Mattis - AFP

Le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis a affirmé mardi qu'il n'y avait "pas de doute" sur le fait que le régime syrien était responsable de l'attaque chimique du 4 avril.

Les Etats-Unis et la Russie se sont affrontés mardi à propos de l'attaque chimique présumée en Syrie et du sort du président Bachar al-Assad, laissant présager des entretiens tendus mercredi à Moscou pour le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson.

Signe d'une nouvelle poussée de fièvre, quelques heures après l'arrivée dans la capitale russe de M. Tillerson, le secrétaire à la Défense James Mattis a accusé le régime syrien de l'attaque du 4 avril. Un responsable américain est même allé plus loin en s'interrogeant sur le rôle de la Russie, alliée de la Syrie, dans ce raid qui a fait 87 morts, dont des dizaines d'enfants.

Mais le président Vladimir Poutine a mis en garde contre des "provocations" à l'arme chimique qui seraient, selon lui, en préparation en Syrie afin de mettre en cause le président Assad.

En tout cas, pour le chef du Pentagone, "il n'y a pas de doute que le régime syrien est responsable de la décision d'attaquer et de l'attaque elle-même" contre la localité syrienne de Khan Cheikhoun, dans le nord-ouest de la Syrie.

M. Mattis a ainsi justifié la frappe punitive ordonnée le 6 avril par le président américain Donald Trump "pour dissuader le régime" de Damas de lancer une autre attaque de ce type.

Des responsables à la Maison Blanche se sont même interrogés sur la responsabilité de Moscou: "Comment est-il possible que leurs forces se trouvaient dans la même base que les forces syriennes qui ont préparé, planifié et mené cette attaque (...) et ne l'aient pas su à l'avance?", s'est demandé l'un d'eux.

"C'est une question que nous devons poser aux Russes", a-t-il averti, à la veille d'entretiens à Moscou entre Rex Tillerson et son homologue russe Sergueï Lavrov.

Il s'agit de la toute première visite en Russie d'un ministre américain depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, lequel avait prôné un rapprochement avec M. Poutine.

Le président russe, pour qui la frappe américaine du 6 avril fut une "agression contre un Etat souverain", a averti contre d'éventuelles manipulations. "On s'apprête à balancer de nouveau quelque substance et à accuser les autorités syriennes de son utilisation", a déclaré le chef du Kremlin.

La diplomatie russe espère des "négociations productives" avec M. Tillerson, qui fut décoré par le président Poutine du temps où il était PDG du pétrolier ExxonMobil, plaidant pour une "coopération constructive" et non la "confrontation" avec les Etats-Unis.

On ne sait pas encore si M. Tillerson verra M. Poutine, le Kremlin et le département d'Etat refusant de le confirmer.

De son côté, le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer a jugé que M. Assad avait fait pire qu'Hitler, une comparaison hasardeuse qu'il a vite amendée devant le tollé. Il a ensuite présenté des excuses pour ce "commentaire inapproprié et manquant de sensibilité".

Après avoir semblé prendre ses distances avec la crise syrienne, notamment sur le sort du président Assad, l'administration Trump a fait volte-face la semaine dernière en bombardant pour la première fois le régime de Damas.

Réunis mardi avec leurs partenaires du G7 en Italie, les Etats-Unis ont martelé que l'avenir de la Syrie devait s'écrire sans son président. Rex Tillerson affirmant même que "le règne de la famille Assad touche à sa fin".

Le secrétaire d'Etat s'est en outre interrogé devant la presse en Toscane sur l'"alliance à long terme" entre Moscou et Damas. "La Russie ne préférerait-elle pas se réaligner sur les Etats-Unis et les autres pays occidentaux et du Moyen Orient qui cherchent à résoudre la crise syrienne?", a-t-il demandé.

"Un dirigeant qui a tué, et qui continue de tuer, des centaines de milliers de gens de son propre peuple (...) doit partir", a insisté à Washington le porte-parole du département d'Etat, Mark Toner.

Mais même si le départ du président syrien demeure un objectif des Etats-Unis, "vaincre le groupe jihadiste Etat islamique reste la priorité", a réaffirmé le chef du Pentagone James Mattis lors d'une conférence de presse avec le général Joseph Votel, chef des forces américaines au Moyen-Orient.

L'Iran, autre allié de la Syrie, a prévenu qu'une nouvelle action militaire américaine contre Damas ne resterait pas "sans réponse", tandis que la diplomatie russe annonçait pour "la fin de la semaine à Moscou" une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères de la Russie, de la Syrie et de l'Iran. AFP 11.04

Chili.

- Les étudiants chiliens manifestent contre la réforme de l'enseignement - Reuters

Des milliers d'étudiants chiliens ont défilé dans les rues de plusieurs villes du pays pour réclamer une amélioration de la réforme de l'enseignement supérieur alors que le Parlement débat d'une réforme. Reuters 12 avril

Ils osent tout.

- "Même Hitler n'en était pas arrivé à utiliser des armes chimiques", selon le porte-parole de Trump qui parle d'Assad - Le Huffington Post

- Pour Benoît Hamon, "si vous aimez vos enfants vous ne pouvez pas voter Marine Le Pen" - Le Huffington Post

Il a dû s'inspirer de la représentante américaine à l'ONU Nikki Haley produisant des photos d’enfants morts, après l'attaque chimique en Syrie attribuée à Assad...

500.000 enfants irakiens victime de l'embargo américain “parce que ça en valait la peine” avait déclaré Madeleine Albright. https://www.youtube.com/watch?v=RM0uvgHKZe8&app=desktop

Remarque d'un internaute dans un autre article qui peut s'adresser à Hamon: "Quand les enfants du Donbass étaient massacrés par les missiles Grad personne ne s’appitoyait devant leur photos…"

Ne votez pas non plus Hamon, mieux, ne votez pas du tout !

- Hamon se pose en candidat des jeunes et des défavorisés - Reuters

- Le "communiste" Mélenchon devient la cible de toutes les attaques - Le Huffington Post

- Mélenchon surpris par "le virage à droite complètement inouï" de Macron - AFP

- Macron répond à la percée de Mélenchon en se posant en candidat de "l'indignation" et du renouvellement - AFP

- Fillon renvoie Mélenchon et Le Pen dos-à-dos - AFP

- Un vice-ministre syrien en colloque à Paris: Jean-Marc Ayrault "indigné" - AFP

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault s'est déclaré "indigné" par la réception mardi à Paris, lors d'un colloque organisé par des députés, d'un vice-ministre syrien, Ayman Soussan. AFP 11.04


Le 11 avril 2017

CAUSERIE

J'ai mis en plein écran l'image de la ville syrienne ravagée qui figure plus haut, pour montrer à ma compagne et sa soeur qui sont toutes les deux illettrées et profondément arriérées ce que signifie la guerre menée par les Etats-Unis et ses alliés contre le peuple syrien.

Elles ont fixé l'écran, les yeux ronds, la bouche entrouverte, puis elles sont demeurées silencieuses quelques instants qui m'ont semblé interminables, l'atmosphère était pesante, elles n'arrivaient pas à réaliser ce qu'elles avaient sous les yeux, alors je leur ai dit que ce n'était pas un décor de cinéma ou une mise en scène, mais que c'était bien ce qui restait d'une ville comparable à Pondichéry ou Chennai. Selvi s'est alors écriée : "il faut les tuer, c'est horrible".

Effectivement, c'est le sort qu'on devrait réserver aux auteurs de cette guerre et de toutes les autres, à tous ceux qui les ont orchestrées, soutenues ou qui en ont été les complices, car c'est vraiment abominable, monstrueux de cruauté, de barbarie de faire supporter une telle épreuve à un peuple tout entier, innocent ou dont les autorités n'ont jamais déclaré la guerre à personne, à aucun Etat ou peuple dans le monde.

Je voulais tester leur réaction sachant qu'elles étaient totalement vierges de toute idée politique et je n'ai pas été déçu. Je dois préciser qu'elles ne regardent pas la télévision ou très rarement, pas chez moi puisque je n'en ai pas, elles n'écoutent pas la radio et elles ne lisent pas les journaux, leur univers s'arrête au bout du village où elles habitent ou ne va pas plus loin que leurs lieux de travail situés à 10 minutes de chez elles, j'allais oublier le temple qui se trouve entre les deux où elles prient pour le salut de mon âme! Elles ne subissent donc pratiquement aucune influence ou pression du monde extérieur, aussi leur réaction est pour ainsi dire la plus naturelle qui soit et m'est très précieuse pour mieux cerner la nature humaine et la manière dont elle peut se manifester ou évoluer au contact de certains facteurs.

Tous les peuples aspirent naturellement au bien-être et à la paix, hormis leurs dirigeants qui les traitent comme du bétail, et sont prêts à les envoyer à la boucherie s'ils estiment que c'est nécessaire pour préserver leurs privilèges.

Les destructions causées par toutes ces guerres doivent se chiffrer au total en dizaines de milliers de milliards de dollars en additionnant les infrastrutures, les immeubles ou maisons d'habitation, les entreprises et les cultures ainsi que tout le matériel ou les machines détruites. Bien entendu ces pays n'ont pas les moyens financiers de les reconstruire ou de les fabriquer à nouveau, ils devront donc emprunter cette somme colossale auprès de ceux qui ont commis ces destructions.

On est donc bien dans une logique d'économie de guerre, qui seule peut palier l'absence de croissance mondiale ou s'y substitue pour que le régime capitalisme en putréfaction puisse survivre à lui-même. C'est cela qui fait tourner la machine capitaliste et fournit des emplois dans les pays occidentaux, qui permettent ainsi à leur population de conserver un mode de vie supérieur au reste de l'humanité dans l'indifférence quasi-générale, puisque tout le monde ou presque en tire profit. Cela explique l'attitude infâme des dirigeants du mouvement ouvrier en France.

Suite de la causerie d'hier

Nous avons dit (à propos du GMI) : "En réduisant notre discours en direction de la classe ouvrière et des classes moyennes au programme communiste, on se coupe de 99,99% des travailleurs... A méditer tranquillement, sérieusement." Poursuivons.

Qu'observe-t-on avec Mélenchon ? Un phénomène pratiquement identique à celui de 2012 qui s'est amplifié, nul ne peut nier que son discours attire les foules. Maintenant il faut distinguer ce qu'il dit, la manière dont il le dit et la manière dont les travailleurs l'interprètent.

Que dit-il ? Qu'il faut renégier les traité de l'UE, sinon, sinon quoi laissant entendre qu'il faudra en sortir. Il dit la même chose de l'euro, si la BCE lui mettait des bâtons dans les roues. Qu'il faut sortir de l'OTAN. Que la Ve République est à bout de souffle et qu''il faut une VIe République, laissant entendre là encore que la Ve République serait liquidée. Il dit qu'il faudra s'attaquer aux privilèges des oligarques, laissant entendre qu'il faudra s'attaquer aux fondements du capitalisme, etc. etc.

Maintenant, nous, nous savons qu'il n'a pas du tout l'intention d'appliquer ce programme. Pourquoi ? Mais parce qu'il coïncide avec celui de la révolution socialiste et nécessiterait d'affronter directement la classe des capitalistes.

Comment les travailleurs ont-ils interprété son discours ? Exactement comme je viens de le faire, ce qui signifie que la perspective de sortir de l'UE ne les rebute pas, pas plus que l'abandon de l'euro, la liquidation de la Ve République, la nécessité de se mobiliser pour affronter les capitalistes etc. etc.

La différence qui existe entre Mélenchon et les trotskystes, ceux du POI ou du POID, c'est qu'il a su trouver la bonne formule, la forme, les mots, le ton qu'il fallait pour s'adresser aux masses, alors que nos dirigeants en ont toujours été incapables.

On nous rétorquera qu'il y avait à boire et à manger dans son discours, beaucoup d'approximations, d'hésitations, certes, certes, mais que croyez-vous qu'il arrive quand vous tenez aux travailleurs un discours au carré, que vous estimez d'une précision ou d'une clarté absolue, qu'il n'y en aura pas pour l'interpréter autrement ou y trouver ce qui n'y figurait pas, c'est inévitable, alors ce n'est pas un problème ou n'infirme pas ce que nous venons d'exposer, on pourrait même dire au contraire dans le cas de Mélenchon dans la mesure où les masses sont sans aucun doute plus à gauche ou révolutionnaire que lui, autrement dit notre argument trouve ici sa justification si nécessaire.

Notre malheur si je puis dire, c'est que nous n'avons jamais eu de dirigeants ayant le charisme de Mélenchon pour présenter aux masses le programme de la révolution socialiste, ce n'est donc pas notre programme ou le socialisme qui serait en cause, mais uniquement nos dirigeants ainsi que tous ceux des différents groupes de militants issus de ce courant politique, ne parlons pas de ceux des autres courants trotskystes qui sont misérables ou des crétins, Poutou, Besancenot, Krivine, Laguiller, Arthaud et Cie.

Comment justifier l'inexistence d'un parti ouvrier révolutionnaire ? Un exercice périlleux.

Comment pour justifier leur décomposition ou leur incapacité à construire un nouveau parti ouvrier sur les bases du socialisme, des trotskystes en arrivent à souhaiter la survie des partis sociaux-libéraux et staliniens qui sont devenus des piliers du régime, des instruments de la contre-révolution, de la réaction.

- "Mais nous ne confondons pas les contraires. Ce qui est aujourd’hui en question, ce n’est pas la liquidation de ces vieux partis par le prolétariat révolutionnaire. Ce qui est en question, c’est la liquidation de ces partis par une offensive réactionnaire de la bourgeoisie qui entend priver la classe ouvrière de tout instrument politique pour chasser les partis bourgeois, postuler à son propre pouvoir. Et c’est pourquoi nous sommes inconditionnellement pour défaire cette offensive. "(Éditorial du bulletin « Combattre pour le socialisme » n°64 (n°146 ancienne série) - 1er mars 2017 - http://socialisme.free.fr)

Sur quoi s'appuie leur argumentation ? Sur l'ignorance des masses dont ils n'ont pu conquérir les éléments les plus conscients ou avancés qui ont sombré dans le gauchisme ou l'opportunisme du fait du dogmatisme incurable de ces dirigeants consistant à vouloir imposer leur théorie au lieu de partir de la réalité et des rapports existant entre les classes. Il suffit de lire leur littérature pour en être convaincu, sa lecture rebutera 99,99 % des travailleurs qui ne sont pas prêts à entendre un tel discours, même le discours le plus juste qui soit.

Ils s'évertuent à expliquer qu'en France les dirigeants du PS et du PCF s'emploient à déduire leurs propres partis, que tous les acteurs politiques y mettent la main à la pâte, omettant de préciser que la classe dominante à laquelle sont liés ces dirigeants s'emploie à les préserver sous perfusion, les finance ou subventionne, leur accorde des tribunes gratuites dans ses médias, allant même jusqu'à les porter au pouvoir lorsque leurs candidats sont usés jusqu'à la corde (Sarkozy) sachant qu'ils poursuivront la politique de leurs prédécesseurs.

Tous les arguments qu'ils avancent sont falacieux ou relèvent de la falsification des faits, car jamais la classe des capitalistes ne s'est autant enrichie que lorsqu'un président de la République (Mittarrand, Hollande) ou un Premier ministre (Jospin) était issu du PS, et chacun s'accorde à reconnaître que jamais un représentant du parti officiel de l'ordre au pouvoir (LR de nos jours) n'aurait pu appliquer une politique aussi antisociale ou liberticide tournée contre les travailleurs que lorsque le PS était au pouvoir.

Lorsque les travailleurs votent pour le PS ou le PCF, c'est par dépit, parce qu'ils n'ont pas d'autres alternatives hormis l'abstention ou le vote blanc ou nul, parce que ceux qui se présentent comme l'avant-garde du mouvement ouvrier ou du prolétariat ont totalement failli, c'est cette faillite politique qu'exprime avant tout ce vote du désespoir.

Les socialistes sont devenus des néoconservateurs ultra libéraux, les communistes sont devenus des staliniens, divisés entre réformistes bourgeois impérialistes ou souverainiste social-chauvins, les trotskystes sont devenus : soit des réformatistes bourgeois, soit ils se sont fossilisés en se coupant des masses.

Finalement affirmer que les travailleurs n'avaient pas ou plus d'illusions dans le PS et le PCF et souhaiter que ces partis continuent d'exister, les soutenir en fait (Appeler à voter Hamon), devait conduire leurs auteurs à connaître le même sort.

Je pourrais accuser ces militants d'être de mauvaise foi ou d'être malhonnêtes intellectuellement parler, mais ce serait trop facile, les faits suffisent à eux-mêmes. En revanche je prétends qu'ils ne croient même pas dans leur argumentation frelatée pour avoir écrit "Il est absolument certain que le PS, le PCF sont passés du côté de l’ordre bourgeois, et ce définitivement.", vraiment, sans blague, tout le monde le saurait d'après ce qu'ils affirment dans cet article, en premier lieu les travailleurs, alors pourquoi s'employer à nouveau à essayer de convaincre qui au juste ? Eux peut-être ! En fait, c'est un facteur qu'ils n'ont jamais été capables d'intégrer dans leur analyse de la situation, qui plus est dans leur stratégie, d'où leur refus d'envisager que ces partis disparaissent ou soient réduits à une portion congrue parce qu'ils demeurent indispensables pour justifier leur ligne politique.

La situation actuelle est pour l'essentiel le produit de la faillite des intellectuels de l'avant-garde trotskyste, qui pour avoir rompu avec le marxisme n'ont jamais été capables de développer une politique indépendante conforme au socialisme, de définir une stratégie pour construire un nouveau parti ouvrier révolutionnaire.

Ils peuvent produire de très longs articles qui épateront peut-être les plus naïfs, mais nous ne sommes pas dupes. Tous les arguments qu'ils avancent pour justifier leur appel à voter Hamon sont bourrés de contradictions (et de non-dits révélateurs) et peuvent être facilement démontés, pas un ne résisterait à une analyse sérieuse. J'emploie le conditionnel car set article faisant 14 pages, je ne l'ai lu qu'en diagonal pour ne pas choper une migraine. Le peu que j'en ai lu, notamment la partie consacrée au sauvetage désespéré du PS et du PCF, m'a permis de constater à quel point leur exercice était puéril, aussi j'invite les lecteurs que cela intéresserait à le lire très attentivement afin d'exercer ou d'aiguiser leur esprit critique, un excellent entraînement je vous assure. Qu'ils ne perdent jamais de vue que le courant trotskyste dit lambertiste (CCI-POI, TCI-POID, GMI, La Commune, Combattre pour le socialisme, etc.) a eu plus de 70 ans pour construire un parti et qu'ils n'y sont jamais parvenus, au contraire il s'est complètement disloqué, mais comme ces gens-là ne doutent décidément de rien, ils en sont fiers et pas instant il ne leur viendra à l'esprit qu'ils en portent la responsabilité.

(A suivre avec les conséquences qui en ont découlées, je croule sous les tâches ménagères et il fait 40°C à l'ombre, je ne suis pas un putain de nanti qui s'accommode du vieux monde pourri, je dois me démerder pour survivre, vous m'excuserez, je suis excédé, quel temps précieux nous font perdre ces gens-là !)

Parole, parole, parole...

Propos rapportés par l'AFP ou différents médias.

"Mélenchon a changé", comment cela, se serait-il déjà renié ? La vrai question n'est pas de savoir combien de fois, puisque finalement il est resté fidèle au renégat du socialisme qu'il est devenu il y a près de 40 ans.

Qu'est-ce qui fait vivre ? Il s'est présenté avec "encore plus d'espoir dans ses bagages", les illusions, c'est léger au départ, mais très lourds lorsque vient le temps de la désillusion...

L'art de brasser du vent...

Vincent Tiberj, spécialiste de la gauche et professeur à Sciences-Po : "d'un point de vue idéologique, il brasse assez large" (LeParisien.fr 10 avril)

Le populisme assumé.

Le Huffington Post le 10 avril - La veille de son discours, chez On n'est Pas Couché, Jean-Luc Mélenchon affirmait lui même avoir changé. Il n'est plus l'homme toujours en colère, mais le philosophe rassurant. Il ne veut plus "construire une nouvelle Europe" mais sortir des traités. Il n'affirme plus son internationalisme, mais le laisse entendre. Il ne veut plus accueillir tout le monde, mais tarir le flux d'immigrés en arrêtant les guerres. Il ne chante plus la Marseillaise et l'Internationale, mais seulement la Marseillaise. Il ne s'adresse plus à ses "camarades", mais aux gens. Ce qu'une frange de son électorat regrette est peut-être ce qui lui vaut sa nouvelle popularité.

Un soutien naturel

- Présidentielle : Bernard-Henri Lévy vote Macron - LeParisien.fr

Après Alain Minc et Jacques Attali, le philosophe «BHL» se met à son tour en Marche derrière Emmanuel Macron. (...) Peu de temps avant d’appeler de ses vœux un second mandat de François Hollande. Ni l’un, ni l’autre (Sarkozy - ndlr) n’étant aujourd’hui qualifié dans la course Elyséenne, c’est donc pour Emmanuel Macron que le philosophe s’est mis en marche. LeParisien.fr 10.04

De quel candidat s'agit-il ?

- A l’automne 2016, «on a eu des offres du côté de l’Arabie Saoudite et du Qatar, auxquelles je n’ai pas donné suite par cohérence politique»

Réponse : M. Le Pen selon l’eurodéputé FN Bernard Monot. (liberation.fr 10.04)

J'en suis une victime.

- Les départs à la retraite ont diminué en 2016 - BFM Business

Le nombre de nouvelles retraites personnelles attribuées par l'Assurance retraite a diminué de 6,6% en 2016. En cause : le recul de l'âge légal de départ à 62 ans. BFM Business 10.04

S'ils le disent eux-mêmes...

- Les milieux d'affaires ukrainiens sont les plus corrompus au monde - sputniknews.com

L'Ukraine remporte le classement des pays où les milieux d'affaires sont les plus touchés par la corruption. Un signe alarmant pour cet État déjà englué dans une profonde crise économique.

La corruption est un problème important pour l'Ukraine et il semble que les efforts pour le régler soient vains. Selon la récente étude menée par la société Ipsos MORI à la demande de l'entreprise Ernst & Young, elle est en tête du classement mondial des pays avec les milieux d'affaires les plus corrompus.

Afin de dresser le classement, Ipsos MORI a interviewé 4 100 personnes de 41 pays différents entre novembre 2016 et janvier 2017. Outre l'Ukraine, Chypre, la Grèce, la Slovaquie, la Croatie, le Kenya, l'Afrique du Sud, la Hongrie, l'Inde et l'Égypte complètent le top 10. À l'inverse, le plus bas niveau de corruption est observé au Danemark, en Norvège, en Finlande, en Suisse et en Suède.

L'enquête a révélé que 88 % des Ukrainiens interrogés estiment que le business ukrainien est profondément touché par la corruption. Selon Alexey Kredisov, représentant de Ernst & Young en Ukraine, l'absence de croissance économique et d'amélioration du climat des affaires ainsi qu'un système pénal peu effectif expliquent en grande partie le fait qu'un grand nombre d'entrepreneurs violent les normes éthiques.

« Ces chiffres alarmants méritent l'attention des autorités du pays, et en particulier celle des représentants des pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires de l'Ukraine » a-t-il souligné. sputniknews.com 10.04

Cette info ne vient pas de l'agence de presse russe, mais de "la société Ipsos MORI à la demande de l'entreprise Ernst & Young".

Ils osent tout.

- Les Etats-Unis affirment avoir cloué au sol 20% de l'aviation syrienne - AFP

- Nouvelles révélations sur Penelope Fillon, à deux semaines du scrutin - La Tribune

- Bernie Sanders relance sa «révolution» - LeFigaro.fr

Figure de la gauche américaine, Bernie Sanders veut emmener le Parti démocrate vers la gauche avec son mouvement, «Our Revolution». LeFigaro.fr

- LVMH: les ventes du premier trimestre bondissent de 15% - AFP

Le numéro un mondial du luxe LVMH a vu ses ventes bondir de 15% au premier trimestre, à 9,88 milliards d'euros... AFP

- Strasbourg: Des plots en béton posés en urgence devant la cathédrale, mais que se passe-t-il? - 20minutes.fr

- Piratage des élections américaines : un Russe arrêté et incarcéré en Espagne - Franceinfo

Piotr Levachov est soupçonné d'avoir participé à des cyberattaques menées durant la campagne électorale américaine. Franceinfo

- Une virginité vendue aux enchères 2,3 millions d’euros - Liberation.fr

Agée de 18 ans, une mannequin roumaine a mis sa «première fois» en vente au plus offrant sur Internet. Un juteux business pour le site «d’escorts» qui a passé l’annonce depuis l’Allemagne. Liberation.fr

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Défense du marxisme

Le socialisme.

Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. - ( F. Engels -1877)

(Karl Marx par Friedrich Engels - Ecrit en juin 1877, paru dans le Volks-Kalender, Brunswick, 1878. Numérisé par l'encyclopédie de l'Agora.)

Extrait. Marx a inscrit son nom dans l'histoire de la science par de nombreuses et importantes découvertes, dont nous ne citerons ici que les principales.

La première est la révolution accomplie par lui dans la conception de l'histoire mondiale. On considérait auparavant que les raisons dernières de tous les changements historiques doivent être cherchées dans les idées changeantes des hommes et que, de tous les changements historiques, les plus importants, ceux qui dominent toute l'histoire, sont les changements politiques. Mais on ne se demandait pas d'où viennent les idées aux hommes et quelles sont les causes qui déterminent les changements politiques. Seule, la nouvelle école des historiens français et, en partie aussi des historiens anglais en était venue à la conviction que, depuis le Moyen âge au moins, la force motrice, dans l'histoire européenne, était la lutte qui se développait entre la bourgeoisie et la féodalité pour la domination sociale et politique. Mais c'est Marx qui démontra que, jusqu'à nos jours, toute l'histoire est une histoire de luttes de classe, qu'il ne s'agit dans toutes les luttes politiques, multiples et complexes, que de la domination sociale et politique de telle ou telle classe, que pour la classe ancienne il s'agit de maintenir cette domination et pour les classes qui s'élèvent de conquérir le pouvoir.

Mais comment naissent et se maintiennent ces classes. Elles naissent et se maintiennent toujours en vertu des conditions matérielles, tangibles, dans lesquelles une société donnée produit et échange ce qui est nécessaire à la vie. La domination féodale du moyen âge reposait sur l'économie de petites communautés paysannes qui produisaient ellesmêmes presque tous les produits de leur consommation, ignoraient à peu près l'échange et étaient protégées contre l'étranger par la noblesse belliqueuse qui leur conférait une cohésion nationale, ou du moins politique. Lorsque les villes grandirent et qu'il se forma une industrie artisane distincte, qui donna lieu à un commerce d'abord purement national, puis international, la bourgeoisie urbaine se développa et, dans sa lutte contre la noblesse, conquit sa place dans le régime féodal en tant que classe sociale jouissant de droits spéciaux. Mais la découverte de nouveaux pays, à partir du milieu du XVe siècle, fournit à la bourgeoisie un champ d'affaires plus vaste et, par suite, un nouveau stimulant à son industrie. Le métier fut supplanté dans les branches les plus importantes par la manufacture qui, elle-même, après l'invention de la machine à vapeur, au siècle dernier, fut refoulée par la grande industrie. Cette dernière, à son tour, réagit sur le commerce en supplantant dans les pays arriérés l'ancien travail à la main, en créant dans les pays plus développés les moyens actuels de communication, les machines à vapeur, les chemins de fer et le télégraphe électrique.

Ainsi la bourgeoisie concentrait de plus en plus entre ses mains les richesses et la puissance sociales, alors qu'elle resta longtemps encore écartée du pouvoir politique, qui se trouvait entre les mains de la noblesse et de la royauté appuyée sur la noblesse. Mais à un certain degré de développement — en France, par exemple, après la grande Révolution — la bourgeoisie conquit aussi le pouvoir et devint à son tour la classe gouvernante en face du prolétariat et des petits paysans.

De ce point de vue s'expliquent tous les phénomènes historiques — si l'on a une connaissance suffisante de la situation économique de la société, situation que négligent nos spécialistes de l'histoire. Les idées et les croyances de chaque époque s'expliquent également de la façon la plus simple par les conditions de vie économique de cette époque et par les rapportss sociaux et politiques qui en découlent. Ce n'est que grâce à cette conception que l'histoire a été posée pour la première fois sur son véritable terrain. Le fait évident que les hommes, avant tout, mangent, boivent, s'abritent et s'habillent et qu'ils doivent travailler avant de pouvoir lutter pour le pouvoir, s'occuper de politique, de religion et de philosophie, ce fait manifeste, jusqu'à présent complètement négligé, a enfin obtenu droit de cité dans l'histoire.

Pour l'idée socialiste, cette nouvelle conception de l'histoire était extrêmement importante. Il est maintenant démontré que toute l'histoire de l'humanité se meut dans les antagonismes et les luttes de classe, qu'il y a toujours eu des classes dominantes et dominées, exploiteuses et exploitées, et que la grande majorité des hommes a toujours été condamnée à un dur labeur et à une misérable existence. Pourquoi cela? Tout simplement parce qu'à toutes les étapes précédentes du développement de l'humanité la production était encore si faible que l'histoire ne pouvait avancer qu'avec l'existence de ces antagonismes; que seule une petite minorité privilégiée contribuait à la progression historique, tandis que la masse était condamnée à gagner par son travail ses maigres moyens de subsistance et à accroître sans cesse la richesse de la minorité privilégiée.

Mais cette conception de l'histoire, conception qui explique si naturellement et si simplement la domination de classe, expliquée jusque-là par la méchanceté des hommes, conduit aussi à la conviction que, vu le développement formidable atteint actuellement par les forces de production, il ne reste plus aucune raison, tout au moins dans les pays avancés, de diviser les hommes en dominateurs et en dominés, en exploiteurs et en exploités.

La grande bourgeoisie dominante a rempli sa mission historique; non seulement elle n'est plus capable de diriger la société, mais elle est devenue un obstacle au développement de la production, comme le démontrent les crises commerciales, principalement la dernière, et la dépression de l'industrie dans tous les pays. La direction historique est passée au prolétariat, classe qui peut s'affranchir uniquement parce que, en vertu de sa situation sociale, elle anéantit toute domination de classe, toute subordination et toute exploitation. Les forces productrices sociales, qui ont dépassé les capacités de la bourgeoisie, n'attendent que le moment de passer en la possession du prolétariat uni, qui établira un régime permettant à tous les membres de la société de participer non seulement à la production, mais aussi à la répartition et à la gestion des richesses sociales. Grâce à la régularisation rationnelle de toute la production, ce régime pourra élever les forces de production sociales et les produits créés par elles de façon à satisfaire de plus en plus les besoins raisonnables de chacun.

La deuxième découverte importante de Karl Marx est l'explication des rapports du capital et du travail, autrement dit, la démonstration de la façon dont s'accomplit l'exploitation des ouvriers par les capitalistes dans la société actuelle, avec le mode de production capitaliste existant. Depuis que l'économie politique avait établi que seul le travail est la source de toute richesse et de toute valeur, on devait fatalement se demander comment il se fait que le salarié ne reçoive pas toute la valeur produite par son travail et doive en abandonner une partie au capitaliste. C'est en vain que les économistes bourgeois et socialistes s'efforcèrent de donner une réponse strictement scientifique à cette question jusqu'au moment où Marx en apporta la solution. Le mode de production capitaliste actuel implique l'existence de deux classes sociales: d'un côté, les capitalistes, qui possèdent les instruments nécessaires à la production et à l'existence; de l'autre, les prolétaires, qui ne possèdent rien et sont obligés, pour vivre, de vendre leur seule marchandise: leur force de travail. Mais la valeur d'une marchandise quelconque est déterminée par la quantité de travail socialement nécessaire pour la production et le renouvellement de cette marchandise; par suite, la valeur de la force de travail d'un homme moyen pendant un jour, un mois, une année, est déterminée par la quantité de produits nécessaires à l'entretien de l'ouvrier pendant un jour, un mois, une année. Admettons que les produits nécessaires à un ouvrier pour un jour exigent six heures de travail, ou, ce qui revient au même, que le travail qui y est incorporé représente une durée de six heures. Dans ce cas, la valeur de la force de travail pour un jour s'exprimera par la somme d'argent nécessitant également six heures pour être produite. Admettons maintenant que le capitaliste qui occupe notre ouvrier lui paie cette somme, c'està- dire la valeur totale de sa force de travail. Si l'ouvrier travaillait actuellement six heures par jour pour le capitaliste, il rembourserait complètement au capitaliste la dépense effectuée par ce dernier: six heures de travail pour une somme valant six heures de travail. Mais alors il ne resterait rien dans la poche du capitaliste. Celui-ci, évidemment, raisonne tout autrement: j'ai acheté, dit-il, la force de travail de cet ouvrier non pas pour six heures, mais pour toute une journée. Par suite, il oblige l'ouvrier à travailler, suivant les circonstances, 8, 10, 12, 14 heures, et même davantage, de sorte que le produit des heures qui suivent la sixième heure de travail est le produit d'un travail impayé et s'en va dans la poche du capitaliste. Ainsi l'ouvrier au service du capitaliste non seulement rend à ce dernier la valeur qu'il en a reçue pour sa force de travail, mais produit encore une plus-value que le capitaliste commence par s'approprier et qui ensuite, en vertu de lois économiques déterminées, se répartit dans toute la classe capitaliste et forme la principale source d'où découlera la rente foncière, l'intérêt, l'accumulation capitaliste, en un mot toutes les richesses consommées et accumulées par les classes parasites.

Ainsi, il a été démontré que les richesses acquises par les capitalistes actuels proviennent de l'expropriation d'un travail d'autrui impayé, tout comme celles des propriétaires d'esclaves ou des seigneurs féodaux qui exploitaient le travail des serfs, et que toutes ces formes d'exploitation ne se distinguent que par la manière et les moyens employés pour s'approprier le travail d'autrui. Par suite, les classes possédantes ne peuvent plus arguer hypocritement que le Droit, la Justice, l'Egalité des droits et des devoirs, l'Harmonie générale des intérêts règnent dans l'ordre social actuel. La société bourgeoise d'aujourd'hui, comme les sociétés antérieures, est une forme gigantesque d'exploitation de l'immense majorité du peuple par une minorité infime, qui ne cesse en outre de diminuer.

C'est sur ces deux bases capitalistes que repose le socialisme scientifique contemporain.

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Défense du marxisme

Droit de l'homme contre droit du citoyen.

Extrait de « La Question juive » (K. Marx 1843)

On fait une distinction entre les « droits de l’homme » et les « droits du citoyen ». Quel est cet « homme » distinct du citoyen ? Personne d’autre que le membre de la société bourgeoise. Pourquoi le membre de la société bourgeoise est-il appelé « homme », homme tout court, et pourquoi ses droits sont-ils appelés droits de l’homme ? Qu’est-ce qui explique ce fait ? Par le rapport de l’État politique à la société bourgeoise, par l’essence de l’émancipation politique.

Constatons avant tout le fait que les « droits de l’homme », distincts des « droits du citoyen », ne sont rien d’autre que les droits du membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire de l’homme égoïste, de l’homme séparé de l’homme et de la communauté. La Constitution la plus radicale, celle de 1793, a beau dire : Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. « Art. 2. Ces droits (les droits naturels et imprescriptibles) sont : l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété. » En quoi consiste la « liberté » ? « Art. 6. La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui. » Ou encore, d’après la Déclaration des droits de l’homme de 1791 : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. »

La liberté est donc le droit de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Les limites dans lesquelles chacun peut se mouvoir sans nuire à autrui sont marquées par la loi, de même que la limite de deux champs est déterminée par un piquet. Il s’agit de la liberté de l’homme considéré comme monade isolée, repliée sur elle-même. (…) Mais le droit de l’homme, la liberté, ne repose pas sur les relations de l’homme avec l’homme, mais plutôt sur la séparation de l’homme d’avec l’homme. C’est le droit de cette séparation, le droit de l’individu limité à lui-même.

L’application pratique du droit de liberté, c’est le droit de propriété privée. Mais en quoi consiste ce dernier droit ?

« Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie. » (Constitution de 1793, art. 16.)

Le droit de propriété est donc le droit de jouir de sa fortune et d’en disposer « à son gré », sans se soucier des autres hommes, indépendamment de la société ; c’est le droit de l’égoïsme. C’est cette liberté individuelle, avec son application, qui forme la base de la société bourgeoise. Elle fait voir à chaque homme, dans un autre homme, non pas la réalisation, mais plutôt la limitation de sa liberté. Elle proclame avant tout le droit « de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie ».

Restent les autres droits de l’homme, l’égalité et la sûreté.

Le mot « égalité » n’a pas ici de signification politique ; ce n’est que l’égalité de la liberté définie ci-dessus : tout homme est également considéré comme une telle monade basée sur elle-même. La Constitution de 1795 détermine le sens de cette égalité : « Art. 5. L’égalité consiste en ce que la loi est la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. »

Et la sûreté ? La Constitution de 1793 dit : « Art. 8. La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. » La sûreté est la notion sociale la plus haute de la société bourgeoise, la notion de la police : toute la société n’existe que pour garantir à chacun de ses membres la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. C’est dans ce sens que Hegel appelle la société bourgeoise « l’État de la détresse et de l’entendement ».

La notion de sûreté ne suffit pas encore pour que la société bourgeoise s’élève au-dessus de son égoïsme. La sûreté est plutôt l’assurance de l’égoïsme. Aucun des prétendus droits de l’homme ne dépasse donc l’homme égoïste, l’homme en tant que membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire un individu séparé de la communauté, replié sur lui-même, uniquement préoccupé de son intérêt personnel et obéissant à son arbitraire privé. L’homme est loin d’y être considéré comme un être générique ; tout au contraire, la vie générique elle-même, la société, apparaît comme un cadre extérieur à l’individu, comme une limitation de son indépendance originelle. Le seul lien qui les unisse, c’est la nécessité naturelle, le besoin et l’intérêt privé, la conservation de leurs propriétés et de leur personne égoïste.

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En complément.

La proclamation universelle des droits de l'homme est tout juste bonne à justifier l'esclavagisme des temps modernes.

- "On a démontré comment la reconnaissance des droits de l'homme par l'État moderne ne signifie pas autre chose que la reconnaissance de l'esclavage par l'État antique. La base naturelle de l'État antique, c'était l'esclavage; celle de l'État moderne, c'est la société bourgeoise, l'homme de la société bourgeoise, c'est-à-dire l'homme indépendant, qui n'est rattaché à autrui que par le lien de l'intérêt privé et de la nécessité naturelle, dont il n'a pas conscience, l'esclavage du travail intéressé, de son propre besoin égoïste et du besoin égoïste d'autrui. L'État moderne, dont c'est là la base naturelle, l'a reconnue comme telle dans la proclamation universelle des droits de l'homme". (K. Marx – F. Engels : La sainte famille ou Critique de la critique critique)

Défense du marxisme

La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée..

Chapitre XIII : Dialectique. Négation de la négation. Friedrich Engels : Anti-Duhring (1878).

Extraits.

C'est déjà un manque total d'intelligence de la nature de la dialectique, que de la tenir, comme fait M. Dühring, pour un instrument de pure démonstration, à la façon dont on peut se faire une idée bornée, disons de la logique formelle ou des mathématiques élémentaires. Même la logique formelle est avant tout une méthode pour trouver des résultats nouveaux, pour progresser du connu à l'inconnu, et cela est vrai, mais dans un sens bien plus élevé encore, de la dialectique qui, en outre, en brisant l'horizon étroit de la logique, contient le germe d'une vue plus vaste du monde.

(La négation de la négation) Une procédure très simple, qui s'accomplit en tous lieux et tous les jours, que tout enfant peut comprendre, dès qu'on élimine le fatras mystérieux sous lequel la vieille philosophie idéaliste la dissimulait et sous lequel des métaphysiciens incurables de la trempe de M. Dühring continuent à avoir intérêt à la cacher. Prenons un grain d'orge. Des milliards de grains d'orge semblables sont moulus, cuits et brassés, puis consommés. Mais si un grain d'orge de ce genre trouve les conditions qui lui sont normales, s'il tombe sur un terrain favorable, une transformation spécifique s'opère en lui sous l'influence de la chaleur et de l'humidité, il germe : le grain disparaît en tant que tel, il est nié, remplacé par la plante née de lui, négation du grain.

Mais quelle est la carrière normale de cette plante ? Elle croît, fleurit, se féconde et produit en fin de compte de nouveaux grains d'orge, et aussitôt que ceux-ci sont mûrs, la tige dépérit, elle est niée pour sa part. Comme résultat de cette négation de la négation, nous avons derechef le grain d'orge du début, non pas simple, mais en nombre dix, vingt, trente fois plus grand. (...)

Il n'en va pas autrement en histoire. Tous les peuples civilisés commencent par la propriété en commun du sol. Chez tous les peuples qui dépassent un certain stade primitif, cette propriété en commun devient, au cours de l'évolution de l'agriculture, une entrave pour la production. Elle est abolie, niée, transformée en propriété privée après des stades intermédiaires plus ou moins longs. Mais à un stade plus élevé du développement de l'agriculture atteint grâce à la propriété privée du sol elle-même, c'est inversement la propriété privée qui devient une entrave pour la production, - comme c'est aujourd'hui le cas aussi bien pour la petite que pour la grande propriété foncière. On voit surgir avec un caractère de nécessité la revendication qui tend à ce qu'elle soit niée également, à ce qu'elle soit retransformée en propriété commune. Mais cette revendication ne signifie pas la restauration de l'ancienne propriété en commun primitive, mais l'établissement d'une forme bien plus élevée et plus développée de propriété collective qui, bien loin de devenir une barrière pour la production sera, au contraire, la première à la libérer de ses entraves et à lui permettre la pleine utilisation des découvertes chimiques et des inventions mécaniques modernes.

Autre exemple encore. La philosophie antique était un matérialisme primitif naturel. En tant que tel, elle était inc apable de tirer au net le rapport de la pensée et de la matière. Mais la nécessité d'y voir clair conduisit à la doctrine d'une âme séparable du corps, puis à l'affirmation de l'immortalité de cette âme, enfin au monothéisme. Le matérialisme antique fut donc nié par l'idéalisme. Mais dans le développement ultérieur de la philosophie, l'idéalisme à son tour devint insoutenable et fut nié par le matérialisme moderne. Celui-ci, négation de la négation, n'est pas la simple réinstallation de l'ancien matérialisme, mais ajoute aux fondements persistants de celui-ci tout le contenu de pensée d'une évolution deux fois millénaire de la philosophie et des sciences de la nature, ainsi que de ces deux millénaires d'histoire eux-mêmes. Après tout ce n'est plus une philosophie, mais une simple vue du monde qui n'a pas à faire ses preuves et à se mettre en oeuvre dans une science des sciences à part, mais dans les sciences réelles. La philosophie est donc ici “ levée ”, c'est-à-dire à la fois “ surmontée et conservée”, surmontée dans sa forme, conservée dans son contenu réel.

Enfin, même la doctrine de l'égalité de Rousseau...

A l'état de nature et de sauvagerie, les hommes étaient égaux; et comme Rousseau tient déjà le langage pour une altération de l'état de nature, il a parfaitement raison d'appliquer l'égalité entre animaux d'une même espèce dans toute l'étendue de cette espèce à ces hommes -animaux récemment classifiés par hypothèse par Haeckel comme alales, privés de langage. Mais ces hommes -animaux égaux avaient sur le reste des animaux l'avantage d'une propriété : la perfectibilité, la possibilité d'évoluer ultérieurement 2; et ce fut la cause de l'inégalité.

Rousseau voit donc un progrès dans la naissance de l'inégalité. Mais ce progrès était antagoniste, c'était en même temps un recul.

“ Tous les progrès ultérieurs [au delà de l'état de nature] ont été en apparence autant de pas vers la perfection de l'individu, et en effet, vers la décrépitude de l'espèce ... La métallurgie et l'agriculture furent les deux arts dont l'invention produisit cette grande révolution. ” (La transformation de la forêt vierge en terre cultivée, mais aussi l'introduction de la misère et de la servitude au moyen de la propriété.)

“ Pour le poète, c'est l'or et l'argent, mais pour le philosophe ce sont le fer et le blé qui ont civilisé les hommes et perdu le genre humain. ”

Tout nouveau progrès de la civilisation est, en même temps, un nouveau progrès de l'inégalité. Toutes les institutions que se donne la société née avec la civilisation, tournent à l'encontre de leur but primitif.

“ Il est incontestable, et c'est la maxime fondamentale de tout le droit politique, que les peuples se sont donné des chefs pour défendre leur liberté et non les asservir.”

Et cependant, ces chefs deviennent nécessairement les oppresseurs des peuples et renforcent cette oppression Jusqu'au point où l'inégalité, poussée à son comble, se retransforme en son contraire, devient cause de l'égalité : devant le despote tous sont égaux, à savoir égaux à zéro.

“ C'est ici le dernier terme de l'inégalité et le point extrême qui ferme le cercle et touche au point d'où nous sommes partis : c'est ici que tous les particuliers redeviennent égaux, parce qu'ils ne sont rien et que les sujets n'ont plus d'autre loi que la volonté du maître.”

Mais le despote n'est maître que tant qu'il a la violence et c'est pourquoi “ sitôt qu'on peut l'expulser, il n'a point à réclamer contre la violence... La seule force le maintenait, la seule force le renverse. Toutes choses se passent ainsi selon l'ordre naturel. ”

Et ainsi, l'inégalité se change derechef en égalité, non toutefois en cette vieille égal ité naturelle de l'homme primitif privé de la parole, mais dans l'égalité supérieure du contrat social. Les oppresseurs subissent l'oppression. C'est la négation de la négation. (...)

Qu'est-ce donc que la négation de la négation ? Une loi de développement de la nature, de l'histoire et de la pensée extrêmement générale et, précisément pour cela, revêtue d'une portée et d'une signification extrêmes; loi qui, nous l'avons vu, est valable pour le règne animal et végétal, pour la géologie, les mathématiques, l'histoire, la philosophie, et à laquelle M. Dühring lui-même, bien qu'il se rebiffe et qu'il regimbe : est obligé à son insu d'obéir à sa manière. (...)

Si je dis de tous ces processus qu'ils sont négation de la négation, je les comprends tous ensemble sous cette unique loi du mouvement et, de ce fait, je ne tiens précisément pas compte des particularités de chaque processus spécial pris à part. En fait la dialectique n'est pas autre chose que la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée.

Eugen Dühring, un social-démocrate allemand tardif, universitaire vaniteux, ennemi de la dialectique et donc du socialisme scientifique développé par Marx et Engels, au profit de "vérités éternelles", un vulgaire fatras de "de stupidité(s) d'une part et de banalité(s) d'autre part, écrira le 28 mai 1876 Engels à Marx en lui communiquant son "plan" d'Anti-Dühring.

J'ai reproduit ces passages parce qu'ils sont à la portée de tous. Ne pas populariser la dialectique au sein de la population est inexcusable.

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Défense du marxisme

Socialisme contre sentimentalisme.

Socialisme de juristes. - (F. Engels et K. Kautsky -1886)

Au moyen âge la conception du monde était essentiellement théologique. L’unité du monde européen qui n’existait pas en fait à l’intérieur, fut réalisée à l’extérieur, contre l’ennemi commun, les Sarrazins, par le christianisme. C’est le catholicisme qui fut le creuset de l’unité du monde européen, groupe de peuples en rapports mutuels constants au cours de leur évolution. Ce rassemblement théologique ne se limita pas au domaine des idées. Il avait une existence réelle, non seulement dans la personne du pape qui était son centre monarchique, mais avant tout dans l’Eglise organisée féodalement et hiérarchiquement, et qui, en sa qualité de propriétaire d’environ un tiers du sol, détenait dans chaque pays une puissance politique énorme dans l’organisation féodale. L’Eglise, avec sa propriété foncière de type féodal, était le lien réel entre les divers pays ; l’organisation féodale de l’Eglise donnait sa consécration religieuse au féodalisme temporel de l’organisation politique. Le clergé était en outre la seule classe cultivée. Il allait donc de soi que le dogme de l’Eglise devait être le point de départ et la base de toute pensée. Droit, science de la nature, philosophie, l’étalon appliqué à toute connaissance était le suivant : son contenu concorde-t-il avec les enseignements de l’Eglise ou non ?

Mais au sein de la féodalité se développait la puissance de la bourgeoisie. Une classe nouvelle entrait en scène contre les grands propriétaire fonciers. Les bourgeois des villes étaient avant tout et exclusivement des producteurs de marchandises et vivaient du commerce des marchandises, alors que le mode de production féodal reposait essentiellement sur l’auto-consommation des produits fabriqués à l’intérieur d’un cercle restreint — ces consommateurs étant en partie les producteurs, en partie les féodaux qui levaient tribut. La conception catholique du monde, taillée à la mesure du féodalisme, ne pouvait plus suffire à cette classe nouvelle et à ses conditions de production et d’échange. Cependant elle resta prisonnière elle aussi un temps assez long de la toute-puissante théologie. Toutes les Réformes et les luttes qui s’y rattachent et furent menées du XIIIe au XVIIe siècle sous une raison sociale religieuse, ne sont, sous leur aspect théorique, que des tentatives répétées de la bourgeoisie des plébéiens des villes et de leurs alliés les paysans en rébellion, pour ajuster la vieille conception théologique du monde aux conditions économiques nouvelles et à la situation de la classe nouvelle. Mais cela n’allait pas. L’étendard religieux flotta pour la dernière fois en Angleterre au XVIIe siècle, et, cinquante ans plus tard à peine, la nouvelle conception classique de la bourgeoisie, la conception juridique entra en scène en France sans déguisement.

C’était une sécularisation de la conception théologique. Au dogme, au droit divin se substituait le droit humain, à l’Eglise l’Etat. Les rapports économiques et sociaux, que l’on s’était autrefois représentés comme créés par l’Eglise et le dogme, parce que l’Eglise leur donnait sa sanction, on se les représentait maintenant comme fondés sur le droit et créés par l’Etat. Parce que l’échange des marchandises à l’échelle de la société et dans son plein épanouissement, favorisé notamment par l’octroi d’avances et de crédit, engendrait de complexes relations contractuelles réciproques et exigeait de ce fait des règles de portée générale qui ne pouvaient être édictées que par la collectivité — normes juridiques fixées par l’Etat —, on se figura que ces normes juridiques n’avaient pas pour origine les faits économiques, mais que c’était leur codification formelle par l’Etat qui leur donnait naissance. Et parce que la concurrence, qui est la forme fondamentale des relations entre libres producteurs de marchandises, est la plus grande niveleuse qui soit, l’égalité devant la loi devint le grand cri de guerre de la bourgeoisie. La lutte de cette classe ascendante contre les seigneurs féodaux et la monarchie absolue qui les protégeait alors, devait nécessairement, comme toute lutte de classes, être une lutte politique, une lutte pour la possession de l’Etat, et c’était nécessairement une lutte pour la satisfaction de revendications juridiques : ce fait contribua à consolider la conception juridique du monde.

Mais la bourgeoisie engendra son double négatif, le prolétariat, et avec lui une nouvelle lutte de classes, qui éclaté avant même que la bourgeoisie eût entièrement conquis le pouvoir politique. De même que, naguère, la bourgeoisie dans as lutte contre la noblesse avait, par tradition, traîné la conception théologie du monde pendant un certain temps encore, de même au début le prolétariat a repris de son adversaire les conceptions juridiques et à cherché à y puiser des armes contre la bourgeoisie. Les premières formations politiques prolétariennes comme leurs théoriciens, demeurent absolument sur le « terrain juridique » à la seule différence que leur terrain juridique n’était pas le même que celui de la bourgeoisie. D’une part la revendication de l’égalité était étendue : l’égalité juridique devait être complétée par l’égalité sociale ; d’autre part, des propositions d’Adam Smith — selon qui, le travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail doit être partagé par le travailleur avec le propriétaire foncier et le capitaliste —, on tirait la conclusion que ce partage était injuste et devait être soit aboli, soit au moins modifié au profit des travailleurs. Mais le sentiment qu’en laissant cette question sur le seul terrain « du droit » on ne pourrait nullement éliminer les méfaits engendrés par le mode de production du capitalisme bourgeois et surtout par la grande industrie moderne, conduisit déjà les plus importants esprits, chez les premiers socialistes — Saint-Simon, Fourier et Owen — à délaisser complètement le terrain juridico-politique et à déclarer que toute lutte politique était stérile.

Ni l’une, ni l’autre de ces conceptions ne suffisait à exprimer de façon satisfaisante ni à résumer totalement les aspirations de la classe ouvrière à l’émancipation qu’avaient engendrées la situation économique. La revendication de l’égalité, tout comme la revendication du produit total du travail, se perdaient dans d’inextricables contradictions dès qu’on cherchait à les formuler en détail sur le terrain juridique et ne touchaient pas ou peu au nœud du problème, la transformation du mode de production. Refusant la lutte politique, les grands utopistes refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient le seul mode d’action possible pour la classe dont ils défendaient les intérêts. Ces deux conceptions faisaient abstraction de l’arrière-plan historique à qui elles étaient redevables de leur existence ; elles faisaient appel toutes les deux au sentiment ; l’une faisait appel au sentiment du droit, l’autre au sentiment d’humanité. Elles donnaient toutes les deux à leurs exigences la forme de vœux pieux dont il était impossible de dire pourquoi ils se seraient réalisés juste à ce moment et non mille ans plus tôt ou plus tard.

Pour la classe ouvrière dépouillée, par la transformation du mode de production féodal en mode de production capitaliste, de toute propriété sur les moyens de production, et constamment reproduite par le mécanisme du système de production capitaliste dans cet état héréditaire de prolétarisation, l’illusion juridique de la bourgeoisie ne peut suffire à exprimer totalement la situation où elle se trouve. Elle ne peut prendre elle-même une connaissance complète de cette situation que si elle regarde les choses dans leur réalité, sans lunettes teintées de couleurs juridiques. C’est à cela que l’aida Marx avec sa conception matérialiste de l’histoire, en démontrant que toutes les représentations juridiques, politiques, philosophiques, religieuses, etc. des hommes dérivent en dernière instance de leurs conditions de vie économiques, de leur manière de produire et d’échanger les produits. Il fournissait là au prolétariat la conception du monde correspondant à ses conditions de vie et de lutte ; à l’absence de propriété des travailleurs ne pouvait correspondre que l’absence d’illusions dans leur tête. Et cette conception prolétarienne du monde fait maintenant le tour du monde…

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Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme . - (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Extraits. Le prolétariat est un produit du capitalisme, du capitalisme mondial et pas seulement européen, pas seulement impérialiste. A l'échelle mondiale, que ce soit cinquante ans plus tôt ou cinquante ans plus tard,- à cette échelle, c'est une question de détail,- il est bien évident que le « prolétariat » « sera » uni, et qu'en son sein la social-démocratie révolutionnaire vaincra « inéluctablement ». Il ne s'agit pas de cela, messieurs les kautskistes, il s'agit du fait que maintenant, dans les pays impérialistes d'Europe, vous rampez à plat ventre devant les opportunistes, qui sont étrangers au prolétariat en tant que classe, qui sont les serviteurs, les agents de la bourgeoisie, les véhicules de son influence; et s'il ne s'affranchit pas d'eux, le mouvement ouvrier restera un mouvement ouvrier bourgeois. (Et c'est ce qu'il est resté en renforçant cette tendance. - LVOG) Votre propagande en faveur de I' « unité » avec les opportunistes, avec les Legien et les David, les Plékhanov ou les Tchkhenkéli, les Potressov, etc., revient objectivement à favoriser l'asservissement des ouvriers par la bourgeoisie impérialiste, à l'aide de ses meilleurs agents au sein du mouvement ouvrier. (Quand on voit comment ils ont traité la question syrienne, on en arrive à cette conclusion là concernant nos dirigeants. - LVOG)

(...)

Dans sa lettre à Marx du 7 octobre 1858, Engels écrivait :

« En réalité, le prolétariat anglais s'embourgeoise de plus en plus, et il semble bien que cette nation bourgeoise entre toutes veuille en arriver à avoir, à côté de sa bourgeoise, une aristocratie bourgeoise et un prolétariat bourgeois. Évidemment, de la part d'une nation qui exploite le monde entier, c'est jusqu'à un certain point logique. »

Dans sa lettre à Sorge du 21 septembre 1872, Engels fait savoir que Hales a provoqué au Conseil fédéral de l'Internationale un grand esclandre et a fait voter un blâme à Marx pour avoir dit que « les chefs ouvriers anglais s'étaient vendus ». Marx écrit à Sorge le 4 août 1874 :

« En ce qui concerne les ouvriers des villes (en Angleterre), il y a lieu de regretter que toute la bande des chefs ne soit pas entrée au Parlement. C'eût été le plus sûr moyen de se débarrasser de cette racaille. »

Dans sa lettre à Marx du 11 août 1881, Engels parle des « pires trade-unions anglaises, qui se laissent diriger par des hommes que la bourgeoisie a achetés ou tout au moins payés ». Dans sa lettre à Kautsky du 12 septembre 1882, Engels écrivait :

« Vous me demandez ce que les ouvriers anglais pensent de la politique coloniale. Exactement ce qu'ils pensent de la politique en général. Ici, point de parti ouvrier, il n'y a que des conservateurs et des radicaux libéraux; quant aux ouvriers, ils jouissent en toute tranquillité avec eux du monopole colonial de l'Angleterre et de son monopole sur le marché mondial. »

Le 7 décembre 1889, Engels écrit à Sorge :

« ... Ce qu'il y a de plus répugnant ici (en Angleterre), c'est la « respectabilité » (respectability) bourgeoise, qui pénètre jusque dans la chair des ouvriers ... même Tom Mann, que je considère comme le meilleur de tous, confie très volontiers qu'il déjeunera avec le lord-maire. Lorsqu'on fait la comparaison avec les Français, on voit ce que c'est que la révolution.»

Dans une lettre du 19 avril 1890 :

« le mouvement (de la classe ouvrière en Angleterre) progresse sous la surface, il gagne des couches de plus en plus larges, et surtout parmi la masse inférieure (souligné par Engels) jusque-là immobile. Le jour n'est pas loin où cette masse se retrouvera elle-même, où elle aura compris que c'est elle, précisément, qui est cette masse colossale en mouvement».

Le 4 mars 1891 :

« l'échec de l'union des dockers qui s'est désagrégée; les « vieilles » trade-unions conservatrices, riches et partant poltronnes, restent seules sur le champ de bataille »...

Le 14 septembre 1891 : au congrès des trade-unions à Newcastle, ont été vaincus les vieux unionistes, adversaires de la journée de huit heures, « et les journaux bourgeois avouent la défaite du parti ouvrier bourgeois » (souligné partout par Engels)...

Que ces pensées d'Engels, reprises pendant des dizaines d'années, aient aussi été formulées par lui publiquement, dans la presse, c'est ce que prouve sa préface à la deuxième édition (1892) de La situation des classes laborieuses en Angleterre. Il y traite de « l'aristocratie de la classe ouvrière », de la « minorité privilégiée des ouvriers », qu'il oppose à la « grande masse des ouvriers ». « La petite minorité privilégiée et protégée » de la classe ouvrière bénéficiait seule des « avantages durables » de la situation privilégiée de l'Angleterre en 1848-1868; « la grande masse, en mettant les choses au mieux, ne bénéficiait que d'améliorations de courte durée »... « Avec l'effondrement du monopole industriel de l'Angleterre, la classe ouvrière anglaise perdra sa situation privilégiée ... »

Les membres des « nouvelles » unions, des syndicats d'ouvriers non spécialisés, « ont un avantage inappréciable : leur mentalité est un terrain encore vierge, parfaitement libre du legs des « respectables » préjugés bourgeois, qui désorientent les esprits des « vieux unionistes » mieux placés » ... Les « prétendus représentants ouvriers », en Angleterre, sont des gens « à qui on pardonne leur appartenance à la classe ouvrière, parce qu'ils sont eux-mêmes prêts à noyer cette qualité dans l'océan de leur libéralisme »...

C'est à dessein que nous avons reproduit des extraits assez abondants des déclarations on ne peut plus explicites de Marx et d’Engels, afin que les lecteurs puissent les étudier dans leur ensemble. Et il est indispensable de les étudier, il vaut la peine d'y réfléchir attentivement. Car là est le noeud de la tactique imposée au mouvement ouvrier par les conditions objectives de l'époque impérialiste.

(...)

La. bourgeoisie d'une « grande » puissance impérialiste peut, économiquement, soudoyer les couches supérieures de « ses » ouvriers en sacrifiant à cette fin quelque cent ou deux cent millions de francs par an, car son surprofit s'élève probablement à près d'un milliard. Et la question de savoir comment cette petite aumône est partagée entre ouvriers-ministres, « ouvriers-députés » (rappelez-vous l'excellente analyse donnée de cette notion par Engels), ouvriers-membres des comités des industries de guerre, ouvriers-fonctionnaires, ouvriers organisés en associations étroitement corporatives, employés, etc., etc., c'est là une question secondaire. (Nos détracteurs n'ont plus qu'à en conclure que Marx, Engels et Lénine étaient de farouches ennemis de la classe ouvrière, des employés et particulièrement des fonctionnaires. - LVOG)

(...) Le monopole du capital financier actuel est furieusement disputé; l'époque des guerres impérialistes a commencé. Autrefois l'on pouvait soudoyer, corrompre pour des dizaines d'années la classe ouvrière de tout un pays. Aujourd'hui, ce serait invraisemblable, voire impossible ; par contre, chaque « grande » puissance impérialiste peut soudoyer et soudoie des couches moins nombreuses (que dans l'Angleterre des années 1848 à 1868) de l'« aristocratie ouvrière ». Autrefois, un « parti ouvrier bourgeois », selon l'expression remarquablement profonde d'Engels, ne pouvait se constituer que dans un seul pays, attendu qu'il était seul à détenir le monopole, mais en revanche pour longtemps. Aujourd'hui, « le parti ouvrier bourgeois» est inévitable et typique pour tous les pays impérialistes; mais, étant donné leur lutte acharnée pour le partage du butin, il est improbable qu'un tel parti puisse triompher pour longtemps dans plusieurs pays. (Et pourtant ! - LVOG) Car les trusts, l'oligarchie financière, la vie chère, etc., en permettant de corrompre de petits groupes de l'aristocratie ouvrière, écrasent, oppriment, étouffent et martyrisent de plus en plus la masse du prolétariat et du semi-prolétariat.

D'une part, la tendance de la bourgeoisie et des opportunistes à transformer une poignée de très riches nations privilégiées en parasites « à perpétuité » vivant sur le corps du reste de l'humanité, à « s'endormir sur les lauriers » de l'exploitation des Noirs, des Indiens, etc., en les maintenant dans la soumission à l'aide du militarisme moderne pourvu d'un excellent matériel d'extermination. (Il s'est perfectionné depuis et les dirigeants syndicaux en sont fiers, Mélenchon et Laurent aussi ! - LVOG)

D'autre part, la tendance des masses, opprimées plus que par le passé et subissant toutes les affres des guerres impérialistes, à secouer ce joug, à jeter bas la bourgeoisie. C'est dans la lutte entre ces deux tendances que se déroulera désormais inéluctablement l'histoire du mouvement ouvrier. Car la première tendance n'est pas fortuite : elle est économiquement « fondée ».

La bourgeoisie a déjà engendré et formé à son service des « partis ouvriers bourgeois » de social-chauvins dans tous les pays. (A ceci près de nos jours qu'aucune tendance du mouvement ouvrier n'organise les éléments les plus déterminés des masses dans la perspective de "jeter bas la bourgeoisie", ils ont tous capitulé ou sont tous idéologiquement corrompus. - LVOG)

(...)

Sur la base économique indiquée, les institutions politiques du capitalisme moderne - la presse, le Parlement, les syndicats, les congrès, etc. - ont créé à l'intention des ouvriers et des employés réformistes et patriotes, respectueux et bien sages, des privilèges et des aumônes politiques correspondant aux privilèges et aux aumônes économiques. Les sinécures lucratives et de tout repos dans un ministère ou au comité des industries de guerre, au Parlement et dans diverses commissions, dans les rédactions de « solides » journaux légaux ou dans les directions de syndicats ouvriers non moins solides et « d'obédience bourgeoise »,- voilà ce dont use la bourgeoisie impérialiste pour attirer et récompenser les représentants et les partisans des « partis ouvriers bourgeois ». (Notez bien les "représentants" et les "partisans des « partis ouvriers bourgeois »" ou ceux qui ne peuvent pas s'en passer ce qui revient au même. - LVOG)

Le mécanisme de la démocratie politique joue dans le même sens. Il n'est pas question, au siècle où nous sommes, de se passer d'élections; on ne saurait se passer des masses; or, à l'époque de l'imprimerie et du parlementarisme, on ne peut entraîner les masses derrière soi sans un système largement ramifié, méthodiquement organisé et solidement outillé de flatteries, de mensonges, d'escroqueries, de jongleries avec des mots populaires à la mode, sans promettre à droite et à gauche toutes sortes de réformes et de bienfaits aux ouvriers, pourvu qu'ils renoncent à la lutte révolutionnaire pour la subversion de la bourgeoisie. (Ici le "or" avait valeur d'objection, il signifiait que la participation aux élections ou au parlementarisme n'était pas une obligation, et que soutenir la gauche c'était plutôt se compromettre qu'autre chose. Lénine rejetait l'argument falacieux selon lequel il fallait absolument participer aux élections pour ne pas "se passer des masses" ou les appeler à voter pour tel ou tel parti ou candidat... A partir du moment où les trotskystes considéraient que l'avènement de la Ve République correspondait à un "coup d'Etat permanent", pour être cohérent avec ce constat à aucun moment ils n'auraient dû participer à une élection ou soutenir un parti ou un candidat y participant. - LVOG)

(...)

Et y a-t-il une grande différence entre Lloyd George et les Scheidemann, les Legien, les Henderson et les Hyndman, les Plékhanov, les Renaudel et consorts ? Parmi ces derniers, nous objectera-t-on, il en est qui reviendront au socialisme révolutionnaire de Marx. C'est possible, mais c'est là une différence de degré insignifiante si l'on considère la question sur le plan politique, c'est-à-dire à une échelle de masse. (Eh oui, c'est à l'échelle des masses que l'on évalue les rapports que l'on doit avoir avec les partis et les institutions ! Et c'est vers les masses qu'il faut se tourner résolument et non vers les élus du PS ou du PCF, les républicains, les démocrates, les intellectuels, les cadres syndicaux, l'aristocratie ouvrière, ne parlons des francs-maçons !. - LVOG) Certains personnages parmi les chefs social-chauvins actuels peuvent revenir au prolétariat. Mais le courant social-chauvin ou (ce qui est la même chose) opportuniste ne peut ni disparaître, ni « revenir » au prolétariat révolutionnaire. Là où le marxisme est populaire parmi les ouvriers, ce courant politique, ce « parti ouvrier bourgeois », invoquera avec véhémence le nom de Marx. On ne peut le leur interdire, comme on ne peut interdire à une firme commerciale de faire usage de n'importe quelle étiquette, de n'importe quelle enseigne ou publicité. On a toujours vu, au cours de l'histoire, qu'après la mort de chefs révolutionnaires populaires parmi les classes opprimées, les ennemis de ces chefs tentaient d'exploiter leur nom pour duper ces classes. (Ajoutons et leurs militants. - LVOG)

C'est un fait que les « partis ouvriers bourgeois », en tant que phénomène politique, se sont déjà constitués dans tous les pays capitalistes avancés, et que sans une lutte décisive et implacable, sur toute la ligne, contre ces partis ou, ce qui revient au même, contre ces groupes, ces tendances, etc., il ne saurait être question ni de lutte contre l'impérialisme, ni de marxisme, ni de mouvement ouvrier socialiste. (Avez-vous régulièrement un tel discours dans les journaux du POI, du NPA ou de LO ? Vous connaissez tous la réponse. - LVOG)

(...)

Nous n'avons pas la moindre raison de croire que ces partis puissent disparaître avant la révolution sociale. Au contraire, plus cette révolution se rapprochera, plus puissamment elle s'embrasera, plus brusques et plus vigoureux seront les tournants et les bonds de son développement, et plus grand sera, dans le mouvement ouvrier, le rôle joué par la poussée du flot révolutionnaire de masse contre le flot opportuniste petit bourgeois. Le kautskisme ne représente aucun courant indépendant; il n'a de racines ni dans les masses, ni dans la couche privilégiée passée à la bourgeoisie. (On pourrait en dire de même du POI, du NPA et de LO, alors que leurs courants politiques existent depuis plus d'un demi-siècle. - LVOG) Mais le kautskisme est dangereux en ce sens qu'utilisànt l'idéologie du passé, il s'efforce de concilier le prolétariat avec le « parti ouvrier bourgeois », de sauvegarder l'unité du prolétariat avec ce parti et d'accroître ainsi le prestige de ce dernier. (C'est exactement ce à quoi se sont efforcés avec acharnement les trotskystes depuis 1940. - LVOG) Les masses ne suivent plus les social-chauvins déclarés; Lloyd George a été sifflé en Angleterre dans des réunions ouvrières; Hyndman a quitté le parti; les Renaudel et les Scheidemann, les Potressov et les Gvozdev sont protégés par la police. Rien n'est plus dangereux que la défense déguisée des social-chauvins par les kautskistes. (Sous le masque du trotskysme par exemple. - LVOG)

L'un des sophismes kautskistes les plus répandus consiste à se référer aux « masses ». Nous ne voulons pas, prétendent-ils, nous détacher des masses et des organisations de masse ! (Décidément, encore une troublante similitude avec les trotskystes. - LVOG) Mais réfléchissez à la façon dont Engels pose la question. Les « organisations de masse » des trade-unions anglaises étaient au XIX° siècle du côté du parti ouvrier bourgeois. Marx et Engels ne recherchaient pas pour autant une conciliation avec ce dernier, mais le dénonçaient. Ils n'oubliaient pas, premièrement, que les organisations des trade-unions englobent directement une minorité du prolétariat. Dans l'Angleterre d'alors comme dans l'Allemagne d'aujourd'hui, les organisations ne rassemblent pas plus de 1/5 du prolétariat. On ne saurait penser sérieusement qu'il soit possible, en régime capitaliste, de faire entrer dans les organisations la majorité des prolétaires.

Deuxièmement, et c'est là l'essentiel, il ne s'agit pas tellement du nombre des adhérents à l'organisation (Les trotskystes justifieront justement leurs rapports avec le PS et le PCF et le front unique en avançant cet argument rejeté par Marx, Engels et Lénine. - LVOG) que de la signification réelle, objective, de sa politique : cette politique représente-t-elle les masses, sert-elle les masses, c'est-à-dire vise-t-elle à les affranchir du capitalisme, ou bien représente-t-elle les intérêts de la minorité, sa conciliation avec le capitalisme ? C'est précisément cette dernière conclusion qui était vraie pour l'Angleterre du XIX° siècle, et qui est vraie maintenant pour l'Allemagne, etc.

Engels distingue entre le « parti ouvrier bourgeois » des vieilles trade-unions, la minorité privilégiée, et la « masse inférieure », la majorité véritable; il en appelle à cette majorité qui n'est pas contaminée par la « respectabilité bourgeoise ». Là est le fond de la tactique marxiste ! (Tactique à laquelle la totalité des trotskystes tourneront résolument le dos. - LVOG)

(...)

En montrant que les opportunistes et les social-chauvins trahissent en fait lés intérêts de la masse, défendant les privilèges momentanés d'une minorité d'ouvriers (Nos détracteurs en font partie, ceci explique sans doute cela. - LVOG), propagent les idées et l'influence bourgeoises et sont en fait les alliés et les agents de la bourgeoisie, nous apprenons aux masses à discerner leurs véritables intérêts politiques et à lutter pour le socialisme et la révolution à travers les longues et douloureuses péripéties des guerres impérialistes et des armistices impérialistes. (En tous temps on peut lutter pour le socialisme et la révolution, allez dire cela aux opportunistes qui parlent en notre nom. Non, tout compte fait c'est inutile et ce serait une perte de temps, ils sont incurables. - LVOG)

Expliquer aux masses que la scission avec l'opportunisme est inévitable et nécessaire, les éduquer pour la révolution par une lutte implacable contre ce dernier, mettre à profit l'expérience de la guerre pour dévoiler toutes les ignominies de la politique ouvrière nationale libérale au lieu de les camoufler : telle est la seule ligne marxiste dans le mouvement ouvrier mondial.

(Un siècle nous séparant de cet article, depuis l'opportunisme a emprunté une multitude de masques, aux partis politiques issus des IIe, IIIe et IVe Internationale, il faut ajouter les ONG et les associations en tous genres à but dit humanitaire ou social qui sont censées soulager la misère des masses et qui en réalité ne font qu'en prolonger les souffrances ou perpétuer l'agonie. Terminons sur une note optimiste, en espérant que la crise qui traverse tous les partis ouvriers et les scissions auxquelles elle donnera lieu, permettront de refonder l'avant-garde révolutionnaire sur la base du marxisme et du socialisme, espérons que de nouvelles générations de militants sauront se délivrer du poison mortel de l'opportunisme et renoueront avec la tradition révolutionnaire du prolétariat du début du XXe siècle. - LVOG)

L'intégralité de l'article de Lénine au format pdf

Défense du marxisme

Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives.

Extraits de Défense du marxisme. (Léon Trotsky - Coyoacan - Le 24 janvier 1940)

- Rappelons une fois de plus l'alphabet. Dans la sociologie marxiste le point de départ initial de l'analyse est la définition de classe d'un phénomène donné: Etat, parti, tendance philosophique, école littéraire... etc. Dans la plupart des cas cependant la pure et simple définition de classes est insuffisante car une classe est composée de différentes couches, elle passe par différents stades de développement, elle est soumise à l'influence d'autres classes. Il est nécessaire pour une analyse complète de tenir compte de ces facteurs de deuxième ou de troisième ordre soit en partie soit en totalité, en fonction du but recherché. Mais pour un marxiste l'analyse est impossible sans une caractérisation de classe du phénomène considéré.

- Le petit-bourgeois tend inévitablement à détacher les événements politiques de leur fondement social car toute approche de classe à l'égard des faits est organiquement étrangère à la position et à l'éducation du petit-bourgeois.

- L'exemple des guerres nationales bourgeoises renferme, effectivement, des leçons extraordinairement instructives, mais Shachtman est passé à côté sans y réfléchir. Marx et Engels aspiraient à une Allemagne républicaine unifiée. Pendant la guerre de 1870-71 ils se rangèrent du côté des Allemands, bien que les parasites dynastiques exploitassent et déformassent ce combat. Shachtman insiste sur le fait que Marx et Engels se tournèrent sans délai contre la Prusse dès qu'elle annexa l'Alsace et la Lorraine. Mais ce changement d'attitude ne fait qu'illustrer notre pensée avec encore plus de clarté. Il est impossible d'oublier une seule minute qu'il s'agissait d'une guerre entre deux Etats bourgeois. Ainsi le dénominateur de classe était commun aux deux camps. On ne pouvait donc décider de quel côté se trouvait le "moindre mal" -dans la mesure où l'histoire laissait le choix- qu'en fonction de facteurs complémentaires. Du côté des Allemands il s'agissait de créer un Etat bourgeois national, comme arène de l'économie et de la culture. L'Etat national constituait alors un facteur historique progressiste. Dans cette mesure Marx et Engels se tenaient du côté des Allemands, malgré le Hohenzollern et ses junkers. L'annexion de l'Alsace et de la Lorraine brisait le principe de l'Etat national, tant vis-à-vis de la France que vis-à-vis de l'Allemagne et préparait la guerre de revanche. Il est naturel que Marx et Engels se soient alors brutalement retournés contre la Prusse. Ils ne risquaient pas en cela de rendre service à un système économique inférieur face à un système supérieur, les rapports bourgeois, je le rappelle, dominant dans les deux camps. Si la France, en 1870, avait été un Etat ouvrier, Marx et Engels se seraient trouvés de son côté dès le début du conflit puisque -on éprouve quelque malaise à le rappeler- le critère de classe dirigeait toute leur activité.

(...) Il est superflu d'ajouter que le rôle du Hohenzollern dans la guerre de 1870-71 ne justifiait nullement le rôle historique général de la dynastie, ni son existence même. Fin de l'extrait.

En 2011, 140 ans plus tard il ne restera plus rien de ces "leçons extraordinairement instructives" au sein du mouvement ouvrier français (notamment).

Que Kadhafi ait incarné l'unité et la souveraineté de la Lybie, le pays le plus développé du continent africain, qu'Assad ait incarné une république laïque et un des pays les plus développés du Proche-Orient, face à des régimes monarchiques, féodaux, archaïques, de terribles dictatures pratiquant la charia, alors que ces deux Etats indépendants et souverains résisteront à l'impérialisme américain prêt à les détruire, à les disloquer si nécessaire en recourant à une horde de barbares sanguinaires pour parvenir à ses fins, les dirigeants du mouvement ouvrier de tous les partis sans exception reproduiront le discours des représentants de la réaction en présentant leurs chefs d'Etat comme de terribles dictateurs à la tête de régimes tyranniques.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ne tiendront pas compte non plus que Kadhafi et Assad bénéficiaient du soutien de l'immense majorité de leurs peuples. A aucun moment ils ne produiront une analyse sur la situation en Libye et en Syrie sur la base des rapports existant entre les classes dans ces pays en les reliant au développement du capitalisme mondial.

Pire, à l'instar des représentants des puissances occidentales et des médias ils pratiqueront l'autocensure en refusant d'utiliser les arguments ou les faits en leur possession qui leur auraient permis de démonter la propagande de guerre de Washington, Bruxelles et de l'OTAN.

Un grand nombre de commentateurs bourgeois se sont demandés pourquoi contrairement à autrefois quand des pays dominés étaient agressés par des pays dominants le mouvement ouvrier international se mobilisait au côté des pays dominés agressés par des impérialistes, ou lorsque que des pays luttaient pour conquérir leur indépendance ou leur souveraineté, de nos jours il les abandonnait à leur triste sort, sans pouvoir répondre à cette question, puisqu'il leur aurait fallu mettre en lumière que le mouvement ouvrier international était totalement corrompu à quelques exceptions près marginales, et qu'il était complice des impérialistes intervenant militairement en Libye et en Syrie.

En résumé, les dirigeants de tous les tous les partis sans exception du mouvement ouvrier se livreront au double langage habituel, consistant à dénoncer une agression impérialiste tout en reprenant à leur compte les arguments des représentants de l'impérialisme qui la justifiaient ainsi, de sorte que l'ensemble de ces arguments se neutralisaient réciproquement et laissait le champs libre au camp du plus puissant, au camp de la guerre, ce qui explique pourquoi ils se mirent dans une situation qui ne leur permettait pas de mobiliser les masses au côté des peuples libyen et syriens contre ces guerres néocolonialistes, pour peu qu'ils en aient eu l'intention un jour, ce dont on est en droit de douter fortement au regard de cette expérience.

Cette méthode du double langage et jeu était fort pratique ou présentait l'avantage de laisser à chaque militant ou travailleur l'opportunité d'interpréter la situation en fonction de ses intérêts individuels et non en se situant sur le terrain de la lutte des classes, ce qu'ils ignoreront évidemment. Comment, en s'appuyant sur l'un de ces arguments contradictoires de manière à diviser le mouvement ouvrier, à le paralyser, mieux, de sorte qu'aucune tendance ne s'en dégage, ce qui offrirait pas la suite l'opportunité à ses dirigeants de manoeuvrer ou d'instrumentaliser les conclusions de ces guerres à leur profit sans scrupule et pratiquement sans risque, puisque militants et travailleurs n'y ayant rien compris continueront de se faire manipuler. Il suffira d'invoquer la situation en France ou de reporter sur les travailleurs leur propre impuissance ou trahison et le tour sera joué.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ont ainsi trahi le principe de l'internationalisme prolétarien, du droit des peuples à l'autodétermination, et démontré si nécessaire qu'ils avaient bien rompu avec le marxisme et le socialisme dont ils continuent de se réclamer.

Défense du marxisme

Tendance historique de l’accumulation capitaliste.

Extrait du Capital. (K. Marx - F. Engels 1867)

Chapitre XXXII : Tendance historique de l’accumulation capitaliste

Ainsi donc ce qui gît au fond de l'accumulation primitive du capital, au fond de sa genèse historique, c'est l'expropriation du producteur immédiat, c'est la dissolution de la propriété fondée sur le travail personnel de son possesseur.

La propriété privée, comme antithèse de la propriété collective, n’existe que là où les instruments et les autres conditions extérieures du travail appartiennent à des particuliers. Mais selon que ceux-ci sont les travailleurs ou les non-travailleurs, la propriété privée change de face. Les formes infiniment nuancées qu'elle affecte à première vue ne font que réfléchir les états intermédiaires entre ces deux extrêmes.

La propriété privée du travailleur sur les moyens de son activité productive est le corollaire de la petite industrie, agricole ou manufacturière, et celle-ci constitue la pépinière de la production sociale, l'école où s'élaborent l'habileté manuelle, l'adresse ingénieuse et la libre individualité du travailleur. Certes, ce mode de production se rencontre au milieu de l'esclavage, du servage et d'autres états de dépendance. Mais il ne prospère, il ne déploie toute son énergie, il ne revêt sa forme intégrale et classique que là où le travailleur est le propriétaire libre des conditions de travail qu'il met lui-même en oeuvre, le paysan, du sol qu'il cultive, l'artisan, de l'outillage qu'il manie, comme le virtuose, de son instrument.

Ce régime industriel de petits producteurs indépendants, travaillant à leur compte, présuppose le morcellement du sol et l'éparpillement des autres moyens de production. Comme il en exclut la concentration, il exclut aussi la coopération sur une grande échelle, la subdivision de la besogne dans l'atelier et aux champs, le machinisme, la domination savante de l'homme sur la nature, le libre développement des puissances sociales du travail, le concert et l'unité dans les fins, les moyens et les efforts de l'activité collective. Il n'est compatible qu'avec un état de la production et de la société étroitement borné. L'éterniser, ce serait, comme le dit pertinemment Pecqueur, « décréter la médiocrité en tout ». Mais, arrivé à un certain degré, il engendre de lui-même les agents matériels de sa dissolution. A partir de ce moment, des forces et des passions qu'il comprime, commencent à s'agiter au sein de la société. Il doit être, il est anéanti. Son mouvement d'élimination transformant les moyens de production individuels et épars en moyens de production socialement concentrés, faisant de la propriété naine du grand nombre la propriété colossale de quelquesuns, cette douloureuse, cette épouvantable expropriation du peuple travailleur, voilà les origines, voilà la genèse du capital. Elle embrasse toute une série de procédés violents, dont nous n'avons passé en revue que les plus marquants sous le titre de méthodes d'accumulation primitive.

L'expropriation des producteurs immédiats s'exécute avec un vandalisme impitoyable qu'aiguillonnent les mobiles les plus infâmes, les passions les plus sordides et les plus haïssables dans leur petitesse. La propriété privée, fondée sur le travail personnel, cette propriété qui soude pour ainsi dire le travailleur isolé et autonome aux conditions extérieures du travail, va être supplantée par la propriété privée capitaliste, fondée sur l'exploitation du travail d'autrui, sur le salariat (81).

Dès que ce procès de transformation a décomposé suffisamment et de fond en comble la vieille société, que les producteurs sont changés en prolétaires, et leurs conditions de travail, en capital, qu'enfin le régime capitaliste se soutient par la seule force économique des choses, alors la socialisation ultérieure du travail, ainsi que la métamorphose progressive du sol et des autres moyens de production en instruments socialement exploités, communs, en un mot, l'élimination ultérieure des propriétés privées, va revêtir une nouvelle forme. Ce qui est maintenant à exproprier, ce n'est plus le travailleur indépendant, mais le capitaliste, le chef d'une armée ou d'une escouade de salariés.

Cette expropriation s'accomplit par le jeu des lois immanentes de la production capitaliste, lesquelles aboutissent à la concentration des capitaux. Corrélativement à cette centralisation, à l'expropriation du grand nombre des capitalistes par le petit, se développent sur une échelle toujours croissante l'application de la science à la technique, l'exploitation de la terre avec méthode et ensemble, la transformation de l'outil en instruments puissants seulement par l'usage commun, partant l'économie des moyens de production, l'entrelacement de tous les peuples dans le réseau du marché universel, d'où le caractère international imprimé au régime capitaliste. A mesure que diminue le nombre des potentats du capital qui usurpent et monopolisent tous les avantages de cette période d'évolution sociale, s'accroissent la misère, l'oppression, l'esclavage, la dégradation, l'exploitation, mais aussi la résistance de la classe ouvrière sans cesse grossissante et de plus en plus disciplinée, unie et organisée par le mécanisme même de la production capitaliste. Le monopole du capital devient une entrave pour le mode de production qui a grandi et prospéré avec lui et sous ses auspices. La socialisation du travail et la centralisation de ses ressorts matériels arrivent à un point où elles ne peuvent plus tenir dans leur enveloppe capitaliste. Cette enveloppe se brise en éclats. L'heure de la propriété capitaliste a sonné. Les expropriateurs sont à leur tour expropriés (82).

L'appropriation capitaliste, conforme au mode de production capitaliste, constitue la première négation de cette propriété privée qui n'est que le corollaire du travail indépendant et individuel. Mais la production capitaliste engendre elle-même sa propre négation avec la fatalité qui préside aux métamorphoses de la nature. C'est la négation de la négation. Elle rétablit non la propriété privée du travailleur, mais sa propriété individuelle, fondée sur les acquêts de, l'ère capitaliste, sur la coopération et la possession commune de tous les moyens de production, y compris le sol.

Pour transformer la propriété privée et morcelée, objet du travail individuel, en propriété capitaliste, il a naturellement fallu plus de temps, d'efforts et de peines que n'en exigera la métamorphose en propriété sociale de la propriété capitaliste, qui de fait repose déjà sur un mode de production collectif. Là, il s'agissait de l'expropriation de la masse par quelques usurpateurs; ici, il s'agit de l'expropriation de quelques, usurpateurs par la masse. (K . Marx : Le Capital - Livre I – Section VIII)

(81) « Nous sommes... dans une condition tout à fait nouvelle de la société... nous tendons à séparer complètement toute espèce de propriété d'avec toute espèce de travail. » (Sismondi : Nouveaux principes de l’Econ. polit., t. Il, p. 434.)

(82) « Le progrès de l'industrie, dont la bourgeoisie est l'agent sans volonté propre et sans résistance, substitue à l'isolement des ouvriers, résultant de leur concurrence, leur union révolutionnaire par l'association. Ainsi, le développement de la grande industrie sape, sous les pieds de la bourgeoisie, le terrain même sur lequel elle a établi son système de production et d'appropriation. Avant tout, la bourgeoisie produit ses propres fossoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables. De toutes les classes qui, à l'heure présente, s'opposent à la bourgeoisie, le prolétariat seul est une classe vraiment révolutionnaire. Les autres classes périclitent et périssent avec la grande industrie; le prolétariat, au contraire, en est le produit le plus authentique. Les classes moyennes, petits fabricants, détaillants, artisans, paysans, tous combattent la bourgeoisie parce qu'elle est une menace pour leur existence en tant que classes moyennes. Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices; bien plus elles sont réactionnaires. elles cherchent à faire tourner à l'envers la roue de l'histoire. » (Karl Marx et Friedrich Engels : Manifeste du Parti communiste, Lond., 1847 p. 9, 11.)

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Défense du marxisme

Leur morale de classe et la nôtre.

Friedrich Engels (1878) : Anti-Duhring

Chapitre IX :: La morale et le droit.. Vérités éternelles. Extrait.

... le bien et le mal. Cette opposition se meut exclusivement sur le terrain moral, donc dans un domaine qui appartient à l'histoire des hommes, et c'est ici que les vérités définitives en dernière analyse sont le plus clairsemées. De peuple à peuple, de période à période, les idées de bien et de mal ont tant changé que souvent elles se sont carrément contredites. - Mais, objectera-t-on, le bien n'est pourtant pas le mal, le mal pas le bien; si le bien et le mal sont mis dans le même sac, c'est la fin de toute moralité et chacun peut agir à sa guise. - Telle est aussi, dépouillée de toute solennité sibylline, l'opinion de M. Dühring. Mais la chose ne se règle tout de même pas si simplement. Si c'était aussi simple, on ne disputerait pas du bien et du mal, chacun saurait ce qui est bien et ce qui est mal. Mais qu'en est-il à présent ? Quelle morale nous prêche-t-on aujourd'hui ? C'est d'abord la morale féodale chrétienne, héritage de la foi des siècles passés, qui se divise essentiellement à son tour en une morale catholique et une morale protestante, ce qui n'empêche pas derechef des subdivisions allant de la morale catholico-jésuite et de la morale protestante orthodoxe jusqu'à la morale latitudinaire. A côté de cela figure la morale bourgeoise moderne, puis derechef à côté de celle-ci la morale de l'avenir, celle du prolétariat, de sorte que rien que dans les pays les plus avancés d'Europe, le passé, le présent et l'avenir fournissent trois grands groupes de théories morales qui sont valables simultanément et à côté l'une de l'autre. Quelle est donc la vraie ? Aucune, au sens d'un absolu définitif; mais la morale qui possède le plus d'éléments prometteurs de durée est sûrement celle qui, dans le présent, représente le bouleversement du présent, l'avenir, c'est donc la morale prolétarienne.

Dès lors que nous voyons les trois classes de la société moderne, l'aristocratie féodale, la bourgeoisie et le prolétariat, avoir chacune sa morale particulière, nous ne pouvons qu'en tirer la conclusion que, consciemment ou inconsciemment, les hommes puisent en dernière analyse leurs conceptions morales dans les rapports pratiques sur lesquels se fonde leur situation de classe, - dans les rapports économiques dans lesquels ils produisent et échangent.

Cependant, dans les trois théories morales citées ci-dessus, il y a maintes choses communes à toutes les trois : ne serait-ce pas là un fragment de la morale fixée une fois pour toutes ? Ces théories morales représentent trois stades différents de la même évolution historique, elles ont donc un arrière-plan historique commun et par suite, nécessairement, beaucoup d'éléments communs . Plus encore. A des stades de développement économique semblables, ou à peu près semblables, les théories morales doivent nécessairement concorder plus ou moins. Dès l'instant où la propriété privée des objets mobiliers s'était développée, il fallait bien que toutes les sociétés où cette propriété privée prévalait eussent en commun le commandement moral : tu ne voleras point. Est-ce que par là ce commandement devient un commandement moral éternel ? Nullement. Dans une société où les motifs de vol sont éliminés, où par conséquent, à la longue, les vols ne peuvent être commis que par des aliénés, comme on rirait du prédicateur de morale qui voudrait proclamer solennellement la vérité éternelle : Tu ne voleras point !

C'est pourquoi nous repoussons toute prétention de nous imposer quelque dogmatisme moral que ce soit comme loi éthique éternelle, définitive, désormais immuable, sous le prétexte que le monde moral a lui aussi ses principes permanents qui sont au-dessus de l'histoire et des différences nationales. Nous affirmons, au contraire, que toute théorie morale du passé est, en dernière analyse, le produit de la situation économique de la société de son temps. Et de même que la société a évolué jusqu'ici dans des oppositions de classes, la morale a été constamment une morale de classe; ou bien elle justifiait la domination et les intérêts de la classe dominante, ou bien elle représentait, dès que la classe opprimée devenait assez puissante, la révolte contre cette domination et les intérêts d'avenir des opprimés. Qu'avec cela, il se soit en gros effectué un progrès, pour la morale comme pour toutes les autres branches de la connaissance humaine, on n'en doute pas. Mais nous n'avons pas encore dépassé la morale de classe. Une morale réellement humaine, placée au-dessus des oppositions de classe et de leur souvenir, ne devient possible qu'à un niveau de la société où on a non seulement vaincu, mais oublié pour la pratique de la vie, l'opposition des classes. Que l'on mesure maintenant la présomption de M. Dühring qui, du sein de la vieille société de classes, prétend, à la veille d'une révolution sociale, imposer à la société sans classes de l'avenir une morale éternelle, indépendante du temps et des transformations du réel ! A supposer même, - ce que nous ignorons jusqu'à présent, - qu'il comprenne tout au moins dans ses lignes fondamentales la structure de cette société future.

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